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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 12:20

banniere maintenant la gauche2 jours avant le vote du 11 octobre sur les motions, cette réunion manifestera la dynamique de rassemblement autour des propositions portées par Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Gaël Brustier, Nicolas Pagnier et les militant-e-s de la motion 3 "Maintenant la gauche, le social au cœur, l'écologie en avant!"

MARDI 9 OCTOBRE 2012

GYMNASE HAUTPOUL
50 rue d'Hautpoul PARIS XIXème

à 19h30

intervenant_9-10-2012_Paris.jpg

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:13

alternatives_economiques.jpgNous approuvons la volonté manifestée par François Hollande de rétablir l’équilibre des finances publiques au cours de son quinquennat après une décennie de cadeaux fiscaux aux plus aisés et aux entreprises qui ont notablement contribué à creuser ces déficits et à gonfler la dette publique française. Mais pour atteindre cet objectif, il est indispensable de tenir compte de la conjoncture. L’économie française stagne depuis de longs mois et elle est probablement entrée en récession l’été dernier. C’est aussi le cas, depuis plus longtemps encore, de la zone euro dans son ensemble. Dans ces conditions vouloir ramener de 4,5% en 2012 à 3% du PIB les déficits publics dès 2013 risque de plonger l’économie française dans la dépression et de faire bondir le chômage alors que celui-ci vient déjà de battre les records établis dans les années 1990. Une hausse qui serait socialement et politiquement inacceptable. D’autant plus que, au bout du compte, l’objectif de 3% de déficit ne serait pas atteint et que l’endettement public continuerait à s’accroître comme le montrent les exemples de l’Italie, de l’Espagne ou encore de la Grèce. Compte tenu du poids de l’économie française, seconde économie européenne, une telle politique risquerait de plus d’aggraver de façon significative les difficultés de la zone euro et de relancer la crise des dettes souveraines européennes.

Dans ces conditions, il nous paraît indispensable de repousser le retour à 3% de déficit public comme la plupart des économistes le recommandent. Tenir ses engagements est incontestablement une qualité pour un dirigeant politique et François Hollande a montré depuis le 6 mai dernier qu’il y est attaché. Mais il est aussi indispensable pour un homme d’Etat de savoir s’adapter aux circonstances lorsque celles-ci ont changé. Et c’est manifestement le cas de la situation économique française et européenne depuis le moment où François Hollande avait formulé en 2011 l’engagement de ramener les déficits publics sous la barre des 3% dès 2013. Quoi qu’on pense par ailleurs de leur pertinence, les réformes récentes de la surveillance budgétaire européenne, basées sur la notion de déficit structurel, fournissent de solides arguments pour dévier de cet engagement. Les investisseurs eux-mêmes, très inquiets de voir la zone euro s’enfoncer dans la récession du fait des politiques budgétaires trop restrictives menées en son sein, comprendront un tel geste.

En conséquence, François Hollande doit se sentir libéré de cette promesse intenable et contreproductive et trouver les moyens de convaincre ses collègues européens de la nécessité de repousser cette échéance. Il vaut mieux affronter aujourd’hui les difficultés liées à un tel renoncement que de constater demain qu’on n’a pas atteint les 3% de déficit après avoir plongé le pays dans la récession et accumulé des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires

Vous pouvez rejoindre cet appel en "participant" à cet "évènement" Facebook

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 09:48

Mediapart - 28 septembre 2012 par Lénaïg Bredoux

Le tabou se fissure. Et si la France ne revenait pas à un déficit de 3% dès l’an prochain ? Après les économistes, ce sont désormais des responsables socialistes et même des conseillers de l’exécutif qui remettent en cause, publiquement ou à demi-mots, l’objectif imposé par les traités européens. Le gouvernement le proclame pourtant avec force alors qu'il présente ce vendredi son budget pour 2013 dont la vocation première est de revenir dans les clous de Maastricht.

