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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 18:20

Public-Sénat-31-oct-2013-le-22h-300x178Paris, mercredi 16 avril 2014

Le Premier ministre ne clarifie ni les conditions du financement des baisses de cotisations sociales et d’allégements fiscaux essentiellement accordés aux entreprises, ni le contenu précis des 50 milliards de baisse des dépenses publiques déjà annoncées.

Au-delà des grandes masses financières d’économies qui sont censées pouvoir être réalisées d’ici à 2017, les seules nouvelles annonces sont des ponctions faites au détriment du pouvoir d’achat des couches populaires et moyennes.

Le gel du point d’indice des fonctionnaires est inacceptable alors que ces derniers connaissent une baisse continue de leur pouvoir d’achat depuis plusieurs années et que nombre d’entre eux ont des bas salaires.

La non-indexation des retraites et des prestations sociales touchent un grand nombre de foyers qui déjà n’arrivent pas à faire face aux dépenses ordinaires de la vie courante. C’est particulièrement le cas pour les allocations logement qui de fait vont stagner alors que les loyers continuent à augmenter. La réalité est là : une baisse du niveau de vie de millions de foyers modestes et moyens.

Non, ce n’est pas juste. Oui, il y a bien deux poids deux mesures lorsque l’on sait que l’économie faite sur les retraites et les allocations familiales correspondent à 2 milliards d’euros (peut-être 2 milliards supplémentaires concernant les retraites complémentaires) et que le CICE va rapporter 3 milliards d’euros à la grande distribution, alors même que ce secteur n’est pas engagé dans la compétition mondiale et n’a pas besoin d’aides publiques massives.

C’est de surcroît anti-économique car ces mesures vont réduire la consommation intérieure indispensable à la vitalité de bon nombre de nos entreprises, de PME, du commerce et de l’artisanat et plomber la croissance. Elles sont négatives pour l’emploi.fond pour cp

Comment penser renouer avec notre électorat quand le pacte de solidarité, présenté comme la réponse à l’échec des municipales, se traduit par une baisse du niveau de vie des français ?

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:23

Libération - Amélie MOUGEY 22 février 2014 à 09:31

Le chef de file de l'aile gauche du PS accuse le capital d'être surrémunéré, au détriment de l'investissement. Et le 28 Minutes d'Arte et la rubrique Désintox de Libération valident son diagnostic.

Retrouvez Désintox TV du lundi au jeudi dans  28 Minutes, sur Arte.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 10:47
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 16:10

La stratégie libérale de la baisse du « coût » du travail et des dépenses publiques est économiquement  inefficace et socialement dangereuse.

2013-04-22lienemann1- Ce n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme sur l’impossibilité de réduire le chômage en suivant la marche forcée vers une prétendue réduction  des déficits publics et les méthodes de «réformes» structurelles édictées par l’Union Européenne.

Ce qui n’a marché nulle part, et dont les conséquences sont terribles tant pour chacun des peuples que pour l’ensemble de l’Europe, ne doit en aucune façon être poursuivi.

C’est d’ailleurs ce que le PS n’a cessé de dire pendant des années et singulièrement lors des campagnes présidentielles et législatives de 2012 : nous ne sortirons pas de la crise sans une réorientation majeure et profonde de la construction européenne.

- Le vote du TSCG non renégocié, l’acceptation – fusse avec un délai de grâce de la logique du pacte de stabilité, la réduction des déficits publics au moins affichés – plutôt  qu’une stratégie de croissance effective en France et en Europe rendait plus qu’hypothétique la possibilité d’atteindre l’objectif que le président de la République avait fixé quant à l’inversion de la courbe du chômage.

- La création du CICE qui donnait raison à l’une des thématiques favorites de la droite à savoir l’indispensable baisse du «coût du travail», sans ciblage ni contreparties, la transposition législative de l’ANI et du «donnant-donnant» en guise de faux-semblant n’allaient en rien assurer le redressement industriel et économique du pays, mais bel et bien fragiliser les salariés et les chômeurs.

- La création des emplois d’avenir pour intéressants et utiles qu’ils soient ne pouvaient en aucune façon contrecarrer la dynamique de freinage de la croissance induit par les politiques macro-économiques poursuivies.

