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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 14:12

Dimanche 30 novembre 2014, Emmanuel Maurel était sur le plateau de TF1 pour parler de la remise du rapport Pisani-Ferry/Enderlein, le fameux rapport franco-allemand qui propose de nouveaux assouplissements des 35h et du marché de l'emploi et le gel des salaires, en présence de Pisani-Ferry.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 18:12

4631533.jpgEmmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, a donné un nouveau coup de canif cet après-midi qui met à la fois en cause les protections nécessaires dont bénéficient les salariés. En effet, il a invité jeudi les partenaires sociaux à « améliorer » l'accord national interprofessionnel (ANI) de 2013 et s'est prononcé pour que le temps de travail puisse être modulé par des accords majoritaires dans l'entreprise ou la branche.

Au prétexte que l'obligation pour une entreprise de passer devant un juge pour suspendre un accord de maintien de l'emploi et procéder à des licenciements rebuterait une partie du patronat, il s'est prononcé pour l'extension de la durée de tels accords au-delà de deux ans.

Il a dans le même mouvement introduit une nouvelle brèche dans la législations du temps de travail ; faisant mine de vouloir préserver la durée légale, il a affirmé que « le cadre légal des 35 heures n'est pas suffisant car les salariés comme les entreprises ont besoin de plus de souplesse […] Le vrai progrès, c'est de donner à chacun la possibilité de choisir, dans un cadre organisé et sécurisé par l’État et par les partenaires sociaux. […] Ces accords, qu'ils soient de branche ou d'entreprise, peuvent fournir des cadres plus adaptés à la négociation du temps de travail et ils ne sont pas pour autant synonymes de remise en cause des 35 heures. »

Ces déclarations, dans la droite ligne des précédentes, sont mal venues car elles mettent à nouveau à mal l'application concrètes des 35 heures, alors même que les salariés français travaillent déjà en moyenne 38 heures par semaine.

Elles mettent gravement en cause la hiérarchie des normes, en donnant la prééminence aux accords d'entreprise et de branche face à la loi, qui est pourtant la garantie qu'offre la puissance publique aux salariés de notre pays. Elles aggravent l'affaiblissement du principe de faveur (déjà contenu dans les amendements Warsmann, dans l'ANI et sa transcription dans la loi) qui implique que c'est la mesure la plus favorable – entre la loi, la convention collective, l'accord de branche ou d'entreprise – qui s'applique au salarié.

Enfin, elles mettent à nouveau les syndicats de salariés en position défensive, alors que le rôle d'un gouvernement de gauche devrait être de prendre mieux en compte les attentes des salariés qu'ils représentent. Les confédérations syndicales elles aussi ont des propositions pour faire face à la crise économique et sociale, mais nous déplorons que systématiquement ce soit les revendications du MEDEF qui soient relayées au plus haut niveau de l’État (comme on l'a entendu encore récemment lorsque le Président de la République a annoncé que l'application du compte pénibilité serait soumise à « l'expertise » d'un parlementaire et d'un patron, sans associer de syndicaliste).

Maintenant la Gauche réaffirme son attachement à la durée légale des 35 heures et à leur application concrètes, qui ont déjà été excessivement assouplies sans que cela n'ait apporté aucun résultat économique. Au contraire, nous sommes favorables à de nouvelles avancées dans la réduction du temps de travail.

Nous appelons également au retour du respect de la hiérarchie des normes et du principe de faveur, mis à mal par l'ANI et les amendements Warsmann.

Nous incitons au contraire le ministre de l'économie à s'occuper prioritairement de la compétitivité hors coûts de l'appareil productif français pour que notre économie retrouve la dynamique nécessaire au retour de la croissance et des créations d'emplois.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 12:17

logoegps_MLG.jpgLa charte des socialistes aux États Généraux va être soumise au vote des militants le 3 décembre prochain. Nous nous sommes abstenus sur ce texte lors du bureau national qui l’a validé, après avoir tenté au maximum de l’infléchir.

Nous avons pu obtenir l’abandon de l’idée de « nouveau progressisme » que l’actuelle direction du PS voulait progressivement substituer à l’affirmation du Socialisme. Nous n’abandonnons évidemment pas le combat pour le progrès, mais la formulation choisie s'inscrivait dans la continuité des intentions de Manuel Valls d’abandonner le nom du PS et d’affadir le projet de gauche en reprenant les thèses de la troisième voie de Tony Blair et Gerhard Schröder.

