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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:50

IMAG0020.jpgLe 5 septembre 2012, les salariés de l'usine de cosmétiques EPB de Bezons, propriété du groupe américain REVLON, apprenaient brusquement la fermeture définitive de leur site et la suppression de 62 postes. Les raisons invoquées par le communiqué de la société sont « des difficultés financières et des pertes nettes depuis plusieurs années ».

Une fois de plus, les salariés sont pris de court et payent les choix de gestion du groupe REVLON, qui ont placé l'usine valdoisienne en difficulté : abandon de marques importantes, absence d'investissements dans l'usine elle-même et désorganisation sur les produits. Cette décision est d'autant plus détestable que l'usine dispose d'un carnet de commande plein et qu'une vingtaine d'intérimaires avaient été embauchés pour faire face à l'activité.

Ce sont donc plusieurs dizaines de salariés qui vont finir sur le carreau, certains travaillant sur le site depuis les années 1960 et dont l'âge ne permettra pas de retrouver un emploi.

Les militants socialistes valdoisiens de la motion 3 « Maintenant la Gauche » expriment leur solidarité avec les salariés concernés et appellent le gouvernement à réagir avec force face aux comportements de certaines sociétés qui mettent à mal des entreprises dont l'activité n'est pourtant pas en cause.

Ils rappellent que la motion 3 développe de nombreuses propositions qui peuvent servir au gouvernement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour réussir le changement attendu par les Français.

  • La future Banque Publique d’Investissement devrait privilégier, en lien avec les Régions, les aides aux entreprises sous forme de capital, plutôt que sous forme de simples prêts, en particulier dans les entreprises qui pourraient être rachetées ou partir à l’étranger.
  • Par ailleurs, nous proposons de créer des outils nouveaux pour favoriser les reprises et transmissions d’entreprises, en particulier à travers des SCOP. Un fonds d’investissement coopératif abondé par un pourcentage des bénéfices des coopératives pourrait démultiplier les opportunités de cette nature.
  • Une stratégie défensive est aussi indispensable, pour ne pas laisser partir des entreprises, des brevets et des marques. Les lois prévues contre les licenciements économiques abusifs, sur l’obligation de reprise lorsqu’un repreneur crédible se présente et que le propriétaire de l’entreprise veut la fermer sont urgentes et essentielles. Le droit de préférence accordé aux salariés qui sont prêts à reprendre l’entreprise sera aussi très utile.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:02

KrugmanLibération - Mardi 25 septembre 2012 - Par DOMINIQUE ALBERTINI

L'objectif d'un déficit budgétaire de 3% l’an prochain sera difficilement tenable pour la France. Analyse Les appels se multiplient pour un report des objectifs de réduction des déficits publics.

En apparence, rien n’a changé : dans une Europe secouée par la crise, priorité est donnée par les Etats et les institutions communautaires à la réduction des déficits publics. Grèce, Italie, Espagne et Portugal, mais aussi France, Pays-Bas, Autriche … Tous ces pays, et d’autres, ont adopté de sévères mesures d’austérité pour se conformer aux normes européennes en matière de finances publiques, entérinées par le «traité budgétaire». Mais, face au climat récessif qui menace le continent, de plus en plus de voix réclament une potion moins amère.

Essentiellement portés, au départ, par le camp keynésien, ces appels émanent désormais d’acteurs et d’institutions peu suspects d’hétérodoxie économique. Ainsi, ce mardi, c’est la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui a appelé à modérer les politiques de rigueur.

«Réduire le rythme»

«Quand c’est nécessaire et possible, [il faut] réduire le rythme de l’ajustement budgétaire», a déclaré l’ancienne ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy, appelant les autorités à se concentrer davantage sur les «mesures» politiques que sur les «objectifs» chiffrés, notamment en terme de réduction des déficits : «Il y a des circonstances économiques qui sont telles que les objectifs ne seront pas atteints», a-t-elle prédit.

Lundi également, un dirigeant de la Banque fédérale américaine, John Williams, a souligné les conséquences négatives des politiques d’austérité en Europe : «A court terme, l’austérité a freiné encore davantage la croissance, a prolongé les reculs de l’activité économique et a compliqué encore davantage la réduction des déficits», a-t-il jugé, estimant toutefois cette politique nécessaire «sur le long terme» pour remettre en ordre les finances des Etats.

