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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:11

Emmanuel Maurel Paris 2Camarades,

Nous déciderons collectivement, ce jeudi 11 octobre, de l’orientation du Parti socialiste pour les 3 ans à venir. A quelques jours du vote des militants, je voudrais résumer les convictions qui sont au coeur de la motion 3, dont je suis le premier signataire.

Je pense d’abord qu’il est important que les socialistes s’expriment à l’occasion de ce Congrès. Le moment politique exceptionnel dans lequel nous nous trouvons nécessite en effet plus que jamais notre réflexion et notre délibération.

Bien sûr, nous ne devons pas ménager notre énergie pour aider le gouvernement à réussir. Notre devoir est évidemment de nous rassembler à Toulouse, pour renforcer le Parti socialiste et permettre à la gauche de convaincre les Français. Pour autant, le rassemblement ne peut venir qu’après la discussion entre militants, pas avant ! C’est pour cela que nous avons présenté la motion 3, qui propose une autre orientation que celle de la direction pré-désignée.

Que constatons-nous ? L’inquiétude grandit dans la population et nos électeurs, en particulier, nous demandent de prendre à bras le corps les questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, des inégalités, du logement, de la transition écologique, des nouveaux droits.

De tous ces problèmes, il faut parler et réfléchir, ensemble, aux solutions à long terme qui nous permettront de combattre la crise, tout en ouvrant la voie à un nouveau modèle de développement, plus juste, plus écologique, plus humain.

A cet égard, nous pensons qu’il ne faut pas mettre en place une politique de rigueur. Comment ne pas voir que tous nos projets pour l’emploi, pour l’investissement, la ré-industrialisation, risquent d’être fortement compromis si nous nous soumettons à la rigueur et à la règle d’or du “Traité Merkozy” ? La grande majorité des économistes pensent, comme nous, que l’austérité compromettra la croissance et nous empêchera de limiter la montée du chômage.

De manière plus générale, nous faisons des propositions pour redresser notre économie, redistribuer les richesses, réduire les inégalités, sauver les services publics, rétablir la justice sociale. Ces propositions, nous les faisons en toute transparence et dans la clarté.

Nous ne dissimulons pas nos divergences, nous assumons certains désaccords, mais nous sommes attachés au rassemblement des socialistes, car il faut être rassemblés pour combattre efficacement la droite, le MEDEF et les grands intérêts financiers.

C’est désormais à vous, camarades, d’en juger, en conscience.

Amitiés socialistes

Emmanuel MAUREL

Premier signataire de la Motion 3 “Maintenant la Gauche”


Rendez-vous aujourd'hui dans les urnes de 17h à 22h !

Votez pour la Motion 3 !

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:28

Congrès du PS: les signataires de la motion de l'aile gauche entendent "peser"

Lenouvelobs.fr - 10-10-2012 à 09h02

Emmanuel Maurel Paris 2PARIS (AFP) - Les signataires de la motion de l'aile gauche du PS entendent bien "peser" sur le Parti socialiste les cinq prochaines années et s'organiser, le congrès de Toulouse fin octobre étant le "commencement" de leur action, a déclaré mardi leur chef de file, Emmanuel Maurel.

Si la motion ou texte d'orientation politique de l'aile gauche "fait 10%, 15%, 18%, 20%, alors oui, inéluctablement, l'orientation politique de la gauche pour les cinq ans à venir en sera changée", a déclaré le vice-président socialiste de la région Ile-de-France, devant deux à trois cents militants à Paris.

Emmanuel Maurel est le premier signataire de cette motion (dite 3) sur laquelle les militants se prononceront jeudi, ainsi que sur les quatre autres motions, dont celle à vocation majoritaire, emmenée par le premier secrétaire par intérim du PS, Harlem Désir.

Interrogé par l'AFP, Emmanuel Maurel a souhaité simplement un score "à deux chiffres" pour sa motion.

"Nous allons nous organiser au sein du PS. Ce n'est pas une motion jetable, une motion one shot (...) Nous sommes en train de préparer quelque chose. Et ce quelque chose, le congrès (de Toulouse, du 26 au 28 octobre) n'en est pas l'aboutissement. Il en est évidemment le commencement", a poursuivi Emmanuel Maurel devant les militants.

"Dès le lendemain du congrès, a-t-il souligné, nous allons organiser une tournée des fédérations, (...) parce que nous avons bien l'intention de ne pas en rester là, nous avons l'intention de peser dans la vie du Parti socialiste pendant les cinq ans à venir".

