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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 12:44

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Le 9 février dernier, Rémi Lefèvre, Professeur en Science politique  et animateur de Maintenant la Gauche dans le Nord, co-animait un temps de formation sur la gauche et les couches populaires. Le sujet de cette intervention a également fait l’objet d’une publication  dans la revue Regards sur la droite. (p.13 à 15).


>>> Lire en ligne : Regards sur la Droite n° 14

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:14

L’aggravation de la crise et les promesses de rigueur de François Hollande pour 2013 comme pour 2014 inquiètent de plus en plus les députés et sénateurs de gauche. Bien au-delà du Front de gauche, des écologistes ou de l’aile gauche du parti socialiste, la nervosité a gagné la plupart des parlementaires.

Mediapart -28 février 2013 | Par Lénaïg Bredoux

La scène se déroule à l’Assemblée, lors de la réunion du groupe socialiste, le 19 février. François Hollande est à Athènes, dévastée par l’austérité, et Jean-Marc Ayrault devant ses députés. Le gouvernement vient de confirmer que l’objectif d’un déficit de 3% du produit intérieur brut ne sera pas atteint cette année. Les parlementaires sont fébriles. «On s’attendait tous à un autre tour de vis… On a soupiré d’aise quand Jean-Marc Ayrault a dit qu’il n’était pas là pour annoncer un deuxième plan de rigueur», raconte un participant.

Mais la réunion est «un peu surréaliste». Le premier ministre semble «lessivé», «explosé», «accablé par la situation», selon plusieurs témoins. «Habituellement, il vient ressouder ses troupes. Mais là, on a eu parfois le sentiment que c’était lui qui venait chercher du soutien», dit l’un d’eux.

Le président de la République, s’il renonce à l’objectif d’un déficit de 3% cette année, a confirmé samedi, depuis le salon de l’agriculture, que le prochain budget serait au moins aussi austère que le précédent, qu’il faudra faire des «économies dans tous les budgets» et que l’inversion de la courbe du chômage, promise pour 2013, aurait plutôt lieu l’an prochain. Les retraites seront réformées, ainsi que les allocations familiales. Mais François Hollande n’a livré aucun détail, prêtant le flanc aux accusations de flou ou de navigation à vue (lire le parti pris de Laurent Mauduit), qui contamine à nouveau une partie de sa majorité, bien au-delà des rangs du Front de gauche, des écologistes ou de l’aile gauche du PS.

«C’est la première fois que la gauche arrive au pouvoir sans pouvoir redistribuer. Le contexte est très difficile. D’autant que persiste l’incertitude sur la durée des efforts qu’il faudra faire. Deux ans ? Trois ? Cinq ?» explique Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée. Défenseur de la politique du gouvernement et pourfendeur des théoriciens du «virage» de l’exécutif, il juge néanmoins que la gauche au pouvoir en est à son «épreuve de vérité». «La vérité du moment, ce n’est pas celle d’un basculement. Mais on est au pied du mur. On a choisi une ligne obligeant à des économies très importantes, maintenant il faut les trouver», estime le député.

Proche de Martine Aubry, son collègue Christian Paul, juge lui aussi qu’on «entre dans une période charnière». «Il y a une vraie attente d’innovation et pas seulement de pilotage budgétaire. On est dans un moment où chacun retient son souffle. Soit on continue à faire du cost-killing avec une croissance quasi nulle et une perspective qui va devenir intenable. Soit on parvient à faire converger nos voix parlementaires pour innover sur la politique de croissance.»

Face à un exécutif que beaucoup jugent affaibli, les parlementaires se sentent (un peu) pousser des ailes. Au Sénat, ils viennent de contraindre Matignon, qui y était hostile, à voter, amendée, la proposition de loi du Front de gauche sur l’amnistie des syndicalistes (lire notre article). À l’Assemblée, ils ont parfois mis en minorité le ministre de l’économie Pierre Moscovici pour arracher quelques amendements à une loi bancaire qu’ils jugeaient majoritairement trop timorée. En “off”, plusieurs députés ne se privent pas pour critiquer la future loi traduisant l’accord sur la sécurisation de l’emploi (ANI) négocié par trois syndicats et le patronat.

« On a un vrai souci de storytelling »

Comme l’été dernier, la majorité entonne aussi le refrain d’un «manque de visibilité», voire de «vision» de l’exécutif. Encore une fois, c’est la mauvaise communication supposée de l’exécutif qui agace les parlementaires, toutes sensibilités confondues. «Il nous manque probablement des axes d’action et des thématiques donnant des perspectives en dehors du serrage de vis budgétaire», dit Thierry Mandon, le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée.

Même un des animateurs des “hollandais” à l’Assemblée, Laurent Grandguillaume, s’inquiète d’une trop grande profusion de textes sans ligne directrice : «Il faut faire attention à ne pas multiplier tous azimuts les décisions et prendre le temps d’expliquer ce qu’on fait sur le terrain. Tout le monde est convaincu qu’il faut redresser les finances publiques, mais ce n’est pas la peine d’insister seulement là-dessus. Pour rouvrir l’espérance, il faut montrer aussi toutes les actions positives…»

«Il faut construire un cap, il faut le vendre et l’expliquer. On a un vrai souci de storytelling. C’est un talent qu’on n’a pas», peste aussi le député pro-Montebourg Arnaud Leroy, quand le partisan de la “gauche populaire” Philippe Doucet parle de «demande de sens». À la gauche du PS, Olivier Dussopt dit qu’il «faut pouvoir avoir un débat et trancher». «Il ne faut pas être face à un bol tiède…», sourit-il, reprenant, à son corps défendant, une expression utilisée par Jean-Luc Mélenchon au lendemain de la primaire socialiste.