«Concernant les perspectives des finances publiques de la France, nous tiendrons cet objectif de 3 % de déficit, parce que nous voulons maîtriser notre destin et préserver notre souveraineté», déclarait la semaine dernière à Mediapart le premier ministre Jean-Marc Ayrault. «Ce choix va demander des efforts, justes, mais qui ne cassent ni notre économie ni notre modèle social. Ce n’est ni l’Europe ni le traité qui nous l’impose, c'est notre volonté de ne pas nous laisser dicter notre politique par les marchés financiers», insistait-il. Un message répété jeudi soir sur France 2.

Mais, dans le même temps, le premier ministre, qui se rendra mardi devant les députés pour défendre la ratification du traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), trouve au texte concocté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel une vertu essentielle : celle, justement, de remettre en cause le mode de calcul du déficit en parlant de "déficit structurel". C'est une notion beaucoup plus souple qui vise à exclure les dépenses conjoncturelles en temps de crise, voire les investissements d’avenir (routes, réseaux de télécommunication, transition énergétique par exemple).

«Quant au traité en tant que tel, lisez-le bien, il parle d’“équilibre structurel” des finances publiques, ce qui signifie que l’on peut aussi tenir compte des situations de crise. Il n’est pas le carcan que l’on décrit !» nous expliquait Jean-Marc Ayrault. Mais pas question d’aller plus loin.

C’est finalement le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui a franchi dimanche la ligne jaune dessinée par l’exécutif. Sur Radio J, le socialiste a ainsi déclaré, à propos des 3% : «Je pense que c'est intenable mais ce n'est pas à la France de le dire.» Avant de lancer un appel à Bruxelles : «C’est à la Commission de dire qu'on ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu'il y a de la croissance et lorsqu'il n'y en a pas. (…) Mais je ne souhaite pas que ce soit la France qui donne l'impression (en posant la question) de ne pas tenir ses engagements et sa parole parce que nous aurions à le payer cher au niveau de la gestion de notre dette et de l'effort financier.»

Cette déclaration a agacé Matignon et l’Élysée. «Il ne faut pas dire ça», tacle le ministre chargé des affaires européennes, Bernard Cazeneuve. Car l’exécutif est convaincu que la France ne peut se permettre de remettre publiquement en cause ses engagements : il craint une sanction immédiate des marchés et une remontée des taux d’intérêt auxquels la France emprunte actuellement (à leur plus bas niveau historique). Aux yeux du gouvernement, une telle décision ne pourrait être prise qu’au niveau européen, en concertation avec la Commission de Bruxelles.

« Parlons-en demain. Progressons ensemble »

Deux pistes sont en réalité à l’étude : un assouplissement du calendrier (que plusieurs pays en récession comme l’Espagne ou le Portugal ont déjà obtenu), qui permettrait de différer d'une année l'échéance, et un changement du calcul du déficit, en prenant en compte le déficit structurel. «On y réfléchit. On travaille là-dessus, notamment sur le déficit structurel», confirme un ministre sous couvert d’anonymat.

Bernard Cazeneuve, le ministre chargé des affaires européennes, le dit d’ailleurs clairement, en débat avec Eva Joly (à retrouver ici) : «Tout, sur le déficit structurel et les investissements d’avenir, doit se faire dans le concert des nations européennes. Ce sujet-là se traite autour de la table. Il faut sortir avec une décision commune. Il n’y a pas d’échappée belle possible sur un tel sujet. Il faut convaincre. Ce positionnement doit être celui de l’Europe dans son ensemble.» Avant d’ajouter : «Les Italiens, par exemple, ont proposé que les grandes dépenses d’investissements soient sorties du déficit. Parlons-en demain. Progressons ensemble

«La France ne peut pas dire toute seule en Europe qu’elle ne va pas suivre l’objectif, c’est impossible ! Mais on commence à préparer le terrain à plusieurs», abonde une autre ministre, sous couvert du “off”. Même tonalité du côté de Catherine Trautmann, chef de file des socialistes français au parlement européen et ex-membre de l’équipe de campagne de Hollande :

«Qu’on ait des règles de résorption du déficit et de résolution de la dette, c’est la condition indispensable d’assainissement de nos économies. Mais Barroso doit considérer la question du calendrier, pour l’Espagne, pour l’Italie, mais aussi pour toute la zone euro. Une fois le TSCG et la loi organique votés, François Hollande ayant apporté comme réponse aux inquiétudes le fait que la règle d’or ne soit pas dans la constitution, le débat qui s’ouvre est de voir comment on évite la récession», a-t-elle expliqué dans un débat organisé par Mediapart avec la députée PS Barbara Romagnan et que nous publierons très prochainement.