Nous n’avons pas voulu transformer les États Généraux en congrès, alors que nous avons finalement obtenu qu’il se tienne en juin. Pour autant, nous avons sérieusement participé et contribué aux travaux en déposant de nombreux amendements au texte initial, défendant jusqu’au Bureau national des points essentiels. Quelques-uns de nos amendements ont été repris, permettant de réparer plusieurs de ses défaillances. Ce texte conserve néanmoins beaucoup d’ambiguïtés et nous parait très déséquilibré au regard des priorités que nous défendons et des attentes du peuple de gauche.

Voter contre aurait également remis en cause notre démarche et nos apports. C’est pourquoi nous nous sommes abstenus et nous nous abstiendrons lors du vote des militants le 3 décembre.

 

Nos amendements ont notamment porté sur :

charte

La stratégie :

Nous avons insisté sur le grand écart entre les intentions de la charte et les décisions gouvernementales. Ce débat a été reporté au congrès et nous n’avons pu obtenir qu’une vague phrase sur « on dit ce qu’on fait, on fait ce qu’on dit »

Notre amendement sur le rassemblement de la gauche. « Nous voulons le rassemblement de la gauche et des écologistes, talisman de toute victoire, de l’accès au pouvoir mais aussi de la réussite de l’ambition transformatrice qui nous guide. Il incarne sur le terrain politique l’alliance sociale des forces du travail, de la jeunesse, de la création que nous voulons associer et mettre en mouvement pour faire naître un monde nouveau. » a été en partie intégré.

Le contenu :

  1. La critique du capitalisme était quasiment absente. Elle constitue pourtant un pilier majeur de notre identité. Même l’affirmation que la crise actuelle était d’abord celle du système capitaliste contemporain et bien sûr aussi du changement de monde n’a pas été totalement retenue. Nous avons quand même obtenu que la détérioration du rapport capital/travail depuis la montée du libéralisme soit dénoncée.

  2. Justice sociale, redistribution des richesses. La justice sociale et la redistribution des richesses ont été réintégrées, mais l’urgence d’une réforme fiscale a été refusée.

  3. Sur le rôle de l’État et de la puissance publique. Nous n’avons pu obtenir la prise en compte de l’idée d’économie mixte, pourtant évoquée dans la déclaration de principes ; notre proposition d’amendement était « nous privilégions la coopération à la concurrence. Nous prônons une économie mixte qui allie l’initiative privée, le secteur et les services publics et l’économie sociale et solidaire ».

    La référence aux nationalisations – fussent-elles temporaires – a été rejetée, même si nous avons pu obtenir un renforcement sur l'intervention du capital public. Or c’est un pilier de nos projets historiques, mais aussi un enjeu d’actualité et une idée d’avenir pour retrouver dans certains domaines une certaine maîtrise de notre avenir productif.

    Il en est de même de l’idée de planification, nécessaire pour aborder dans le long terme la question écologique et la modernisation de la France. Sa nécessité n’est guère contestée mais a été rédigée dans une novlangue technocrate et modérée : « pour y parvenir des capacités programmatrices, organisatrices et d’évaluation doivent être confortés »… Abandonner nos mots conforte les critiques de nos adversaires et affaiblit leur portée de transformation sociale.

    En revanche, nous avons obtenu quelques avancées :

    1. Nous avons proposé que les services publics, quasiment absents du texte, fassent l'objet d'un chapitre spécifique. Sans aller jusque-là, la direction du parti les a introduits au sein du point 7 sur « l’État protecteur ».

    2. Nous avons insisté sur l’État garant de l’égalité républicaine. Il en est de même de la protection sociale qui se retrouve à la fin de ce même chapitre.

    3. Le mot « éducation nationale » a été oublié dans la partie concernée. Il a fallu argumenter pour que soit toujours revendiqué notre combat séculaire pour l'école publique.

  4. Les droits des travailleurs, les salaires, le temps de travail. Nous avons fortement défendu la hausse des salaires et du SMIC comme la réduction du temps de travail. Au final, le texte accouche d'une version édulcorée avec l’amélioration des conditions de travail (son organisation, sa répartition, sa durée, son accès), l’augmentation des bas salaires… Rappelons qu’il s’agit de l’identité socialiste et non d’un programme immédiat ! Ce niveau d’ambition est insuffisant, même si nous nous félicitons de la réaffirmation de l’objectif du plein emploi.

