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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:09

Politis - Michel Soudais - 31 janvier 2013

Entre le Parti Socialiste et le Front de Gauche, le temps est à l'orage. Le premier avait déploré plusieurs votes négatifs des parlementaires du second, essentiellement communistes, contre des textes gouvernementaux.

Il dénonce maintenant le lancement d'une campagne contre l'austérité, dont il accuse Jean-Luc Mélenchon d'être l'unique instigateur, quand bien même celle-ci a été décidée par les neuf formations du Front de Gauche, suggérant au passage que l'ex-socialiste parierait sur l'échec du gouvernement pour se poser en "recours".

C'est dans ce contexte de fortes tensions que nous avons souhaité confronter les points de vue d'un responsable socialiste et d'un dirigeant du Front de Gauche sur les huit premiers mois de présidence de François Hollande. Surprise, ils se causent. Certes, Emmanuel Maurel, nouveau chef de file de la gauche du PS, n'est pas Harlem Désir, dont il a refusé de rejoindre le secrétariat national. Les deux hommes, en concurrence pour le poste de Premier secrétaire au congrès de Toulouse, s'étaient d'ailleurs opposés sur la question des relations du PS avec les autres formations de la gauche et les écologistes.

De son côté, Christian Picquet apparaît plus urbain et moins rugueux que Jean-Luc Mélenchon. Le porte-parole de Gauche unitaire n'en est pas moins, depuis qu'il a quitté le NPA en 2009, le troisième homme du Front de Gauche, dont il défend ici les positions.

Or, si les deux hommes portent des appréciations différentes sur la politique du gouvernement, ils se retrouvent sur des critiques et l'attachement à l'unité de la gauche. Qui ne peut vivre que dans le débat.

Michel Soudais

Maurel_Piquet_Politis.jpgEmploi, Banques, réformes...

siteon0.gifL'animateur de l'une des composantes du Front de Gauche, Christian Picquet, et le chef de file de la gauche du PS, Emmanuel Maurel, livrent leurs analyses.

C'est dans les locaux du conseil régional d'Île-de-France qu'Emmanuel Maurel et Christian Picquet ont accepté de bonne grâce de répondre longuement à nos questions sur la politique du gouvernement pour un débat inédit.

Politis - François Hollande a promis que le gouvernement retranscrirait "fidèlement" dans la loi l'accord sur l'emploi et la compétitivité des entreprises signé par le patronat et trois syndicats. N'est-ce pas faire peu de cas du Parlement ?

Emmanuel Maurel - On ne peut pas, comme François Hollande l'a fait durant toute la campagne, dire [...]

Télécharger les 5 pages d'entretien en pdf

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 13:47

mali_guerre.jpgQuinze jours après l’intervention française au Mali, la pression médiatique retombe. Et pourtant, les opérations continuent et elles sont d’autant plus dangereuses -et parfois, difficiles à décrypter- que l’objectif de “guerre contre le terrorisme” est ambigü.

Lors d’un dîner avec des amis, le sujet est venu en discussion et j’ai été, en quelque sorte, sommé de me prononcer clairement sur l’opportunité de cette intervention: “Etais-tu pour ou étais-tu contre ?” Devant mon refus de répondre à une question aussi mal posée, j’ai failli être suspecté de faire preuve d’irresponsabilité, voire, plus grave, de nourir des sympathies pour les Djihadistes !

Heureusement, nous étions entre (vrais) amis. J’ai pu dérouler mon raisonnement, au cours d’une discussion animée…. qui a duré plus d’une heure et il me semble que j’ai fini par les convaincre.

Je résumerai ma position de la façon suivante :

  1. Bien entendu, il n’est pas question d’avoir la moindre sympathie pour ces hommes, leurs “valeurs” et leurs méthodes.
  2. Cela n’interdit pas d’essayer de comprendre l’origine de ces mouvements et leurs motivations (voir sur ce blog : “D’où vient le terrorisme d’origine islamique ?”). Se tromper sur le diagnostic peut conduire à se tromper sur les remèdes.
  3. Pendant 8 mois (avril à décembre 2012), la Communauté internationale (le Conseil de sécurité de l’ONU), les Africains (la CEDEAO), l’Union Européenne, la France ont tenté de trouver une solution susceptible de mettre fin au chaos qui régnait au Mali.
  4. La nécessité de prendre des mesures urgentes, sous peine de faire le lit des mouvements islamistes radicaux, était connue (voir sur ce blog mon texte du 14 avril 2012 : “Les risques d’un Mali effondré“)
  5. Malgré cela, les lenteurs de la mise en oeuvre des solutions envisagées, notamment sur le plan militaire, ont conduit à attendre le 20 décembre 2012, pour qu’une résolution du Conseil de sécurité décide de créer la MISMA, force d’intervention, composée exclusivement d’Africains.
  6. Dans les jours qui ont suivi, on a appris, par diverses déclarations publiques, que cette force africaine ne serait pas opérationnelle avant octobre 2013 !
  7. Question : Les responsables politiques de la Communauté internationale (Conseil de sécurité, France, Africains, UE, Etats-Unis…..) pensaient-ils sérieusement que les Djihadistes n’avaient rien entendu et qu’ils attendraient pendant 9 mois que la MISMA s’installe avant de réagir ? Cette naïveté, qui frise l’incompétence, a conduit les mouvements islamistes à décider d’attaquer rapidement l’armée malienne, de prendre la ville de Konna, avec l’intention affichée de foncer vers Bamako.

