Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 13:30

28 avril 2016

Nous alertons ! Dans quelques jours, il sera trop tard. La possibilité d’organiser une primaire à gauche s’éloignera définitivement, et avec elle l’espoir pour la gauche d’échapper à un naufrage politique durable en 2017.

Nous appelons de nos vœux une primaire des gauches et des écologistes, sans exclusive et sans préalable. Donner à des millions de Français l’occasion de retrouver prise sur notre destin commun, d’exprimer leurs exigences essentielles et de choisir notre candidat(e), c’est une ambition mobilisatrice. La majorité des Français le désire et l’exprime. C’est à ce jour l’unique façon d’éviter l’émiettement et l’effacement de la gauche.

Les militants des primaires sont aujourd’hui les artisans du rassemblement difficile, mais nécessaire, pour 2017. A l’inverse, une responsabilité politique sans précédent menace ceux qui, par mépris des enjeux essentiels ou par esprit de clan, s’activent à enliser la primaire ou ne font rien pour la rendre possible. Pourquoi si peu d’ardeur à sauver la gauche à un an de l’élection présidentielle ? Devant l’Histoire de notre pays, il ne saurait y avoir ni faux-semblant, ni impunité.

Le Parti socialiste, parti de gouvernement, a un rôle privilégié à jouer pour créer les conditions de la primaire. Il lui appartient de prendre dès maintenant des initiatives de dialogue et de ne pas choisir les délices de l’isolement, sans alliés et loin du peuple.

Primaire : nous alertons ! - communiqué de presse d'A gauche pour gagner
Partager cet article
Repost0
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:11

Tribune de Christian Paul - Le Monde - 6 avril 2016

Dans quelques jours, le sort des primaires de la gauche et des écologistes va se décider. Comme une majorité de nos concitoyens, je crois les primaires possibles, mais surtout indispensables.
Chacun peut en mesurer aisément l’audace et les risques. Mais refuser d’oser les primaires serait faire l’impasse sur l’élection présidentielle de 2017, et prolonger un peu plus la défaillance démocratique nationale.
Voilà pour quelles raisons les primaires ont du bon !
Elles sont au carrefour de l’exigence démocratique et de l’efficacité. Tout indique jusqu’ici que la gauche éclatée ne sera pas présente au second tour de l’élection présidentielle. Sans acte de rupture avec la routine du pouvoir et les divisions actuelles que produit ce quinquennat qui a déçu, la chronique de la défaite s’écrit imperturbablement. Sans effacer les désaccords, ni renoncer à l’inventaire nécessaire, chacun doit se saisir de sa responsabilité et ne pas se défiler.
Mais ne bornons pas les primaires à un rôle limité à la désignation des candidats. Ce serait consacrer un système institutionnel à bout de souffle, dont l’impuissance verticale n’est plus à démontrer. Les préparatifs de 2016 vont au-delà de l’expérience pionnière de 2011 : ce sont des primaires citoyennes, et plus largement ouvertes à toutes les forces de la gauche et aux écologistes.
Comme ailleurs en Europe, s’exprime en France un besoin impérieux de débats, de délibérations, de discussions. Et pas simplement sur des thèmes imposés par les appareils, les oligarchies et les conformismes. Dans des centaines de débats, on viendra parler de la France que nous voulons, de l’avenir de notre pays, de la réussite de sa jeunesse, de sa place dans le monde, de la possibilité de réussir sa vie.
Le but est de faire émerger les exigences essentielles, les valeurs et les priorités qui doivent être au cœur de la confrontation de 2017. Pour cela, nous devons inventer un protocole loyal et transparent qui garantisse l’écriture partagée d’une « charte citoyenne », une adresse ferme aux candidats. Cette démarche s’imposera dans la préparation de leurs programmes, pas pour les enfermer, mais pour rompre avec l’approche monarchique que la Vème République impose jusqu’ici à la veille des élections présidentielles. La parole que nous devons révéler, c’est d’abord celle du peuple.
Déverrouiller la démocratie, sera le premier enjeu de ces primaires en 2016, si nous savons en faire un grand événement dans cette année où tout est ouvert.
L’enjeu est bien de renouveler les formes politiques, avant comme après 2017. Tous les partis de gauche et l’écologie politique, sans exception, se sont dévitalisés et décomposés à l’épreuve du pouvoir, à partir de 2012. Quelle qu’ait été leur participation – ou pas- à la majorité et au gouvernement, ils se sont laissé dévaliser de leurs idéaux, de leurs projets, de leurs programmes. Solidaires des choix actuels, ils se renient et enferment la gauche dans leurs certitudes. Protestataires, ils se cantonnent dans ce rôle, pendant que la colère en France file ailleurs.
Les primaires ne sont pas un élixir de survie pour partis naufragés, mais une véritable occasion de muter. Muter, c’est renouer avec l’écoute des citoyens, l’intelligence du collectif et avec un récit national partagé. S’ils sont capables de donner un statut à la parole des citoyens, au « peuple de gauche » dans sa diversité, les partis auront fait un pas immense. Le nouveau rôle des militants se révélerait ainsi dans l’organisation de ces centaines de débats avant l’été dans tous les territoires, pas entre soi, mais avec les Français.
Choisir les primaires est un sursaut positif. Les Français les considèrent comme salutaires. Les balayer d’un revers de main serait suicidaire. Les conditions de réussite des primaires sont donc à afficher en commun sans retard. Le calendrier proposé dans la première quinzaine de décembre est réaliste. Il reste à fixer le temps des candidatures, leurs parrainages dont les citoyens ne peuvent être absents, les modalités d’une campagne ouverte et d’un scrutin compréhensible par tous.
Ces primaires sont une occasion unique de mettre au cœur de la présidentielle la question de la transformation de la démocratie française. Laisser les primaires à la droite, qui va se mettre en ordre de bataille, serait un paradoxe terrible. Les construire à gauche avec des millions de Français, c’est déjà montrer qu’il n’y a pas de candidature automatique. Aux citoyens, aux partis, aux candidats de s’en saisir pour dire enfin clairement que le pouvoir s’exerce au nom du peuple, et que sa confiscation, sitôt passée l’élection, est devenu l’un des pires archaïsmes qui minent notre République. Oser les primaires à gauche, c’est déjà s’engager résolument dans cette grande et urgente transformation. Oser les primaires, c’est aussi poser la première pierre de la prochaine gauche.

OSER LES PRIMAIRES À GAUCHE - Christian PAUL - Le Monde
Partager cet article
Repost0
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 15:19

L'aile gauche du Parti socialiste s'est réunie ce samedi à l'Assemblée nationale pour maintenir la pression sur la direction de Solférino. Les frondeurs ont ainsi voté un texte appelant à l'organisation d'une primaire pour désigner le candidat de la gauche à l'élection présidentielle de 2017. - Avec: Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris - Week-end Direct, du samedi 30 janvier 2016, présenté par François Gapihan, sur BFMTV.

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris, sur le plateau de BFM-TV samedi 30 janvier au soir

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris, sur le plateau de BFM-TV samedi 30 janvier au soir

Partager cet article
Repost0
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 15:14

Texte adopté à l’unanimité des instances nationales et des représentants de la Motion B dans les départements

Appel à des primaires citoyennes de la gauche

Les membres des instances nationales et les mandataires départementaux de la motion B ont adopté cet appel à l'unanimité, samedi 30 janvier 2016 à midi

Les membres des instances nationales et les mandataires départementaux de la motion B ont adopté cet appel à l'unanimité, samedi 30 janvier 2016 à midi

Partager cet article
Repost0