En réalité, prédisent plusieurs conseillers élyséens, tout dépendra de l’évolution de la conjoncture : si la croissance continue de fléchir – la prévision pour l’an prochain a déjà été réduite à 0,8% et les économistes prédisent plutôt 0,3% –, le chef de l’État pourrait se tourner vers Bruxelles pour assouplir le calendrier de retour à l’équilibre de ses finances publiques.

Signe des tractations en cours dans les cabinets de la République, les conseillers du pouvoir ont déterré ces derniers jours les déclarations du candidat François Hollande. Oui, il promettait bien un retour à 3% mais il ajoutait souvent : «Si la croissance est là.» C’était par exemple le cas pour son premier discours de campagne, le 4 janvier à Mérignac : «S’il n’y a pas la croissance, il n’y aura pas le redressement des comptes publics.» Une phrase que le président de la République pourrait bien exhumer dans les prochains mois.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:50

IMAG0020.jpgLe 5 septembre 2012, les salariés de l'usine de cosmétiques EPB de Bezons, propriété du groupe américain REVLON, apprenaient brusquement la fermeture définitive de leur site et la suppression de 62 postes. Les raisons invoquées par le communiqué de la société sont « des difficultés financières et des pertes nettes depuis plusieurs années ».

Une fois de plus, les salariés sont pris de court et payent les choix de gestion du groupe REVLON, qui ont placé l'usine valdoisienne en difficulté : abandon de marques importantes, absence d'investissements dans l'usine elle-même et désorganisation sur les produits. Cette décision est d'autant plus détestable que l'usine dispose d'un carnet de commande plein et qu'une vingtaine d'intérimaires avaient été embauchés pour faire face à l'activité.

Ce sont donc plusieurs dizaines de salariés qui vont finir sur le carreau, certains travaillant sur le site depuis les années 1960 et dont l'âge ne permettra pas de retrouver un emploi.

Les militants socialistes valdoisiens de la motion 3 « Maintenant la Gauche » expriment leur solidarité avec les salariés concernés et appellent le gouvernement à réagir avec force face aux comportements de certaines sociétés qui mettent à mal des entreprises dont l'activité n'est pourtant pas en cause.

Ils rappellent que la motion 3 développe de nombreuses propositions qui peuvent servir au gouvernement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour réussir le changement attendu par les Français.

  • La future Banque Publique d’Investissement devrait privilégier, en lien avec les Régions, les aides aux entreprises sous forme de capital, plutôt que sous forme de simples prêts, en particulier dans les entreprises qui pourraient être rachetées ou partir à l’étranger.
  • Par ailleurs, nous proposons de créer des outils nouveaux pour favoriser les reprises et transmissions d’entreprises, en particulier à travers des SCOP. Un fonds d’investissement coopératif abondé par un pourcentage des bénéfices des coopératives pourrait démultiplier les opportunités de cette nature.
  • Une stratégie défensive est aussi indispensable, pour ne pas laisser partir des entreprises, des brevets et des marques. Les lois prévues contre les licenciements économiques abusifs, sur l’obligation de reprise lorsqu’un repreneur crédible se présente et que le propriétaire de l’entreprise veut la fermer sont urgentes et essentielles. Le droit de préférence accordé aux salariés qui sont prêts à reprendre l’entreprise sera aussi très utile.
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:02

KrugmanLibération - Mardi 25 septembre 2012 - Par DOMINIQUE ALBERTINI

L'objectif d'un déficit budgétaire de 3% l’an prochain sera difficilement tenable pour la France. Analyse Les appels se multiplient pour un report des objectifs de réduction des déficits publics.