Hélas, les paroles, les promesses et la méthode Coué atteignent vite leurs limites pour se faire rattraper par le réel.  Ces politiques sont un échec. Il faut en changer, maintenant.

2- L’échec était prévisible. C’est pourquoi dès février 2013, le courant «Maintenant la gauche» appelait à un tournant de la relance et quelques jours plus tard, publiait un plan de relance sociale et écologique pour la France et pour l’Europe.

« Aussi nous proposons un tournant de la relance fondé sur 3 piliers :

- La relance de la consommation populaire: des mesures immédiates pour une reprise à court terme,

- La relance par des investissements publics et des grands projets mobilisateurs soutenant la réindustrialisation, pour un redressement à moyen terme

- Une réforme fiscale fondatrice, garante d’une croissance à long terme ;

Choisir cette voie constituerait évidemment un acte politique majeur en Europe.

Prendre le tournant de la relance, c’est lancer un mouvement qui permettra à l’Europe de ne plus être l’ « homme malade », regardé avec commisération par les autres continents, de la croissance mondiale.

Dans cette perspective, nous nous proposons d’examiner ici un plan de relance de 43 Mds d’euros, dont seulement 28 Mds d’euros financés sur fonds publics, qui constituerait le pendant du pacte pour la compétitivité adopté fin 2012.

3- Errare humanum est, perseverare diabolicum : plutôt que d’engager l’indispensable changement de cap que nous défendions avec de plus en plus de force et d’audience à gauche depuis l’université de Maintenant la Gauche à la rentrée 2013 et jusqu’à quelques jours avant les vœux, le président de la République a fait un choix totalement contraire.

Il a fait siennes les thèses libérales les plus classiques sur les politiques de l’offre, lancé le pacte de «responsabilité» inspiré par le Medef et l’a présenté comme un nouveau compromis social sans l’accord des syndicats.

De surcroit, le financement des 35 Milliards d’allègement de cotisations – et qu’il vaut mieux ne pas qualifier comme la droite de charges – n’est en rien assuré et l’annonce des 50 milliards de  réduction de la dépense publique en 3 ans va constituer une véritable hémorragie qui inéluctablement dégradera la qualité de nos services publics, notre modèle social et pénalisera les collectivités locales. Cela va avoir un effet récessif grave sur la croissance et l’emploi en particulier dans les entreprises et pour les artisans très liés à la consommation intérieure et à l’investissement local.

Il est donc à craindre que la situation du chômage ne s’améliore pas en 2014 et que les fuites en avant verbales sur la volonté de s’attaquer au chômage ne convaincront pas. La seule stratégie développée réside manifestement dans l’attente d’une hypothétique croissance mondiale ou européenne et la bienveillante compréhension  des marchés et agences de notation quant à la dette française au regard des «efforts faits» pour imposer aux français les fameuses «réformes structurelles» qu’ils refusent.

Et pour cause, ils ont bien raison de les refuser car, même le fameux  sommet de Davos se met à verser des larmes de crocodiles sur l’explosion des inégalités dans tous les pays, au point qu’aux USA, 95% de la croissance retrouvée depuis 2009 a été captée par l’extrême minorité des 1% les plus riches quand les 90% des américains les moins riches se sont appauvris.

Laisser entre les mains d’une conjoncture mondiale incertaine le sort de notre pays est extrêmement dangereux et anxiogène. Nos concitoyens le ressentent à raison comme tel. C’est de surcroit voué à l’échec.

Car la seule chose qui vaille dans la période est de consolider l’économie réelle du pays, donc l’emploi, en prenant d’abord appui sur ce que nous maitrisons ou sur ce que l’on peut influer (la consommation intérieure, l’intervention publique, la mise en place de filière industrielle d’avenir, la défense et la mutation de notre industrie et des secteurs exportateurs). C’est ce qui sera de nature à redonner en premier lieu confiance aux français.