Délai de grâce

Les critiques de l’austérité dénoncent le «cercle vicieux» provoqué par ces mesures. Selon ce schéma, hausses d’impôts et baisses des dépenses publiques nuisent à la consommation et à l’activité économique. D’où une augmentation des dépenses sociales de l’Etat et une diminution des recettes fiscales, qui appellent... de nouvelles mesures d’austérité pour tenir les objectifs. Un processus facilement observable en Grèce : malgré les réformes radicales qu’il a entreprises, ou précisément à cause d’elles, le pays pourrait rester en récession jusqu’en 2014, selon une étude du Centre de planification économique national.

Si Athènes assure ne pas avoir besoin d’un nouveau plan d’aide, le Premier ministre, Antonis Samaras, réclame un délai supplémentaire pour tenir les engagements du pays en matière de finances publiques. Demande que l’Europe semble prête à examiner d’un bon œil, bien qu’elle attende pour y répondre le rapport des créanciers de la Grèce sur les réformes accomplies, qui doit être rendu dans les prochaines semaines.

Lui aussi sous assistance financière internationale, le Portugal a d’ores et déjà obtenu un tel délai. Les objectifs du pays en matière de déficit public ont été rééchelonnés dans le temps, a pu annoncer le ministre des Finances, Vitor Gaspar, le 11 septembre.

Bartolone monte au créneau

Se pose désormais la question du report de ces objectifs pour l’ensemble des pays de la zone euro. En France, un projet de budget 2013 particulièrement serré doit permettre d’atteindre les 3% de déficit public dès l’année prochaine. Ni François Hollande, ni Jean-Marc Ayrault n’ont pour l’instant remis publiquement en cause cet objectif. Mais les critiques se font de plus en plus audibles, y compris dans les rangs de la majorité. Pour le président de l’Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone, la cible de 3% l’an prochain est «intenable» : «On ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas», a-t-il expliqué dimanche sur Radio J.

Selon des ministres et conseillers cités par Mediapart, le pouvoir lui-même douterait de la faisabilité de la tâche : «Ils [François Hollande et Jean-Marc Ayrault, ndlr] sont conscients qu’ils n’y arriveront pas, estime l’un d’eux. Ils pensent que ce sera 3,5 %

Mais ces velléités de modération ont été douchées par la Commission européenne, dont un porte-parole a déclaré lundi ne pas voir «de raison de changer l’approche actuelle en matière de politique budgétaire en ce qui concerne la France» : «Nous avons eu des assurances publiques et en bilatéral - encore la semaine dernière - de l’engagement des autorités françaises à respecter le déficit de 3% l’année prochaine

Nouvelle donne

C'est que la France, ou un autre pays, ne peut espérer annoncer unilatéralement l'abandon de ses objectifs sans être pris pour cible par les marchés. Si rééchelonnement il y a, il devrait donc être collectif et soigneusement préparé en amont pour ne pas prendre les observateurs de court. Reste encore à convaincre Berlin du bien-fondé de ce report. Mais l'Allemagne elle-même est désormais confrontée à un ralentissement économique, et pourrait donc se laisser convaincre par cette nouvelle donne : une respiration pour des économies européennes en manque d'oxygène.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 07:47

Communiqué d’Emmanuel Maurel, Marie Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Marianne Louis, signataires de la motion « Maintenant la gauche », présentée au prochain Congrès du PS de Toulouse.

sanifric2-150x150.pngAprès la « trêve » complaisamment observée avant l’élection présidentielle par les directions des entreprises du CAC 40, les plans sociaux s’accumulent. Partout, dans les grands groupes, dans la sous-traitance, dans les PME, dans les territoires de la République, c’est aux salariés que le patronat fait porter le poids de la crise.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s’est engagé avec volontarisme dans la voie du redressement productif et du sauvetage de notre outil industriel. Mais comment ne pas voir que cette politique, voulue par l’immense majorité des Français, est systématiquement sabotée par les grands intérêts financiers ?

Le cas de SANOFI est emblématique de cette domination de la finance et du profit à court terme sur toute l’économie. SANOFI a enregistré, de l’exercice 2007 à l’exercice 2011, un résultat net cumulé de 27,3 milliards d’euros. Malgré cela, malgré aussi des centaines de millions d’euros payés par les contribuables via le Crédit Impôt Recherche, SANOFI continue de fermer ses labos et de supprimer des emplois.