En apparence, rien n’a changé : dans une Europe secouée par la crise, priorité est donnée par les Etats et les institutions communautaires à la réduction des déficits publics. Grèce, Italie, Espagne et Portugal, mais aussi France, Pays-Bas, Autriche … Tous ces pays, et d’autres, ont adopté de sévères mesures d’austérité pour se conformer aux normes européennes en matière de finances publiques, entérinées par le «traité budgétaire». Mais, face au climat récessif qui menace le continent, de plus en plus de voix réclament une potion moins amère.

Essentiellement portés, au départ, par le camp keynésien, ces appels émanent désormais d’acteurs et d’institutions peu suspects d’hétérodoxie économique. Ainsi, ce mardi, c’est la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui a appelé à modérer les politiques de rigueur.

«Réduire le rythme»

«Quand c’est nécessaire et possible, [il faut] réduire le rythme de l’ajustement budgétaire», a déclaré l’ancienne ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy, appelant les autorités à se concentrer davantage sur les «mesures» politiques que sur les «objectifs» chiffrés, notamment en terme de réduction des déficits : «Il y a des circonstances économiques qui sont telles que les objectifs ne seront pas atteints», a-t-elle prédit.

Lundi également, un dirigeant de la Banque fédérale américaine, John Williams, a souligné les conséquences négatives des politiques d’austérité en Europe : «A court terme, l’austérité a freiné encore davantage la croissance, a prolongé les reculs de l’activité économique et a compliqué encore davantage la réduction des déficits», a-t-il jugé, estimant toutefois cette politique nécessaire «sur le long terme» pour remettre en ordre les finances des Etats.

Délai de grâce

Les critiques de l’austérité dénoncent le «cercle vicieux» provoqué par ces mesures. Selon ce schéma, hausses d’impôts et baisses des dépenses publiques nuisent à la consommation et à l’activité économique. D’où une augmentation des dépenses sociales de l’Etat et une diminution des recettes fiscales, qui appellent... de nouvelles mesures d’austérité pour tenir les objectifs. Un processus facilement observable en Grèce : malgré les réformes radicales qu’il a entreprises, ou précisément à cause d’elles, le pays pourrait rester en récession jusqu’en 2014, selon une étude du Centre de planification économique national.

Si Athènes assure ne pas avoir besoin d’un nouveau plan d’aide, le Premier ministre, Antonis Samaras, réclame un délai supplémentaire pour tenir les engagements du pays en matière de finances publiques. Demande que l’Europe semble prête à examiner d’un bon œil, bien qu’elle attende pour y répondre le rapport des créanciers de la Grèce sur les réformes accomplies, qui doit être rendu dans les prochaines semaines.

Lui aussi sous assistance financière internationale, le Portugal a d’ores et déjà obtenu un tel délai. Les objectifs du pays en matière de déficit public ont été rééchelonnés dans le temps, a pu annoncer le ministre des Finances, Vitor Gaspar, le 11 septembre.

Bartolone monte au créneau

Se pose désormais la question du report de ces objectifs pour l’ensemble des pays de la zone euro. En France, un projet de budget 2013 particulièrement serré doit permettre d’atteindre les 3% de déficit public dès l’année prochaine. Ni François Hollande, ni Jean-Marc Ayrault n’ont pour l’instant remis publiquement en cause cet objectif. Mais les critiques se font de plus en plus audibles, y compris dans les rangs de la majorité. Pour le président de l’Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone, la cible de 3% l’an prochain est «intenable» : «On ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas», a-t-il expliqué dimanche sur Radio J.