La seule chose qui vaille est de sortir notre peuple de la dépression du le fatalisme  dans laquelle les libéraux de tous poils l’enfonce en promouvant des politiques non seulement contraires à l’intérêt du plus grand nombre mais aussi attaquant de front les valeurs auxquelles tiennent nos concitoyens (le modèle républicain, le modèle social issu du CNR, les grandes avancées portées par la gauche) et qui font la singularité et le rayonnement de la France dans le monde.

La seule chose qui vaille c’est de reprendre la voie de la réorientation de l’UE en tirant les leçons de l’échec absolu de la stratégie des petits pas, des compromis où auraient été négociées des contreparties dont personne ne voit in fine la couleur. Aussi faut-il assumer un rapport de force majeur sur les questions décisives :

- pour passer de la concurrence entre les peuples de l’UE à des convergences sociales ;

- pour une relance globale sur notre continent par une amélioration des salaires et une redistribution des revenus ;

- pour de grands programmes d’investissements publics portant un nouveau mode de développement ;

- pour une lutte concertée contre la fraude et la concurrence fiscale, l’échange automatique des informations entre les Etats.

La seule chose qui vaille est, à défaut ou en attendant une réorientation de l’UE, d’oser s’affranchir de contraintes européennes paralysantes (suspension pacte de stabilité, refus du carcan actuel sur les aides publiques à l’industrie, restaurer agreement préalable des entreprises pour stopper le dumping social avec les travailleurs détachés).

4- Nous ne saurions jouer la politique du tout ou rien. Ni soumission à la Vème République, ni protestation ravageuse.

Le tout, c’est l’attitude suiviste qu’insuffle la logique de la Vème République dans le fonctionnement politique du pays. Le président a parlé, le gouvernement doit s’exécuter, le parlement s’aligner et le parti majoritaire commenter.

Même si les institutions poussent à ces dérives et si le président de la République croit pouvoir sans risques se couler dans ce moule (vote bloqué, 49-3, ordonnances), aucun pouvoir ne peut durablement tenir sans le soutien d’une large partie de l’opinion et tout au moins celui de la majorité sociale qu’il représente et qu’il a fait élire.

Ne soyons pas les complices silencieux d’une dilution de la gauche dans les pièges de la Vème République : portons sans relâche le combat pour une république parlementaire.

Le rien, c’est estimer symétriquement  qu’une fois le président de la République élu, le débat politique à gauche n’est plus possible et que les partis comme les citoyens ne peuvent plus influer sur les choix et la politique suivie. Il ne reste plus qu’à dénoncer la trahison de ceux qui gouvernent, de reporter à la fin du mandat présidentiel l’éventualité de porter une alternative tout en poussant à  l’excès la division entre deux gauches qui deviendraient irréconciliables avec une conséquence bien connue : la défaite et la victoire de la droite quand ce n’est pas celle l’extrême droite.  Le rien, c’est en fait la politique du pire.

Nous ne nous résignons pas à cet effet miroir qui nous entraîne dans des impasses.

Nous n’avons pas la certitude de réussir quant au changement de cap pour lequel nous militons et donc à répondre aux attentes des français relatives aux changements pour lesquels nous avons été élus.

Mais si nous ne menons pas ce combat pour le rassemblement de la gauche et pour une réorientation politique, avec à chaque étape des propositions concrètes capables de l’incarner, nous ne sommes que des spectateurs impuissants devant le scénario désespérant qui se déroule sous nos yeux. Cette posture n’est pas pour nous imaginable.

5- Le pacte de responsabilité est un mauvais choix.

- La focalisation du la baisse du coût du travail est une erreur

- Le compromis social annoncé n’est pas possible dans le cadre des annonces actuelles avec le calendrier tel qu’il est proposé : suppression de cotisations certaines et datées d’un côté, contreparties non identifiées et hypothétiques de l’autre. Pour nous ce n’est pas le Medef d’abord mais les syndicats d’abord.

- Les contreparties ne sauraient être vagues et fumeuses ; il faut du sonnant et trébuchant et clairement des sanctions (remboursement des avantages, possibles pénalités) en cas de non-respect. Le Medef est prompt à faire des annonces mirobolantes –un million d’emplois- avant d’obtenir des aides des pouvoirs publics pour mieux se défausser quand il s’agit de les concrétiser.

