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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 09:12
LE CORONAVIRUS ET LA BATAILLE CULTURELLE

Les places financières mondiales se sont effondrées en ce début mars. Une telle violence des baisses d’indices, de l’ordre de 20% en quelques séances, n’avait plus été observée depuis le krach de 2008. Plusieurs facteurs se sont conjugués pour aboutir à ce désastre : des anticipations de croissance moroses, l’arrêt de l’activité en Chine pour cause de coronavirus et un vif désaccord entre Saoudiens et Russes sur la production de pétrole.

Chronologiquement, c’est ce dernier facteur qui a précipité la chute. L’Arabie Saoudite était plutôt encline à réduire la production et soutenir ainsi les cours du baril. La Russie se disait pour sa part qu’un baril durablement sous les 40 dollars pourrait détruire l’industrie américaine du pétrole de schiste (dont le seuil de rentabilité se situe au-delà des 50 dollars). C’est le point de vue de cette dernière qui a finalement prévalu. Mais les cours du pétrole étaient déjà bas, reflétant la faiblesse de l’économie réelle, dès avant l’impact du coronavirus. La gestion de la maladie par la Chine n’a fait qu’aggraver une situation latente de surproduction – et donc de survalorisation des cours de bourse.

A présent, on ne peut que redouter les effets dévastateurs de la crise financière sur la sphère productive. Les banques vont essuyer des pertes colossales et réduire encore davantage l’accès des entreprises au crédit (investissements et surtout trésorerie). De l’autre côté, le coronavirus entraîne non seulement des ruptures d’approvisionnement mais aussi des reports voire des annulations pures et simples d’événements, de transports, de voyages touristiques et professionnels, etc. Ce premier trimestre 2020 subit donc à la fois un choc d’offre et un choc de demande. Tout (en tout cas beaucoup) dépend maintenant de la vitesse de récupération de la Chine, atelier du monde.

Si l’Empire du Milieu se remet en marche d’ici quelques semaines, peut-être que l’économie repartira. Mais ça n’est qu’un « peut-être » car pour de très nombreuses entreprises et secteurs d’activité, « quelques semaines » veut dire une éternité. Faute de clients, de pièces détachées et de crédit, des milliers d’entreprises pourraient avoir entretemps déposé leur bilan.

Mis à part les mesures conjoncturelles que prendront les gouvernements pour atténuer ces chocs (inondation de liquidités sur les marchés, dégrèvements fiscaux et sociaux, voire même des relances budgétaires), la grande question que pose évidemment cette crise est celle de notre dépendance matérielle à la Chine. La consommation mondiale et notamment occidentale, s’appuie sur une production dont la chaîne de valeur remonte presque toujours 

là-bas. Hormis quelques niches de type armement ou centrales nucléaires, toute notre industrie contient du Made in China. Si la Chine s’effondre, nous ne pouvons plus produire de voitures, d’avions, d’appareils électroniques, de machines, de médicaments, ni même de vêtements ou de maisons.

C’est si vrai que l’effet le plus catalyseur, intellectuellement, du coronavirus a été de convertir des amoureux de la mondialisation heureuse comme Thierry Breton ou Bruno Le Maire aux vertus de la souveraineté économique. C’est à peine s’il faut se pincer, pour être sûrs de bien les entendre expliquer aujourd’hui le contraire de ce qu’ils nous infligeaient hier. Ils prononcent le mot « relocalisation ». Ils ne font plus des sauts de dix mètres sur leur chaise lorsqu’on leur suggère que le concept de « démondialisation » n’est pas si stupide, ni soviétique, ni vénézuélien que tous les idéologues néolibéraux nous l’enseignaient jusqu’il y a deux mois. On commence à se dire que passer des accords de libre-échange avec l’Australie pour lui acheter du bœuf ou la Nouvelle-Zélande pour lui acheter du lait, n’est pas forcément d’une rationalité économique évidente.

Même l’Union européenne bruisse de ces réflexions sacrilèges – lesquelles ne sont certes pas encore parvenues au cerveau du Commissaire au Commerce international (ce qui s’explique sans doute par la lenteur des influx nerveux chez les dinosaures). Même l’Allemagne (!!!!) convient que la règle d’or budgétaire est un peu trop rigide.