Selon des ministres et conseillers cités par Mediapart, le pouvoir lui-même douterait de la faisabilité de la tâche : «Ils [François Hollande et Jean-Marc Ayrault, ndlr] sont conscients qu’ils n’y arriveront pas, estime l’un d’eux. Ils pensent que ce sera 3,5 %

Mais ces velléités de modération ont été douchées par la Commission européenne, dont un porte-parole a déclaré lundi ne pas voir «de raison de changer l’approche actuelle en matière de politique budgétaire en ce qui concerne la France» : «Nous avons eu des assurances publiques et en bilatéral - encore la semaine dernière - de l’engagement des autorités françaises à respecter le déficit de 3% l’année prochaine

Nouvelle donne

C'est que la France, ou un autre pays, ne peut espérer annoncer unilatéralement l'abandon de ses objectifs sans être pris pour cible par les marchés. Si rééchelonnement il y a, il devrait donc être collectif et soigneusement préparé en amont pour ne pas prendre les observateurs de court. Reste encore à convaincre Berlin du bien-fondé de ce report. Mais l'Allemagne elle-même est désormais confrontée à un ralentissement économique, et pourrait donc se laisser convaincre par cette nouvelle donne : une respiration pour des économies européennes en manque d'oxygène.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 07:47

Communiqué d’Emmanuel Maurel, Marie Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Marianne Louis, signataires de la motion « Maintenant la gauche », présentée au prochain Congrès du PS de Toulouse.

sanifric2-150x150.pngAprès la « trêve » complaisamment observée avant l’élection présidentielle par les directions des entreprises du CAC 40, les plans sociaux s’accumulent. Partout, dans les grands groupes, dans la sous-traitance, dans les PME, dans les territoires de la République, c’est aux salariés que le patronat fait porter le poids de la crise.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s’est engagé avec volontarisme dans la voie du redressement productif et du sauvetage de notre outil industriel. Mais comment ne pas voir que cette politique, voulue par l’immense majorité des Français, est systématiquement sabotée par les grands intérêts financiers ?

Le cas de SANOFI est emblématique de cette domination de la finance et du profit à court terme sur toute l’économie. SANOFI a enregistré, de l’exercice 2007 à l’exercice 2011, un résultat net cumulé de 27,3 milliards d’euros. Malgré cela, malgré aussi des centaines de millions d’euros payés par les contribuables via le Crédit Impôt Recherche, SANOFI continue de fermer ses labos et de supprimer des emplois.

L’annonce, en juillet, de la fermeture de pans entiers des laboratoires de Toulouse et Montpellier, a provoqué une montée de 20% du cours de bourse de SANOFI, au prix du sacrifice de ses sites, de ses chercheurs, de ses employés et de la santé publique. Et pourtant, selon tous les chercheurs y travaillant, des traitements prometteurs sont actuellement conçus à Toulouse et Montpellier, pour lutter contre les affections les plus graves, touchant la vie de millions de personnes, au premier rang desquelles le cancer.

Nous n’acceptons pas que le fonctionnement aveugle du marché et de la Bourse puissent mener à de telles extrémités. Nous pensons qu’il est du devoir du gouvernement républicain de préserver la société de cette dérive inacceptable du capitalisme financier. C’est pourquoi :

  • nous demandons l’arrêt immédiat du plan social de SANOFI et l’examen par l’Etat de l’éventuelle mise sous tutelle de sa direction ;
  • nous souhaitons que soit votée rapidement la loi contre les licenciements boursiers annoncée par Michel Sapin au lendemain de l’élection de François Hollande ;
  • nous souhaitons que l’Etat se dote de toute urgence d’outils efficaces de lutte contre les fermetures d’usine et les délocalisations dictées par les actionnaires pour augmenter leurs dividendes.

logo_MLG_2.jpg

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 11:42

affiche_hollande_2012-copie-1.jpgLes signataires de la motion 3 veulent eux aussi soutenir François Hollande et le changement qu’il a promis. Nous avons tous fait les campagnes présidentielles et législatives, les militants de la motion 3 au moins autant que les autres, ce n’est pas pour souhaiter maintenant l’échec de notre gouvernement.

La question qui se pose est de savoir comment le Parti Socialiste peut l’aider de la meilleure façon pour faire réussir le changement et gouverner dans la durée.