Le principe de la suppression des cotisations sociales de la branche famille ne peut répondre à cette double exigence de conditionnalité et de remboursement.

- La réduction brutale des dépenses publiques et sociales vont plomber la croissance et l’emploi. Le financement de la mesure (Plus de 30 Mds d’euros) par la dépense publique et la réduction de 50 Mds sur 3 ans dans les budgets publics et la protection sociale sont plus qu’aléatoires Mais surtout ils sont économiquement (cela va fortement réduire la croissance déjà très faible) et socialement dangereuses (menace sur la protection sociale, sur la qualité des services publics, etc.)  avec un effet très négatif sur l‘emploi.

- Lancé sans cohérence avec la réforme fiscale, il bloque une vision globale permettant  de redistribuer les richesses entre riches et pauvres, entre capital et travail, entre rente et l’investissement, entre petites et grandes entreprises et de repenser des systèmes de recettes pérennes et suffisantes pour la sécu, les retraites et la politique familiale. Or c’est  la seule façon de sortir de la logique libérale de la baisse généralisée des impôts et prélèvements, qui in fine profitent aux plus riches (cf. toutes les études actuelles sur le redoutable creusement des inégalités même dans les pays les plus développés) ou depuis quelques temps de la hausse de la fiscalité pour tous avec un accroissement de l’injustice fiscale (c.f hausse TVA et taxes indirectes).

6- Nos propositions pour l’emploi: Une autre politique est possible.

A- La croissance en priorité et non la réduction des déficits et de la dette publique qui viendra ensuite.

La croissance doit être sociale et écologique et porter un nouveau mode de développement, favoriser la relocalisation des productions répondant aux besoins des citoyens.

Il faut conjuguer une politique de la demande pour répondre à l’urgence sociale, valoriser les travailleurs et soutenir rapidement l’activité avec une politique de l’offre renforçant nos capacités exportatrices  sur d’autres bases que la réduction du coût du travail et dont chacun sait que l’effet sera à moyen ou long terme.

Nous avons établi en Mars 2013 un plan chiffré de relance pour une croissance écologique et sociale qui est d’une totale actualité mobilisant 28 Mds (http://www.mnlienemann.fr/2013/04/retrouvez-le-plan-de-relance-ecologique-et-social/). C’est moins que les 35 Mds du pacte de responsabilité.

B- La politique industrielle doit être plus soutenue par une stratégie offensive (nouveaux secteurs, iconométrie, transition écologique, etc.) et une stratégie défensive (sauver les entreprises pour assurer leurs mutations et ne pas perdre des champs entiers de production).

Le pays et la puissance publique doivent y mettre des moyens considérables. Il faut réinventer une économie mixte qui allie autour de filières, de grands travaux, la puissance publique (Etat, collectivités locales), les grandes et petites entreprises, les centres de recherches etc. Il faut créer un MITI à la française sur la transition écologique, réinventer la planification qui n’est pas la prospective car il s’agit d’insuffler une volonté collective et de veiller au succès des objectifs décidés.

C- Les nationalisations, le capital public doivent être mobilisés pour ce redressement productif.

Plutôt que laisser croire qu’on pourrait céder aux exigences souvent antisociales (cf. demande d’abaisser les seuils pour représentation des travailleurs par exemple) des investisseurs étrangers, il vaudrait mieux rapidement orienter l’abondante épargne des français vers l’investissement industriel ou en faveur de la transition énergétique.  La BPI est sous-dotée et un grand fond souverain pour du capital public est indispensable. Ne laissons pas des occasions manquées comme Florange ou Pétroplus se reproduire.

D- Une réforme fiscale et des prélèvements ambitieuse  est plus que jamais urgente.

Il faut redistribuer et produire d’un seul et même mouvement et arrêter cette fable de la redistribution à posteriori. Restaurer une fiscalité progressive doit donner du pouvoir d’achat aux catégories populaires (ex: progressivité de la CSG et fusions avec IR par exemple) et une nouvelle base de calculs de la protection sociale (en partie sur la valeur ajoutée produite dans l’entreprise) comme la lutte contre «l’optimisation fiscale» doit assurer une meilleur répartition des contributions entre grandes entreprises et PME.

