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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 21:33

sanifric2-150x150Communiqué de presse - 11 février 2013

Les responsables de Maintenant de la Gauche, courant représentant l’aile gauche du Parti Socialiste, se félicitent des propos du Président de la République en faveur de l’inscription d’une loi concernant les licenciements « sur les sites rentables dans le calendrier parlementaire ».

François Hollande amorce aujourd’hui une réponse face à la cascade de plans sociaux de pure profitabilité (Sanofi, PSA, Virgin, Fralib…) et  qui est  nécessaire pour  le redressement industriel du pays. C’est une étape vers  tournant de la relance global auquel nous avons appelé samedi 9 février. Face au démembrement calculé de l’outil industriel et productif dans certains secteurs d’activité,  il faut donner aux salariés le droit de priorité pour reprendre leur entreprise.

flormittalCette expression  doit rapidement être suivie de mesures efficaces pour lutter contre les licenciements boursiers. Aujourd’hui, le monde du travail et la justice elle-même manquent d’outils législatifs face à des multinationales qui réorganisent leurs unités de production n’hésitant pas parfois à mettre des sites artificiellement en déficit.

Nous le demandons clairement : quand des entreprises ne sont pas menacées dans leur globalité et que des dividendes ont été récemment versés aux actionnaires, il faut interdire tout licenciement boursier. En reconnaissant qu’aucun fondement ne pouvait actuellement entrainer la nullité d’une procédure de licenciement pour absence de motif économique (affaire Vivéo), la justice elle-même attire l’attention du législateur sur un manque criant en terme de protection des emplois. Une loi est nécessaire et urgente.

petroplus-605x300Aujourd’hui, la gauche doit contribuer à construire un rapport de forces favorable au monde du travail et répondre à l’urgence sociale. Plans sociaux en cascade et délocalisations massives dévastent des milliers de vies et fragilisent nombre de territoires. Parce qu’il n’y a pas de fatalité, nous en appelons à un volontarisme sans faille.

Emmanuel Maurel, membre du BN du Parti socialiste, Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice , Jérôme Guedj, Député et les membres du Bureau national du PS “Maintenant la Gauche”

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 21:22

LE MONDE | 11.02.2013 à 11h25 par Bastien Bonnefous

L'aile gauche du PS veut que le capitaine Hollande "marque des buts". Neuf mois après le début de sa présidence, le courant "Maintenant à gauche", qui a réuni ses militants samedi 9 février à Paris, exhorte le chef de l'Etat à prendre le "tournant de la relance".

Maurel_Toulouse_2.jpgFace à "l'urgence sociale", il estime que l'heure est venue d'un changement de "stratégie macroéconomique" en donnant la priorité à l'investissement plutôt qu'à la réduction de la dette qui doit être "étalée dans le temps". Contre un gouvernement "social-défaitiste", l'aile gauche du PS compte sur le "pragmatisme" de François Hollande pour "prendre la tête des pays en Europe qui veulent une rupture avec les politiques d'austérité".

"Maintenant la gauche" propose, entre autres, la mise en place d'"un grand plan d'investissements publics", la hausse de la dotation de la Banque publique d'investissement, l'augmentation des salaires et l'interdiction des licenciements boursiers.

RAPPORT DE FORCE
Dans l'immédiat, le courant socialiste attaque l'accord sur l'emploi signé le 11 janvier notamment par le patronat et la CFDT, refusant qu'il soit adopté par les parlementaires sans être amendé. "Il n'est pas acceptable en l'état, car trop déséquilibré en faveur du Medef", juge Emmanuel Maurel, son leader, qui manifestera le 5 mars avec la CGT et FO contre le texte.