Nous assistons donc aux prémices d’une victoire culturelle. Les faits nous donnent raison. La tension extrême dans laquelle se déploient les flux économiques et financiers mondiaux est en train de se rompre, nous laissant momentanément à poil, et honteux – par exemple de devoir compter sur la Chine pour fournir l’Italie en appareils de réanimation médicale, ou Sanofi en principes actifs médicamenteux.

Tout cela, toutes ces innombrables choses qui nous permettent de vivre dans un confort à peine imaginable pour les humains d’il y a un siècle et demi, nous pouvons le produire nous-mêmes, chez nous. Sans supprimer la mondialisation, nous pouvons et nous devons rapatrier des industries et les compétences, les savoir-faire et les salaires qui vont avec. Le coronavirus vient de nous montrer que la démondialisation n’est pas qu’une question idéologique, ni même principalement sociale; c’est une question de survie.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 11:23

Emmanuel Maurel, député socialiste européen, sur le plateau de LCI, le samedi 23 juillet 2016

Emmanuel Maurel, député socialiste européen, sur le plateau de LCI, le samedi 23 juillet 2016

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:09
Emmanuel Maurel sur le plateau de LCP-AN le 11 novembre 2015

Emmanuel Maurel sur le plateau de LCP-AN le 11 novembre 2015

[Immigration et réfugiés] Emmanuel Maurel était hier l'invité de LCP pour débattre des solutions à la crise des réfugiés qui secoue l'Europe et son voisinage. A l'heure où les leaders européens se rassemblent à La Valette, nous devons manifester solidarité et coopération à l'égard des Etats qui sont en première ligne.


Europe Hebdo : L'Europe à l'épreuve de la crise... par LCP

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 09:51
Fabrice Rizzoli, sur France 5, le 5 novembre 2015

Fabrice Rizzoli, sur France 5, le 5 novembre 2015

Intervention sur les "passeurs" de migrants dans C dans l'Air le 1er septembre 2015

Vous pouvez retrouvez l'émission du 5 novembre 2015 intitulée "Rome, capitale maffieuse" en cliquant sur l'image

Fabrice_Rizzoli_C_dans_l_air_France5_05-11-2015

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 16:12
campagne de soutien au droit de vote des étrangers aux élections locales

campagne de soutien au droit de vote des étrangers aux élections locales

Communiqué « A gauche, pour gagner ! » du 6 novembre 2015

Le droit de vote aux élections locales des ressortissants non communautaires résidant en France légalement depuis plus de cinq ans est inscrit comme le 50ème engagement de François Hollande. Cette promesse avait été réaffirmée le 14 juillet 2014, à l’occasion de la Fête Nationale. C’est un combat constant de la gauche depuis 1981 et cette réforme, nous la ferons. Il en va du crédit accordé à la parole politique mais aussi de l’avenir d’une société que nous voulons ouverte et inclusive.

L’extension du droit de vote lors des élections locales aux ressortissants communautaires permet de reconnaître une citoyenneté de résidence, pleinement complémentaire de la souveraineté nationale dont sont dépositaires tous les Français. L’étendre à tous procède désormais d’une mesure d’égalité et de justice civique.

Ces résidents, vivant en France, parfois depuis des décennies, paient des impôts, participent à la vie de la cité, sont souvent les parents d’enfants français, votent aux élections prud’homales, à l’université, dans les entreprises, s’engagent au sein d’association et de partis politiques, exercent le droit de grève.

Ils sont d’ores et déjà des citoyens économiques et sociaux de notre pays et la dissociation entre cette citoyenneté « de vie » et la citoyenneté politique, est en contradiction avec la haute idée que nous défendons de la démocratie locale.

Nous avons été l’un des derniers pays d’Europe à accorder le droit de vote aux femmes, il y a 70 ans. A l’heure où nombre d’Etats de l’Union Européenne accordent déjà le droit de vote aux ressortissants non communautaires, il n’est pas acceptable que la France refuse cette reconnaissance attendue par une population qui vit depuis longtemps sur notre sol.

Nous n’ignorons rien des obstacles ni des résistances et il faudra un courage collectif, au-delà du Parti socialiste, pour gagner cette reconnaissance.