Les forces économiques et financières sont hostiles au changement. Nous ne pouvons pas laisser le Président seul face à elles. Les militants que nous sommes doivent prendre la plus grosse part du travail.

On voit bien déjà, sur un certain nombre de sujets (taxation à 75%, hydrocarbures de schiste, mariage homosexuel) à quel point ceux qui n’ont pas intérêt au changement sont offensifs.

Aubry_Maurel_La_Rochelle.jpgChacun doit avoir sa place : le président et le gouvernement arbitrent et dirigent le pays, le Parlement vote les lois. C’est au PS d’instaurer dans la société le rapport de forces contre la droite et l’extrême-droite, et contre le MEDEF.

Pour cela, il faut un PS combatif, force de propositions, qui mène le combat politique sur la base de ses propositions dans la société, en amont des arbitrages rendus par le Président.

Des militants qui attendraient les déclarations présidentielles pour s’en faire simplement le relais dans la société seraient en grande partie inutiles : dans les cabinets présidentiels et ministériels on trouve des communiquants professionnels bien plus efficaces.

Si la gauche veut gouverner dans la durée, elle doit être en prise avec les aspirations populaires, sociales, qui sont grandes après 10 ans de droite au pouvoir et les effets de la crise.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:50

 

liberation_21-09-2012.jpgLibération s’est procuré une lettre d’Emmanuel Maurel, envoyée ce jeudi aux militants de l’aile gauche pour les appeler à soutenir leur texte lors du vote organisé dans les sections le 11 octobre.

Vous pouvez accéder à l'article en cliquant sur l'image.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 12:52

Dans notre texte de motion « Maintenant La Gauche ! »,  nous sommes les seuls à nous positionner clairement en faveur d’un  moratoire immédiat sur la commercialisation et la mise en culture des OGM.

Ce matin, la publication de l’étude scientifique menée par le professeur Gilles-Eric Séralini explique comment la consommation d’un maïs OGM par des rats de laboratoire a provoqué chez ces derniers de graves problèmes de santé : tumeurs, mortalité précoce… Or, ce maïs OGM – le NK 603 de Monsanto résistant aux herbicides – peut se retrouver dans des aliments vendus en Europe et destinés aux humains comme aux animaux.

t-ogm.jpgNous demandons que le gouvernement agisse dès que possible au niveau européen en demandant :

  • Un moratoire immédiat sur la commercialisation et la mise en culture des OGM et dans l’urgence pour ceux résistant aux herbicides
  • L’arrêt de tous les essais et cultures en milieu ouvert en Europe (sauf expériences en milieu confiné).
  • L’étiquetage et la traçabilité obligatoires sur tous les produits agro-alimentaires.
  • La mise en place d’une évaluation des risques OGM réellement indépendante qui prenne en compte le temps long. L’étude de Gilles Séralini, qui a duré 2 ans contredit les études effectuées par les industriels des biotechnologies sur quelques semaines seulement

Pour aller plus loin…

Si l’essor du génie génétique dans les années 80 a permis la modification de l’information génétique des organismes vivants, il a rendu aussi possible le brevetage de ces mêmes organismes vivants. C’est sur ces organismes à l’information génétique modifiée (OGM) que seront déposés les premiers brevets sur le vivant, dès 1980 aux Etats-Unis, avec l’autorisation du dépôt d’un brevet sur une bactérie.

Le système des brevets s’étend alors peu à peu à l’ensemble des organismes vivants (animaux, végétaux, etc…). Si l’identification d’un gène ou d’une séquence génétique est considérée comme une découverte (non brevetable), la mise en évidence de sa fonction est considérée comme une invention et permet à ce titre le dépôt d’un brevet. Par un tour de passe-passe sémantique, les brevets ont ainsi été détournés de leur vocation initiale et la maîtrise de l’information génétique n’est plus assurée. Aujourd’hui aux USA, qui représentent près de 50% de la production d’OGM, 80% du maïs et du soja sont modifiés génétiquement.