Prenant en exemple la période 1997-2002, il a mis en garde contre un parti "atone".

"Notre soutien (au gouvernement) est sans faille, a-t-il relevé, (mais) le soutien seul, ce n'est pas suffisant. Il faut aider le gouvernement à tenir bon" face aux "résistances", "attaques" ou "ravages de la pensée unique".

"Quand 10% des députés socialistes ne votent pas le traité (budgétaire européen), je crois qu'ils sont en phase avec au moins 10% du PS, ce qui vous donne une indication sur ce que nous représentons au moins dans ce congrès", a assuré aussi le député Jérôme Guedj.

Souhaitant "un congrès dans lequel on débat", il a rejeté l'hypothèse d'un PS qui ne soit "pas capable de faire autre chose que le service après-vente ou l'agence de communication de l'action gouvernementale", évoquant pour ce faire la période 1997-2002.

"Moi, je veux un PS qui ait un temps d'avance sur l'action gouvernementale", a-t-il ajouté.

"Nous sommes sur une base de départ qui est très forte. Cela augure de ce qui doit se passer dans quelques heures à l'intérieur du PS", a souligné aussi l'ancien député PS, Julien Dray, en analysant le vote des députés socialistes qui se sont prononcés mardi contre la ratification du traité budgétaire européen.

Emmanuel Maurel a indiqué d'autre part à l'AFP que la décision de maintenir ou pas sa candidature au poste de premier secrétaire du PS, pour le vote des militants socialistes le 18 octobre, dans l'hypothèse probable où sa motion arriverait jeudi en deuxième position après celle conduite par Harlem Désir, n'avait pas encore été prise.

"On verra ça jeudi soir en fonction des résultats" du vote, "la décision n'est pas prise", a-t-il dit.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:46

LE MONDE | 05.10.2012 à 10h30 • Mis à jour le 05.10.2012 à 11h46

Par Propos recueillis par Bastien Bonnefous

Premier signataire de la motion "Maintenant la Gauche !", Emmanuel Maurel représente l'aile gauche du PS au congrès de Toulouse du 26 au 28 octobre. Vice-président de la région Ile-de-France, il s'oppose à la ratification du traité européen par "refus de l'austérité" et dit vouloir jouer le rôle d'"alerte constructive" auprès de François Hollande.

Maurel_Chimie_1.jpgLe traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance européenne (TSCG) va être voté à l'Assemblée, peut-être même avec une majorité absolue de voix de gauche. C'est un échec pour vous ?

Je suis résolument contre ce texte qui est le traité "Merkozy" non renégocié. Depuis quinze ans, le même débat, jamais tranché, traverse le PS sur l'Europe. A chaque nouveau traité, on nous dit que c'est une étape nécessaire pour construire une Europe sociale qui ne vient jamais. Le vote du TSCG ne va pas éteindre le débat sur la rigueur et l'austérité.

Comment mener ce débat ?

On le mène dans le parti à l'occasion du congrès. Quand on a commencé à parler de ces sujets en juin, nous étions très isolés. Aujourd'hui, des personnalités aussi diverses que Claude Bartolone, Harlem Désir ou Jean-Christophe Cambadélis commencent eux-mêmes à dire que l'objectif de réduction des déficits publics à 3 % n'est peut-être pas forcément tenable. Mais la vraie question est de savoir si c'est tout simplement souhaitable.

L'émergence de ce débat n'est-elle pas aussi opportuniste ?

Harlem Désir et les principaux dirigeants de sa motion ont compris que ce débat monte chez les militants. Il y a donc de leur part une tentative tactique de le circonscrire. Mais je pense aussi que nous avons réussi à convaincre du côté "pensée magique" des 3 %.

C'est quand même incroyable que, dans un parti laïque comme le PS, il n'y ait plus qu'une seule chose sacrée, les 3 %, dont on sait par ailleurs que c'est un machin inventé sur un bout de papier par des technocrates !

Le congrès de Toulouse se prépare-t-il dans de bonnes conditions ?

Il y a la tentation chez certains dirigeants du PS d'en faire un non-événement et d'expédier ce moment démocratique. Avant, au PS, on débattait de la ligne politique puis on choisissait un leader.

Ensuite, on a décidé de faire les deux en même temps. Là, on prend les choses à l'envers: on a commencé par installer un n° 1, puis un n° 2, un n° 3, et même un n° 4 ! Tout ça avant d'avoir le débat d'orientation.

Craignez-vous une démobilisation militante ?

