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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 16:57

L’abstention risque d’être forte au 1er tour des présidentielles. Certains pronostiquent qu’elle pourrait être supérieure à 30%. Le triste record de 2002 (28,4%) serait alors battu. A qui la faute ? Sarkozy met au centre de sa campagne la sécurité et l’immigration. Après la tragédie de Toulouse et Montauban, il essaie de gagner des électeurs du FN afin d’arriver en tête au 1er tour, seul scénario qui peut lui laisser une chance de créer une dynamique pour le deuxième tour. Le "candidat-sortant" entraîne la campagne sur un terrain qui attise les peurs, notamment de l’électorat le plus âgé, mais qui n’intéresse pas une grande partie de nos concitoyens pour lesquels l’emploi et le pouvoir d’achat sont les deux principales préoccupations (au moins, sur ces 2 priorités exprimées par une majorité d’électeurs, tous les sondeurs semblent d’accord !).

La droite unie derrière Sarkozy

Après Christine Boutin, Hervé Morin, c’est au tour de Rama Yade et Jean-Louis Borloo de rentrer dans le rang, de «retourner au bercail». La droite regroupe les siens. Quoi de plus normal ? Sarkozy fait huer la CGT dans ses meetings, fustige les syndicalistes CFDT. Laurence Parisot monte au créneau pour dire tout le mal que le patronat pense des programmes défendus à gauche. Une fois de plus, l’affrontement électoral, le choc droite-gauche sera le reflet dans les urnes de l’opposition de classes qui se joue tous les jours sur le plan économique et social. Nicolas Sarkozy et ses amis du CAC 40 rêvent de poursuivre la politique menée au bénéfice du Capital, au détriment du Travail.

Toutes les sensibilités de gauche doivent converger sur l’objectif de battre la droite et l’extrême-droite. Celles que rassemble le Parti socialiste, tout comme celles qui se coalisent dans le Front de Gauche. Bien sûr, au Parti socialiste, on doit entendre et comprendre ce que signifie la dynamique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Tout comme aux dernières élections européennes et régionales, mais là c’était avec un bulletin de vote Europe Ecologie, une partie de l’électorat de gauche veut faire passer un message aux responsables socialistes. Un message préventif : si la gauche gouverne à nouveau, elle ne devra pas se soumettre et/ou s’adapter aux pressions libérales du capitalisme financier.

La question sociale est décisive

En démarrant sa campagne en déclarant «mon ennemi, c’est la finance», François Hollande a montré qu’il a parfaitement conscience des enjeux de la période. Seul candidat de gauche en capacité de battre Sarkozy, il doit poursuivre sa campagne en creusant le sillon ouvert lors de son discours du Bourget. En s’adressant aux ouvriers, aux employés, à tout le salariat, la force sociale numériquement majoritaire de ce pays. Les salariés actifs ou en retraite, avec un emploi "stable" ou précarisés, à temps plein ou à temps partiel expriment ce qui est majoritaire dans ce pays. Le modèle social leur apparaît être une «composante importante de l’identité nationale» pour reprendre les termes d’une récente enquête (*) : assurance-maladie, le SMIC, le Code du travail, l’assurance chômage, le système de retraite par répartition, les allocations familiales, les services publics, les minima sociaux.

Comme toujours la question sociale est décisive. Le partage et la redistribution des richesses sont bien des marqueurs essentiels du Socialisme. Répondre à la question du pouvoir d’achat sans esquiver la nécessaire hausse des salaires, mettre en avant des mesures pour l’emploi, contrôler les licenciements, lutter contre la politique européenne d’austérité et de flexibilité… Mettre ces thèmes au cœur de la campagne socialiste, c’est ce qui pourra faire reculer l’abstention. Car les enjeux paraîtront alors plus clairs à ceux de nos concitoyens qui craignent de ne pas être entendus.

C’est dès le 1er tour, le 22 avril, que se créera ou non une dynamique qui permettra de battre le "candidat-sortant" au 2nd, le 6 mai. Viendra alors le temps des législatives et celui d’un nécessaire programme commun de gouvernement PS-FdG-EELV. Ce temps n’est pas encore venu, il ne faut jamais se tromper de séquence. L’heure est à battre la droite et à l’engagement inconditionnel au désistement à gauche.