  5. L’Europe. Nous avions demandé la suppression de la formule « La réduction des déficits publics, enjeu de souveraineté pour chaque État membre, doit prendre en compte le contexte économique et social » sans succès et l’ajout d’un amendement sur « une stratégie de relance européenne » fondé sur un « soutien à la consommation populaire » et « un engagement majeur en faveur de convergences sociales vers le haut, en particulier avec la perspective d’un SMIC européen ».

    Le sujet des convergences sociales n’était pas abordé ; il a été réintroduit sous la forme : « Un traité social européen organisant des convergences sociales vers le haut, en particulier dans la perspective d’un salaire minimum européen, et l’harmonisation progressive de la fiscalité doivent compléter la coordination budgétaire. »

  6. Le désarmement nucléaire. Le combat pour la Paix et le désarmement est essentiel pour les socialistes, aujourd’hui comme hier. Il n’était pas évoqué. Sur notre insistance il a finalement été inscrit« Nous participons aux efforts de désarmement et de lutte contre la prolifération nucléaire ». Cette position est un minimum insuffisant, qui réduit la portée de nos arguments puisque nous voulions préciser « en étant actifs à tous les niveaux de négociation multinationale, de façon à réduire les dangers liés aux immenses stocks d’armes que recèle la planète. ». La charte refuse donc que la France sorte du discours quasi religieux sur la dissuasion nucléaire.

Nous n’avons retenu ici que quelques points qui illustrent certains déséquilibres évidents de cette charte.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 12:30

nouveau-logo-ps.gifLe conseil national du Parti Socialiste s'est prononcé samedi 15 novembre en faveur de la convocation du congrès du PS pour les 5, 6 et 7 juin 2015. Voilà des mois que nous étions nombreux à réclamer ce rendez-vous démocratique et nécessaire, qui aurait dû se tenir en ce moment même si les statuts de notre parti avait été respectés.

Le Premier secrétaire par intérim n'avait d'ailleurs plus tellement le choix que de proposer cette solution à la commission de préparation du congrès le 13 novembre, alors que la Haute Autorité du PS, saisie par la fédération de la Nièvre (sur une proposition des camarades de Maintenant la Gauche dans ce département), avait indiqué lundi 10 novembre que l'on ne pouvait pas reporter au-delà du premier semestre 2015 notre congrès.

Le congrès du Parti Socialiste qui battra son plein au printemps prochain ne sera pas un congrès comme les autres. Les militants socialistes sont confrontés à une situation inédite : nos gouvernements successifs appliquent une politique très éloignée de celle que nous avions soumise aux citoyens pour l'élection présidentielle et les élections législatives en 2012 et qui avait recueilli la majorité de leurs suffrages. Dès juin 2012, des coups de canifs ont été donnés à notre programme en abandonnant la renégociation du Traité Merkozy, au prétexte d'un illusoire plan d'investissement européen de 120 milliards d'euros qui n'a jamais vu le jour, puisque notre gouvernement a ensuite (dans les semaines qui ont suivi) donné son accord à une baisse du budget européen. L'annonce du Pacte de Compétitivité – la hausse de la TVA et les 20 Mds € de Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) – était à la fois en contradiction avec nos engagements de campagne (abrogation de la TVA sociale) et les orientations et déclarations de la nouvelle majorité du PS, issue de la motion 1, lors du congrès de Toulouse (automne 2012). Dans l'année 2013, l'accord sur la flexibilité du marché du travail et la réforme des retraites s'éloignaient également de nos engagements et de nos valeurs. L'annonce dès janvier 2014 d'un Pacte de Responsabilité approfondissait le sillon social-libéral inauguré à l'automne 2012 : 41 Mds € d'allégements de cotisations pour les entreprises, 50 Mds € de réduction des dépenses publiques.

logo MLG 2-copie-2C'est ce tropisme social-libéral que Maintenant la Gauche avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann avait pressenti dès septembre 2012 en déposant sa motion et que nous déplorons de voir concrétiser depuis.

Les soutiens zélés de cette orientation libérale expliqueront que nous sommes conformes à nos engagements puisque nous avions annoncé la nécessité du «redressement», notamment par la baisse des déficits et de la dette, du pays. Seulement, nous avions également indiqué que le chemin à prendre pour ce redressement se ferait «dans la justice», avec une attention toujours forte portée aux intérêts des salariés et des plus fragiles de nos concitoyens ; nous avions indiqué durant la campagne électorale que s'il y avait un problème de compétitivité en France il n'était pas lié.