L’annonce, en juillet, de la fermeture de pans entiers des laboratoires de Toulouse et Montpellier, a provoqué une montée de 20% du cours de bourse de SANOFI, au prix du sacrifice de ses sites, de ses chercheurs, de ses employés et de la santé publique. Et pourtant, selon tous les chercheurs y travaillant, des traitements prometteurs sont actuellement conçus à Toulouse et Montpellier, pour lutter contre les affections les plus graves, touchant la vie de millions de personnes, au premier rang desquelles le cancer.

Nous n’acceptons pas que le fonctionnement aveugle du marché et de la Bourse puissent mener à de telles extrémités. Nous pensons qu’il est du devoir du gouvernement républicain de préserver la société de cette dérive inacceptable du capitalisme financier. C’est pourquoi :

  • nous demandons l’arrêt immédiat du plan social de SANOFI et l’examen par l’Etat de l’éventuelle mise sous tutelle de sa direction ;
  • nous souhaitons que soit votée rapidement la loi contre les licenciements boursiers annoncée par Michel Sapin au lendemain de l’élection de François Hollande ;
  • nous souhaitons que l’Etat se dote de toute urgence d’outils efficaces de lutte contre les fermetures d’usine et les délocalisations dictées par les actionnaires pour augmenter leurs dividendes.

logo_MLG_2.jpg

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 11:42

affiche_hollande_2012-copie-1.jpgLes signataires de la motion 3 veulent eux aussi soutenir François Hollande et le changement qu’il a promis. Nous avons tous fait les campagnes présidentielles et législatives, les militants de la motion 3 au moins autant que les autres, ce n’est pas pour souhaiter maintenant l’échec de notre gouvernement.

La question qui se pose est de savoir comment le Parti Socialiste peut l’aider de la meilleure façon pour faire réussir le changement et gouverner dans la durée.

Les forces économiques et financières sont hostiles au changement. Nous ne pouvons pas laisser le Président seul face à elles. Les militants que nous sommes doivent prendre la plus grosse part du travail.

On voit bien déjà, sur un certain nombre de sujets (taxation à 75%, hydrocarbures de schiste, mariage homosexuel) à quel point ceux qui n’ont pas intérêt au changement sont offensifs.

Aubry_Maurel_La_Rochelle.jpgChacun doit avoir sa place : le président et le gouvernement arbitrent et dirigent le pays, le Parlement vote les lois. C’est au PS d’instaurer dans la société le rapport de forces contre la droite et l’extrême-droite, et contre le MEDEF.

Pour cela, il faut un PS combatif, force de propositions, qui mène le combat politique sur la base de ses propositions dans la société, en amont des arbitrages rendus par le Président.

Des militants qui attendraient les déclarations présidentielles pour s’en faire simplement le relais dans la société seraient en grande partie inutiles : dans les cabinets présidentiels et ministériels on trouve des communiquants professionnels bien plus efficaces.

Si la gauche veut gouverner dans la durée, elle doit être en prise avec les aspirations populaires, sociales, qui sont grandes après 10 ans de droite au pouvoir et les effets de la crise.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:50

 

liberation_21-09-2012.jpgLibération s’est procuré une lettre d’Emmanuel Maurel, envoyée ce jeudi aux militants de l’aile gauche pour les appeler à soutenir leur texte lors du vote organisé dans les sections le 11 octobre.

Vous pouvez accéder à l'article en cliquant sur l'image.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 12:52

Dans notre texte de motion « Maintenant La Gauche ! »,  nous sommes les seuls à nous positionner clairement en faveur d’un  moratoire immédiat sur la commercialisation et la mise en culture des OGM.

Ce matin, la publication de l’étude scientifique menée par le professeur Gilles-Eric Séralini explique comment la consommation d’un maïs OGM par des rats de laboratoire a provoqué chez ces derniers de graves problèmes de santé : tumeurs, mortalité précoce… Or, ce maïs OGM – le NK 603 de Monsanto résistant aux herbicides – peut se retrouver dans des aliments vendus en Europe et destinés aux humains comme aux animaux.

t-ogm.jpgNous demandons que le gouvernement agisse dès que possible au niveau européen en demandant :

  • Un moratoire immédiat sur la commercialisation et la mise en culture des OGM et dans l’urgence pour ceux résistant aux herbicides
  • L’arrêt de tous les essais et cultures en milieu ouvert en Europe (sauf expériences en milieu confiné).
  • L’étiquetage et la traçabilité obligatoires sur tous les produits agro-alimentaires.
  • La mise en place d’une évaluation des risques OGM réellement indépendante qui prenne en compte le temps long. L’étude de Gilles Séralini, qui a duré 2 ans contredit les études effectuées par les industriels des biotechnologies sur quelques semaines seulement

Pour aller plus loin…

Si l’essor du génie génétique dans les années 80 a permis la modification de l’information génétique des organismes vivants, il a rendu aussi possible le brevetage de ces mêmes organismes vivants. C’est sur ces organismes à l’information génétique modifiée (OGM) que seront déposés les premiers brevets sur le vivant, dès 1980 aux Etats-Unis, avec l’autorisation du dépôt d’un brevet sur une bactérie.