(*) Enquête Ifop pour Liaisons sociales Magazine

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:28

Le Monde.fr | 28.03.2012 Par Sylvia Zappi
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François Hollande en meeting à Nice le 28 mars


Taper sur Mélenchon ou lui tendre la main ? La question qui a agité mardi 27 mars le bureau national du PS après la sortie de Laurent Fabius enjoignant François Hollande de riposter aux propositions du candidat du Front de gauche, rebondit. On a vu tout au long de la journée de mercredi plusieurs figures de la gauche du PS ou acteurs de l'ancienne "gauche plurielle" de 1997 monter au créneau avec un credo : il faut positiver la percée du challenger du Front de gauche dans les intentions de vote.

Jean-Christophe Cambadelis s'est lancé le premier. Dans un entretien sur Francesoir.fr, le député de Paris a jugé "plutôt positive" la progression du député européen. "Il ramène dans l'espace d'une gauche de gouvernement des électeurs qui s'en étaient peut être éloignés." Donc, ajoute-t-il, "c'est plutôt positif, d'autant qu'ils se reporteront certainement sur Hollande au second tour", assure-t-il. Selon lui, ce report est d'autant plus certain que ces électeurs de Mélenchon "ne peuvent concevoir 5 ans de plus avec Sarkozy" et d'autre part, continue-t-il, "les idées radicales de confrontation frontale avec le capitalisme trouvent un écho dans notre programme".

"PRENDRE EN COMPTE MÉLENCHON"
Montrer l'écho à cette radicalité dans la campagne de Hollande, c'est aussi ce à quoi veut pousser Marie-Noëlle Lienneman. La sénatrice de Paris a demandé, dans une interview pour le site de Public Sénat, à son parti de "prendre en compte Jean-Luc Mélenchon (...) et ce que les Français expriment dans cette campagne".

L'animatrice du courant Gauche avenir avec Paul Quilès, s'est montrée très attentive à l'égard de son ancien camarade, tout en l'enjoignant de ne pas taper sur la gauche : "Si Jean-Luc Mélenchon augmente son crédit, c'est un bien. Mais qu'il le fasse pour apporter aux forces de gauche un plus. Le total de gauche augmente". Et d'avertir le PS et son candidat contre tout sectarisme : "Il faudra bien travailler à des convergences avec nos alliés. Ne fermons pas la porte", insiste-t-elle en citant notamment de nécessaires "convergences législatives".

MONTEBOURG  EN INVITÉ À NICE
L'équipe du candidat socialiste a, semble-t-il, entendu. Et décidé de "prendre en compte" Mélenchon en mettant en avant son joker Montebourg. Le député de Saone-et-Loire a  accompagné mercredi François Holande lors d'un déplacement à Nice, reprendant son antienne contre les financiers prédateurs qui avait fait de lui le troisième homme de la primaire socialiste.

Il a ainsi appelé à "réarmer la République" face aux "forces de la finance" : "Partout le système financier a imposé sa loi injuste sur l'économie", a lancé le représentant spécial du candidat socialiste en rappelant que le PS voulait "remettre la finance au pas". Une manière de gauchir le discours de M. Hollande tout en continuant à appeler à voter "efficace".

Le candidat, lui, fait mine de rester de marbre, disant préférer "garder le même rythme" au lieu du "nouveau souffle", réclame par Mme Lienemann, comme il le déclare au journaliste du Monde qui le suit.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:08

Public Sénat - François Vignal - Le 28.03.2012
lienemann.jpg.crop_display.jpg«Il est clair que les choix faits ces dernières semaines n’ont pas été des choix d’affirmations fortes», note la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, membre de l’aile gauche du PS. Elle appelle à «préparer des convergences législatives» avec Jean-Luc Mélenchon. «Ne fermons pas la porte».

Après les propos de Jérôme Cahuzac sur Public Senat et la réponse de Jean-Luc Mélenchon, on voit que le ton s’échauffe. Le PS doit-il tenir compte de la montée du candidat du Front de gauche ?
D’une part je pense que tout ce qui est de nature à entretenir un débat polémique ou de mauvaises relations au sein de la gauche est une erreur. Je pense que notre ami Jérôme Cahuzac aurait mieux fait de ne pas rentrer dans une logique de cette nature. Après, que le PS doive prendre en compte Jean-Luc Mélenchon, je pense surtout qu’il doit prendre en compte toutes les forces de gauche et ce que les Français expriment dans cette campagne : un refus extraordinairement fort de l’austérité européenne, qui ne réglera en rien le problème d’endettement et accélèrera le détricotage de notre modèle social. Sur les sujets qui préoccupent les Français, le pouvoir d’achat, l’emploi, la protection sociale, les services publics, un discours fort peut être mieux entendu qu’aujourd’hui, à cette étape de la campagne. Il faut donner du contenu au pacte productif, défendre les services publics. Il ne s’agit pas de tenir compte de Jean-Luc Mélenchon, mais il faut tenir compte du fait que si Jean-Luc Mélenchon augmente son crédit, c’est un bien. Mais qu’il le fasse pour apporter aux forces de gauche un plus. Le total gauche augmente. Le PS doit de son côté créer une dynamique pour convaincre les abstentionnistes potentiels.

