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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 15:08

COLLOQUE UN MONDE D’AVANCE

Remettre la question pénale au coeur de la gauche

Assemblée Nationale – 101 rue de l’université

Salle Victor Hugo - Samedi 11 février 2012

logo.jpgSans doute de telles considérations pourront paraître incongrues à certains en ces temps de déréliction économique sévère dans laquelle nous plonge le néolibéralisme. Il est cependant de la responsabilité historique de la Gauche républicaine de porter, sur la question pénale, un projet fort et audacieux, à la mesure de la violence des attaques contre les libertés publiques que mène aujourd’hui la droite.

Car notre aptitude à édifier et promouvoir de façon pérenne un discours rompant avec l’hystérie sécuritaire conditionne pour beaucoup notre capacité à l’emporter, tant électoralement que po- litiquement. Il serait particulièrement naïf de considérer que le populisme pénal qui a causé tant de tort à la Gauche, malgré la lassitude qu’il commence à rencontrer auprès du citoyen, cessera de produire ses nuisances sans un travail profond et incisif de déconstruction idéologique.

C’est à cette entreprise de démystification que nous vous convions, afin de donner les armes qui, pied à pied, nous permettrons de démonter la rhétorique sécuritaire, depuis le mythe des chiffres de la délinquance jusqu’à la victimolâtrie intéressée, en restituant tout l’archaïsme de ses présupposés philosophiques et toute la prodigieuse contre-productivité de la politique pénale menée en son nom.

Contre la ruine de l’ordre pénal républicain qui s’annonce, c’est, dans un deuxième temps, un projet ambitieux et novateur qu’il nous faut porter. En puisant aux sources de la pensée pénale révolutionnaire, en renouant avec l’idée cardinale de Sûreté, nous serons à même de retrouver les chemins qui nous mèneront à l’Alternative.

Programme

9h-9h30 : Accueil

9h45 : Ouverture du colloque par Robert Badinter (sous réserve)

10h : « Derrière le mythe sécuritaire, la ruine de l’ordre pénal républicain »

Table ronde animée par Maixent LEQUAIN, avocat

Derrière la rhétorique de l’efficacité, c’est à la philosophie pénale républicaine que s’attaque aujourd’hui directement la Droite, en réhabilitant l’arbitraire et la démesure de l’ancien régime ainsi que le fantasme utilitariste d’une technologie répressive. C’est en en décortiquant les rouages policiers, judiciaires et médiatiques que nous serons en mesure de déconstruire durablement la rhétorique sécuritaire dans le débat public.

Serge PORTELLI, magistrat Fabien JOBARD, directeur du Centre d’études sociologiques sur le droit et les institutions pénales Maxime CESSIEUX, Président de la Commission pénale du Syndicat des avocats de France Mathieu BONDUELLE, Syndicat de la magistrature Laurent MAUDUIT, journaliste Mediapart

14 h : « Retrouver les chemins de la Sûreté »

Table ronde animée par Vincent SIZAIRE, Secrétaire général de l’Association fran- çaise des magistrats instructeurs

Au delà de la mise en évidence de la mécanique liberticide aujourd’hui à l’œuvre, la déconstruction du mythe sécuritaire passe aussi par la mise en avant d’une politique pénale alternative et crédible. En opposant au modèle répressif hystérique et contre- productif de la droite un modèle répressif humaniste et républicain qui renoue avec l’idée révolutionnaire de Sûreté, nous tordons définitivement le cou au complexe d’angélisme qui paralyse encore la Gauche.

Jean DANET Avocat honoraire et maître de conférence à l’Université de Nantes Jean-Jacques URVOAS, secrétaire national du PS en charge de la sécurité Hélène FRANCO, Front de Gauche Pascal DURAND, Europe écologie les verts

16H30 : Discours de clôture par Benoit HAMON

Pour télécharger le programme du colloque

Pour s’inscrire au colloque

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 17:27

Benoît Hamon, porte parole du Parti Socialiste

Henri Emmanuelli, député des Landes

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris

Communiqué de presse

logo.jpgNous sommes surpris de l’interprétation faite hier par Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, de la proposition ambitieuse de François Hollande de créer 60 000 postes d’enseignants dans l’Education nationale.