Dans ces conditions, compte tenu des éléments que j’ai rappelés, la réponse à la question que me posaient mes amis ne peut être “oui” ou “non”, mais plutôt : “La France était condamnée à intervenir rapidement“. En répondant ainsi, je n’ai pas l’intention d’exonérer pour autant de leur responsabilité ceux qui ont laissé la situation se dégrader, rendant inévitable cette intervention du seul pays -la France- capable de donner un coup d’arrêt rapide aux plans des mouvements djihadistes. De toute façon, la question demeure de connaître l’objectif ultérieur de cette guerre et de la part que souhaite y prendre notre pays.

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Je vous conseille la lecture de ces 2 intéressants articles :

une intervention sans doute nécessaire mais pas nécessairement juste” (Le Monde)

Mali, un nouvel Afghanistan ?” (Marianne)

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 13:39

“Et c’est Jean-Marc Ayrault en personne qui en a fait la démonstration : mardi, 18h, le Premier ministre pousse la porte du bureau national du Parti socialiste, rue de Solferino, pour une opération de com’, une de plus, en direction du parti qui commence à montrer des signes d’impatience. Le premier Ministre, comme on l’appelle dans le jargon, annonce ses consultations des formations politiques en vue d’une réforme constitutionnelle ; Certains se regardent dans la salle. L’instant a quelque chose de surréaliste : l’exécutif parle de droit de vote des immigrés, l’Assemblée commence sa bataille autour du mariage homo, Christiane Taubira déballe sa circulaire GPA, mais quid des vraies préoccupations des Français ?

C’est alors que le leader de l’aile gauche du parti interpelle Jean-Marc Ayrault…

Maurel_Paris.jpgEmmanuel Maurel, vice-président du Conseil régional Ile-de-France, à la tête de Maintenant la gauche, explique que le FMI est hostile aux politiques de rigueur, qu’il faut renoncer au retour aux 3%. Et que le pays, confronté à la crise et à des plans sociaux massifs a plutôt besoin d’une politique de relance. Un avis qui serait de plus en plus partagé dans les rangs socialistes.

Et que répond Jean-Marc Ayrault ?

Rien, ou pas grand-chose, si ce n’est qu’il tient le cap, que les réformes du gouvernement vont porter leurs fruits. Le ton est aimable, convenu. Mais la discussion, une petite heure tout de même,  tourne au dialogue de sourds. Le problème, explique Emmanuel Maurel, est que la BPI, la banque publique d’investissement, dotée de 40 milliards d’euros, ne suffira pas à relancer une machine écrasée par la rigueur. Quant au crédit d’impôt aux entreprises, les 20 milliards promis par le gouvernement vont bénéficier aux patrons des Mittal, Sanofi et autres Renault déjà sur la sellette sur le front social.

L’attente est forte dans le pays et les politiques se trompent de discours ?

C’est bien ça le problème : 72% des Français trouvent que le débat sur le mariage a trop duré, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post. 70% des électeurs de Nicolas Sarkozy, 74% de François Hollande, 75% de Marine le Pen.

Les fonctionnaires, les ouvriers, les classes moyennes, étranglés par la crise, n’ont que faire de la PMA, de la GPA, du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, tous ces sujets qui occupent la une des médias. Le quinquennat est aujourd’hui à un tournant : François Hollande le sait très bien, les Français veulent du social, pas du sociétal.”

Ecoutez ici les Coulisses de la Politique de Jean-François Achilli de ce jeudi 31 janvier

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 08:00

Vite la loi encadrant les licenciements économiques et interdisant les licenciements boursiers ! Attendre serait une grave erreur.

lienemann-toulouseC’est un engagement de François Hollande :

«Pour dissuader les licenciements boursiers, nous renchérirons le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs actions, et nous donnerons aux ouvriers et aux employés qui en sont victimes la possibilité de saisir le tribunal de grande instance dans les cas manifestement contraires à l’intérêt de l’entreprise.» (Engagement 35)

Cet engagement devait être programmé entre août 2012 et juin 2013 à lire le calendrier du changement.  Dans le chapitre «S’appuyer sur les partenaires sociaux et la société civile pour retrouver le chemin de la croissance durable et de l’emploi», au point 1, l’encadrement des licenciements boursiers fait partie des grands chantiers de la conférence nationale pour la croissance et l’emploi.