La culture des OGM assujettit les agriculteurs, dont la production est contrôlée en amont et en aval par les firmes agrochimiques

Les premiers clients des firmes agrochimiques et semencières restent les agriculteurs. A travers le monde, ils sont près de 1,3 milliards : un marché gigantesque, notamment dans certains pays où la population agricole représente encore plus de 50% de la population active. Les stratégies déployées sur tous les continents par les agents et filiales de ces firmes, avec parfois l’appui des autorités nationales de certains pays en développement, visent purement et simplement à assujettir les agriculteurs en les mettant à leur service. La semence est la base de toute activité agricole.

Avec la semence transgénique dont le fruit est généralement volontairement stérile et l’éventuelle réutilisation interdite, les semenciers contrôlent l’amont et l’aval de la production.

Les OGM ne résolvent pas le problème de la faim dans le monde

La faim et le défaut de souveraineté alimentaire sont d’abord liés au fonctionnement du système capitaliste qui organise la production, l’accès à l’alimentation et sa distribution. Par ailleurs, les OGM proposés sont destinés quasi exclusivement à l’exportation ou à l’alimentation du bétail et sont conçus pour exprimer leur potentiel de production dans les conditions d’une agriculture industrielle qui utilise généralement beaucoup d’intrants (engrais et pesticides) et détruit les connaissances locales de sélection des semences menaçant la biodiversité et les capacités d’adaptation des cultures aux contraintes climatiques. La promotion des OGM n’améliore donc en rien la couverture des besoins alimentaires essentiels des populations les plus exposées à la faim, tout en menaçant l’environnement par la diffusion des molécules modifiées dans les sols et les organismes vivants.

La double filière OGM et sans OGM est illusoire

La mise en place d’une filière sans OGM revient à admettre une filière OGM et les risques de transfert d’une filière à l’autre (pollutions génétiques, mélange lors des manipulations et sur les chaînes de conditionnement…). L’absence d’évaluations sérieuses et de connaissances sur les risques pour la santé et l’environnement, l’impossibilité de confiner et tracer les productions ou encore les coûts qu’engendre son contrôle poussé rendent illégitime la création d’une filière OGM. De surcroît, une telle filière serait d’autant plus impérialiste qu’elle détruirait toute possibilité de culture biologique à proximité.

Les OGM sont susceptibles de présenter des risques pour la santé et l’environnement

Les manipulations génétiques induisent des changements dans le fonctionnement des plantes et provoquent la synthèse de nouveaux composés potentiellement toxiques dans l’alimentation ainsi que la dissémination à grande échelle de gènes de résistance, notamment à des antibiotiques couramment utilisés en santé humaine et animale. Les contrôles de toxicité ou les tests d’allergie sur les aliments issus d’OGM sont le plus souvent réalisés par les sociétés productrices d’OGM et sont incomplets ou non communiqués intégralement aux chercheurs, sous couvert de secret commercial.

ogm-rat.jpegMais une étude de 2011 indique que la consommation de céréales ou de protéagineux OGM pourrait provoquer des problèmes de reins et de foie chez les mammifères

La plupart des plantes transgéniques commercialisées sont conçues pour produire ou tolérer des pesticides et des insecticides. Les résidus de ces pesticides sont donc susceptibles de s’accumuler dans la chaîne alimentaire et d’avoir des effets toxiques à long terme. De plus, les pollutions génétiques favorisent l’apparition de nouvelles espèces envahissantes (véritable menace pour la biodiversité) ou se transmettent aux bactéries du sol.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 07:51

18-09-2012 à 19h51 - Mis à jour le 19-09-2012 à 08h46 - Le Nouvel Observateur - Par Nicolas Chapuis

Jerome_Guedj_12-09-2012.jpgLe député et président du Conseil général de l'Essonne s'oppose au traité européen de stabilité. Interview.

Comme la majeure partie des députés de l'aile gauche du PS, Jérôme Guedj est opposé au Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), sur lequel le gouvernement se penche mercredi 19 septembre.

Pourquoi êtes-vous décidé à voter non au traité européen ?