Or les concessions sur le droit du travail, les crédits d'impôts et allègements de cotisations sans ciblage et sans discernement, accordées aux entreprises sans contrepartie, ne donnent pas de résultats sur le terrain de l'emploi, le chômage continue d'augmenter ; les réductions de dépenses publiques ne permettent pas diminuer le déficit public et notre dette continue de croître car l'économie est atone et les recettes fiscales sont en conséquence moindres qu'attendues. Les réductions budgétaires ont même pour effet d'accroître, notamment dans les collectivités locales, le phénomène puisque l'investissement public peine alors qu'il devrait prendre temporairement le relais des acteurs privés frileux pour que les carnets de commandes des PME soient un peu moins vide qu'aujourd'hui. La politique économique et sociale de notre gouvernement est donc entrée dans un cercle vicieux qui le conduit à l'échec : le gouvernement socialiste ne peut se prévaloir de la baisse de la dette et des déficits car sa politique ne le permet pas, et nos partenaires européens conservateurs sont de plus en plus méfiants et exigeants, nous plaçant sur la défensive alors que nous devrions prendre la tête de la lutte pour une réorientation de la construction européenne ; le chômage continue de progresser avec son lot de drames humains et notre électorat perd chaque jour un peu plus confiance en nous, considérant que nous menons une politique plus favorable au patronat qu'à l'emploi et aux salariés.

Dans ce contexte, ce qui pose problème à nos électeurs ce ne sont pas nos débats ou nos «dissensions» internes mais la distorsion de nos discours et nos écrits avec les actes au gouvernement, et l'absence de résultats tangibles qui découlent de ceux-ci.

Nous ne dirons jamais que l'ensemble de la politique conduite est mauvaise : notre action pour la refondation de l'école, l'économie sociale & solidaire, le mariage pour tous, le logement (bien que le gouvernement Valls 2 soit en train de détricoter sans raison la loi ALUR votée par toute la gauche), l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire, le travail sur l'assurance maladie ou encore le compte pénibilité pour les retraites vont dans le bon sens et constituent de réels progrès. Mais c'est l'orientation global de la politique économique et sociale qui pose problème parce qu'elle est contraire à nos engagements et qu'elle ne donne pas les résultats escomptés par ceux qui l'ont imposée. Entre temps, nous avons également abandonné l'ambition de la grande réforme fiscale pour un impôt citoyen juste et réellement progressif (pourtant défendu depuis de nombreuses années par François Hollande, mais aussi bien d'autres) et le chantier pour une véritable régulation bancaire est reporté aux calendes grecques.

Le-pacte-de-responsabilite-ne-cree-pas-l-unanimite-au-PS arTout ceci s'est fait sans que les militants socialistes ne soient associés, la logique des institutions de la VèmeRépublique écrasant aussi bien les parlementaires (qui sont nombreux à voter certains textes par légitimisme mais avec des doutes croissants) que le parti ; les expressions critiques ont été dénigrées et méprisées, parfois insultées, tant dans le PS qu'à l'Assemblée Nationale. On nous explique à longueur de journée qu'il n'existe pas de propositions alternatives et qu'il n'y a qu'une politique possible, alors que Maintenant la Gauche fait des propositions concrètes, ciblées, chiffrées et réalistes depuis deux ans, et que les parlementaires du collectif «Vive la Gauche !» ont multiplié les suggestions pour infléchir l'orientation générale. Pourtant, il n'y a rien de plus mortifère que d'expliquer comme Margareth Thatcher qu'il n'y a qu'une politique possible, surtout quand cette politique échoue. Et cette politique met chaque jour à mal un peu plus la majorité politique qui a permis l'élection de François Hollande le 6 mai 2012 : les ponts sont presque rompus avec le PCF, les relations sont de plus en plus précaires avec les écologistes d'EELV ou le MRC. Or nous avons besoin que la gauche soit rassemblée pour mener à bien nos engagements.

logos partisNous avons payé durement lors des élections municipales et européennes ces incohérences et les contradictions inhérentes à la politique menée ; nous risquons encore d'en subir lourdement les conséquences lors des élections départementales, et même régionales si rien n'évolue d'ici là.

Pour réussir la seconde partie du quinquennat, il faudra avoir le courage de changer de cap. Le congrès devra donc être un moment de clarification et confrontation idéologique, qui prenne à bras le corps la question de la politique économique menée par le gouvernement.