Or force est de constater que le sujet n’est pas traité dans l’accord  national interprofessionnel signé le 11 janvier 2013 par le Medef et trois organisations syndicales.

Qu’attend le gouvernement ?

Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir,  et souvent parce qu’elles avaient été mises sous le coude avant les présidentielles, les fermetures d’entreprises se multiplient en particulier dans  l’industrie.  Dans bien des cas, la crise a bon dos et sert de prétexte à fermer des usines souvent rentables mais insuffisamment aux yeux des actionnaires. Ce qui se passe, en fait, -et c’est fréquent en cas de crise-, est  une nouvelle salve de délocalisations qui engage une nouvelle répartition internationale de la production en jouant à fond la carte du dumping social et fiscal.

Face à ce danger, la France doit avoir une stratégie défensive efficace permettant d’empêcher la disparition de pans entiers de son industrie.  Quand une usine ferme, on perd des savoirs faire et il est extrêmement difficile de la rouvrir. Oui, il faut défendre bec et ongles ces industries pour réussir le redressement économique du pays, pour engager  les mutations quand elles sont nécessaires et moderniser les capacités productives de la France.

Bien sûr ce n’est pas la seule méthode pour l’urgente ré-industrialisation. Une stratégie offensive doit se mettre en place grâce à des bonds considérables en faveur de la recherche, de l’innovation. Il faut aussi  organiser toutes nos filières en engageant les révolutions technologiques et la transition énergétique.

Mais les deux  stratégies sont indispensables… et laisser se poursuivre des licenciements boursiers est  une erreur majeure dont les conséquences sont extrêmement graves.

dossier_negociation_securisation_emploi.jpgRien ne justifie  un silence qui devient pesant quant au calendrier de la mise en œuvre de cet engagement.

Sur le fond, le Sénat avait examiné, il y a un an,  une proposition de loi qui avait été votée par les groupes communistes, socialistes et écologistes. C’est une bonne base législative.

Avec le courant «  Maintenant la Gauche »  nous avons tiré la sonnette d’alarme dès le mois de juillet 2012 et en avons fait une des propositions prioritaires de la motion 3 au congrès du PS. A la tribune de Toulouse, j’ai exhorté le gouvernement à stopper l’hémorragie industrielle et d’emplois et j’ai demandé le vote immédiat de cette loi.

Aujourd’hui de très nombreux salariés touchés de plein fouet par ces plans de licenciements, dont certains sont prétendument économiques, manifestent et demandent au gouvernement d’agir et de faire voter la loi promise.

Par ailleurs, de nombreux députés socialistes concernés localement manifestent la même impatience, plus discrètement.

Lors du colloque du 12 décembre 2012 sur la compétitivité et l’emploi organisé par le club Gauche avenir,  les intervenants,  issus des forces de  toute la gauche dont des écologistes mais aussi des économistes, ont appelé unitairement l’examen rapide d’une loi contre les licenciements boursiers.

Ce mardi, au Bureau national, Emmanuel Maurel, qui  intervenait en notre nom,  a réitéré avec insistance nos propositions  et demandé à Jean-Marc Ayrault de déposer immédiatement cette loi tant attendue. Il n’a obtenu aucune réponse.  Silence …. Ce silence ne peut durer.  Le gouvernement doit passer à l’acte.

Marie-Noëlle Lienemann

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 08:06

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:07

Dans Newsring [cliquez sur le lien pour commenter], Marie-Noëlle lienemann réagit sur les annonces de la Cour des comptes  visant à raccourcir le temps d’indemnisation.

assedic.jpgEn quoi la Cour des comptes est légitime dans ce rôle d’instigateur des choix politiques ? Qu’elle analyse les dépenses publiques, qu’elle pointe du doigt les déficits, c’est une chose. Qu’elle se transforme en gardienne du temple libéral en est une autre. Cela commence à devenir inquiétant et ce n’est pas sa mission.

Le 21 janvier dernier, le gouvernement a adopté un plan de lutte contre la pauvreté. Or, qu’observe-t-on ? Que notre taux de pauvreté est inférieur à hauteur de 2% à celui de l’Allemagne. Pour une large part, cela est lié au principe de l’indemnisation chômage.  Il s’agirait  aussi de souligner qu’un chômeur sur deux en France n’est pas indemnisé, un chiffre considérable. Que nous disent ces deux réalités ?  C’est simple, si l’on décide de raccourcir le temps d’indemnisation, on va accroître automatiquement la pauvreté dans notre pays. La proposition est donc inacceptable.