Lire aussi : Accord sur l'emploi : le gouvernement verrouille et Accord sur l'emploi : Medef et CGT font monter la pression

Minoritaire lors du congrès de Toulouse en octobre 2012, créditée de 13,3 % des voix, l'aile gauche du PS veut bousculer le rapport de force au sein du parti, en demandant notamment l'organisation de votes des militants lors des prochaines conventions, comme par exemple celle sur l'Europe en juin. "Les résultats seraient étonnants, tant nos militants rejettent l'orientation actuelle de l'Europe", annonce M. Maurel.

"L'aile gauche, c'est un peu Good Bye Lenin ! au PS. Ils n'ont toujours pas compris que le congrès était fini et qu'ils avaient perdu", raille un membre de la direction proche du premier secrétaire, Harlem Désir, qui estime que "leur positionnement "Plus à gauche que moi tu meurs" n'a aucun sens ni avenir".

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 08:48

Libération - vendredi 8 février 2013 - 22h37

Interview . Emmanuel Maurel, animateur de l’aile gauche du PS, interpelle le gouvernement :

Recueilli par Lilian Alemagna

Après la motion, le courant. Avec ses camarades Jérôme Guedj, député de l’Essonne, et Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, Emmanuel Maurel, vice-président du conseil régional d’Ile-de-France mais surtout principal animateur de l’aile gauche du Parti socialiste, réunit aujourd’hui à l’Assemblée nationale plus de 400 «cadres départementaux» afin de lancer leur courant «Maintenant la gauche».

Le challenger de Harlem Désir au congrès du Parti socialiste à Toulouse, en octobre, demande à François Hollande de tourner le dos aux politiques de rigueur. Il regrette également les montées de tensions actuelles entre les socialistes et leurs alliés communistes (Libération de vendredi).

Maurel Saint-Quentin 17-10-2012 ruePourquoi organisez-vous cette réunion ?

Notre courant a réussi à se structurer et nous lançons une campagne, au sein comme à l’extérieur du PS, intitulée «Et maintenant, le tournant de la relance». Devant le Parlement européen, François Hollande a expliqué qu’on devait ajuster nos objectifs en fonction de la conjoncture. Nous ne serons pas en mesure de tenir un déficit public de 3% du PIB en 2013. Assumons-le et constatons que les politiques de rigueur en Europe ne marchent pas. Passons au tournant de la relance. Débattons-en, à la fois dans le parti, avec nos partenaires de gauche et dans le cadre de notre club, Gauche avenir.

Que demandez-vous au gouvernement de Jean-Marc Ayrault ?

Nous lui demandons de rouvrir le débat sur la relance de l’investissement productif. Nous militons pour une meilleure dotation de la banque publique d’investissement [BPI], mais aussi pour un autre fléchage de l’argent accordé aux entreprises par le crédit d’impôt compétitivité emploi [CICE]. Personne ne peut comprendre que les entreprises qui licencient ou qui délocalisent puissent en profiter. On ne peut pas non plus préconiser la construction de logements sociaux et augmenter en même temps la TVA sur tout le bâtiment. Enfin, nous allons œuvrer pour que l’accord national interprofessionnel [l’ANI, sur la sécurisation de l’emploi, lire aussi page 18, ndlr] ne passe pas comme tel à l’Assemblée nationale.

Quel regard portez-vous sur les relations actuelles, tendues, entre le Parti socialiste et le Front de gauche ?

Il est normal qu’il y ait des débats, des divergences, des nuances… Mais nous ne pourrons pas réussir s’il n’y a pas de large rassemblement de la gauche. Le débat ne doit pas se transformer en tensions inutiles qui ne servent personne.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 22:47

Libération - samedi 9 février 2013 - 17h02

Maurel_Toulouse.jpgL'aile gauche du PS, réunie à Paris samedi, a enjoint François Hollande d'opérer un "tournant de la relance", qui passe par plus d'interventionnisme de l’État dans la réindustrialisation du pays, "un grand plan d'investissement publics" et des mesures pour les salariés.