Le système des brevets s’étend alors peu à peu à l’ensemble des organismes vivants (animaux, végétaux, etc…). Si l’identification d’un gène ou d’une séquence génétique est considérée comme une découverte (non brevetable), la mise en évidence de sa fonction est considérée comme une invention et permet à ce titre le dépôt d’un brevet. Par un tour de passe-passe sémantique, les brevets ont ainsi été détournés de leur vocation initiale et la maîtrise de l’information génétique n’est plus assurée. Aujourd’hui aux USA, qui représentent près de 50% de la production d’OGM, 80% du maïs et du soja sont modifiés génétiquement.

La culture des OGM assujettit les agriculteurs, dont la production est contrôlée en amont et en aval par les firmes agrochimiques

Les premiers clients des firmes agrochimiques et semencières restent les agriculteurs. A travers le monde, ils sont près de 1,3 milliards : un marché gigantesque, notamment dans certains pays où la population agricole représente encore plus de 50% de la population active. Les stratégies déployées sur tous les continents par les agents et filiales de ces firmes, avec parfois l’appui des autorités nationales de certains pays en développement, visent purement et simplement à assujettir les agriculteurs en les mettant à leur service. La semence est la base de toute activité agricole.

Avec la semence transgénique dont le fruit est généralement volontairement stérile et l’éventuelle réutilisation interdite, les semenciers contrôlent l’amont et l’aval de la production.

Les OGM ne résolvent pas le problème de la faim dans le monde

La faim et le défaut de souveraineté alimentaire sont d’abord liés au fonctionnement du système capitaliste qui organise la production, l’accès à l’alimentation et sa distribution. Par ailleurs, les OGM proposés sont destinés quasi exclusivement à l’exportation ou à l’alimentation du bétail et sont conçus pour exprimer leur potentiel de production dans les conditions d’une agriculture industrielle qui utilise généralement beaucoup d’intrants (engrais et pesticides) et détruit les connaissances locales de sélection des semences menaçant la biodiversité et les capacités d’adaptation des cultures aux contraintes climatiques. La promotion des OGM n’améliore donc en rien la couverture des besoins alimentaires essentiels des populations les plus exposées à la faim, tout en menaçant l’environnement par la diffusion des molécules modifiées dans les sols et les organismes vivants.

La double filière OGM et sans OGM est illusoire

La mise en place d’une filière sans OGM revient à admettre une filière OGM et les risques de transfert d’une filière à l’autre (pollutions génétiques, mélange lors des manipulations et sur les chaînes de conditionnement…). L’absence d’évaluations sérieuses et de connaissances sur les risques pour la santé et l’environnement, l’impossibilité de confiner et tracer les productions ou encore les coûts qu’engendre son contrôle poussé rendent illégitime la création d’une filière OGM. De surcroît, une telle filière serait d’autant plus impérialiste qu’elle détruirait toute possibilité de culture biologique à proximité.

Les OGM sont susceptibles de présenter des risques pour la santé et l’environnement

Les manipulations génétiques induisent des changements dans le fonctionnement des plantes et provoquent la synthèse de nouveaux composés potentiellement toxiques dans l’alimentation ainsi que la dissémination à grande échelle de gènes de résistance, notamment à des antibiotiques couramment utilisés en santé humaine et animale. Les contrôles de toxicité ou les tests d’allergie sur les aliments issus d’OGM sont le plus souvent réalisés par les sociétés productrices d’OGM et sont incomplets ou non communiqués intégralement aux chercheurs, sous couvert de secret commercial.

ogm-rat.jpegMais une étude de 2011 indique que la consommation de céréales ou de protéagineux OGM pourrait provoquer des problèmes de reins et de foie chez les mammifères

La plupart des plantes transgéniques commercialisées sont conçues pour produire ou tolérer des pesticides et des insecticides. Les résidus de ces pesticides sont donc susceptibles de s’accumuler dans la chaîne alimentaire et d’avoir des effets toxiques à long terme. De plus, les pollutions génétiques favorisent l’apparition de nouvelles espèces envahissantes (véritable menace pour la biodiversité) ou se transmettent aux bactéries du sol.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 07:51

18-09-2012 à 19h51 - Mis à jour le 19-09-2012 à 08h46 - Le Nouvel Observateur - Par Nicolas Chapuis

Jerome_Guedj_12-09-2012.jpgLe député et président du Conseil général de l'Essonne s'oppose au traité européen de stabilité. Interview.