Une manière de discréditer la mutualisation générale des risques

Quant à la réduction de la prestation chômage,  une réflexion sur les niveaux des plafonds pour les salaires les plus élevés est peut-être envisageable ; mais globalement, le taux tourne autour de 60% du brut pour tous . Ce qui représente, quel que soit le revenu, une importante baisse du pouvoir d’achat.  Alors, ceux qui expliquent que ce taux n’est pas assez incitatif pour retrouver un emploi, permettez-moi d’être dubitative. Quand il ne restera plus que les fainéants comme demandeurs d’emploi, ça se verra et le problème sera d’autant plus facile à gérer. Pour le moment, on en est loin puisque notre pays est confronté à un chômage de masse.

Faut-il intervenir, dès lors, sur les salaires les plus élevés ? Comme je le disais précédemment, sans doute faut-il revoir les plafonds mais attention à ne pas mettre en péril la cohérence du système. Et c’est là que l’on perçoit sans mal la philosophie très libérale de la Cour des comptes, dans la mesure où sa stratégie est  de faire évoluer l’assurance chômage en système d’aide sociale. Dit autrement, on n’accorde plus les mêmes prestations aux cadres et on n’aide que les pauvres, les plus bas revenus. Or, cette manière de discréditer la mutualisation générale des risques au profit d’un socle minimal garanti à tous favorise l’adhésion aux  assurances privées. Lorsque la Cour des comptes proposent de donner l’équivalent du RSA à tous, auquel s’ajouterait un mécanisme assurantiel, on voit aisément comment cela peut dériver. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la question du taux de remplacement des hauts salaires qui peut renflouer les caisses.

lienemann-toulouseUne grande réforme fiscale s’impose

On évoque un déficit, cette année, de 5 milliards mais il s’agit de mettre ce chiffre en perspective. Car, dans les périodes de crise économique, l’Unedic est victime d’un double mécanisme: une  récession qui implique moins de recettes et un fort chômage qui conduit à davantage de dépenses. Le système ne peut donc s’apprécier sur une durée longue. De plus, ces 5 milliards peuvent être également comparés à d’autres sommes. Le crédit impôt compétitivité, par exemple, accorde un cadeau fiscal de près de 4 milliards aux commerces. Les géants de la grande distribution en bénéficient alors que, de toute évidence, ils n’en ont pas besoin, ou du moins ils ne rentrent pas dans le cadre d’une amélioration de compétitivité des entreprises françaises pour les exportations.  En résumé, les cadeaux fiscaux, aucun souci mais l’Unedic, c’est le drame du siècle !

Reste qu’il faut financer le système de protection sociale et que cela impose, d’autant plus, une grande réforme fiscale. Réforme à mener en concertation avec les partenaires sociaux. Doit-on relever les cotisations ? Doit-on augmenter la CSG, sachant que cela ne concernerait pas l’ensemble des citoyens ? Je rappelle ici que dans les propositions de François Hollande, la convergence impôt sur le revenu-CSG était l’un des piliers de sa réforme fiscale. Ce qui permettrait de disposer de plus de ressources et nous ramènerait  aux fondamentaux de la protection sociale depuis la Libération. A savoir, chacun contribue à proportion de ses facultés respectives et la prestation délivrée à chacun pour couvrir le risque est du même ordre.

Que la Cour des comptes se contentent de faire son boulot

Quand au régime de l’intermittence si dépensier, rien de nouveau sous le soleil! Avec la Cour des comptes, c’est simple,  dès que le politique leur refuse quelque chose, elle pilonne. En gros, quand on la sort par la porte, elle passe par la fenêtre.  C’est un choix de politique culturel de ne pas céder sur ce point précis. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a rien à changer, je pense notamment à l’abus du statut d’intermittents par des sociétés de production télé. Mais bon, le régime d’intermittence, c’est le marronnier à la Cour des comptes. Elle a maintes fois alerté le gouvernement sur ce sujet, qui n’a pas, pour autant, arbitré en sa faveur. Car, dans une démocratie, c’est encore le politique qui décide.

Ces gens-là se prennent pour qui ? Ce ne sont pas à eux d’imposer les décisions politiques et je crois, d’ailleurs, qu’il serait bon de changer leurs fonctions. A chaque fois, avant même qu’ils sortent leur rapport, vous savez d’ores et déjà ce qu’il va en sortir. C’est toujours le même discours : l’État gaspille de l’argent, on dépense trop pour mener tel ou tel type de politique et il faut la cibler socialement. Soi-dit en passant, en ne concentrant ces politiques de solidarité qu’en direction des pauvres, on les vide de toute cohérence et on finit par les assassiner. Le fait est, leur boulot ne consiste pas à trouver des solutions aux problèmes, mais d’appréhender les enjeux financiers et de s’assurer du bon respect des règles.  On leur demande de mettre le doigt sur les gaspillages, pas d’évaluer les politiques publiques. Ça, c’est le rôle du parlement, que la Cour des comptes reste à sa place.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:06

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 11:56

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:14

MLG_09-02-2013.jpgCe rendez-vous important nous permettra de compléter et décliner ensemble l’analyse de la situation politique et nos perspectives de travail pour 2013.
Dès à présent, mobilisez autour de vous les militants Maintenant la Gauche !