Ce texte, proposé par "Maintenant la gauche", courant de l'aile gauche emmené par Emmanuel Maurel, vice-président de la région Île-de-France, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann et le député Jérôme Guedj, a été adopté à l'issue d'une journée réunissant plusieurs centaines de participants du courant (cadres de fédérations du PS principalement) à Paris.

"François Hollande a souvent indiqué qu'il se refusait d'opérer un +tournant de la rigueur+ après des choix insuffisamment réalistes. Aujourd'hui, c'est le réalisme qui impose +un tournant de la relance+", écrivent les signataires du texte, intitulé "la relance, c'est maintenant".

Car selon eux, "c'est maintenant, parce que nos concitoyens perdent espoir et qu'il appartient à la gauche de répondre à l'urgence sociale tout en préparant l'avenir".

"C'est maintenant qu'il faut rouvrir le débat sur notre stratégie macro-économique ! C'est tout de suite qu'il faut assumer des choix alternatifs ! La priorité c'est la croissance : la résorption des déficits et de la dette doit être étalée dans le temps", estiment-ils.

L'aile gauche du PS avance plusieurs propositions.

Face aux "plans sociaux en cascade", elle "en appelle à un volontarisme sans faille", jugeant que "c'est le rôle d'un État stratège qui élabore une véritable politique de soutien aux filières, à leur modernisation, mais aussi à leur sauvetage".

"Il est crédible de proposer aujourd'hui de mobiliser du capital public, voire d'engager des nationalisations dans des secteurs stratégiques. Elles peuvent être temporaires, elles ne sont pas nécessairement à 100%", préconise-t-elle.

Pour les salariés, par lesquels la relance doit aussi passer, le texte propose une "substantielle revalorisation du SMIC", qui doit "être négociée avec les partenaires sociaux" pour compenser les baisses d'impôts accordées aux entreprises, le "blocage des hausses des loyers pendant 3 ans dans les secteurs où l'on a pu constater des excès insupportables", ou encore "interdiction des licenciements boursiers".

Au passage, elle dénonce "les nombreuses régressions" de l'accord du 11 janvier sur l'emploi signé entre partenaires sociaux et avertit qu'elle ne souhaite pas "que le texte soit présenté en l'état au Parlement".

La résolution publique préconise également "un grand plan d'investissements publics", ou encore d'augmenter les dotations prévues pour le lancement de la Banque publique d'investissement (BPI).

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 22:32

resolvotemlg-700x219.pngA l’issue d’une importante journée de travail à Paris, les animateurs de Maintenant la Gauche dans les départements ont adopté une résolution politique “Vite le tournant de la relance”.

Dans les jours et les mois qui viennent, dans l’action militante, en tant qu’élu(es), avec l’ensemble de la gauche ils se mobiliseront pour ouvrir le débat sur notre stratégie macro-économique et  assumer des choix alternatifs. La priorité c’est la croissance  !

>>> Télécharger le texte (PDF) : le tournant de la relance c est maintenant 

Quand et comment sortirons-nous de la crise ? Des millions de compatriotes se posent cette question avec d’autant plus d’inquiétude qu’en dépit des mesures prises par le pouvoir de gauche depuis l’élection présidentielle, tout porte à croire qu’aucune embellie économique n’est envisageable à court ou moyen terme.

Dans un contexte international incertain, l’Europe semble incapable du moindre sursaut : Budget d’austérité, euro fort qui pénalise nos industries, dumping social et fiscal qui encourage les délocalisations. Il n’y a guère que la finance qui a tranquillement traversé la crise dont elle est pourtant largement responsable. Le monde de l’argent en est sorti indemne, ce qui ne l’empêche pas de demander à l’immense majorité des salariés de nouveaux sacrifices.

Bref, cela ne peut continuer comme cela ! On pensait que la crise financière obligerait les dirigeants à inverser la donne : on constate aujourd’hui qu’elle la conforte.

 Vite une nouvelle politique !