Le PS doit-il faire des propositions qui parlent aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon ?
Pas aux électeurs de Mélenchon, mais aux électeurs de gauche. On doit tous convaincre une partie des Français qui aujourd’hui hésitent, ou seraient tentés par l’abstention. Et répondre à leurs attentes. Ils doivent aussi avoir en ligne de mire que le but final est la victoire de la gauche. Le PS ne doit pas être dans la polémique, mais dans l’affirmation forte de ses propositions pour les couches populaires et les travailleurs.

Jérôme Cahuzac a affirmé sur notre antenne que le programme de François Hollande n’était pas négociable entre les 2 tours. Cette position est-elle tenable avec un Mélenchon à 15% au soir du premier tour ?
De toute façon, Jean-Luc Mélenchon n’a jamais demandé qu’on négocie un compromis de programme dans l’entre-2 tour.  Je rappelle à Jérôme Cahuzac que le Président fixe les grandes priorités, les urgences. Je rappelle que ce qui fera la politique de la France viendra aussi du Parlement. Il faudra bien travailler à des convergences avec nos alliés. Ne fermons pas la porte. Il ne s’agit pas d’avoir des tractations derrières les rideaux, mais de préparer des convergences législatives.

Les gestes à faire rendant possible le rassemblement à gauche doivent être faits par François Hollande. Je souhaite qu’il dise avec force que son cap, c’est le rassemblement de toutes les forces de gauche. Aucun des camps n’est victorieux tout seul. Il parle à l’ensemble des Français, notamment sur la thématique du renforcement du modèle républicain. L’égalité républicaine est en crise aujourd’hui, comme l’intervention de l’Etat. François Hollande doit réaffirmer sa stratégie de rassemblement. Rassemblement de la gauche et des Français autour de la défense du modèle républicain. Il y a des sujets qui sont importants pour les Français. Ils approuvent l’idée de renégocier le traité européen. Ils ont besoin d’être renforcés dans l'idée que cette fois-ci on ne leur refera pas un enfant dans le dos. Voilà un sujet de rassemblement.

Faut-il revoir l’accord passé entre Europe Ecologie-Les Verts et le PS en raison de la montée du Front de gauche ?
On ne va pas commencer à dire qu’on va rassembler en remettant en cause ce qu’on a déjà fait. Il faut plutôt penser à une nouvelle étape. J’ai toujours dit que c’était une erreur de faire de manière séparée les accords. Il fallait faire une plateforme commune de convergence.

Cette nouvelle étape, c’est un accord législatif entre le Front de gauche et le PS ?
On est en pleine campagne, ça ne va pas se faire en plein milieu de débats où chacun met en avant sa singularité. Ce n’est pas la peine de se précipiter. Je rappelle que le total de la gauche progresse. Il y a encore des marges de progression. Que chacun mette toute son énergie pour que la progression ne soit pas au détriment de l’autre. Ça renforcera la dynamique collective.

La montée de Jean-Luc Mélenchon est-elle un danger pour François Hollande ou est-elle au contraire positive en assurant un bon report de voix ?
Je pense que la montée de Jean-Luc Mélenchon est positive si a lieu une montée, ou un maintien de François Hollande. Il faut savoir où sont les capacités de développement. Il y a encore dans les quartiers, les couches populaires une attente forte d’un discours mobilisateur de la part du PS. Nous sommes à une étape de la campagne, où après le souffle du Bourget, il faut maintenant passer à des propositions qui déclinent les caps stratégiques.

La campagne de François Hollande est-elle trop lisse, trop sage ?
Il y a des tempos dans une campagne. Nous sommes dans le tempo où il y a besoin de déclinaisons, de donner la puissance aux axes.

Il faut une campagne plus à gauche ?
Il faut décliner avec force les caps stratégiques, que ça parle plus au gens. Par exemple, il faut résister aux délocalisations. Des mesures peuvent être prises tout de suite.