Celle le projet de réforme fiscale que nous avons établi (http://www.mnlienemann.fr/2013/12/presentation-de-nos-propositions-pour-une-reforme-fiscale-de-gauche-possible-et-necessaire/)

E- De nouveaux droits pour les travailleurs pour défendre l’emploi, l’activité en France et lutter contre les délocalisations.

Les meilleurs défenseurs de l’entreprise sont souvent ses salariés qui eux ont tout intérêt à la poursuite de l’activité et à son développement. Leur emploi en dépend et ils ne sont pas au contraire de certains actionnaires focalisés sur le cash à court terme. Ils sont souvent, et singulièrement les cadres et les représentants syndicaux, les premiers à voir comment s’organise une fermeture ou une délocalisation. Ils sont souvent les premiers à observer l’absence d’investissements d’avenir ou de recherche de diversification quand le marché se rétracte.

Il faut en revenir aux engagements pris pour :

- encadrer réellement les licenciements économiques, pour obliger à la recherche effective d’un repreneur avec l’intervention du tribunal de commerce garant de la cession lorsqu’une offre pertinente est refusée

- assurer la priorité à la reprise, en particulier sous forme de coopérative, par les salariés en cas d’offre comparables

- assurer dans la plupart des entreprises une vraie représentation des salariés au conseil d’administration ainsi que de développe un droit de véto du CE sur certaines politiques clefs de l’entreprise. Ce qui a été entrepris en la matière est souvent marginal, limité aux très grands groupes et ne répond pas à l’indispensable mutation de l’équilibre capital-travail.

F – La fiche de paye n’est pas l’ennemie de l’emploi.

Elle doit assurer aux travailleurs les moyens de vivre correctement de leur travail et ainsi soutenir l’économie intérieure. Car contrairement à la propagande distillée sur ce point c’est en moyenne 14 % seulement de la consommation des français fait appel à des importations et c’est encore moins vrai pour les plus modestes.

On pourra noter l’importance de l’importation d’énergie fossile dans notre balance commerciale qui légitime un grand plan de réduction de notre dépendance  à ces dernières.

Il faut donc revaloriser le SMIC et engager des négociations sociales sur les grilles salariales car les inégalités au sein même des salariés se sont injustement accrues.

G- Il faut reposer la question de la réduction du temps de travail.

Même si nous plaidons en faveur d’une politique de croissance, nous ne retrouverons pas un niveau très élevé capable de restaurer le plein emploi dans notre pays sur le long terme sans engager une nouvelle étape de la réduction du temps de travail. Il faut regarder lucidement le dynamisme démographique de notre pays. Sans doute convient-il de la concevoir différemment de ce qui a été engagé jusqu’alors. Encore faut-il rappeler que c’est la mise en œuvre des 35h qui a permis de créer, en période de croissance plus d’emploi que tous nos voisins. Pour l’heure, il faudrait pour le moins revenir sur l’allongement de la durée de cotisation afin de restaurer non seulement un meilleur niveau de retraites mais aussi de garantir un droit réel de la retraite à 60 ans.

H-Les emplois d’avenir doivent être poursuivi.

Si les collectivités locales et les associations n’en recrutent pas davantage, ce n’est pas parce que l’activité manque mais parce que la réduction de dotations et des subventions ne leur permettent plus de  financer les compléments.

I- Créer des emplois dans la fonction publique dans les secteurs prioritaires au-delà de l’Education nationale, revaloriser les salaires.

Lancer des Etatschomage généraux de la fonction publique pour permettre aux fonctionnaires de s’exprimer sur leurs missions prioritaires, l’organisation de l’Etat, la revalorisation et la modernisation de leur métier.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:25
Pour la sénatrice socialiste, le président de la République n’est pas social-démocrate. Invitée de Parlement Hebdo cette semaine, Marie-Noëlle Lienemann le dit "tout net" : François Hollande "est néo-libéral" et non pas social-démocrate. Pour elle "la social-démocratie c’est un accord entre le parti de gauche au pouvoir et les syndicats pour trouver un compromis social avec le Medef, ce n’est pas l’inverse !".