Quand François Hollande, devant le Parlement Européen affirme que « la France elle-même a pris des engagements, et elle les tiendra, mais en même temps nous devons collectivement, et constamment, ajuster nos objectifs aux réalités de la conjoncture », il confirme en termes feutrés ce que nous disons clairement depuis des mois : dans un contexte de croissance nulle, les politiques de rigueur mènent inexorablement à l’austérité généralisée. Même le FMI l’admet : la rigueur n’est pas « efficace », puisqu’elle mène tout droit  à la récession, à l’augmentation vertigineuse du chômage, et au creusement de la dette qu’elle est pourtant censée combattre !

Faudra t’il attendre la fin de l’année pour constater que ni les prévisions de déficit, ni les objectifs de croissance n’ont été tenus ? Faudra-t-il attendre que la droite européenne se saisisse de ces mauvaises nouvelles pour préconiser de nouveaux tours de vis ? A l’évidence non.

C’est maintenant qu’il faut rouvrir le débat sur notre stratégie macro-économique ! C’est tout de suite qu’il faut assumer des choix alternatifs ! La priorité c’est la croissance : la résorption des déficits et de la dette doit être étalée dans le temps.

C’est maintenant, parce qu’il n’est plus possible d’entretenir l’illusion d’une reprise conséquente de la croissance portée par un volontarisme européen. En baissant son budget, pour la première fois de son histoire, les dirigeants de l’Union Européenne ajoutent l’austérité communautaire à celle qu’ils ont imposée aux Etats membres.

C’est maintenant, parce que la relance de notre appareil productif prend du temps.

C’est maintenant, parce que nos concitoyens perdent espoir et qu’il appartient à la gauche de répondre à l’urgence sociale tout en préparant l’avenir.

Il revient désormais au Président, dont l’autorité est renforcée sur la scène internationale, de prendre une initiative en faveur d’un changement de politique au niveau européen comme au niveau national.

François Hollande a souvent indiqué qu’il se refusait d’opérer un « tournant de la rigueur » après des choix insuffisamment réalistes. Aujourd’hui, c’est le réalisme qui impose « un tournant de la relance ».

 La relance, elle est d’abord industrielle

Plans sociaux en cascade et délocalisations massives dévastent des milliers de vies et fragilisent nombre de territoires. Parce qu’il n’y a pas de fatalité, nous en appelons à un volontarisme sans faille

C’est le rôle d’un Etat stratège qui élabore une véritable politique en faveur des industries, à leur modernisation, mais aussi à leur sauvetage.

Il est crédible de proposer aujourd’hui de mobiliser du capital public, voire d’engager des nationalisations dans des secteurs stratégiques. Elles peuvent être temporaires, elles ne sont pas nécessairement à 100%.  Mais se priver de cet outil, c’est faire preuve de dogmatisme là où les Français attendent de nous de l’audace et des résultats.

L’Etat doit, en même temps, engager une stratégie offensive, par  une  politique de soutien aux filières, en particulier celles qui permettront l’indispensable transition énergétique.

La relance passe par un grand plan d’investissements publics

Il est impossible de soutenir notre économie, sa compétitivité, sa force d’innovation, sans y consacrer les moyens suffisants.

Nous avons toujours demandé que soit exclus du calcul des déficits les dépenses d’investissements. 

Parce que nous empruntons à des taux historiquement très bas, parce que la France mérite de nouvelles infrastructures publiques de très haute qualité, le gouvernement ne saurait, pour des raisons comptables, négliger la préparation de l’avenir. De nombreux chantiers sont en attente : l’accès au haut débit sur tout le territoire, le développement du transport logistique et fluvial, l’amélioration des réseaux de transports collectifs et de l hopital public.