Compter les jours jusqu’au premier tour, ce serait un risque ?
Ça n’existe pas une campagne sans risque. Il faut choisir les risques qu’on prend.

Une campagne sans risque, c’est pourtant l’impression que peut donner la campagne de François Hollande ces dernières semaines…
Il est clair que les choix faits ces dernières semaines n’ont pas été des choix d’affirmations fortes. A l’étape où nous sommes, Mélenchon ou pas Mélenchon, il y a besoin de donner un nouveau tempo et répondre aux questions que se posent les Français.

Qui dit nouveau tempo, dit nouveau souffle ?
Oui, nouveau tempo, nouveau souffle. Si c’est pour avoir un tempo de déclin, ce n’est pas la peine !

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 08:25
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 16:16

Charlotte-BRun_Caroline-de-Haas.jpgArticle paru le mercredi 21 mars 2012 dans L'Echo Régional

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 09:03

C’est la première fois, en pleine campagne électorale, qu’un candidat osait appeler à une manifestation de rue. Et ce fut une belle réussite : plusieurs dizaines de milliers de sympathisants, sans doute plus de 100 000 personnes ont défilé dimanche 18 mars entre Nation et Bastille.

Deux fois plus de participants qu’à Villepinte le dimanche précédent, malgré tout l’argent dépensé par l’UMP et malgré la pluie car, dimanche il y avait toutes les raisons de scander «Le temps est pourri, le gouvernement aussi !»

Le centre de gravité de la gauche se déplace à gauche

La manifestation de dimanche va pousser la gauche plus à gauche et c’est tant mieux. Elle va aider à mettre les questions sociales au centre du débat de la présidentielle et c’est tant mieux.

Comme le souligne Hervé Gattegno, rédacteur en chef du Point sur les ondes de RMC, à l’adresse des gens de droite : «Ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy et les siens trouvent subitement toutes les qualités du monde à Jean-Luc Mélenchon qu’il est forcément leur allié».

Bien au contraire car Jean-Luc Mélenchon a réussi à cristalliser toute une sensibilité de la gauche que François Hollande n’arrive pas à fédérer.

Bien au contraire, car cette manifestation fait barrage à la volonté de Nicolas Sarkozy d’abaisser le plus qu’il le peut le niveau de la campagne pour nourrir l’abstention.

C’est sans doute la première leçon à tirer de ce dimanche 18 mars.

Une seule gauche

C’était évident et c’est sans doute la deuxième leçon à tirer de cette manifestation réussie. Tous les commentaires des médias l’attestent : la manifestation du 18 mars mêlait des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (sans doute les plus nombreux) et des électeurs de François Hollande, heureux de voir leurs idées « reprendre » la Bastille.

Benoît Hamon le constatait justement : «C’est poreux entre les différentes formations de gauche». Tous les sondages d’opinion le confirment puisque 90% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon déclarent qu’ils voteront François Hollande au second tour.

Il n’y a pas de concurrence entre "deux gauches" mais complémentarité entre toutes les sensibilités de la gauche pour battre Sarkozy. Affirmer le contraire serait prendre le risque de diviser la gauche et d’entraver la dynamique de victoire au 2nd tour. Face à ce que signifierait la victoire de Sarkozy, pour l’emploi, les salaires, la santé, le droit de grève, l’école... nous sommes tous (PS, FG, Ecologistes, NPA, LO) dans le même camp. Chaque composante de la gauche contribue à la victoire finale.

Le meilleur des programmes ne servirait à rien sans la victoire commune. Cette victoire permettra au contraire de faire avancer, en reprenant la Bastille à chaque fois qu’il le faudra, toutes les revendications dans lesquelles 80% des électeurs de gauche se reconnaissent : VIe République, 35 heures, retraite à 60 ans, Smic à 1700 euros par mois…

En 1936, le Front populaire n’avait dans son programme ni les congés payés, ni la semaine de 40 heures, ni les conventions collectives. Mais c’est la victoire du Front Populaire qui a permis la mobilisation du salariat, la grève générale et amené la majorité de gauche à voter toutes ces mesures.

Rien n’est joué

L’élection présidentielle est l’élection clef de la Ve République. Chacun sait qu’elle déterminera la couleur de la vague qui suivra aux élections législatives : rose-rouge-verte ou bleue. Nous n’avons pas choisi ce cadre, il nous est imposé par la constitution de la Ve République.