Comme la majeure partie des députés de l'aile gauche du PS, Jérôme Guedj est opposé au Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), sur lequel le gouvernement se penche mercredi 19 septembre.

Pourquoi êtes-vous décidé à voter non au traité européen ?

- J'ai indiqué dès le mois de juillet que je voterai non. Je m'y tiens. Les raisons sont exactement les mêmes que celles que nous évoquions déjà le 2 mars dernier, quand Nicolas Sarkozy nous avait présenté le même texte. Ce traité est une mauvaise réponse à la crise que traverse l'Europe. Le TSCG tourne le dos à l'origine des maux. Il dit que le seul mal dont nous souffrons est l'endettement trop important des Etats, et la mauvaise gestion des dépenses publiques. Il ne dit pas un mot sur la responsabilité des marchés financiers dans cette crise et sur l'absence de régulation. Il ne dit pas un mot non plus sur le rôle de la BCE qui doit soutenir les Etats, et sur la gouvernance au service de la croissance que doit adopter l'UE.

Selon vous, quelle Europe prépare ce traité ?

- Il s'agit d'un fédéralisme autoritaire à la Merkel. Je ne veux pas de l'austérité gravée dans le marbre. Elle empêcherait la relance keynésienne de la croissance qui est nécessaire pour sortir de la crise. Nous devons construire un autre type de fédéralisme, politique et social, sur une base démocratiquement élue.

Votre position est minoritaire à l'Assemblée. Le combat est-il vain ?

- Bien sûr que le traité va être ratifié. Je suis lucide sur la question. Mais il y a entre nous et le reste du PS une différence de stratégie. On a accepté pendant longtemps la politique des petits pas. On a avalé le traité d'Amsterdam, le TCE à Rome, le traité de Lisbonne, et chaque fois on nous disait que ça s'améliorerait après. On a vu ce que ça a donné. Nous voulons construire un autre rapport de force et poser d'ores et déjà les bases d'une renégociation du TSCG. En réalité il est déjà caduque, parce que ça va être impossible de tenir ce rigorisme budgétaire. Le débat va traverser le pays, il est normal qu'il ait lieu au PS, que le parti soit au diapason de la société.

Est-ce un désaveu de la politique du gouvernement ?

- Sur le traité, c'est un non soutien de la politique de Hollande. Pour le reste je fais partie de la majorité. Je voterai donc la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault, car je veux apporter mon soutien aux avancées de la politique de François Hollande, comme la taxation des transactions financières, la supervision bancaire, ou les project bonds destinés à soutenir la croissance. Je voterai également la loi organique sur la règle d'or, bien que je ne sois pas fan du principe. Mais je me sens engagé par la campagne de François Hollande. Je vais voter par solidarité et par discipline de groupe. On touche à la question fondamentale de l'engagement au sein d'une majorité. Mais il est vrai que j'ai des véritables interrogations dessus. Je ne suis pas sûr que le calendrier qui prévoit les 3% de déficit dès 2013 soit souhaitable ou même réaliste. Il ne faudrait pas que le remède tue le malade.

Le PS vous a-t-il menacé de sanctions en cas d'opposition sur le vote du TSCG ?

- Très sincèrement non. Je me félicite de la façon dont le débat s'est déroulé dans le PS. Bernard Cazeneuve [ministre des relations avec le parlement, NDLR] est venu deux fois nous parler. Je n'ai eu aucun écho sur des pressions ou des injonctions envers nous. Je suis convaincu que le PS a moins besoin de discipline que de débat. Et puis personne n'a à gagner à réouvrir les fronts de 2005 au moment du référendum. C'était monté très loin à l'époque avec des gens qui nous avaient accusés d'être anti-européens. Nous sommes européens mais nous n'avons pas la même stratégie.

Votre combat s'arrête-t-il avec le vote du traité ?