La mobilisation, c'est vrai, n'est pas à son comble, mais il faut dire que rien n'a été organisé pour qu'elle le soit. Un seul exemple : les militants viennent à peine de recevoir les textes des motions alors qu'ils sont censés voter dans moins d'une semaine !

Maurel_Chimie_2.jpgLe PS remplit-il actuellement son rôle ?

Le PS doit mobiliser davantage nos élus et nos militants. On aurait pu, par exemple, vanter davantage les mesures fortes du début du quinquennat, comme les emplois d'avenir. La conférence sociale s'est formidablement bien passée avec les syndicats. Le PS s'en est-il vraiment fait l'écho ? On ne doit pas être un parti atone, mais un parti d'action qui pèse dans la lutte sociale.

Ne reproduisons pas les erreurs du passé ! On ne doit pas s'interdire de produire des idées nouvelles par rapport aux 60 engagements de François Hollande.

Lesquelles ?

Qu'est-ce aujourd'hui qu'un Etat stratège ? Est-ce qu'on assume, par exemple, qu'un certain nombre de biens fondamentaux peuvent faire l'objet de nationalisations ? Pour moi, ce mot n'est pas tabou. Le PS doit aussi dialoguer avec le reste de la majorité et même, au-delà, avec le Front de gauche. Je propose qu'il organise des "Assises de la gauche" où chacun puisse débattre.

L'aile gauche du PS a éclaté à l'occasion du congrès, puisque Benoît Hamon a rejoint la motion majoritaire. Est-ce le fruit d'un désaccord stratégique ou d'une divergence de fond ?

C'est un désaccord stratégique. Benoît et ses proches sont d'accord avec nous sur le TSCG, sur la question de la rigueur, sur la politique salariale à mener, mais leur argument est d'opportunité : ils pensent que ces débats doivent s'ouvrir plus tard. Moi, je pense qu'à force de dire que c'est trop tôt, un jour, c'est trop tard !

Êtes-vous déçu par le choix de M. Hamon ?

Sa position est particulière, il est ministre. Jean-Pierre Chevènement disait "un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne". A l'occasion du congrès, ce qui peut être vrai pour un ministre, ne doit pas l'être pour un militant. Un militant doit ouvrir sa gueule ! Je me voyais mal, comme Benoît, faire partie d'une grande motion consortium, avec des gens qui disent oui au TSCG et d'autres non mais qui se mettent tous d'accord sur un texte alambiqué. Nous, on a privilégié le débat de convictions dans la clarté.

Au congrès de Reims en 2008, la motion de l'aile gauche avait fait 18 %. Vous ferez sans doute moins à Toulouse. Ne craignez-vous pas de vous affaiblir ?

Je pense qu'on fera de nouveau un score à deux chiffres. Notre objectif était d'être une caisse de résonance sur un certain nombre de sujets: le pari est déjà réussi.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:00
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 20:51
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 11:42

affiche_hollande_2012-copie-1.jpgLes signataires de la motion 3 veulent eux aussi soutenir François Hollande et le changement qu’il a promis. Nous avons tous fait les campagnes présidentielles et législatives, les militants de la motion 3 au moins autant que les autres, ce n’est pas pour souhaiter maintenant l’échec de notre gouvernement.

La question qui se pose est de savoir comment le Parti Socialiste peut l’aider de la meilleure façon pour faire réussir le changement et gouverner dans la durée.

Les forces économiques et financières sont hostiles au changement. Nous ne pouvons pas laisser le Président seul face à elles. Les militants que nous sommes doivent prendre la plus grosse part du travail.

On voit bien déjà, sur un certain nombre de sujets (taxation à 75%, hydrocarbures de schiste, mariage homosexuel) à quel point ceux qui n’ont pas intérêt au changement sont offensifs.

Aubry_Maurel_La_Rochelle.jpgChacun doit avoir sa place : le président et le gouvernement arbitrent et dirigent le pays, le Parlement vote les lois. C’est au PS d’instaurer dans la société le rapport de forces contre la droite et l’extrême-droite, et contre le MEDEF.

Pour cela, il faut un PS combatif, force de propositions, qui mène le combat politique sur la base de ses propositions dans la société, en amont des arbitrages rendus par le Président.

Des militants qui attendraient les déclarations présidentielles pour s’en faire simplement le relais dans la société seraient en grande partie inutiles : dans les cabinets présidentiels et ministériels on trouve des communiquants professionnels bien plus efficaces.