Aucun socialiste, fut-il le chef du Gouvernement, n’a vocation à dicter seul notre programme collectif. N’en déplaise à Manuel Valls, nous continuerons à défendre le vote des étrangers aux élections locales.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 15:22

combat socialistearticle publié dans Combat Socialiste n°3 - mai 2013

Hervé Le Bras et Emmanuel Todd, Le Mystère français, Seuil, La République des idées, 2013

Plus de 30 ans après leur ouvrage commun, L’Invention de la France, Emmanuel Todd et Hervé Le Bras reviennent pour cosigner un livre visant à répondre aux interrogations suscitées par la situation paradoxale que présente la France d’aujourd’hui : décrite comme rongée par le pessimisme, en proie à de mauvais indicateurs économiques (croissance en berne, explosion du chômage), d’autres indicateurs montrent pourtant que le pays pourtant ne va pas si mal.

La population française bénéficie d’un haut niveau éducatif général, d’une forte espérance de vie, de l’un des taux de natalité les plus élevés en Europe (malgré la démocratisation des moyens de contraception), mais aussi un taux de suicide en baisse dans quasiment toutes les classes d’âges !

Todd et Le Bras se proposent de réaliser une approche matérialiste du territoire national en croisant des données peu souvent exploitées : pratiques religieuses, types d’habitat, traditions familiales, tout y passe ! Les 120 cartes et 14 tableaux abondamment commentés font l’analyse du changement social perçu depuis ces 30 dernières années sous l’effet de la mondialisation, et qui s’est manifesté par l’émancipation des femmes, les migrations, la crise industrielle…
Tout cela en lien avec des déterminants anthropologiques et religieux très anciens, que l’on croyait perdus mais en réalité toujours d’actualité.

On retrouve au final l’habituelle opposition entre la France de la Révolution de 1789 et une France périphérique dont on identifie les valeurs catholiques organisatrices en tant que puissance sociale, à défaut d’une pratique religieuse ; c’est ce qu’ils nomment le « catholicisme-zombie » ! Mais contrairement aux tendances observées depuis le XIXe siècle, c’est la France chrétienne qui s’en sort le mieux cette fois. Plus grande surprise encore, dans un pays qui se « droitise », cette France vote à gauche ! Et François Hollande a gagné l’élection présidentielle, notamment parce que les territoires historiquement catholiques ont voté pour lui en mai 2012.

La droitisation de la société est due, certes, à un vieillissement de la population, mais aussi à l’inversion de la pyramide éducative, qui se manifeste par une peur du déclin au sein de la tranche de la population moyennement éduquée.

axel_calvet.jpgAinsi, le Front national capte les voix contestataires d’une population attachée à l’égalité, et peu sensible aux vieilles antiennes sécuritaires et anti-immigration.

Mais le FN est coincé entre deux discours contradictoires, ce qui laisse à penser que Marine Le Pen a atteint un plafond de verre, les deux acteurs arguant que « le phénomène FN est navrant mais nullement terrifiant, puisque clairement limité dans sa capacité d’expansion ».

En conclusion et en écho à l’article de Rémy Hautin du mois dernier, Todd et Le Bras affirment que c’est finalement de la radicalisation de la droite classique qu’il faut le plus s’inquiéter.

Axel CALVET

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 08:06

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:01

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 08:43

Barbara_Romagnan.jpgL’actualité estivale a été, comme chacun sait, marquée par le démantèlement de plusieurs campements roms, en particulier dans les agglomérations de Lille, de Lyon et plus récemment d’Evry. Ces événements ont relancé, au sein de la gauche, un débat sur l’accompagnement et la prise en charge de ces populations. Cette problématique est complexe. A travers les Roms, ce sont en effet nos politiques d’intégration, de logement, d’insertion sociale et professionnelle qui sont interrogées.

A cet égard, il me semble particulièrement important que nous, représentants de la Nation, soyons en mesure de tenir un discours apaisé sur ce sujet, loin du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy en 2010. Il me semble par ailleurs fondamental de ne pas réduire ce débat à l’application ou non des lois en vigueur. Cela ne doit en effet ne doit pas interdire de s’interroger plus avant sur leur évolution et surtout sur le devenir de ces populations.

Le terme « Roms » : savoir de qui l’on parle

A titre liminaire, il convient de rappeler ce que désigne sémantiquement le terme de Roms, tant les confusions et les amalgames semblent nombreux. Selon la définition qu’en donne l’Union européenne (UE), les Roms sont un large ensemble d’individus (Manouches, Gitans, etc.) ayant en commun une origine indo-européenne et une langue initialement commune. Un peu plus d’un million de personnes vivant en Europe répondent à cette définition.