Il est donc grand temps que les militants socialistes s'emparent des questions qui nous sont posées collectivement et fixe l'orientation du PS, sans faux semblant.

La motion 3 Maintenant la Gauche participera pleinement à ce débat, elle déposera évidemment avec ceux qui rejoignent son analyse et ses propositions une contribution générale. Nous travaillerons à réunir les conditions qui permettront au Parti de sortir de l'impasse dans laquelle il a été placé, pour qu'une nouvelle orientation, une nouvelle majorité et une nouvelle direction politique remplace l'actuelle équipe qui n'a plus de cohérence ni de mandat politique précis. Les motions qui seront soumises au vote des militants seront déposés en avril 2015 ; d'ici là nous pourrons mesurer les convergences et les divergences entre les signataires des contributions. Nous sommes convaincus que l’unité et le rassemblement ne peuvent se faire qu'autour d’une ligne politique partagée. Nous partirons donc du socle qui était le nôtre au congrès de Toulouse, que nous avons complété, pour l’élargir et gagner. Nous serons vigilants dès maintenant quant au fonctionnement démocratique du Parti.

Nous le disons clairement à la direction sortante et au Premier secrétaire par intérim : la période politique que nous traversons ne permet pas – si l'on veut réellement sortir de l'ornière – de présenter des textes mi-chèvres/mi-choux, qui disent tout et son contraire, dont on ne comprend pas clairement l'orientation et qui évitent de se confronter aux questions posées par la politique gouvernementale. Le Parti nous a souvent habitués à des textes sans saveur et sans odeur, rédigé pour permettre des synthèses absconses et inopérantes, utile uniquement à la préservation de petits pouvoirs de pacotille. Ce type de manœuvre ne serait utile à personne !

Emmanuel-Maurel-Manuel-VallsNous le disons également franchement aux soutiens les plus convaincus de Manuel Valls : assumez l'orientation très claire et clivante que le Premier Ministre a développé à plusieurs reprises dans la presse ! Assumez le renversement complet de l'action politique vers des solutions libérales ! Assumez l'abandon du mot « socialiste » ! Assumez la volonté de renverser nos alliances politiques vers le centre et le centre-droit ! Et soumettez cette orientation aux militants socialistes ; puisque vous appelez vous aussi à la clarification paraît-il, vous devez une démarche honnête, transparente et courageuse aux socialistes pour qu'ils disent leur accord ou leur désaccord avec vos thèses. Si jamais vous vous cachez une nouvelle fois derrière la direction sortante sans défendre votre orientation vous détourneriez le congrès à des fins politiciennes médiocres. Faisons ensemble le constat que vous et nous, tous les socialistes, valons mieux que cela !

Nous appelons tous les socialistes à prendre désormais la parole et à ne plus se la laisser prendre. Nous appelons tous ceux qui ont été déçus depuis deux ans et sont partis sur la pointe des pieds, sans bruit ou en claquant la porte, à se mettre à jour de leur cotisation ou à adhérer/ré-adhérer (la date limite d'adhésion pour avoir le droit de vote semble être le jeudi 20 novembre à 23h59, vous avez donc jusqu'à demain soir). Venez dire haut et fort par votre vote que vous souhaitez que notre Parti reste Socialiste et qu'il pèse sur le gouvernement pour réorienter profondément sa politique, réussir le quinquennat et donc remettre la gauche et les idéaux socialistes et républicains en selle pour 2017. Nous ne pouvons nous résoudre à vivre le duel annoncé entre une droite conservatrice radicalisée et Marine Le Pen, sur les décombres de la gauche.

logo MLG 95-copie-1L'alternative de gauche est possible, ici & maintenant !

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3

NB : Nous avons été étonnés, comme d'autres sans doute, que notre premier secrétaire fédéral ait adressé aux militants un courrier dans lequel il met en avant la résolution votée par le bureau fédéral le 20 octobre. Cette résolution ne porte pourtant rien d'autres que le fait de prendre acte de l'existence de la commission de préparation du congrès qui avait été déjà réunie, après avoir été promise depuis la fin du printemps par la direction du parti. Cette résolution ne caractérise pas la situation politique du pays et n'a été rédigée qu'en réaction à la résolution proposée lors du conseil fédéral de septembre par des membres des instances fédérales issus de la motion 3 et de la motion 1 et que le premier secrétaire fédéral avait refusé de soumettre au vote. Bien que le débat y soit plus ouvert que précédemment, voilà des mois que les instances fédérales ne peuvent jamais trancher des débats politiques et se prononcer clairement par un vote. Il est vrai qu'en caractérisant la situation politique la direction fédérale aurait été contrainte de constater les échecs électoraux et leurs causes politiques... elle préfère donc les textes sans portée politique. Si nous apprécions l'ambiance bien plus apaisée qui préside désormais à nos débats, nous déplorons la dépolitisation des instances dirigeantes de notre parti et donc leur perte d'efficacité. C'est une chose qu'il faudra changer.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 10:07