Après 5 ans de suppressions de postes, en application du non remplacement dogmatique d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les services publics, en particulier l’école, se retrouvent en première ligne. En période de crise économique et sociale, leur rôle pour assurer l’égalité entre les citoyens et l’émancipation de chaque jeune est indispensable.

Si les 60 000 créations de postes annoncées par François Hollande ne devaient l’être que par redéploiement, cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l’emploi pour consolider les moyens de l’Education Nationale. Cela n’aurait aucun sens.

Un poste de professeur en plus ne peut être payé par un poste d’infirmière en moins. La crise appelle la responsabilité et la crédibilité. Celles-ci se mesurent aussi à la volonté politique que l’on consacre à protéger les Français et à leur garantir l’égalité devant les services publics .

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 14:18

LEMONDE.FR | 10.01.12 | 10h16  •  Mis à jour le 10.01.12 | 10h24

 

 Eva Joly, lundi 9 janvier au meeting contre le logement cher à Paris.

Eva Joly, lundi 9 janvier au meeting contre le logement cher à Paris.AFP/BERTRAND GUAY

Six partis politiques représentés, trois candidats à l'élection présidentielle, des syndicats, des associations, des artistes : la gauche s'est montrée unie lors du "meeting contre le logement cher", lundi 9 janvier à Paris. Quelque 1 000 personnes s'étaient rassemblées au Théâtre du Rond-Point à l'invitation de l'association Droit au logement (DAL) et de la fondation Copernic, sous le slogan : "un toit, c'est un droit". Quatre heures durant, une vingtaine d'intervenants ont réclamé la baisse des loyers.

"Est-ce normal qu'il faille consacrer en moyenne 30 % de ses revenus pour se loger ?, s'est interrogé Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole national de DAL. Et pour ceux qui n'ont pas de revenus, c'est vivre dans des taudis, des caves, des campings, des bidonvilles." "3,5 millions de personnes sont peu ou pas logés, 100 000 familles sont menacées d'expulsion. Il y a urgence", a pressé Margaux Leduc, du collectif Jeudi noir, tandis qu'en arrière-plan, des graphiques montraient l'explosion des prix des loyers : + 118,7 % entre 1985 et 2010, alors que l'indice des prix à la consommation, lui, a progressé de 63,6 %. Une tendance qui s'est accélérée depuis dix ans, entraînant le doublement du nombre d'expulsions locatives.

"SORTIE DE LA PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE"

Première prétendante à l'Elysée à s'exprimer, Eva Joly a dénoncé la "défaillance des pouvoirs publics, [qui] ont baissé les bras et laissé faire les marchés". La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts, dont plusieurs membres de son équipe ont été des militants actifs de Jeudi noir, a détaillé ses propositions : un "moratoire de trois ans" sur le prix des loyers, "l'interdiction de mettre fin au bail d'un logement pour le vendre", la sortie "de la précarité énergétique" en réhabilitant 300 000 logements par an et un "grand programme de travaux" avec la construction de 150 000 logements sociaux chaque année. Pour leurs financements, la candidate écologiste a renvoyé vers son "contre-budget 2012", publié récemment sur son site (PDF). Eva Joly a également renouvelé sa volonté d'un "encadrement strict des loyers", citant l'Allemagne en exemple.

Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la revendication de "baisse des loyers" et plaidé pour la manière forte. "On calcule la moyenne des loyers dans une certaine zone. Tous ceux qui sont au-dessus, on rabaisse. C'est simple", a affirmé le candidat du Front de gauche. Il a également appelé à "réquisitionner les logements vides" – selon le collectif Jeudi noir, 10% du parc immobilier de Paris est vacant – et à constuire 200 000 logements sociaux par an. Comment compte-t-il financer ces mesures ? "Trouver de l'argent, c'est facile ! Il y en a partout, a affirmé le président du Parti de gauche. On utilise les épargnes du livret A, dont on double le plafond."