Toutefois, sur notre sol, ce terme générique n’est généralement pas employé. On parle de « Tsiganes » pour désigner un certain nombre de populations nomades initialement originaires du nord de l’Inde et de l’Europe de l’Est, présents en France depuis le quinzième siècle. Ils sont actuellement entre 350 000 et 400 000 sur notre sol, tous ou presque de nationalité française et généralement encore de culture nomade. Ces personnes se distinguent toutefois fortement par leur religion –certains sont de confession catholiques, d’autres évangélistes- leur rapport au voyage, et bien entendu leur niveau de vie.

Quant au terme « Roms », il fait référence à une population dont les membres sont des ressortissants de l’Union européenne, essentiellement de nationalité roumaine et bulgare, et arrivés en France après la chute du mur de Berlin et à la suite de l’intégration de leur pays dans l’espace européen. Selon les associations concernées par ces populations, il y aurait actuellement en France entre 15 000 et 20 000 personnes répondant à cette définition, qui s’installent essentiellement aux abords des grandes agglomérations. Au contraire des Tsiganes encore souvent attachés à la culture du voyage, tous les Roms ou presque aspirent à un mode de vie sédentaire.

Enfin, rappelons qu’en France et dans huit autres pays de l’UE, des mesures transitoires sont appliquées aux travailleurs bulgares et roumains depuis l’entrée de leur pays dans la communauté européenne en 2007. Contrairement aux autres Européens, ces personnes doivent posséder une carte de séjour au-delà de trois mois passés en France. Elles doivent par ailleurs disposer d’une autorisation de travail, dont l’obtention est facilitée pour une liste précise de professions. Les Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie sont concernés par ces mesures transitoires, dont l’UE prévoie la levée au plus tard le 31 décembre 2013.

Des populations différentes, aux besoins divergents

Ce bref état des lieux permet de mesurer les fortes différences existant entre ces populations, regroupées sous une dénomination unique par l’UE. Leurs besoins sont loin d’être identiques.

Nous parlons d’une part de 350 000 à 400 000 Français de culture nomade. Les problématiques qui s’attachent à leur mode de vie sont connues de longue date : accès à des terrains adaptés et de qualité, à l’éducation, à la formation professionnelle, à la santé, aux droits civiques, etc. Il est également impératif de permettre une bonne cohabitation entre ces personnes et le reste de la population.

Nous parlons d’autre part de 15 000 à 20 000 migrants économiques, souvent travailleurs pauvres et victimes de discriminations dans leur pays d’origine, et qui sont par ailleurs des citoyens européens « en devenir » aux droits restreints. La principale problématique soulevée ici est indéniablement celle de l’intégration sociale et économique. Il s’agit là non seulement d’un devoir républicain, mais aussi d’une obligation légale : à partir de 2014, ces personnes feront en effet pleinement partie de l’UE, disposant des mêmes droits que tout citoyens de l’Union, dont de la liberté de circuler et de travailler.

Des politiques efficaces peuvent être mises en œuvre

Pour chacune de ces populations, des solutions existent. Des politiques efficaces peuvent être menées au service des ces populations.

En ce qui concerne les Tsiganes, leur situation a évolué dans le bon sens avec l’obligation faite aux communes de plus de 5000 habitants de prévoir l’aménagement d’aires d’accueil. Reste à faire en sorte que les schémas de construction soient respectés et que ces aires soient d’une qualité égale sur l’ensemble du territoire. Il est par ailleurs indispensable de s’interroger sur la diversification de l’habitat, afin d’être en mesure de répondre aux particularités de chaque situation. Ainsi, il est possible de mettre en place, en plus des aires « classiques », des aires de plus petit passage, des terrains familiaux, des terrains négociés et des habitats en « dur » pour les Tsiganes choisissant la sédentarisation.

Il faut par ailleurs prendre davantage en compte ces populations dans nos systèmes d’éducation et de formation. Là encore, la situation a progressé. Grâce au travail de l’Education nationale, d’associations locales et de collectivités, plusieurs camions-écoles circulent désormais dans les départements francs-comtois afin de permettre la scolarisation des enfants tsiganes. Un projet de formation professionnelle destinée aux adultes est par ailleurs à l’étude. Autant de mesures qui peuvent être étendues, en s’appuyant sur les collectivités volontaristes et les associations locales qui travaillent avec les Tsiganes.