Non, le danger d’un nouveau 21 avril n’est pas écarté. En 2002, Jean-Marie Le Pen atteignait 17% des suffrages exprimés au 1er tour alors qu’il culminait à 12% dans tous les sondages 10 jours plus tôt. C’est parfaitement compréhensible, 30% des électeurs prennent leur décision dans ces derniers 10 jours. Ce sont souvent les moins politisés, les plus enclins à voter pour le Front National. Marine Le Pen est aujourd’hui aux alentours de 17% à cinq semaines du 1er tour. Si elle progressait dans les mêmes proportions que son père en 2002, elle se situerait à 24% le 22 avril. François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen se retrouveraient alors dans la même fourchette de 23 ou 24%. Un vrai cauchemar. Bien sûr, cela n’a rien d’inéluctable. Mais qui pourrait accepter de courir ce risque ?

Il est important, ensuite, que François Hollande soit en tête au 1er tour. L’argument qui voudrait que cela n’ait pas d’importance sous prétexte que François Mitterrand soit arrivé second en 1981 et Lionel Jospin en tête en 1995, ne tient pas la route. C’est faire abstraction de l’image de "gagnant" dont bénéficie Sarkozy auprès des gens de droite. Casser cette image et étouffer dans l’œuf la dynamique de sa campagne de second tour est un enjeu déterminant du 1er tour de la présidentielle.

Sarkozy n’est pas encore battu. Le seul candidat de gauche capable de le battre, c’est François Hollande. Pour nous, socialistes animateurs de la revue Démocratie & Socialisme, il est important que dès le premier tour une forte dynamique se créée autour du candidat socialiste pour assurer sa victoire le 6 mai.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:58
La gauche boycotte la séance du Conseil général en réaction au report du vote du budget
(VOnews.fr - 16/03/2012 23:00)
Chaises vides au Conseil général du Val d’Oise. La gauche a boycotté la dernière séance. Une décision qui fait suite au report du vote du budget initialement prévu vendredi. La majorité explique ne pas avoir reçu à temps les barèmes de calcul de la taxe foncière. L'Etat laisse jusqu'au 15 avril aux collectivités pour adopter leur budget. Celui du Val d'Oise sera voté le 13 avril. Une explication qui ne convainc pas l’opposition qui a mis en scène sa désapprobation. 
 
Dans la salle des délibérations, les élus de la majorité se sont sentis un peu seuls ce vendredi matin. Leurs collègues de l’opposition n’ont pas répondu à la convocation du président du Conseil général. Au même moment, les conseillers généraux de gauche étaient dans leur bureau. Ils ont choisi de boycotter la séance après avoir appris le report du vote du budget.

La majorité est incapable d’organiser le vote du budget de l’assemblée, dénonce le socialiste Didier Arnal, chef de l’opposition. Au lieu d’un débat on assiste à un cafouillage incroyable,  un deuxième débat sur les orientations budgétaires avec une information très aléatoire pour habiller une décision qui aura des conséquences sur le pouvoir d’achat des valdoisiens : une augmentation de la fiscalité. Nous ne voulions pas participer à cette mascarade

 Retarder le budget d’un mois, ce n’est pas sérieux. On retarde les lancements de marchés”, renchérit Didier Vaillant, le conseiller général de Villiers-le-Bel avant d’ajouter que “le vote du budget, c’est le moment où l’on vérifie s’il y a une majorité”. Et la gauche en est persuadée, c’est “la vraie raison” du report du vote du budget initialement prévu ce vendredi et programmé désormais au 13 avril. “Aujourd’hui, je pense que la droite n’avait pas la majorité pour voter le budget. Ils ont trouvé un artifice pour retarder le vote”, estime Jean-Pierre Béquet, élu du Sausseron. 

Pour le communiste Dominique Lesparre, maire de Bezons, “deux augmentations de 20%, ce n’est pas facile à vendre. Avec une baisse des aides aux collectivités et aux associations, c’est la triple peine. Il y a une crainte chez les conseillers généraux, notamment les députés sortants. Il y a des sièges qui se tiennent à très peu de choses”.

 A droite, la majorité dénonce “les fantasmes” de sa majorité. Si le budget a été reporté, c’est pour des “raisons techniques”. La majorité explique ne pas avoir reçu à temps les barèmes de calcul de la taxe foncière. “Il nous faut impérativement connaître les bases. Il y aurait insécurité juridique à voter le budget aujourd’hui. L’Etat nous laisse jusqu’au 15 avril”, explique Arnaud Bazin, président de l’assemblée départementale. 
 