Si la gauche veut gouverner dans la durée, elle doit être en prise avec les aspirations populaires, sociales, qui sont grandes après 10 ans de droite au pouvoir et les effets de la crise.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:50

 

liberation_21-09-2012.jpgLibération s’est procuré une lettre d’Emmanuel Maurel, envoyée ce jeudi aux militants de l’aile gauche pour les appeler à soutenir leur texte lors du vote organisé dans les sections le 11 octobre.

Vous pouvez accéder à l'article en cliquant sur l'image.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 12:21

logo MLGREFUSER L’AUSTÉRITÉ

1. Dans un contexte de croissance quasi-nulle, il faut réinterroger le rythme de la réduction des déficits publics. Evitons le cercle vicieux : l’austérité nourrit la récession qui elle-même aggrave la dette et empêche toute relance.

2. Refuser la ratification du traité Merkozy pour engager une profonde réorientation de la construction européenne : BCE qui rachète la dette des États, qui prête aux États comme elle prête aux banques et qui a pour mission de soutenir la croissance et l’emploi, introduction dans les traités du principe de convergences sociales, vers le haut, dans l’objectif d’un SMIC européen, et mesures anti-dumping,  harmonisation fiscale, doter le budget communautaire d’une réelle capacité d’intervention avec des ressources propres, développer une politique industrielle européenne (notamment sur les énergies renouvelables). Établir le Juste Échange européen par l’établissement d’une véritable politique tarifaire aux frontières de l’Union fondée sur le respect des normes sociales et environnementales.

3. Organiser une convention du PS avant les élections européennes et préparer d’un manifeste avec les socialistes européens. Les militants doivent pouvoir exprimer leurs priorités pour la réorientation de l’UE. Construire la République Européenne : le parlement européen doit être la source de la légitimité politique de la Commission, expression de la souveraineté populaire européenne. Nous proposons l’élection d’une constituante pour poser les bases de cette Europe démocratique.

REDISTRIBUER LES RICHESSES

4. Convoquer une conférence salariale patronat-syndicat et s’il n’y a pas accord,  augmenter fortement le SMIC (immédiatement rattraper la perte de son pouvoir d’achat sous la droite), interdire les minima conventionnels inférieurs au SMIC. Fixer un revenu maximum (ratio à définir) comme cela a été fait pour les dirigeants d’entreprises publiques. Ne pas craindre des dispositions contraignantes pour  l’égalité salariale hommes-femmes.

5. Indexer les minimas sociaux sur le SMIC.

6. Créer une allocation autonomie pour les jeunes en formation, universelle et individualisée (en fonction des ressources propres du jeune et de son lieu de formation).

7. Mettre en place une grande réforme fiscale, rétablissant une réelle progressivité de l’impôt prenant en compte tous les revenus (salarial, capital, foncier). Créer un serpent européen d’harmonisation fiscale, protecteur des tentations de dumping. Mise en œuvre d’une haute autorité et de dispositions rigoureuses contre l’évasion fiscale et instaurer un droit de suite fiscal, comme aux USA ou en Allemagne.

8. Créer une fiscalité écologique protectrice. Une taxe significative sur les Gaz à Effet de Serre des produits et des transports (taxe kilométrique) pourrait à la fois renchérir le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.

L’ÉCOLOGIE POLITIQUE

9. Créer un pôle public de l’énergie, dont la production et la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très spécifiques. Création d’un service public de l’eau potable, décliné nationalement (production) et localement (distribution).

10. Sortir progressivement du nucléaire pour engager une réelle mutation de notre modèle énergétique. C’est tout de suite qu’il faut engager la transition énergétique, de réduire les gaz à effets de Serre, en rompant avec le tout nucléaire, sans tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie. Des scénarii alternatifs existent et doivent faire l’objet d’un débat public réel, d’un vote au Parlement, ce qui n’a jamais eu vraiment lieu. Nous demandons une convention nationale du PS dès 2013 sur la transition énergétique. Interdiction de l’exploitation des hydrocarbures de schistes.

L’ÉTAT STRATÈGE

11. La  BPI doit permettre de retrouver une maitrise de notre économie et réindustrialiser : aider les entreprises sous forme de capital et pas seulement sous forme  de prêts,  réintroduire  du capital public, voire même des nationalisations, fussent-elles temporaires, pour protéger des secteurs stratégiques ou vulnérables aux prédateurs. Par exemple nationalisation temporaire des aciéries de Florange et  la restructuration de la filière acier en France.