Parce que nous croyons en l’innovation, nous pensons que les dotations prévues pour le lancement de la Banque Publique d’Investissement ne sont pas suffisantes. Nous proposons qu’elles soient portées à terme à 200 milliards d’euros pour aider nos PME dans la crise et pour leur permettre de se développer, d’innover et d’exporter. Une part de ces crédits doit être consacrée à des prises de capital.

Enfin, nous devons sortir de nos contradictions. On ne peut pas à la fois solliciter toujours davantage les collectivités locales, dont on connait le rôle décisif en matière de développement économique et de soutien à l’emploi, tout en les ponctionnant de plusieurs milliards d’euros dans les années à venir. On ne peut préconiser la construction massive de logements tout en augmentant la TVA sur le logement social !

 La relance passe par un soutien au pouvoir d’achat et une hausse de salaires.

Le pouvoir d’achat des français est en berne. Cela est dû notamment à l’explosion des dépenses consacrées au logement. Nous demandons un blocage des hausses des loyers pendant 3 ans dans les secteurs où l’on a pu constater des excès insupportables.

Le gouvernement a mis en œuvre des dispositifs utiles en faveur des jeunes et des familles (emplois d’avenir, contrats de génération, plan pauvreté, revalorisation des allocations). En complément de ces mesures importantes, il est temps de remettre l’augmentation des salaires à l’ordre du jour.

C est maintenant qu il fautun substantielle revalorisation du SMIC et des salaires de la fonction publique négociée par les partenaires sociaux. Au moment où l’on consent de larges baisses d’impôts aux entreprises, le monde du travail est fondé à demander de justes contreparties en terme de revenus et de réduction de la précarité.

Cela ne nous empêchera pas de continuer à douter du bien fondé du CICE, qui aurait dû être ciblé (quel besoin d’aider la grande distribution ou les cliniques privées, alors que c’est aujourd’hui l’industrie qui souffre ?) et conditionné (comment justifier qu’un aussi lourd effort budgétaire bénéficient à des entreprises qui licencient ou délocalisent ? )

La relance doit se faire avec les salariés !

Nous le mesurons depuis plus de 6 mois : les résistances au changement social sont fortes. L’offensive du MEDEF est d’une rare vigueur. Aujourd’hui, la gauche doit contribuer à construire un rapport de forces favorable au monde du travail.

Si nous saluons l’effort du gouvernement en faveur du dialogue social, nous ne saurions nous satisfaire de l’accord signé récemment entre le patronat et des syndicats représentant une minorité de salariés. Cet accord inacceptable contient de nombreuses régressions sociales que les quelques avancées ne peuvent en aucun cas justifier. Nous ne souhaitons pas que le texte soit présenté en l’état au Parlement.

Dans cette étape décisive, députés et sénateurs auront un rôle majeur à jouer pour améliorer la protection des salariés. Comme la gauche s’y était engagée, il est temps de faire voter l’interdiction des licenciements boursiers, d’instaurer l’obligation de reprise des entreprises en cas d’offre viable et le droit de priorité donné aux salariés pour reprendre leur entreprise en coopérative. Enfin, il est indispensable de renforcer les pouvoirs des comités d’entreprises et des CHSCT, en adoptant une grande loi sur les nouveaux droits des salariés, à l’instar des lois Auroux dans les années 80.

 Le temps presse, et les esprits sont mûrs pour une nouvelle politique : une politique qui rendra possible, nous en sommes sûrs, une nouvelle étape dans le rassemblement de la gauche et des écologistes. C’est aujourd’hui qu’il faut négocier le tournant de la relance.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:15

PARIS, 7 fév 2013 (AFP) – Maintenant la Gauche, qui réunit l’aile gauche du Parti socialiste, appelle au “tournant de la relance” et se réunit samedi pour plancher sur des “propositions concrètes” et “urgentes” en faveur du “monde du travail”.
Dans un communiqué jeudi [07/02/2013], ce mouvement emmené par Emmanuel Maurel, vice-président de la région Ile-de-France, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann et le député Jérôme Guedj, souhaite que “le débat sur les choix économiques et sociaux soit ouvert au plus vite”.