Le député européen propose de poursuivre en justice les maires n'appliquant pas la loi de 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), qui impose à chaque commune d'avoir 20 % de logements sociaux. Dans ce cas, "les préfets se substitueraient aux maires pour les permis de construire".

"SERVICE PUBLIC URBAIN"

Ces maires réfractaires à la loi SRU, Philippe Poutou propose, lui, de "les sanctionner d'inéligibilité". Comme M. Mélenchon, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) s'est montré favorable à la réquisition des "2 millions de bureaux et logements inoccupés". Dénonçant dans le mal logement "le résultat du système capitaliste", M. Poutou a appelé à un "service public urbain", qui regrouperait "en une société publique les 140 sociétés HLM".

Pour le Parti socialiste, la sénatrice de Paris et ancienne ministre du logement, Marie-Noëlle Lienemann, a affirmé qu'"aucune loi sur le logement ou sur le droit des locataires n'a pas été acquise par la gauche au pouvoir", citant la loi Quilliot, qui affirmait en 1982 que "le droit à l'habitat est un droit fondamental", et la loi SRU, adoptée sous le gouvernement Jospin. Le PS veut aujourd'hui aller plus loin, selon Mme Lienemann, en passant le seuil de logements sociaux dans chaque commune de 20 % à 25 %.

Plusieurs intervenants ont fustigé la proposition de loi, adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 16 novembre 2011, qui vise à interdire à toute personne de vivre plus de trois mois dans un camping. "Honte à ceux qui [l']ont voté", a lancé Jean-Luc Mélenchon. Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole national de DAL, a solennellement demandé au Sénat, à majorité socialiste, "de ne pas discuter de cette loi avant l'élection présidentielle".

Alexandre Pouchard (avec Laurine Moreau)

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:19
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:13

De nouveaux outils pour la reprise d’entreprises en coopératives seraient bienvenus
Lienemann

Changement apparent de posture du pouvoir dans l’affaire Sea France : L’Etat et Sarkozy soutiendraient le projet de coopérative ! gros Bémol, il le ferait sans y mettre un sou et en faisant porter tous les risques sur les salariés. Ce n’est ni juste, ni raisonnable.

Et derrière l’apparent soutien se cache une nouvelle promesse qui risque de rester sans suites, sans conséquences réelles pour le maintien de l’activité. Sarkozy n’en est pas au premier coup de com en lieu et place d’actions opérationnelles et efficaces. Rappelons-nous de Gandrange et ne tombons pas dans le piège.

- Il faut sauver Sea-France et il faut des crédits publics au moins dans une phase transitoire. L’Etat a bien su trouver plus d’une centaine de millions pour soutenir Groupama , il y a quelques semaines. Pourquoi serait-il incapable de trouver 50 Millions pour Sea-France ? - L’idée d’une reprise sous forme de coopérative par les salariés doit être soutenue, mais elle ne saurait faire porter la charge financière sur les seuls salariés qui risquent d’être alors divisés et de ne pas aller au bout du projet les salariés.

2012 : Année internationale des coopératives. Nous devons soutenir cette forme entrepreneuriale en particulier pour la reprise d’entreprise ou pour lutter contre les délocalisations.

Le cas de Sea France, mais bien d’autres, montrent la nécessité d’avoir de nouveaux outils permettant la reprise par les salariés d’entreprises viables fortement capitalisées (en particulier industrielles . Deux propositions pourraient être rapidement mises en place et devraient en tout état de cause être créés dès l’arrivée de la gauche au pouvoir.

1 la création d’un fond d’investissement coopératif, qui pourrait être abondé par l’Etat, les collectivités locales, des banques en particulier coopératives, voire des entreprises (dans le cas présent, la SNCF pourrait être sollicitée)..

2 la création d’un régime transitoire de reprise, la coopérative de salariés actionnaires qui est un statut où lors de la reprise, les salariés prennent un actionnariat minoritaire ( au moins 5 à 10%)à travers une coopérative de salariés ; le reste étant pris par le fond d’investissement coopératif . Peu à peu, les profits des entreprises peuvent être réinvestis pour racheter le capital et un fond d’épargne salariale permet aux salariés par la loi de racheter progressivement les parts leur permettant de transformer peu à peu leur entreprise en SCOP ou SCIC (moins de 20% de parts détenues par collectivités publiques).