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:48

Mediapart.fr - 19 janvier 2013 | Par Stéphane Alliès

logos_partis.jpgCinquante nuances de gauche. À l’ombre de l’unanimisme belliciste (provisoire ?) du Mali, les cérémonies de vœux des ministres, des partis politiques de la gauche de gouvernement et de la gauche non-gouvernementale n’en finissent pas d’interroger sur l’absence de cap compréhensible et assumé. Au cœur de ce questionnement, la rentrée politique du gouvernement, incarnée médiatiquement par un homme, Jérôme Cahuzac, tour à tour invité à la première grande émission politique de janvier, sur Europe 1, puis à un débat avec Jean-Luc Mélenchon, dans une opposition « gauche contre gauche ».

Cahuzac_Melenchon.pngUn moment de télévision, où le ministre délégué au budget a déstabilisé le tribun du Front de gauche sur la forme, recueillant le contentement de très nombreux socialistes interrogés. Mais peut-être aussi un tournant Cahuzac, tant il a incarné et assumé un positionnement « social-libéral », allant jusqu’à confier n’avoir «jamais cru» à la lutte des classes. Une affirmation qui, si elle est cohérente avec la dernière déclaration de principes du PS (en 2008, ce dernier acte du premier secrétaire François Hollande est notamment marqué par la disparition du terme “classes”), n’avait jamais été reprise jusqu’ici par les ténors socialistes français, à l’exception de Jean-Marie Bockel, devenu ensuite ministre de… Nicolas Sarkozy.

Et si le qualificatif social-libéral nourrit de plus en plus les commentaires des observateurs ou des opposants à gauche de la politique gouvernementale, il reste encore tabou. Commenter ce positionnement politique affiché par un Cahuzac envoyé en première ligne sur les plateaux télé ne suscite pas un grand engouement parmi les socialistes interrogés. «Sur la forme, il a défoncé Mélenchon, dit un dirigeant des jeunesses socialistes. Mais sur le fond, c’est effrayant…» «Cahuzac l’a explosé, et pas que sur la forme, aussi sur la façon d’exercer le pouvoir, estime de son côté un haut dirigeant du PS. Le problème, c’est qu’avec sa sortie sur la lutte des classes, il renvoie tout un électorat dans les bras de Mélenchon.» Pour la sénatrice et secrétaire nationale du PS Laurence Rossignol, mieux vaut en sourire : «De toute façon, personne n’a jamais cru que Cahuzac croyait à la lutte des classes… Mais personne ne pense non plus que le gouvernement fait la politique de Cahuzac. Il fait la politique qu’on lui demande de faire.»

Au gouvernement, on réfute également toute "tendance libérale", ainsi que le dit Benoît Hamon, pour qui «il n’y a pas de prise à revers de la part de Hollande. Depuis la primaire, il dit qu’il veut respecter l’engagement des 3% de déficit. Martine Aubry le disait aussi, d’ailleurs. Quiconque rentrait au gouvernement savait ça.» Proche du président, le ministre Stéphane Le Foll l’assure : «La position centrale n'est pas celle de Jérôme. Voilà. Après ce n'est pas nous qui fixons les invitations aux émissions de télévision

Une explication soutenue par diverses sources dans l’exécutif. Si Cahuzac a incarné la rentrée politique, c’est sans préméditation. «Cahuzac est paradoxalement très puissant en ce moment, nous confie un secrétaire national du PS, car toute attaque sur le fond de sa ligne politique serait vue comme une tentative de l’affaiblir davantage.» Un autre, également parlementaire, rajoute même, un brin désabusé : «Il faut être lucide, ça ne pouvait pas être Ayrault face à Mélenchon. Et comme Montebourg est contraint au silence, que Valls n’a pas été brillant face à Marine Le Pen, ou que Peillon se fait cogner dès qu’il l’ouvre, il ne reste plus que Cahuzac comme ministre important capable de débattre…»

Social-libéral, social-démocrate, ou socialiste ?

Maurel Saint-Quentin 17-10-2012 rueMais sur le fond, quid de la lutte des classes, dans les têtes socialistes ? En discuter avec Stéphane Le Foll, c’est l’entendre à plusieurs reprises répéter que «dans la société, il faut dire qu'il existe des intérêts divergents, une lutte d'intérêts». Pour Emmanuel Maurel, chef de file de la nouvelle aile gauche du PS (le courant Maintenant la gauche), «jusqu’à preuve du contraire, le PS défend les intérêts de la classe ouvrière. Mais depuis 6 mois, c’est le patronat qui n’a pas à se plaindre du pouvoir socialiste».