Le contexte économique français et européen ne s’améliore pas, la hausse du chômage répondant de mois en mois à la stagnation de la croissance”, souligne Maintenant à gauche.

Il cite des propos du président François Hollande mardi à Strasbourg, affirmant que la France tiendra ses engagements sur le déficit “mais en même temps nous devons collectivement, et constamment, ajuster nos objectifs aux réalités de la conjoncture”.

Le mouvement voit dans cette formule une confirmation “en termes feutrés, que l’objectif des 3% de déficit n’est pas un dogme immuable”.

Cette déclaration du président de la République est importante : il est temps de sortir d’un objectif qui n’est, de notre point de vue, ni tenable, ni même souhaitable, car il entretient une spirale redoutable d’austérité et de récession”, insistent les responsables socialistes. “Le temps est donc venu d’engager une nouvelle étape : l’heure est au tournant de la relance en France et en Europe”.

Maintenant la Gauche qui réunira samedi à l’Assemblée nationale “plus de 400″ de ses responsables départementaux “dans plus de 70 fédérations du PS”, “a des propositions concrètes à mettre sur la table sur le contenu de cette relance et les décisions urgentes à prendre pour redonner des perspectives au monde du travail”.

Dans le cadre du congrès socialiste de Toulouse, la motion emmenée par Emmanuel Maurel avait réuni 13,27% des voix des adhérents.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:59

Causeur - Mardi 5 février 2013 - Daoud Boughezala

Entretien avec le chef de file de l’aile gauche du PS

Emmanuel MaurelGérard Depardieu a expliqué ses tribulations belgo-russes par le fait que le fisc français ponctionnait 85 % de ses revenus, tandis que l’homme d’affaires Alain Afflelou dénonce une guerre contre « les gens qui travaillent et font travailler les autres ». En appliquant un taux d’imposition perçu comme confiscatoire, ne fait-on pas le choix du symbole au détriment de l’efficacité économique ?

Emmanuel Maurel. Les riches prennent leurs perceptions pour la réalité ! Dans notre pays, il n’existe pas de « discrimination fiscale anti-riches » puisque, toutes les études le prouvent, c’est la classe moyenne qui supporte la pression fiscale la plus lourde en proportion de ses revenus. Et si certaines « stars » un peu coupées de la réalité ont l’impression contraire, tant pis pour elles. J’estime que chacun doit contribuer à proportion de ses facultés, surtout dans un moment de notre histoire où les difficultés sont très importantes. Ce principe est d’ailleurs inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme de 1789.

Doit-on en déduire que l’inégalité économique est forcément synonyme d’injustice sociale ?

Le capitalisme est inégalitaire par essence. Il est dans la nature du marché de créer des inégalités sociales. Personne ne le nie, même à droite. Il y a ceux qui détiennent le capital et ceux qui n’ont que leur travail, ceux qui ont un travail et ceux qui n’en ont pas. Mais aussi ceux dont l’entreprise réussit et ceux qui voient la leur péricliter. À droite, on a tendance à penser que les inégalités économiques et sociales tiennent au mérite personnel des gens. J’estime au contraire que les inégalités économiques et sociales tiennent au système capitaliste lui-même et qu’il faut les corriger.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 21:26

MLGnewsletter.jpgLe 11 janvier dernier, le patronat a signé avec trois organisations syndicales interprofessionnelles, la CDFT, la CFTC ainsi que la CFE-CGC, un accord sur l’emploi dit de « flexi-sécurité ». Les nouveaux droits consentis aux salariés français se verraient accordés en co ntrepartie d’efforts conséquents quant à une flexibilisation accrue de leurs conditions de travail.

Le Gouvernement affirme en effet vouloir « transposer » l’ANI tel quel dans un projet de loi qui serait déposé en Conseil des Ministres au cours de la première quinzaine de mars.