Emmanuel Maurel, député européen, membre du Bureau national du PS et premier signataire de la motion 3 "Maintenant la Gauche", est intervenu sur la question des institutions et de notre aspiration à une VIème République démocratique et sociale pour la 4e séance de l'école de formation de Maintenant la Gauche le lundi 3 novembre 2014.


"Après une cinquième République monarchique... par école de formation de Maintenant la Gauche

"Après une cinquième République Monarchique... par école de formation de Maintenant la Gauche

Bibliographie sur les institutions pour l'école de formation de Maintenant la Gauche

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 17:50

logo MLG 95

Le conseil national du Parti Socialiste du samedi 15 novembre a confirmé la proposition de la commission de préparation du congrès, après que la haute autorité du PS a émis son avis en début de semaine : le congrès du Parti Socialiste sera convoqué les 5, 6 et 7 juin 2015 (avec un vote militant dans le courant du mois de mai 2015).

Nous l'avons dit à plusieurs reprises, nous voulons faire de ce congrès un temps sain et nécessaire de confrontation idéologique qui permette de redonner une orientation politique au Parti Socialiste et de s'inscrire dans un rapport de force favorisant la réorientation de la politique économique et sociale du gouvernement.

C'est pourquoi il nous a paru nécessaire de vous proposer de nous réunir en Assemblée Générale rapidement.

JEUDI 27 NOVEMBRE 2014

à 20h30

fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste

29, rue Francis-Combe à Cergy

Les points à l'ordre du jour seront :

  1. congrès du PS ;
  2. élections départementales ;
  3. fin des états généraux du PS ;
  4. questions diverses.

Nous y attendons nombreuses et nombreux.

Amitiés socialistes,

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3
Maintenant la Gauche Val-d'Oise

fond twitter

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 11:03

Le Monde.fr | 13.11.2014 à 18h16 • Mis à jour le 13.11.2014 à 18h40 | Par Nicolas Chapuis et Bastien Bonnefous

Le prochain congrès du Parti socialiste sera organisé les 5, 6 et 7 juin 2015. La commission chargée de délibérer sur la date du prochain congrès du PS doit se prononcer jeudi 13 novembre en début de soirée en faveur de ce calendrier, proposé par le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis.

[il est tout bonnement fascinant que la presse soit tenue au courant d'une décision avant même que l'instance chargée de la prendre ne s'est pas réunie]

Emmanuel-Maurel-Manuel-Valls.jpgCette date correspond à la préconisation faite lundi 10 novembre par la Haute autorité du PS. Elle doit être encore validée par le conseil national du PS qui se réunit samedi à l’Assemblée nationale. Quant au nom de la ville qui accueillera le congrès, il sera décidé ultérieurement, à la mi-décembre. Plusieurs circulent déjà : Avignon, Nantes, Metz

Ainsi, c’est dans sept mois que les militants vont être appelés aux urnes pour renouveler l’ensemble de leurs instances fédérales et nationales, et choisir qui sera le futur premier secrétaire du PS.

Alors que la politique économique du gouvernement est contestée par une partie des cadres et des militants socialistes, ce congrès sera un moment de test pour le président de la République qui pourrait voir ses positions dans le parti fragilisées.

L’exécutif plaidait pour 2016

Redoutant son issue, les proches de M. Hollande comme ceux de M. Valls ont milité ces dernières semaines pour organiser ce congrès le plus tard possible, au cours de l’année 2016. Pour les «hollandais», c’était une façon d’en limiter les débats, en plaidant que les socialistes ne devraient pas se diviser lors d’un congrès si près de la présidentielle de 2017. Pour les amis du premier ministre, un tel agenda permettait de garder toutes les portes ouvertes pour leur champion, en cas d’échec du président de la République.