- J'ai indiqué dès le mois de juillet que je voterai non. Je m'y tiens. Les raisons sont exactement les mêmes que celles que nous évoquions déjà le 2 mars dernier, quand Nicolas Sarkozy nous avait présenté le même texte. Ce traité est une mauvaise réponse à la crise que traverse l'Europe. Le TSCG tourne le dos à l'origine des maux. Il dit que le seul mal dont nous souffrons est l'endettement trop important des Etats, et la mauvaise gestion des dépenses publiques. Il ne dit pas un mot sur la responsabilité des marchés financiers dans cette crise et sur l'absence de régulation. Il ne dit pas un mot non plus sur le rôle de la BCE qui doit soutenir les Etats, et sur la gouvernance au service de la croissance que doit adopter l'UE.

Selon vous, quelle Europe prépare ce traité ?

- Il s'agit d'un fédéralisme autoritaire à la Merkel. Je ne veux pas de l'austérité gravée dans le marbre. Elle empêcherait la relance keynésienne de la croissance qui est nécessaire pour sortir de la crise. Nous devons construire un autre type de fédéralisme, politique et social, sur une base démocratiquement élue.

Votre position est minoritaire à l'Assemblée. Le combat est-il vain ?

- Bien sûr que le traité va être ratifié. Je suis lucide sur la question. Mais il y a entre nous et le reste du PS une différence de stratégie. On a accepté pendant longtemps la politique des petits pas. On a avalé le traité d'Amsterdam, le TCE à Rome, le traité de Lisbonne, et chaque fois on nous disait que ça s'améliorerait après. On a vu ce que ça a donné. Nous voulons construire un autre rapport de force et poser d'ores et déjà les bases d'une renégociation du TSCG. En réalité il est déjà caduque, parce que ça va être impossible de tenir ce rigorisme budgétaire. Le débat va traverser le pays, il est normal qu'il ait lieu au PS, que le parti soit au diapason de la société.

Est-ce un désaveu de la politique du gouvernement ?

- Sur le traité, c'est un non soutien de la politique de Hollande. Pour le reste je fais partie de la majorité. Je voterai donc la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault, car je veux apporter mon soutien aux avancées de la politique de François Hollande, comme la taxation des transactions financières, la supervision bancaire, ou les project bonds destinés à soutenir la croissance. Je voterai également la loi organique sur la règle d'or, bien que je ne sois pas fan du principe. Mais je me sens engagé par la campagne de François Hollande. Je vais voter par solidarité et par discipline de groupe. On touche à la question fondamentale de l'engagement au sein d'une majorité. Mais il est vrai que j'ai des véritables interrogations dessus. Je ne suis pas sûr que le calendrier qui prévoit les 3% de déficit dès 2013 soit souhaitable ou même réaliste. Il ne faudrait pas que le remède tue le malade.

Le PS vous a-t-il menacé de sanctions en cas d'opposition sur le vote du TSCG ?

- Très sincèrement non. Je me félicite de la façon dont le débat s'est déroulé dans le PS. Bernard Cazeneuve [ministre des relations avec le parlement, NDLR] est venu deux fois nous parler. Je n'ai eu aucun écho sur des pressions ou des injonctions envers nous. Je suis convaincu que le PS a moins besoin de discipline que de débat. Et puis personne n'a à gagner à réouvrir les fronts de 2005 au moment du référendum. C'était monté très loin à l'époque avec des gens qui nous avaient accusés d'être anti-européens. Nous sommes européens mais nous n'avons pas la même stratégie.

Votre combat s'arrête-t-il avec le vote du traité ?

- Non, une partie de l'aile gauche du PS a déposé une motion au congrès de Toulouse du PS. Notre texte est le prolongements de cette vision. Avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann nous voulons porter le débat dans le parti. Il ne s'agira pas de regarder en arrière. A ce moment traité aura été voté. Mais le texte de la motion principale ne parle pas d'Europe. C'est donc à nous de mettre le thème sur la table. Il s'agit de définir quelle construction européenne nous voulons.

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