ImageDocANI.PNGLes socialistes et la gauche ont toujours considéré qu’un accord était majoritaire non pas lorsqu’il était signé par une majorité d’organisations syndicales (3 sur 5 organisations syndicales interprofessionnelles représentatives) mais lorsque les signataires représentaient une majorité de salariés. Or, Les parties signataires de cet ANI sont la CDFT, la CFTC et la CGC, ne représentent que 38% des salariés.

Par ailleurs, cet accord contient de nombreuses régressions sociales que les quelques avancées ne peuvent en aucun cas justifier et prévoit des clauses contraires aux engagements de la gauche et du candidat à la présidentielle. En l’état, il est manifeste que ce texte est déséquilibré en faveur du patronat.

Nous pensons que le Parlement doit jouer pleinement son rôle de législateur garant de l’intérêt général et de l’ordre public social, pour rééquilibrer un accord qui ne l’est pas aujourd’hui.

Les représentants de la motion 3 Maintenant la Gauche ont voté contre (et ont d’ailleurs été les seuls à le faire) le communiqué trop enthousiaste du Parti Socialiste au sujet de l’ANI et demandé que les parlementaires améliorent par la loi cet accord, dans un souci d’écoute de toutes les organisations syndicales, y compris les non signataires.

Vous trouverez ci-dessous une analyse détaillée de l’Accord National Interprofessionnel du 11/01/2013.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:09

Politis - Michel Soudais - 31 janvier 2013

Entre le Parti Socialiste et le Front de Gauche, le temps est à l'orage. Le premier avait déploré plusieurs votes négatifs des parlementaires du second, essentiellement communistes, contre des textes gouvernementaux.

Il dénonce maintenant le lancement d'une campagne contre l'austérité, dont il accuse Jean-Luc Mélenchon d'être l'unique instigateur, quand bien même celle-ci a été décidée par les neuf formations du Front de Gauche, suggérant au passage que l'ex-socialiste parierait sur l'échec du gouvernement pour se poser en "recours".

C'est dans ce contexte de fortes tensions que nous avons souhaité confronter les points de vue d'un responsable socialiste et d'un dirigeant du Front de Gauche sur les huit premiers mois de présidence de François Hollande. Surprise, ils se causent. Certes, Emmanuel Maurel, nouveau chef de file de la gauche du PS, n'est pas Harlem Désir, dont il a refusé de rejoindre le secrétariat national. Les deux hommes, en concurrence pour le poste de Premier secrétaire au congrès de Toulouse, s'étaient d'ailleurs opposés sur la question des relations du PS avec les autres formations de la gauche et les écologistes.

De son côté, Christian Picquet apparaît plus urbain et moins rugueux que Jean-Luc Mélenchon. Le porte-parole de Gauche unitaire n'en est pas moins, depuis qu'il a quitté le NPA en 2009, le troisième homme du Front de Gauche, dont il défend ici les positions.

Or, si les deux hommes portent des appréciations différentes sur la politique du gouvernement, ils se retrouvent sur des critiques et l'attachement à l'unité de la gauche. Qui ne peut vivre que dans le débat.

Michel Soudais

Maurel_Piquet_Politis.jpgEmploi, Banques, réformes...

siteon0.gifL'animateur de l'une des composantes du Front de Gauche, Christian Picquet, et le chef de file de la gauche du PS, Emmanuel Maurel, livrent leurs analyses.

C'est dans les locaux du conseil régional d'Île-de-France qu'Emmanuel Maurel et Christian Picquet ont accepté de bonne grâce de répondre longuement à nos questions sur la politique du gouvernement pour un débat inédit.

Politis - François Hollande a promis que le gouvernement retranscrirait "fidèlement" dans la loi l'accord sur l'emploi et la compétitivité des entreprises signé par le patronat et trois syndicats. N'est-ce pas faire peu de cas du Parlement ?