Cette méthode existe au Québec depuis une dizaine d’année. Là-bas, le fond d’investissement est en fait directement « la caisse des jardins » équivalent d’une Caisse d’Epargne locale.

Ces deux propositions ont l’avantage de ne pas prendre à la gorge les salariés et à leur faire porter toute la charge et les risques tout en promouvant la constitution de coopératives.

Il s’agit de premières mesures et il faudra d’ailleurs aller plus loin en promouvant de nouvelles formes coopératives dans notre pays. On le voit pour les coopératives d’habitants par exemple. On peut aussi penser au droit de préemption de l’entreprise en cas de délocalisation ou de fermeture d’usines au profit des salariés constituant une coopérative. C’est pourquoi d’ici fin 2012, pour conclure l’année internationale des coopératives, il faudra voter une grande loi de développement coopératif après avoir consulté les syndicats, les organisations de coopératives.

Présidente de la Fédération des coopératives HLM, ayant siégé au Conseil Economique, Social et Environnemental dans le collège coopération, je mesure le formidable atout que représente le fait coopératif dans le monde contemporain. Il restaure un lien direct entre le salarié et l’entreprise, il évite la captation du profit et entretient un lien particulier avec le territoire, le citoyen. On ne sait pas assez que certaines grandes entreprises françaises sont des coopératives. Bien sûr, c’est connu dans le monde agricole. Mais c’est vrai aussi dans le monde industriel.

J’espère pouvoir au Sénat contribuer rapidement à la préparation d’une telle loi et à l’aboutissement rapide des mesures les plus urgentes.

Marie-Noëlle Lienemann

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:17

(VOnews.fr - 4/01/2012)

Depuis le 1er janvier les gardiens d’immeubles peuvent être armés de matraques et de bombes lacrymogènes. Les bailleurs sociaux pourront en faire la demande auprès de la préfecture.

Mais du côté de la profession l’idée ne fait pas recette et, dans les rangs de la majorité parlementaire, la mesure divise. Le reportage de VOtv.


Les gardiens d’immeubles armés ? par vonews

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:38
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 21:46

Créé le 01-01-2012 à 08h39 par Le Nouvel Observateur avec AFP

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a sévèrement réagi aux voeux de Nicolas Sarkozy, tout comme le reste de l'opposition.

   

"La crise financière provoquée par des marchés irresponsables (...) Ces marchés ont toujours faim, et pour les rassasier, Nicolas Sarkozy leur a donné votre retraite", a lancé Benoît Hamon. (MIGUEL MEDINA / AFP)

"C'est la TVA qui augmente pour vous alors que 300.000 contribuables ne payent plus l'impôt sur la fortune, la dette s'est alourdie de 612 milliards d'euros et 337 000 personnes de plus sont passées sous le seuil de pauvreté"

Benoît Hamon, porte-parole du PS : Nicolas Sarkozy "prétend dans ses voeux vouloir protéger les Français" mais "jamais un président de la République ne (les) aura autant maltraités pour protéger une minorité d'entre eux".

"Depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy nous adresse ses voeux comme président de la République il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi", "75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont été distribués aux plus riches", a-t-il déclaré après les voeux du chef de l'Etat

"C'est la TVA qui augmente pour vous alors que 300.000 contribuables ne payent plus l'impôt sur la fortune, la dette s'est alourdie de 612 milliards d'euros et 337 000 personnes de plus sont passées sous la barre du seuil de pauvreté", a énuméré le porte-parole socialiste.

"La crise financière provoquée par des marchés irresponsables (...) Ces marchés ont toujours faim, et pour les rassasier, Nicolas Sarkozy leur a donné votre retraite", a-t-il lancé. Il leur a aussi "donné votre santé", "70 000 postes de professeurs", "13 000 postes de gendarmes et de policiers", a encore dénoncé Benoît Hamon.