- Non, une partie de l'aile gauche du PS a déposé une motion au congrès de Toulouse du PS. Notre texte est le prolongements de cette vision. Avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann nous voulons porter le débat dans le parti. Il ne s'agira pas de regarder en arrière. A ce moment traité aura été voté. Mais le texte de la motion principale ne parle pas d'Europe. C'est donc à nous de mettre le thème sur la table. Il s'agit de définir quelle construction européenne nous voulons.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 12:21

logo MLGREFUSER L’AUSTÉRITÉ

1. Dans un contexte de croissance quasi-nulle, il faut réinterroger le rythme de la réduction des déficits publics. Evitons le cercle vicieux : l’austérité nourrit la récession qui elle-même aggrave la dette et empêche toute relance.

2. Refuser la ratification du traité Merkozy pour engager une profonde réorientation de la construction européenne : BCE qui rachète la dette des États, qui prête aux États comme elle prête aux banques et qui a pour mission de soutenir la croissance et l’emploi, introduction dans les traités du principe de convergences sociales, vers le haut, dans l’objectif d’un SMIC européen, et mesures anti-dumping,  harmonisation fiscale, doter le budget communautaire d’une réelle capacité d’intervention avec des ressources propres, développer une politique industrielle européenne (notamment sur les énergies renouvelables). Établir le Juste Échange européen par l’établissement d’une véritable politique tarifaire aux frontières de l’Union fondée sur le respect des normes sociales et environnementales.

3. Organiser une convention du PS avant les élections européennes et préparer d’un manifeste avec les socialistes européens. Les militants doivent pouvoir exprimer leurs priorités pour la réorientation de l’UE. Construire la République Européenne : le parlement européen doit être la source de la légitimité politique de la Commission, expression de la souveraineté populaire européenne. Nous proposons l’élection d’une constituante pour poser les bases de cette Europe démocratique.

REDISTRIBUER LES RICHESSES

4. Convoquer une conférence salariale patronat-syndicat et s’il n’y a pas accord,  augmenter fortement le SMIC (immédiatement rattraper la perte de son pouvoir d’achat sous la droite), interdire les minima conventionnels inférieurs au SMIC. Fixer un revenu maximum (ratio à définir) comme cela a été fait pour les dirigeants d’entreprises publiques. Ne pas craindre des dispositions contraignantes pour  l’égalité salariale hommes-femmes.

5. Indexer les minimas sociaux sur le SMIC.

6. Créer une allocation autonomie pour les jeunes en formation, universelle et individualisée (en fonction des ressources propres du jeune et de son lieu de formation).

7. Mettre en place une grande réforme fiscale, rétablissant une réelle progressivité de l’impôt prenant en compte tous les revenus (salarial, capital, foncier). Créer un serpent européen d’harmonisation fiscale, protecteur des tentations de dumping. Mise en œuvre d’une haute autorité et de dispositions rigoureuses contre l’évasion fiscale et instaurer un droit de suite fiscal, comme aux USA ou en Allemagne.

8. Créer une fiscalité écologique protectrice. Une taxe significative sur les Gaz à Effet de Serre des produits et des transports (taxe kilométrique) pourrait à la fois renchérir le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.

L’ÉCOLOGIE POLITIQUE

9. Créer un pôle public de l’énergie, dont la production et la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très spécifiques. Création d’un service public de l’eau potable, décliné nationalement (production) et localement (distribution).

10. Sortir progressivement du nucléaire pour engager une réelle mutation de notre modèle énergétique. C’est tout de suite qu’il faut engager la transition énergétique, de réduire les gaz à effets de Serre, en rompant avec le tout nucléaire, sans tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie. Des scénarii alternatifs existent et doivent faire l’objet d’un débat public réel, d’un vote au Parlement, ce qui n’a jamais eu vraiment lieu. Nous demandons une convention nationale du PS dès 2013 sur la transition énergétique. Interdiction de l’exploitation des hydrocarbures de schistes.

L’ÉTAT STRATÈGE

11. La  BPI doit permettre de retrouver une maitrise de notre économie et réindustrialiser : aider les entreprises sous forme de capital et pas seulement sous forme  de prêts,  réintroduire  du capital public, voire même des nationalisations, fussent-elles temporaires, pour protéger des secteurs stratégiques ou vulnérables aux prédateurs. Par exemple nationalisation temporaire des aciéries de Florange et  la restructuration de la filière acier en France.