Le collectif «Vive la gauche», qui réunit les députés frondeurs et l’aile gauche du PS, plaidait au contraire pour l’organiser le plus vite possible en 2015. S’appuyant sur les statuts du parti, qui exigent l’organisation d’un congrès à mi mandat – c’est-à-dire fin 2014 – ils soulignaient la nécessité d’en presser la préparation. Ils étaient soutenus dans cette démarche par le dernier né des mouvements du parti, «Cohérence socialiste», animé par les députés Karine Berger, Valérie Rabault, Yann Galut et Alexis Bachelay.

Le pari de Cambadélis

Au milieu de ces débats, Jean-Christophe Cambadélis avait bien pris soin de garder le silence. «Si ça ne tenait qu’à moi je l’organiserais en février 2015», confiait récemment le premier secrétaire du PS d’un air amusé, pariant sur la désorganisation de ses camarades pour préserver son poste.

L’enjeu est grand pour M. Cambadélis, nommé à la tête du PS sans l’aval des militants en avril suite à la formation du premier gouvernement Valls et à la nomination de Harlem Désir au poste de secrétaire d’Etat aux affaires européennes. Il faudra à ce spécialiste des montages partisans un grand sens de la synthèse pour réussir à réunir sous la même motion les proches du président, du premier ministre et de Martine Aubry, laquelle incarne une sensibilité plus à gauche dans le PS.

M. Cambadélis espère que ce sont les autres qui devront faire corps autour de lui. «Il s’en fiche de la date, parce qu’il est persuadé qu’à la fin, il arrivera à neutraliser les autres quoiqu’il arrive», explique l’un des dirigeants du PS. «Il n’a pas les moyens de jouer son jeu comme il l’entend, il a un rapport de loyauté avec le président qu’il le veuille ou non», tempère un proche de M. Hollande.

Pour réussir «son» congrès, M. Cambadélis veut en faire un moment de discussion – en plus de ce que proposeront les différentes motions – autour de deux thèmes imposés : la réforme des institutions et la fin du quinquennat. Il compte également présenter dès le conseil national de samedi une «charte» définissant la «nouvelle identité» du PS, fruit de la synthèse issue des états généraux du parti organisés ces derniers mois.

Les socialistes critiques unis ?

L’un des enjeux politiques du congrès à venir est la capacité à s’unir de toutes les sensibilités critiques du PS. S’ils veulent peser contre les partisans de la politique gouvernementale et de l’axe Hollande-Valls, l’aile gauche du parti, les proches des anciens ministres Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, comme les amis de Martine Aubry, doivent s’entendre pour faire bloc.

Les statuts du PS prévoient que les candidats des deux «motions» arrivées en tête s’affrontent pour le poste de premier secrétaire. La synthèse qui définit la ligne du parti doit en revanche se faire autour de la motion plébiscitée par les militants. «Le nouveau mode de scrutin nous oblige à nous unir dès le premier tour», explique ainsi Emmanuel Maurel, l’actuel leader de Maintenant la Gauche l’aile gauche du PS, qui avait recueilli 13 % des votes militants lors du congrès de Toulouse fin 2012. Le député européen rêve de faire du futur congrès un moment de «confrontation idéologique qui prenne à bras le corps la question de la politique économique menée par le gouvernement».

Mais le retour de Benoît Hamon, allié de circonstance avec Arnaud Montebourg, complique la donne. Une partie de l’aile gauche ne lui a pas pardonné d’avoir œuvré à l’installation de Manuel Valls à Matignon en avril. Si des discussions ont commencé entre les différentes tendances de l’aile gauche, un participant concède qu’il n’y a pour l’heure qu’«une ébauche de rassemblement».

Dans ce paysage, reste surtout à savoir ce que vont faire les «aubrystes». Les troupes de la maire de Lille, qui représente une sensibilité importante au centre et à la gauche du PS, sont pour l’instant divisées entre ceux qui participent au mouvement «Vive la gauche», et les autres qui restent plus proches de l’actuelle direction. «Le but n’est pas de dézinguer l’actuel premier secrétaire, mais de peser politiquement sur la ligne du parti», confie un proche de Mme Aubry.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:35

Débat sur la politique économique en France et en Europe

avec la présence de

Pierre-Alain MUET

Député PS du Rhône et économiste 

le Mercredi 18 novembre 2014 à 21h

à la Salle Jacques Brel de Gonesse

PA_Muet_JP_Blazy_G_Sebaoun.jpgLes débats économiques et sociaux créent de fortes turbulences au sein de notre Parti et plus largement au sein de la gauche. Tous se dit et tout s'écrit. C'est la raison pour laquelle Jean-Pierre Blazy et Gérard Sebaoun ont jugé nécessaire et utile à notre réflexion collective, de donner la parole à l'un des experts incontestés du PS, Pierre-Alain MUET, qui fut conseiller de Lionel JOSPIN et de François HOLLANDE lors de la campagne victorieuse de 2012.