Pour ce qui est des Roms, il faut bien entendu travailler à un accès plus large au marché du travail. A cet égard, je salue les décisions prises il y a peu par le gouvernement concernant la levée de la taxe pesant sur les employeurs embauchant des personnes roumaines ou bulgares et l’élargissement de la liste des professions qu’elles peuvent exercer. Comme l’a également souligné la Commission européenne, ces mesures vont dans le bon sens : donner à une personne la possibilité d’exercer un emploi, c’est lui permettre d’avoir un revenu, un logement, et de s’insérer durablement dans notre société.

Reste à travailler sur la question des expulsions : outre qu’elles sont bien souvent indignes, elles sont la plupart du temps inefficaces, puisqu’elles concernent des personnes susceptibles de revenir à tout moment et en toute légalité sur notre sol. Il serait plus judicieux de consacrer nos efforts à la mise en place de véritables solutions d’accueil et d’hébergement, assorties d’un accompagnement social chaque fois que nécessaire. Rappelons-le : les Roms ne vivent pas dans des campements insalubres par choix. Leur permettre l’accès à un habitat digne favoriserait aussi la scolarisation des enfants et le suivi médical de ces publics. Des expériences ont déjà été menées en ce sens (villages d’insertion, logements en diffus, etc.) et peuvent servir de bases à une réflexion plus large, permettant d’éviter les démantèlements de campement sans solution.

Enfin, ce travail ne pourra se faire sans médiation. Là encore, ceci n’a rien d’impossible. Nous avons la chance de pouvoir compter sur des collectivités, des associations et des acteurs locaux engagés sur ces questions et ces problématiques. L’Etat doit les mobiliser autour d’un objectif d’intégration à long terme. Au-delà, il doit rappeler, contrairement à ce qu’a fait le précédent gouvernement, que la France est engagée dans un destin commun avec l’ensemble des autres Etats membres de l’UE et de leurs habitants. Roumains et Bulgares seront, dans un an et demi, des citoyens européens à part entière. Il faut s’y préparer, en prenant dès maintenant les mesures qui s’imposent.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:32

| Par La rédaction de Mediapart

Comment refonder la liberté de la presse ? Au Théâtre de la Colline, journalistes, humoristes (Didier Porte et Stéphane Guillon) et personnalités ont débattu des pistes à suivre et interrogé les représentants des principales forces républicaines de l'alternance, jeudi soir, pendant deux heures et demie. Retrouvez ci-dessous la vidéo intégrale du débat.

Merci de cliquer sur le curseur de temps à la minute 12,30 pour entrer dans le vif du débat:


Indépendance de la presse : le débat de... par Mediapart Ci-dessous, un montage vidéo d'Antoine Perraud projeté en ouverture du débat : la presse en rieuse à gage et souffre-douleur du monarque républicain.

La presse en rieuse à gages... par Mediapart

 

Le programme de la soirée était le suivant :

Pierre-Louis Basse, journaliste et écrivain, Stéphane Guillon, comédien/chroniqueur, et Didier Porte, comédien/chroniqueur.

Sabine Torrès, fondatrice/directrice du site Dijonscope, Daniel Schneidermann, fondateur/directeur d'Arrêt sur Images, Jérémie Zimmermann, cofondateur de la Quadrature du Net, Fabrice Arfi de Mediapart dressent l’état des lieux de la crise de la presse.

Ensuite, Edwy Plenel interpelle les responsables des principales formations politiques républicaines, dont Patrick Bloche (PS, député, chargé de l'audiovisuel dans l'équipe de campagne de François Hollande), Pascale Le Néouannic (secrétaire nationale du FDG, en charge des libertés publiques et de la laïcité), Pascal Durand (porte-parole Europe Ecologie-Les Verts) et Yann Wehrling (porte-parole du Modem). Il présente, également, les projets de réforme que défend Mediapart dans la perspective d'une refondation de la liberté de la presse et du droit de l'information.

Jean-Pierre Mignard, avocat de Mediapart, candidat PS pour les législatives dans la 2e circonscription à Marseille, conclut les débats.

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