12. Adopter une loi rendant obligatoire la reprise d’une entreprise, lorsqu’un projet viable existe, est urgente. Le droit de préférence accordé aux salariés pour cette reprise doit s’accompagner de la création d’un fond de développement coopératif. Ce fonds doit soutenir les poursuites d’activités menacées de délocalisation, mais aussi favoriser la création d’entreprises coopératives (SCOP, SCIC, Autres formes de coopératives) et la reprise en coopérative de nombreuses PME dont le chef d’entreprise part en retraire.

13. Etablir une nouvelle forme de contrôle des licenciements (par la loi), en particulier encadrer très strictement les licenciements économiques, trop souvent abusifs et lutter contre le nombre de contrats précaire (5% maximum des entreprises de plus de 20 salariés).

L’ÉGALITÉ RÉELLE

14. Mettre en place rapidement les politiques de lutte contre toute forme de discrimination. Ouvrir aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales.

15. Reconnaître le mariage homosexuel et l’homoparentalité.

16. Refonder l’école publique : recruter et former de nouveaux enseignants. Stopper la libéralisation de la carte scolaire, abandonner le programme Éclair, le Livret Personnel de Compétences et la logique du « socle », pour revenir à une définition nationale des horaires disciplinaires ; mettre fin au tronc commun des Premières générales, arrêter la réforme des séries de la voie technologique du lycée, donner à l’École publique les moyens d’une formation efficace de tous les enseignants.

17. Garantir l’université publique pour tous en revenant sur la loi Pécresse LRU et assurer le financement public des universités par l’État. Restaurer un cadrage national du diplôme garantissant une qualification identique en fonction des filières et libérer la Recherche publique des contraintes économiques de court-termisme.

18. Faire du logement une priorité : une taxe sur les transactions immobilières élevées doit financer les HLM pour les rénover thermiquement et réaliser vraiment 150 000 logements par an. Il est urgent de doubler le plafond du livret A comme nous nous y étions engagés. Sortir l’effort logement de l’objectif des 3 % de déficit. Instaurer un système de garantie locative universelle.

19. Lancer un plan hôpital 2020 : relance des constructions hospitalière et médico-sociale, terminer les opérations engagées, maintenir les installations et réaménager les hôpitaux de proximité, les pôles de santé locaux qu’il faudra développer sur le territoire en incluant un volet de rénovation des équipements lourds (IRM, Scanner, laboratoires, …). Réformer les modalités de financement de l’hôpital public. Mettre en place un plan santé mentale et psychiatrie sur tout le territoire.

20. Consolider la sécurité sociale : nécessité d’un système solidaire, public, de redistribution, seule garantie de l’égalité et de la pérennité des financements, « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » ; fin des franchises médicales, chercher des sources de financement solidaire : rééquilibrer le partage des richesses, taxer les revenus du capital, instaurer des formes de contribution spécifique des industries bénéficiaires de la santé.

21. Rétablir une police de proximité active et renforcer les moyens police/justice pour faire appliquer le droit partout.

22. Abroger la loi Sarkozy de « réforme » des collectivités territoriales. Construire une nouvelle étape de la décentralisation nécessite des débats démocratiques sur la pertinence des niveaux de gestion à l’intérieur du territoire national et sur l’autonomie financière des collectivités. L’Etat doit rester garant de l’égalité républicaine, veiller au renforcement des péréquations entre les territoires, et renforcer la présence des services publics. Tout doit être fait pour combattre les ségrégations, les discriminations, réinventer la politique de la Ville passe par l’accroissement  des présences de l’Etat et de l’action publique et associative dans les quartiers.

LA VIème RÉPUBLIQUE

23. Renforcer les pouvoirs du Parlement en donnant aux parlementaires le temps de légiférer et contrôler le gouvernement. Instauration d’une dose de proportionnelle dans l’élection des députés et application stricte du non cumul entre un mandat parlementaire et un exécutif local.

24. Créer enfin, dans la concertation, un véritable statut de l’élu local (indemnités, retraite, couverture sociale et juridique), corolaire nécessaire de la limitation du cumul des mandats.

UNE AUTRE MONDIALISATION

25. Agir en faveur de la relocalisation des activités, en particulier sur les coûts des transports en soumettant, comme le transport aérien, les portes conteneurs géants à la taxe sur le kérosène pour mettre fin à cette subvention déguisée au libre-échange qui pille par ailleurs les ressources pétrolières.

26. Promouvoir la souveraineté alimentaire : donner la priorité à la production par les exploitations paysannes et familiales de denrées pour les marchés intérieurs et locaux, garantir l’accès à la terre, à l’eau, aux forêts, aux zones de pêche et aux autres ressources à la faveur d’une véritable redistribution, investir des fonds publics à l’appui des activités productives des familles et des communautés, en mettant l’accent sur l’autonomisation, le contrôle local et la production de nourriture pour la population et les marchés locaux.