12. Adopter une loi rendant obligatoire la reprise d’une entreprise, lorsqu’un projet viable existe, est urgente. Le droit de préférence accordé aux salariés pour cette reprise doit s’accompagner de la création d’un fond de développement coopératif. Ce fonds doit soutenir les poursuites d’activités menacées de délocalisation, mais aussi favoriser la création d’entreprises coopératives (SCOP, SCIC, Autres formes de coopératives) et la reprise en coopérative de nombreuses PME dont le chef d’entreprise part en retraire.

13. Etablir une nouvelle forme de contrôle des licenciements (par la loi), en particulier encadrer très strictement les licenciements économiques, trop souvent abusifs et lutter contre le nombre de contrats précaire (5% maximum des entreprises de plus de 20 salariés).

L’ÉGALITÉ RÉELLE

14. Mettre en place rapidement les politiques de lutte contre toute forme de discrimination. Ouvrir aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales.

15. Reconnaître le mariage homosexuel et l’homoparentalité.

16. Refonder l’école publique : recruter et former de nouveaux enseignants. Stopper la libéralisation de la carte scolaire, abandonner le programme Éclair, le Livret Personnel de Compétences et la logique du « socle », pour revenir à une définition nationale des horaires disciplinaires ; mettre fin au tronc commun des Premières générales, arrêter la réforme des séries de la voie technologique du lycée, donner à l’École publique les moyens d’une formation efficace de tous les enseignants.

17. Garantir l’université publique pour tous en revenant sur la loi Pécresse LRU et assurer le financement public des universités par l’État. Restaurer un cadrage national du diplôme garantissant une qualification identique en fonction des filières et libérer la Recherche publique des contraintes économiques de court-termisme.

18. Faire du logement une priorité : une taxe sur les transactions immobilières élevées doit financer les HLM pour les rénover thermiquement et réaliser vraiment 150 000 logements par an. Il est urgent de doubler le plafond du livret A comme nous nous y étions engagés. Sortir l’effort logement de l’objectif des 3 % de déficit. Instaurer un système de garantie locative universelle.

19. Lancer un plan hôpital 2020 : relance des constructions hospitalière et médico-sociale, terminer les opérations engagées, maintenir les installations et réaménager les hôpitaux de proximité, les pôles de santé locaux qu’il faudra développer sur le territoire en incluant un volet de rénovation des équipements lourds (IRM, Scanner, laboratoires, …). Réformer les modalités de financement de l’hôpital public. Mettre en place un plan santé mentale et psychiatrie sur tout le territoire.

20. Consolider la sécurité sociale : nécessité d’un système solidaire, public, de redistribution, seule garantie de l’égalité et de la pérennité des financements, « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » ; fin des franchises médicales, chercher des sources de financement solidaire : rééquilibrer le partage des richesses, taxer les revenus du capital, instaurer des formes de contribution spécifique des industries bénéficiaires de la santé.

21. Rétablir une police de proximité active et renforcer les moyens police/justice pour faire appliquer le droit partout.

22. Abroger la loi Sarkozy de « réforme » des collectivités territoriales. Construire une nouvelle étape de la décentralisation nécessite des débats démocratiques sur la pertinence des niveaux de gestion à l’intérieur du territoire national et sur l’autonomie financière des collectivités. L’Etat doit rester garant de l’égalité républicaine, veiller au renforcement des péréquations entre les territoires, et renforcer la présence des services publics. Tout doit être fait pour combattre les ségrégations, les discriminations, réinventer la politique de la Ville passe par l’accroissement  des présences de l’Etat et de l’action publique et associative dans les quartiers.

LA VIème RÉPUBLIQUE

23. Renforcer les pouvoirs du Parlement en donnant aux parlementaires le temps de légiférer et contrôler le gouvernement. Instauration d’une dose de proportionnelle dans l’élection des députés et application stricte du non cumul entre un mandat parlementaire et un exécutif local.

24. Créer enfin, dans la concertation, un véritable statut de l’élu local (indemnités, retraite, couverture sociale et juridique), corolaire nécessaire de la limitation du cumul des mandats.

UNE AUTRE MONDIALISATION

25. Agir en faveur de la relocalisation des activités, en particulier sur les coûts des transports en soumettant, comme le transport aérien, les portes conteneurs géants à la taxe sur le kérosène pour mettre fin à cette subvention déguisée au libre-échange qui pille par ailleurs les ressources pétrolières.

26. Promouvoir la souveraineté alimentaire : donner la priorité à la production par les exploitations paysannes et familiales de denrées pour les marchés intérieurs et locaux, garantir l’accès à la terre, à l’eau, aux forêts, aux zones de pêche et aux autres ressources à la faveur d’une véritable redistribution, investir des fonds publics à l’appui des activités productives des familles et des communautés, en mettant l’accent sur l’autonomisation, le contrôle local et la production de nourriture pour la population et les marchés locaux.