Marie-Noëlle Lienemann : "François Hollande est... par LCP

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 10:50

Contre le chômage, l’urgence d’une politique de relance

photo confdepresse-592x300La lutte contre le chômage est une priorité absolue affirmée par l’ensemble de la gauche. Fidèles au message de la campagne présidentielle, nous pensons que l’indispensable redressement du pays n’est possible que dans la justice.

Dangereuse socialement, la «politique de l’offre» est, en situation de croissance atone, inefficace économiquement. Nous ne croyons pas que la baisse du «coût» du travail et les coupes dans les dépenses publiques permettent la relance de l’activité. Nous craignons même que cette stratégie ait l’effet inverse.

Nul ne peut se satisfaire des récents chiffres du chômage qui montrent, au mieux, une stagnation du nombre de demandeurs d’emploi en France en 2013. Le débat ne doit pas se focaliser sur «l’inversion de la courbe». Cette regrettable expression témoigne d’une vision statistique et comptable de ce qui est, avant tout, un drame humain et économique.

Notre courant a alerté de longue date sur les risques d’une politique essayant de réduire le chômage tout en continuant la marche forcée vers une prétendue réduction des déficits publics au moyen de «réformes structurelles» inspirées par les éléments les plus libéraux de la Commission Européenne.

Ces objectifs sont antinomiques et ne peuvent être atteints simultanément, ce qui impose un choix politique.

Les politiques d’austérité menées aujourd’hui dans la plupart des pays européens n’en finissent pas d’échouer mais continuent à être imposée aux peuples du continent. La nécessité d’un autre modèle a été rappelée avec force par le PS durant des années et singulièrement lors des campagnes présidentielles et législatives : nous ne sortirons pas de la crise sans une réorientation majeure de la construction européenne.

Le vote du TSCG, l’acceptation de la logique du pacte de stabilité, la réduction des déficits publics érigée en dogme ont obéré la possibilité pour François Hollande de jouer dès son élection un rôle moteur dans cette réorientation politique de l’Europe.

Il faut cependant remarquer que l’une des rares bonnes nouvelles du moment, la baisse du chômage chez les jeunes plusieurs mois de suite, fait suite notamment à la montée en puissance du dispositif des emplois d’avenir. En d’autres termes, la seule véritable mesure de relance mise en oeuvre par le gouvernement est aussi la seule à démontrer incontestablement son efficacité malgré sa portée trop limitée. Nous nous battrons pour que des leçons politiques en soient tirées, non seulement en portant sur la durée du quinquennat le nombre d’emplois d’avenir à 300 000 comme le prévoyait le projet socialiste mais aussi plus globalement pour illustrer l’efficacité de la démarche de relance que nous appelons de nos voeux.

logo MLG 2-copie-2Conscients des fragilités d’une politique de lutte contre chômage qui ne se donne pas les moyens d’atteindre ses objectifs, Maintenant la Gauche a publié dès février 2013 un plan de relance économique, sociale et écologique fondé sur 3 piliers : relance de la consommation populaire, relance par l’investissement public et la ré-industrialisation, réforme fiscale redistributive.

Force est de constater que le président de la République a fait des choix différents lors de ses voeux puis de la conférence de presse du 14 janvier.

C’est une politique de l’offre assumée qu’il entend mettre en place avec l’assentiment du patronat, bien loin de la social-démocratie qui suppose un compromis à l’issue d’un rapport de force. Le financement des allègements de cotisations annoncés n’est pas assuré et la réduction prévue de 50 milliards d’euros de la dépense publique va continuer à dégrader la qualité des services publics et pénaliser les collectivités locales. Pour les entreprises et artisans dont le carnet de commandes est lié à la consommation et à l’investissement, il est donc à craindre que cette politique s’avère encore plus pénalisante.

S’attaquer véritablement au chômage suppose de ne pas se contenter d’attendre une hypothétique amélioration de la conjoncture économique mondiale ou européenne en tentant d’ici là de conserver la « confiance des marchés » et des agences de notation. Au contraire, il faut agir maintenant en utilisant les leviers que l’Etat maîtrise ou sur lesquels il peut agir directement pour consolider l’économie réelle comme la demande intérieure ou la mutation écologique de notre tissu industriel.