27. Reprendre la maîtrise du désarmement, notamment nucléaire, qui constitue un élément efficace de ce mécanisme au service de la paix et de la sécurité. Le PS doit à nouveau s’emparer de ce débat.

RASSEMBLER LA GAUCHE & LES ÉCOLOGISTES, RÉNOVER LE PS

28. Créer un comité permanent des partis de gauche et des écologistes, décliné dans des intergroupes parlementaires et une « université populaire de la Gauche» avec partis, syndicats et associations, en profitant de la préparation des élections municipales pour l’impulser.

29. Un parti combattif : nous populariserons d’autant mieux les réformes du gouvernement que le PS en aura débattu en amont. Nous proposons trois conventions nationales : une sur l’Europe (oct. 2013) en amont de l’élaboration du programme du PSE pour les élections européennes ; une sur les étapes de la réforme fiscale pour une juste redistribution, une sur les choix énergétiques.

30. Dans notre Parti, nous proposons de créer une école nationale du militant, déclinée fédéralement, avec des programmes théoriques et pratiques.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 13:15

Nous sommes fiers d’être socialistes, Nous voulons l’être encore davantage quand viendra l’heure du bilan.

Depuis les victoires des 6 mai et 17 juin, il existe en France une majorité de gauche sans précédent dans l’Histoire. La Présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat, les Régions, les Départements, les Villes: La gauche dispose des moyens nécessaires pour redresser et transformer durablement notre pays.

Nos concitoyens, salariés, jeunes, précaires, fonctionnaires, retraités, attendent beaucoup de nous, parce qu’ils sont touchés de plein fouet par la crise et ont, pour la majorité d’entre eux, souffert de 10 ans de politique de droite.  En chassant le sarkozysme, responsable de « tant de brûlures et de blessures » (François Hollande, Bastille, 6 mai 2012), nous avons créé les conditions politiques pour redresser la France, combattre le chômage et les inégalités.

Pour la première fois depuis longtemps, le congrès qui s’ouvre peut être le moment intense de débats d’idées, d’échanges et de dialogue, délesté des batailles d’égos.

Le congrès de Toulouse pour être utile doit permettre le débat et l’action.

Cette fois, va-t-on réussir ? Serons-nous déçus, puis battus une fois encore ? Comment être à la hauteur des attentes légitimes des Français et de cette période historique si troublée partout dans le monde ? Comment faire face à la crise et aux profondes mutations qui s’engagent ?

Ces interrogations, tous les militants socialistes se les posent au regard des défis à relever en France et en Europe. Ils ont mille fois raison.

Que ferons-nous de notre victoire ? Devant la déferlante d’un libéralisme autoritaire, la gauche est face à elle-même. Elle doit affirmer maintenant une autre voie face au triomphe de l’argent roi, à la régression sociale et écologique.  Soupeser les carrières présentes ou à venir, distribuer des bons et des mauvais points n’est pas à la hauteur des enjeux ni des urgences.

Nous voulons une Gauche libre dans le débat et dans l’action.

Le débat. Le congrès est le temps de la présentation des  propositions, des orientations à trancher. Le débat entre les motions est une richesse de notre Parti, qui garantit aux militants la liberté de parole. Si le temps est à l’unité, il n’est pas à l’unanimisme.

L’action. Le Parti Socialiste doit être le relais de la politique gouvernementale sur le terrain. Il doit aussi organiser, avec le reste de la gauche, avec le mouvement social, le rapport de forces qui nous permettra de tenir bon face aux obstacles et aux résistances. L’unité a toujours été le talisman des victoires de la gauche et des écologistes : elle l’est encore plus face aux épreuves dans l’exercice du pouvoir.

Tous les militants, par la diversité de leurs parcours et leurs réalités sociales, sont un atout indispensable pour entretenir ce lien nécessaire avec la société française.

Gouvernement, Parlement, Parti : chacun a son utilité dans la réussite. Au Gouvernement de diriger le pays sur la voie du redressement. Au Parlement de faire les lois qui mettront en œuvre nos engagements.

A nous, au sein du Parti socialiste de relayer les réformes, de préparer l’opinion, de sortir de la pensée unique qui tente partout d’imposer sa loi. A nous d’inventer une gauche libre.

pour lire et signer la motion :

logo MLG

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 22:30

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