L'élu dénonce "un coup de com" de son opposition. Le conseiller général UMP Xavier Péricat va plus loin : "En refusant de siéger ce matin lors de la séance plénière consacrée aux orientations budgétaires, les élus socialistes du Conseil général ont une nouvelle fois tenter d’échapper à leurs responsabilités dans la situation budgétaire et financière dramatique que connaît le département du Val d’Oise… après seulement trois années de gestion socialiste entre 2008 et 2011!"
La dette du département a augmenté de 62% en trois ans sous la gestion précédente”, rebondit Gérard Seimbille. Le vice-président aux finances note que “le département dès cette année enregistre 6 millions de charges supplémentaires au regard des intérêts”.

En raison de la situation économique du département, Arnaud Bazin confirme qu’il y aura bien une augmentation de la taxe foncière, de l’ordre de “40 euros supplémentaires par logement par an”. “J’ai mis longtemps à m’y résoudre, je n’ai pas été le seul. Ce n’est pas notre culture d’augmenter les impôts.” Mais, selon le vice-président délégué aux Finances “il y a une impérieuse nécessité à endiguer l’endettement”. 

Concernant les supposés tiraillements en internes dans sa majorité, Arnaud Bazin déclare que “tant qu’il n’y a pas de vote exprimé, on est dans le fantasme complet de la part de l’opposition”. 

Le président du Conseil général va convoquer une nouvelle assemblée générale lundi 19 mars. Les élus de gauche, qui notent que la commémoration du 50e anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d'Algérie tombe le même jour, n’envisagent pas d’être présents lundi.
 
VOIR LE REPORTAGE DE VOtv :


1603 La gauche boycott la scéance du Conseil... par vonews

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:27
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 15:07

lancement-du-blog.jpgLe samedi 17 mars, les militants de la 7ème circonscription seront mobilisés pour la grande journée de lancement de la campagne sur le terrain.

Programme de la journée

  • 10h – 12h : distribution de tract à la poste de Saint Brice
  • 11h : apéritif d’accueil des volontaires du changement au Centre Culturel de Bouffémont
  • 14h – 18h : Accueil des volontaires du changement à Ezanville au local de campagne, route d’Écouen
  • 14h – 16h : porte à porte à Ezanville
  • 18h : débat autour de l’égalité femme/homme en présence de Charlotte BRUN et de Caroline DE HAAS, co-fondatrice d’Osez le féminisme, à Montmorency au Café Les Lumières 12 avenue Georges Clémenceau.

Suivez cette journée de mobilisation sur Tweeter et sur Facebook.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:57

Benoit Hamon - Tourner la page

Benoît Hamon sera présent au Salon du Livre, samedi 17 mars, de 16h à 17h pour présenter son ouvrage Tourner la page, édité chez Flammarion.

RDV à partir de 16h, au stand Flammarion (N83) au Salon du Livre de Paris, Porte de Versailles, Pavillon 1, Boulevard Victor, Paris 15ème

Métro : Ligne 12 / Porte de Versailles – Ligne 8 / Balard
Tramway: Ligne T2 & T3, arrêt Porte de Versaille

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Reprenons la marche du progrès social

Le capitalisme financier a précipité le monde dans la crise. Les marchés, toujours indomptés, multiplient les déflagrations économiques. Le néolibéralisme paralyse la marche du progrès social.

Les pays émergents contestent la suprématie occidentale. Un vent de démocratie souffle sur les pays arabes, et pendant ce temps, en Europe et en France, tout continue comme avant… En dépit de l’impact destructeur de la crise sur nos vies, en dépit des responsabilités des marchés financiers, les élites intellectuelles, politiques, médiatiques et économiques justifient que la facture soit payée par les peuples. Il faudrait sacrifier ce qui subsiste de nos services publics et de nos solidarités. Le discours sur les « contraintes imposées par la mondialisation » sature le débat politique, finissant par convaincre nos concitoyens que le seul choix qui leur reste est d’indiquer dans quel ordre ils acceptent d’abandonner leurs droits.

Pourtant le message des peuples est limpide: ces politiques d’austérité ne sont pas seulement injustes, elles sont illégitimes et inacceptables. Persévérer dans cette voie nourrit un rejet profond de la démocratie et la tentation d’un vote massif en faveur de l’extrême droite. Pour éviter que la politique soit exclusivement la fille de la peur, la gauche doit redonner un sens et un contenu au progrès. Ce livre propose des objectifs et une stratégie pour desserrer l’étau et reprendre la marche du progrès.

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