"Alors puisque Nicolas Sarkozy est candidat à un second mandat, qu'il est donc candidat à continuer sa politique, l'enjeu pour 2012 est simple : on continue ou on espère ? on continue ou on se retrouve ? on continue ou on se rassemble ? on continue ou on change ?", a-t-il encore martelé. 


Hamon : "Jamais un président n'aura autant... par Nouvelobs

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 22:34

Le Parisien, 29.12.2011

Le porte-parole du PS Benoît Hamon, qui s'est porté

Le porte-parole du PS Benoît Hamon, qui s'est porté "symboliquement" acquéreur jeudi de deux parts du projet de reprise de la compagnie de ferries SeaFrance via une société coopérative et participative (Scop), a appelé le gouvernement à une "mobilisation générale pour l'emploi" | Miguel Medina

Le porte-parole du Benoît Hamon, qui s'est porté "symboliquement" acquéreur jeudi de deux parts du projet de reprise de la compagnie de ferries SeaFrance via une société coopérative et participative (Scop), a appelé le à une "mobilisation générale pour l'".
"J'ai pris deux parts pour 100 euros, je suis donc le 828e contributeur. Il en faudrait beaucoup d'autres pour arriver à réunir les millions nécessaires mais celui qui manque est celui qui devrait être là au regard du discours de ceux qui nous gouvernent: l'Etat", a déclaré à la presse M. Hamon, en présence d'une délégation de SeaFrance.
"Le président de la République va faire ses voeux dans deux jours, on attend d'avoir un peu d'engagement mis à part de regarder les mauvaises nouvelles passer et de vanter les mérites d'une relocalisation en Haute-Savoie par Rossignol de quelques dizaines d'emplois", a-t-il poursuivi.
Pour le porte-parole du PS, "il n'y a rien de pire quand on vient en trois mois de faire 90.000 chômeurs de plus de laisser une entreprise viable disparaître avec 1.000 emplois directs et 1.000 emplois induits".
"2.000 familles sans boulot pour commencer 2012, c'est le choix politique qui est réalisé dès lors qu'on n'envisage pas sérieusement de se mettre autour de la table", a souligné Benoît Hamon.
"Dans une période de crise, il faut décréter la mobilisation générale pour l'emploi, et pour commencer, conserver l'emploi existant", a-t-il lancé.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 11:58

Aéroport Roissy

Depuis 7 jours, les agents de sûreté aéroportuaire sont en grève pour obtenir une augmentation de leur salaire. Les directions des entreprises de sureté, à qui l’Etat a délégué un service fondamental pour le fonctionnement des aéroports, sont les premières responsables de cette situation. Elles auraient depuis longtemps du ouvrir de réelles négociations sur les demandes formulées par les organisations syndicales. Lorsque l’on connaît le niveau de rémunération des agents (entre 1100 et 1400 euros) comme l’importance du travail quotidien qu’ils effectuent pour assurer la sécurité des passagers, il est inadmissible qu’aucune sortie de crise n’ait encore été trouvée.

Une fois de plus, le gouvernement, au lieu d’intervenir en amont pour faciliter les négociations et éviter un conflit social qui pénalise les salariés comme les passagers, a préféré laisser pourrir la situation. Plutôt que d’exiger des entreprises en question d’accéder à la demande légitime des salariés, le gouvernement préfère déployer des forces de l’ordre. Celles-ci seraient sans aucun doute plus utiles en menant leurs missions sur le terrain plutôt qu’en effectuant un travail pour lequel elles ne sont pas formées.

Cette grève montre l’incapacité du gouvernement à faire face. Il prétend défendre les intérêts des usagers. La réalité, c’est que dans ce conflit, comme dans tous les autres, il défend les intérêts des employeurs. C’est pour cette raison que nous en sommes arrivés à la situation actuelle. Les politiques menée par Nicolas Sarkozy sont responsables, plus que la crise elle-même, du niveau faible des salaires. A la veille de Noël, alors que des milliers de passagers attendent leur vol, il y urgence à débloquer la situation. Le gouvernement a les clés, à lui de les utiliser.

Benoît Hamon

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