Emmanuel Maurel - On ne peut pas, comme François Hollande l'a fait durant toute la campagne, dire [...]

Télécharger les 5 pages d'entretien en pdf

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 13:47

mali_guerre.jpgQuinze jours après l’intervention française au Mali, la pression médiatique retombe. Et pourtant, les opérations continuent et elles sont d’autant plus dangereuses -et parfois, difficiles à décrypter- que l’objectif de “guerre contre le terrorisme” est ambigü.

Lors d’un dîner avec des amis, le sujet est venu en discussion et j’ai été, en quelque sorte, sommé de me prononcer clairement sur l’opportunité de cette intervention: “Etais-tu pour ou étais-tu contre ?” Devant mon refus de répondre à une question aussi mal posée, j’ai failli être suspecté de faire preuve d’irresponsabilité, voire, plus grave, de nourir des sympathies pour les Djihadistes !

Heureusement, nous étions entre (vrais) amis. J’ai pu dérouler mon raisonnement, au cours d’une discussion animée…. qui a duré plus d’une heure et il me semble que j’ai fini par les convaincre.

Je résumerai ma position de la façon suivante :

  1. Bien entendu, il n’est pas question d’avoir la moindre sympathie pour ces hommes, leurs “valeurs” et leurs méthodes.
  2. Cela n’interdit pas d’essayer de comprendre l’origine de ces mouvements et leurs motivations (voir sur ce blog : “D’où vient le terrorisme d’origine islamique ?”). Se tromper sur le diagnostic peut conduire à se tromper sur les remèdes.
  3. Pendant 8 mois (avril à décembre 2012), la Communauté internationale (le Conseil de sécurité de l’ONU), les Africains (la CEDEAO), l’Union Européenne, la France ont tenté de trouver une solution susceptible de mettre fin au chaos qui régnait au Mali.
  4. La nécessité de prendre des mesures urgentes, sous peine de faire le lit des mouvements islamistes radicaux, était connue (voir sur ce blog mon texte du 14 avril 2012 : “Les risques d’un Mali effondré“)
  5. Malgré cela, les lenteurs de la mise en oeuvre des solutions envisagées, notamment sur le plan militaire, ont conduit à attendre le 20 décembre 2012, pour qu’une résolution du Conseil de sécurité décide de créer la MISMA, force d’intervention, composée exclusivement d’Africains.
  6. Dans les jours qui ont suivi, on a appris, par diverses déclarations publiques, que cette force africaine ne serait pas opérationnelle avant octobre 2013 !
  7. Question : Les responsables politiques de la Communauté internationale (Conseil de sécurité, France, Africains, UE, Etats-Unis…..) pensaient-ils sérieusement que les Djihadistes n’avaient rien entendu et qu’ils attendraient pendant 9 mois que la MISMA s’installe avant de réagir ? Cette naïveté, qui frise l’incompétence, a conduit les mouvements islamistes à décider d’attaquer rapidement l’armée malienne, de prendre la ville de Konna, avec l’intention affichée de foncer vers Bamako.

Dans ces conditions, compte tenu des éléments que j’ai rappelés, la réponse à la question que me posaient mes amis ne peut être “oui” ou “non”, mais plutôt : “La France était condamnée à intervenir rapidement“. En répondant ainsi, je n’ai pas l’intention d’exonérer pour autant de leur responsabilité ceux qui ont laissé la situation se dégrader, rendant inévitable cette intervention du seul pays -la France- capable de donner un coup d’arrêt rapide aux plans des mouvements djihadistes. De toute façon, la question demeure de connaître l’objectif ultérieur de cette guerre et de la part que souhaite y prendre notre pays.

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Je vous conseille la lecture de ces 2 intéressants articles :

une intervention sans doute nécessaire mais pas nécessairement juste” (Le Monde)

Mali, un nouvel Afghanistan ?” (Marianne)

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