Sa hauteur de vue d'économiste sera précieuse pour la compréhension des enjeux auxquels nous sommes confrontés. Quel que soit notre positionnement individuel, il nous appartient collectivement de nourrir le débat. Cette soirée pédagogique permettra à chaque militant ou sympathisant d'exprimer son point de vue ou ses doutes dans des échanges que nous voulons bien évidement sereins.

débat sur la politique économique avec Pierre-Alain Muet, Jean-Pierre Blazy et Gérard Sébaoun, députés PS

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:23

Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann ont réagi sur LCI à l'intervention de François Hollande jeudi 6 novembre au soir sur TF1 :

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 12:16

Anne BaronLe Front national s’est imposé comme le 3ème parti de France

Anne BaronAujourd’hui, le Front national n’est plus une menace floue avec des objectifs inatteignables. Depuis l’arrivée de Marine Le Pen à sa présidence, le FN a le vent en poupe. S’imposant comme troisième femme lors des présidentielles, elle a continué sa progression en prenant une dizaine de villes et en envoyant 25 eurodéputés à Strasbourg. Toutefois, cette progression n’est pas si évidente si on regarde le nombre de voix. Ce parti est certes en tête aux élections européennes, mais accuse une baisse d’environ deux millions de votes. Toutefois, cette nouvelle donne reste à prendre au sérieux par le gouvernement et le Parti Socialiste.

Un bilan nécessaire de la gauche

Depuis 2007, le Parti Socialiste a successivement gagné toutes les élections avec pour la première fois une victoire historique de la gauche au Sénat. Les dernières élections présidentielles et législatives furent la consécration de cette victoire en nous donnant une majorité pour gouverner. La gauche avait pour la première fois la possibilité de gouverner à tous les échelons.

Quel bilan tirons-nous ?

Depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, l’incompréhension des citoyens règne. La baisse du chômage et le retour à la croissance annoncés ne se concrétisent pas. Les vagues bleue et bleu-marine lors des municipales furent plus vives que l’estimation de notre parti. Des fiefs de la gauche historique ont été balayés à cause du rejet de la politique gouvernementale. En réponse, l’exécutif a assumé son tournant libéral. Cela montre le manque de perception du gouvernement par rapport aux demandes de nos électeurs de 2012. Cette défiance ne doit pas être prise à la légère.

La réponse libérale est un échec si l’on en croit l’élection européenne. La sanction ne s’est pas fait attendre lors de ces élections mettant le Parti Socialiste en troisième position. Plus inquiétant encore, les autres partis de gauche n’ont pas profité de cette défiance envers notre parti. Cette première alerte n’a pas été entendue. L’autisme du gouvernement semble gagner le Parti Socialiste. Les militants socialistes sont désorientés face à cette politique incompréhensible. Ils n’ont pas leur mot à dire sur cette politique présentée comme inévitable alors qu’elle ne semble aboutir qu’à des échecs. Le gouvernement ne peut pas mener son action au nom des socialistes alors qu’ils ne sont pas intégrés dans le débat.

Nous devons prendre notre part de responsabilité en tant que socialiste et nous rassembler afin de répondre à l’attente des Français et à l’intérêt de la France.

Les États généraux : un ersatz du congrès attendu

Cette réponse se fait attendre. Les querelles internes sont de plus en plus vives accentuant de jour en jour la fracture de la gauche. Ceci n’est pas inéluctable. Nous devons débattre, les États généraux seuls ne parviendront pas à redonner une ligne forte à notre parti. Un nouveau congrès doit avoir lieu afin de redéfinir les orientations socialistes et de nous positionner par rapport aux actions gouvernementales.

La politique gouvernementale n’est pas écrite dans le marbre. Nous devons reprendre les discussions avec nos partenaires de gauche, Europe Ecologie Les Verts et le Parti Communiste Français sans qui nous n’aurions pas pu accéder au pouvoir et construire ensemble la politique que nous avions promis aux Français. Tous ensemble, redonnons du sens à notre action et regagnons la confiance des citoyens afin de lutter contre la droitisation de la vie politique française.

Anne Baron
membre du conseil fédéral du PS95
section de Cormeilles-en-Parisis

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