27. Reprendre la maîtrise du désarmement, notamment nucléaire, qui constitue un élément efficace de ce mécanisme au service de la paix et de la sécurité. Le PS doit à nouveau s’emparer de ce débat.

RASSEMBLER LA GAUCHE & LES ÉCOLOGISTES, RÉNOVER LE PS

28. Créer un comité permanent des partis de gauche et des écologistes, décliné dans des intergroupes parlementaires et une « université populaire de la Gauche» avec partis, syndicats et associations, en profitant de la préparation des élections municipales pour l’impulser.

29. Un parti combattif : nous populariserons d’autant mieux les réformes du gouvernement que le PS en aura débattu en amont. Nous proposons trois conventions nationales : une sur l’Europe (oct. 2013) en amont de l’élaboration du programme du PSE pour les élections européennes ; une sur les étapes de la réforme fiscale pour une juste redistribution, une sur les choix énergétiques.

30. Dans notre Parti, nous proposons de créer une école nationale du militant, déclinée fédéralement, avec des programmes théoriques et pratiques.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 13:15

Nous sommes fiers d’être socialistes, Nous voulons l’être encore davantage quand viendra l’heure du bilan.

Depuis les victoires des 6 mai et 17 juin, il existe en France une majorité de gauche sans précédent dans l’Histoire. La Présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat, les Régions, les Départements, les Villes: La gauche dispose des moyens nécessaires pour redresser et transformer durablement notre pays.

Nos concitoyens, salariés, jeunes, précaires, fonctionnaires, retraités, attendent beaucoup de nous, parce qu’ils sont touchés de plein fouet par la crise et ont, pour la majorité d’entre eux, souffert de 10 ans de politique de droite.  En chassant le sarkozysme, responsable de « tant de brûlures et de blessures » (François Hollande, Bastille, 6 mai 2012), nous avons créé les conditions politiques pour redresser la France, combattre le chômage et les inégalités.

Pour la première fois depuis longtemps, le congrès qui s’ouvre peut être le moment intense de débats d’idées, d’échanges et de dialogue, délesté des batailles d’égos.

Le congrès de Toulouse pour être utile doit permettre le débat et l’action.

Cette fois, va-t-on réussir ? Serons-nous déçus, puis battus une fois encore ? Comment être à la hauteur des attentes légitimes des Français et de cette période historique si troublée partout dans le monde ? Comment faire face à la crise et aux profondes mutations qui s’engagent ?

Ces interrogations, tous les militants socialistes se les posent au regard des défis à relever en France et en Europe. Ils ont mille fois raison.

Que ferons-nous de notre victoire ? Devant la déferlante d’un libéralisme autoritaire, la gauche est face à elle-même. Elle doit affirmer maintenant une autre voie face au triomphe de l’argent roi, à la régression sociale et écologique.  Soupeser les carrières présentes ou à venir, distribuer des bons et des mauvais points n’est pas à la hauteur des enjeux ni des urgences.

Nous voulons une Gauche libre dans le débat et dans l’action.

Le débat. Le congrès est le temps de la présentation des  propositions, des orientations à trancher. Le débat entre les motions est une richesse de notre Parti, qui garantit aux militants la liberté de parole. Si le temps est à l’unité, il n’est pas à l’unanimisme.

L’action. Le Parti Socialiste doit être le relais de la politique gouvernementale sur le terrain. Il doit aussi organiser, avec le reste de la gauche, avec le mouvement social, le rapport de forces qui nous permettra de tenir bon face aux obstacles et aux résistances. L’unité a toujours été le talisman des victoires de la gauche et des écologistes : elle l’est encore plus face aux épreuves dans l’exercice du pouvoir.

Tous les militants, par la diversité de leurs parcours et leurs réalités sociales, sont un atout indispensable pour entretenir ce lien nécessaire avec la société française.

Gouvernement, Parlement, Parti : chacun a son utilité dans la réussite. Au Gouvernement de diriger le pays sur la voie du redressement. Au Parlement de faire les lois qui mettront en œuvre nos engagements.

A nous, au sein du Parti socialiste de relayer les réformes, de préparer l’opinion, de sortir de la pensée unique qui tente partout d’imposer sa loi. A nous d’inventer une gauche libre.

pour lire et signer la motion :

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 22:30
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