Il emploie les mêmes mots que Guillaume Balas, son alter ego du courant hamoniste Un monde d’avance, aile gauche socialiste rentrée dans le rang au dernier congrès de Toulouse. «Il n’y a pas de théorisation du social-libéralisme, veut croire celui qui est aussi président du groupe PS à la région Île-de-France. La ligne assumée est celle d’être social-démocrate. Ce n’est pas un problème et je pourrais l’assumer volontiers, mais encore faut-il que le compromis social-démocrate issu du rapport de force ne soit pas à chaque fois le plus favorable aux intérêts les plus favorisés…» Et Balas de problématiser : «Avons-nous une structuration syndicale permettant cela ? interroge-t-il. Le fait majoritaire entourant un accord en France est-il le même que dans des pays ou de grands syndicats représentent 80% des travailleurs ?»

Pour Guillaume Bachelay, n° 2 du PS et député suppléant de Laurent Fabius, le terme de «socialiste conserve tout son sens. Ce n’est pas un gros mot». Pour lui, il faut continuer à «travailler à l’unité de la gauche, afin de refuser qu’il y en ait deux». Le ministre délégué à l’économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, voit «surtout une question» restant encore en suspens aujourd’hui, celle «de savoir si c’est la vision de Mélenchon, selon laquelle le gouvernement va échouer, qui va l’emporter. Ou est-ce que ce sera la vision d’Emmanuel Todd sur le “hollandisme révolutionnaire”, misant sur un Hollande profitant de la crise financière européenne pour reprendre en main la globalisation».

Le_Foll.pngPour l’heure, les défenseurs de l’action gouvernementale continuent donc à faire l’éloge de la patience en politique. «On fait le dos rond, on tient la ligne parce qu'on y croit et qu'on pense qu'elle permettra de redresser l'économie», dit un directeur de cabinet ministériel. Pour Stéphane Le Foll, «c'est sur l'emploi qu'on sera jugés. Tant qu'on sait où on va, rien ne m'inquiète». «Le pari de Hollande, détaille une ministre, c’est de profiter d’une amélioration à la fin de l’année, afin de vaincre l’effet récessif actuel par la compétitivité, alors que les autres pays ne prennent pas ces mesures.» Mais le problème, concède-t-elle aussi, est que «de plus en plus d’économistes pronostiquent au mieux une stagnation de la situation économique. Et que l’objectif de réduction à 3% du déficit limite grandement les marges de manœuvre». «On est tenus à être solidaires, à espérer que le pouvoir se renforce, et à ce que ça marche…», veut croire un dirigeant du PS, ayant du mal à faire croire qu’il y croit vraiment.

Pour la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, infatigable égérie d’une gauche gauchie, le gouvernement adopte avant tout «la stratégie du cierge : en guise d’action politique, on brûle un cierge et on se répète en boucle “pourvu que ça aille mieux, pourvu que ça aille mieux”». Mais pour elle, il manque une cohérence et une explication claire de la politique menée. «Même si c’était la même logique, surtout à la fin, Jospin était un vrai leader politique, qui faisait la pédagogie de son action, reproche-t-elle. Là, c’est un catéchisme souvent basé sur des mensonges, comme quand on maintient qu’on a réorienté l’Europe. Ça, ça ne marche que quand la foi est installée. Or elle ne l’est pas

Agacement croissant et dépossession parlementaire

Où que l’on se rende, des alcôves ministérielles aux coulisses solfériniennes, en passant par les couloirs parlementaires, les mécontentements vont croissant, attisés par les renoncements ou les retards pris dans "le calendrier du changement" made in Hollande. «Le changement, c'est plus tard !» s'énerve ainsi un conseiller, interrogé sur le calendrier d'une promesse pour l'instant non tenue. «Ils sont frileux sur tout !» s'emporte une ministre en plein déjeuner. «Chaque jour qui passe me donne un peu plus envie de changer de métier», peste un jeune député PS, lassé des revirements sur plusieurs dossiers. «On a perdu la primaire, on s’en rend compte tous les jours», se lamente un ténor aubryste, qui n’en finit plus de se demander si «Hollande fait un aggiornamento idéologique à marche forcée par volonté, ou par paresse, parce que s’attaquer à la finance, finalement c’est trop dur