Nous ne saurions jouer dans ce contexte la politique du tout ou rien. Les institutions de la Vème République auxquelles nous nous opposons montrent leur logique néfaste avec un président qui apparait comme seul décisionnaire, le gouvernement n’ayant plus qu’à exécuter, le Parlement à valider et le parti majoritaire à encenser. L’utilisation du vote bloqué et des ordonnances illustrerait jusqu’à l’extrême cette dérive.

Mais la majorité de gauche sur laquelle s’appuie François Hollande à l’Assemblée ne peut durablement se maintenir sans le soutien des Français qui ont contribué à la victoire de 2012. Nous continuerons donc à être les porte-voix au sein de la gauche au pouvoir de ces électeurs sans lesquels rien n’aurait été possible, qui attendent une véritable politique de transformation sociale.

Nous continuerons à dégager des convergences à gauche autour de l’idée d’une politique de relance à la hauteur des défis exceptionnels du moment.

Maintenant la Gauche

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 15:39

communiqué de presse du 31 janvier 2014

Jamais un rapport n’enterrera une réforme juste et nécessaire :

La remise à plat fiscale passe par la fusion de l’impôt sur le revenu (IR) et de la CSG

Encore une fois, des technocrates essayent d’«enterrer» la fusion de l’IR et de la CSG, donc d’empêcher la création d’un grand impôt citoyen promise par François Hollande à l’occasion de la campagne des élections présidentielles de 2012.

Certes, elle modifierait certaines habitudes de l’administration, sans compter qu’elle remettrait en cause des intérêts puissants, mais la fin doit commander les moyens et l’administration, servir la société. A l’heure où tout le monde dénonce l’injustice et l’opacité des prélèvements sur les revenus des ménages – un système à bout de souffle – il est pour le moins étonnant qu’un «groupe de travail inter-administratif» insiste sur les risques d’une réforme devenue nécessaire. Il tend à entraîner la remise à plat de la fiscalité lancée par le Premier ministre sur la voie de quelques mesurettes, alors qu’on restructurerait en profondeur la fiscalité des entreprises et le financement de la protection sociale. Or, il ne saurait y avoir deux poids, deux mesures ; la justice fiscale et le pouvoir d’achat des Français, en particulier des plus modestes, constituent aussi des priorités fondamentales. Non, la réforme de la fiscalité des ménages ne doit pas être réduite à la «portion congrue» et devenir le parent pauvre de la modernisation de nos prélèvements obligatoires.

Le Premier ministre a clairement indiqué que la fusion de l’IR et de la CSG faisait partie de ce débat. Le groupe de travail chargé de cette remise à plat, qui se réunit pour la première fois ce vendredi 31 janvier, doit donc pleinement s’emparer de cette idée, en analysant toutes les contributions d’experts, qui ne se réduisent à ce dernier rapport, tout en gardant bien en vue les objectifs de cette remise à plat : en finir avec une fiscalité vieillotte et inéquitable. En la matière, contrairement à ce que veulent faire croire des technocrates, ce n’est pas la réforme qui souffre d’un manque d’«acceptabilité», mais bien le statu quo, comme tout le démontre depuis un an : l’imposition des revenus doit être réformée ou périr.

Peu importe que la mise en œuvre intégrale de cette grande réforme prenne du temps ; il faut que le mouvement soit lancé maintenant et qu’il se traduise dès 2014 par des gains de pouvoir d’achat pour les plus modestes. En 2013, nous avons proposé de rendre la CSG progressive pour tous les Français, comme c’est déjà en partie le cas pour les retraités, en proposant un barème dont l’application rendrait 30 euros par mois à un célibataire au SMIC et 75 euros par mois par un couple marié gagnant 2 SMIC et élevant deux enfants. 50% de Français verraient  leur CSG allégée tandis qu’elle augmenterait pour les 30% les plus favorisés.

Cette proposition, ou première étape, recoupe même, dans une certaine mesure, le scénario n°1 envisagé par ce rapport : la montée en puissance d’une CSG rendue progressive et prenant en compte les charges de famille, ce qui peut être fait de manière très simple par le biais de crédits d’impôt par personne à charge. Cet impôt se substituerait à l’IR au terme de quelques années, sans induire le moindre risque «opérationnel». Quant aux risques budgétaire et d’«acceptabilité  par le corps social», ils n’existent dans l’esprit de certains qu’à cause d’une erreur de perspective. Certes, il s’agit bien de faire payer davantage les riches et moins les classes moyennes et modestes. De fait, les classes moyennes en bénéficieront également et ce, pour une raison simple : on ne saurait envisager une telle réforme à recettes constantes. Les ménages doivent naturellement avoir leur part de la baisse des prélèvements obligatoires : comment pourrait-il en aller autrement ? Ceci contribuera à un «choc de confiance», à la relance de la croissance et à l’ «acceptabilité» de la réforme. En vérité, elle est avec impatience attendue par nombre de nos compatriotes. Cette réforme resterait un des marqueurs et un des «grands œuvres» du mandat de François Hollande.

Pour Maintenant la Gauche

Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice
Jérôme Guedj Député, Président du Conseil Général de l'Essonne

Emmanuel Maurel, Vice président du Conseil Régional d'Île-de-France

Daniel Vasseur, Economiste

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 16:28


Emmanuel Maurel : « Je vais vous dire la vérité... par rfi

"On se focalise sur la question du coût du travail comme si c'était le problème économique majeur du pays mais on devrait parler un peu plus du coût du capital, la pression de l'actionnariat pour obtenir des dividendes de plus en plus importantes pèse sur les entreprises. La rente n'est pas suffisamment pénalisée par la fiscalité actuelle".

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:02

27 janvier 2014 - L'Humanité.fr

Jusqu'alors silencieux sur le sujet, Emmmanuel Maurel, l'un des leaders de l'aile gauche du PS, a appelé le Parti socialiste à "s'engager" et d'avancer des propositions au titre des contreparties au pacte de responsabilité proposé aux entreprises par François Hollande.

2014-01-27maurel.jpgLe membre du bureau national du PS n'est pas revenu, ce lundi sur RFI, sur le principe du Pacte de responsabbilité proposé par François Hollande visant à accorder plus de 30 milliards d'euros d'exemptions fiscales aux entreprises.  En revanche, selon lui, "l'enjeu aujourd'hui (...), c'est comment la gauche politique peut soutenir (...) les syndicats de salariés à arracher un certain nombre de contreparties et à obtenir un compromis qui soit favorable au monde du travail. C'est ça ce qui va se passer à partir d'aujourd'hui. Si la seule avancée du Pacte de responsabilité, entre guillemets, c'est une baisse massive du coût du travail sans aucune contrepartie pour les salariés, le compte n'y est pas".

Parler du capital

Le PS, a souligné Emmanuel Maurel, "doit s'engager résolument dans cette bataille et faire des propositions en termes de rémunérations, en termes d'embauches, en termes de conditions de travail, pour faire en sorte que ce soit un pacte de responsabilité digne de ce nom et qu'il y ait une sorte de donnant-donnant".

François Hollande, a-t-il déploré, "a été assez clair sur les avantages, il a été plutôt flou sur les contreparties". "On se focalise sur le coût du travail comme si c'était aujourd'hui le problème économique principal du pays", a-t-il développé.

"On aurait dû parler aussi un peu plus du capital. Il y a quelques décennies, les investissements des entreprises représentaient deux fois plus que les dividendes versés aux actionnaires. Aujourd'hui, c'est l'inverse (...) Le capital est sur-rémunéré. Il y a une pression de l'actionnariat sur les entreprises pour avoir des dividendes toujours plus importants", a-t-il accusé. "Cela aurait du être à l'ordre du jour."

Les syndicats à Solférino

Les réponses de Harlem Désir ne satisferont sans doute pas les attentes de son collègue socialiste. Evoquant sur RTL le pacte de responsabilité proposé par le président François Hollande aux entreprises, il a martelé: "Il faut un pacte patriotique et social pour l'emploi". Le premier secrétaire du PS a nnonce qu'il rencontrera "l'ensemble des organisations syndicales et nous ferons des propositions sur ce que doivent être les contreparties". Sans plus de détail.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:11

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