Emmanuel Maurel ParisSe disant «bouleversé» par son échange avec les salariés de Pétroplus la semaine dernière, Emmanuel Maurel relaie l’une des interpellations qu’il a entendue. «On n’arrête pas de prendre des buts, et on n'en marque pas un seul»… Son acolyte de l’aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann, ne se remet pas de l’accord social conclu par le Medef, la CFDT, la CGC et la CFTC. «C’est quand même hallucinant : il n’est signé que par des syndicats qui ne votent pas pour nous, et tous ceux qui votent pour nous ne l’ont pas signé !» Au sein du PS, les proches de Benoît Hamon n’ont, eux non plus, pas souhaité voter le communiqué du bureau national du parti, qui se félicite d’un accord qui tiendrait à lui seul pas moins de trois des 60 engagements de François Hollande. «Il ne sert à rien de s’exprimer trop vite, la prudence est préférable, explique Guillaume Balas. Il peut s’en passer des choses en deux mois. Comme l’a dit Michel Sapin lors du dernier bureau national, on va continuer d’ici là à discuter avec les organisations syndicales signataires, mais aussi non signataires. Que ce soit au gouvernement, au parti, ou à l’Assemblée.»

hollande_chereque.pngMais ils sont aussi nombreux chez les socialistes à admettre le compromis «flexi-sécuritaire», concédant le pas de deux entamé avec le capitalisme français. «Ce n’est pas le rapport de force d’il y a dix ans ! constate un secrétaire national. On est obligés de faire confiance aux entreprises, et c’est nouveau pour nous…» Le “hollandais historique” Stéphane Le Foll assume pleinement lui aussi : «On n'est pas dans un système où la relance par la demande publique de Keynes suffit. Parce qu'aujourd'hui l'État emprunte pour son propre fonctionnement !» Et le ministre de l’agriculture de rappeler que «s’il y a une ligne Mélenchon, c'est une belle utopie que de vouloir être l'alternance à gauche. Jamais ça n'a marché et la manif contre le mariage pour tous montre combien la droite existe».

Un des sujets d’inquiétude croissant chez les socialistes dans cette rentrée politique de janvier 2013 tourne enfin autour de la dépossession parlementaire de l’action gouvernementale. Après le pacte de compétitivité, où les contreparties aux crédits d’impôt accordés aux entreprises n’ont pas été autorisées par l’exécutif, la perspective d’une transcription stricte de l’accord social sans intervention des députés et sénateurs agace. «Une progression de la démocratie sociale ne peut pas s’accompagner d’une diminution de la démocratie parlementaire, reconnaît un ministre. Les trajectoires de finances publiques laissent déjà très peu de pouvoir d’amendements. Il faut faire attention à ne pas créer trop de frustation parlementaire

Lors des vœux de Jean-Marc Ayrault, tout en affirmant sa prudence envers les désirs exprimés par le groupe PS comme par le premier secrétaire Harlem Désir de «compléter le texte», un proche conseiller du premier ministre temporisait. «Une transcription fidèle laisse de la place à des amendements possibles, à la marge, dit-il. Mais hors de question que le texte soit détricoté.» Debout sur les freins quand on évoque les textes imaginés par plusieurs députés ainsi que par le PS et ses alliés, pour compléter l’accord social, il balaie : «Il n’est pas opportun de le lier juridiquement avec des lois sur la reprise de sites rentables, comme la gouvernance d’entreprise ou la question des rémunérations.» En résumé, pourquoi pas, mais on verra plus tard (lire aussi notre article). Pour Emmanuel Maurel, qui tient aussi à souligner que «des ministres font des choses bien, comme Benoît Hamon, Christiane Taubira, Arnaud Montebourg ou Cécile Duflot», ce «social-défaitisme» ne pourra pas durer. «Ça va bouger, car les députés rentrent en circonscription…»

lienemann-toulouseÀ la buvette du Sénat, Marie-Noëlle Lienemann avoue son ras-le-bol de ressentir «toujours ce même rapport suspicieux au peuple, toujours cette même méfiance par rapport aux initiatives qui créent de l’unité dans toute la gauche». Le sénateur socialiste Yves Dauge se tourne vers elle : «On va dire que c’est un premier pas…, tente l’ancien maire de Chinon (Indre-et-Loire), 78 ans. Mais t’as raison. Qu’est-ce que tu fais alors ? Tu pars pas ?» «Non, je reste et j’ouvre ma gueule»,réplique l’ancienne ministre du logement de Mitterrand. «T’as raison. Continue…», l’encourage-t-il. «C’est typique du sentiment général dans le parti aujourd’hui, soupire ensuite Lienemann. Il y a ceux qui partent sans rien dire, ceux qui se taisent et n’en pensent pas moins, et ceux qui attendent un an avant de voir.» Du coup, regrette-t-elle, «chacun se positionne pour faire des coups sur tel ou tel texte précis, mais il n’y a pas de défiance organisée ni de remise en cause globale du cadre stratégique actuel… pour l’instant».

Avec son club de la Gauche durable (regroupant des socialistes aubrystes et à sensibilité écolo), Christian Paul entend porter le fer sur la future loi bancaire, qui ne doit pas «rester une œuvre inachevée, en renforçant sensiblement le dispositif, sur la lutte contre les paradis fiscaux ou les plafonnements de frais bancaires». «Les marges de manœuvre, il faut les construire, dit le député de la Nièvre, responsable du laboratoire des idées du PS. On n’a pas l’intention de passer 5 ans à se demander s’il y en a pour tel ou tel texte. Même en période de crise, elles existent. La preuve, quand on débloque 20 milliards pour les crédits d’impôt aux entreprises…» «On veut montrer que tous ces combats sont unitaires à gauche, et ne sont pas irresponsables pour autant… Et qu’on peut les gagner», rajoute Lienemann, en évoquant sa tribune sur l’abaissement de la TVA sur le logement social, co-signée par l’aubryste Daniel Goldberg, le communiste Pierre Laurent, ou l’écolo Jean-Vincent Placé.

En 2014, «gauche exsangue ou remobilisée» ?

Lienemann_Laurent.pngAutour du PS, les partenaires restent dans l’expectative ou dans l’alternative. Même s’il a paru parfois dans les cordes face à Jérôme Cahuzac sur France 2, Jean-Luc Mélenchon est très content de l’opération. Dans son discours de vœux à la presse, il a jugé ce débat gauche contre gauche «fructueux, constructif, éclairant», repositionnant le clivage interne à gauche entre «la première gauche de François Mitterrand et Georges Marchais face à la deuxième gauche de Michel Rocard».

Sur son blog, l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle explique les raisons de son contentement : «Si Jérôme Cahuzac ressort blanchi de l’enquête préliminaire, il aura fait la démonstration (…) qu’il vaut mieux que la plupart des autres prétendants au rôle, les Moscovici, Sapin, et ainsi de suite qui se sont tous défilés face à moi en décembre. En ce sens, l’émission a permis que l’on découvre un “nouveau Cahuzac”, candidat à être chef de file au PS. Ça, c’est bon. Il était inéluctable, et sain à mes yeux, que soit assumée l’orientation qui dans les faits structure l’ère Hollande. Car c’est ce qui rend possible le débat. (…) Sans repères stables et nets, impossible de s’orienter.»

Pour le secrétaire national des écolos, Pascal Durand, «le positionnement entre vraie gauche et social-libéralisme, deux blocs figés dans leurs propres certitudes, est de toute façon daté. C’est une grille de lecture du XIXe siècle». Face à un Mélenchon qui estime dans Nice-Matin que l’écologie politique a désormais à choisir entre son éco-socialisme et l’éco-libéralisme de la majorité gouvernementale, il rétorque : «Nous sommes éco-écologistes. Avec le PS, nous ne somme pas opposés sur la vision du monde, mais sur la manière de le transformer. Nous plaidons pour un réformisme de transformation, et non un réformisme d’accompagnement.» Pour autant, le patron d’Europe Écologie-Les Verts ne se résout pas à «l’arrogance de la technocratie qui ne doute sur rien», incarnée par Cahuzac. «La France crève de cette arrogance. On dirait le Jospin de la fin…» Et ne pas s’y résoudre justifie plus que jamais, selon lui, la présence des écolos au gouvernement. «Si le PS glisse à droite, c’est aussi que la société glisse à droite, analyse-t-il. Plus on laisse faire des Cahuzac, moins on arrangera la situation. Et si on quittait le gouvernement, les lois continueraient de se faire. Mieux vaut être là pour tenter de faire bouger les lignes

Chez les communistes, l’incrédulité reste de mise, face à l’orientation gouvernementale. «On avait conscience de cette ligne, sinon on aurait fait le choix de participer au gouvernement, glisse le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, en marge de ses vœux. Mais c’est vrai que ça évolue très vite… Nous ne sommes pas les seuls surpris, la ligne actuelle du gouvernement n’est pas comprise par les électeurs.» Pour le porte-parole du parti, Olivier Dartigolles, «l’année va être très violente, socialement. La question, c’est de savoir si la gauche attaque 2014 exsangue ou remobilisée». Il maintient mordicus que «la situation politique, économique et sociale va finir par s’imposer. Le gouvernement ne pourra faire autrement que de changer de cap». «Ça doit bouger en 2013, enchaîne Pierre Laurent. Les choses bougent déjà, nous sommes reçus par des ministres, même si je ne peux pas dire qu’ils tiennent compte de nos échanges. Ça va se décanter… Et si ce n’est pas le cas, on rassemblera autour du Front de gauche

Ayant déjà les municipales et les européennes de 2014 en tête, le Front de gauche a lancé mardi dernier une campagne de mobilisation contre l’austérité. Elle va débuter dès le 23 janvier prochain à Metz, par un meeting sur les terres des salariés de Florange, s'appuyant sur 25 propositions, d'urgence ou de long terme. Pour préparer l’alternative, ou au moins espérer pouvoir tirer l’action gouvernementale plus à gauche.

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