La majorité serait-elle au bord de la rupture ? Pas encore, jurent en chœur l’Élysée et les députés socialistes. Si elle est déjà consommée avec Jean-Luc Mélenchon, si les tensions sont vives avec les écologistes et les désaccords patents avec l’aile gauche du PS, la plupart des parlementaires PS ne sont pas prêts à lancer une fronde contre un pouvoir à qui ils doivent, pour la plupart, leur élection.

«Il y a aujourd’hui, dans la majorité, une interrogation qui va bien au-delà de la gauche du PS, parce que les gens sont socialistes ! Il faut dire aujourd’hui quel est le chemin et en débattre. On ne peut pas se sortir de manière tactique de questions stratégiques…», explique Guillaume Balas, secrétaire général du courant de Benoît Hamon, “Un monde d’avance”. Avant d’ajouter : «François Hollande a toute ma confiance, mais il doit écouter de tous les côtés

«La politique choisie demande des efforts à tout le monde, y compris aux parlementaires quand ils la votent, mais il n’y a pas de risque de rupture à court terme. Le désaccord à gauche est figé depuis le début du quinquennat», estime de son côté le député Thierry Mandon, soutien de Montebourg lors de la primaire socialiste. La plupart des parlementaires expliquent d’ailleurs que, dans leurs circonscriptions, les électeurs ne sont pas en colère contre François Hollande.

«Les citoyens sont conscients des réalités et ils veulent qu’on continue à réduire la dette», estime le député Laurent Grandguillaume, proche du chef de l’État. Les Français «ont compris que l’élection n’a pas permis de délocaliser l’Élysée à Lourdes et de faire des miracles», dit aussi le sénateur du Puy-de-Dôme, Alain Néri. Mais «s’ils sont prêts à faire des efforts, c’est à condition qu’ils soient équitablement partagés».

Dans ce contexte, si les partisans de la ligne sociale-démocrate de Hollande veulent croire que les mesures déjà actées, comme le pacte de compétitivité, les emplois d’avenir et les contrats de génération, suffiront à inverser la conjoncture, «le groupe parlementaire n’est pas social-libéral et le fait savoir», sourit un député. Encore plus depuis les résultats des élections italiennes. «Cela a dû ouvrir les yeux de quelques-uns !» dit une de ses camarades, avec Bercy dans son viseur. «Il y a une dérive gestionnaire. Il ne faut pas se mettre sous la contrainte de la technostructure de Bercy : les gouvernements passent, elle reste. Sinon, on finit avec Mario Monti !» peste aussi le député Philippe Doucet, animateur du courant de la "gauche populaire", composé d’anciens strauss-kahniens.

Une grande réforme fiscale ?

Plusieurs élus reprennent la même image, celui du malade qui «meurt guéri», popularisée par l’économiste Keynes, pour dénoncer l’effet récessif de coupes budgétaires trop violentes. «On est d’accord pour faire des efforts, mais il faut faire de l’investissement. Et si on a bien conscience que les marges de manœuvre sont étroites, les interrogations sur ce qu’on fait de ces marges commencent à monter», estime la sénatrice PS Laurence Rossignol, membre du club "gauche durable", qui rassemble surtout les proches de Martine Aubry. «Il ne faut pas être dans une vision totalement malthusienne», dit aussi Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste.

Député des Français de l’étranger, établi à Lisbonne, Arnaud Leroy voit au quotidien l’effet des cures d’austérité imposées à l’Espagne et au Portugal. «Quand on casse les ressorts, on ne rebondit plus, dit ce proche d’Arnaud Montebourg. J’ai peur qu’on refasse la même erreur.» Il a toujours «confiance dans la finesse politique et économique de François Hollande», mais admet : «Entre la ligne de sérieux budgétaire et la rigueur, on est sur une ligne de crête

Pour y échapper, nombre de parlementaires veulent des «marqueurs de gauche», parmi lesquels la fameuse réforme fiscale promise par François Hollande pendant la campagne tient une place de choix (voir aussi le cas de la loi sur l’amnistie). En janvier, sur France 2, le ministre du budget Jérôme Cahuzac avait pourtant juré devant Jean-Luc Mélenchon qu’elle était achevée. «Non, l’engagement 14 est toujours d’actualité», martèle Philippe Doucet. Il prévoit une «grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG». «Il faut faire attention aux classes populaires sur qui pèsent les difficultés de la crise. On veut le redressement, mais une rigueur juste et transparente et un vaste plan de lutte contre la fraude fiscale», ajoute Doucet.

D’autres insistent sur la nécessaire réorientation de l’Europe et reprennent le raisonnement maintes fois développé par François Hollande : puisque les États, étranglés par leur dette, ne peuvent plus faire de politiques de relance sans craindre les foudres de Bruxelles et des marchés financiers, c’est à l’Europe de prendre le relais. C’était déjà l’idée du pacte de croissance du président de la République négocié en juin à Bruxelles, mais dont il a dû admettre lui-même à Athènes, la semaine dernière, qu’il tardait trop à se mettre en œuvre.

«Il faut conserver ce cap, insiste le député Olivier Faure, très proche de Jean-Marc Ayrault. Il manque toujours le volet croissance au niveau européen. Le pacte négocié par le président a limité la casse, mais on aurait besoin d’un gouvernement de gauche en Italie et en Allemagne.» De ce point de vue, le scrutin italien n’a qu’à moitié réjoui François Hollande, qui reste paralysé dans l’attente des législatives allemandes.

«On va rester dans le flou jusqu’aux élections allemandes, où il faut espérer que Merkel sera obligée d’adoucir son discours et d’arrêter la purge sociale. Le résultat de Mario Monti en Italie montre que le soutien à la rigueur pèse en dessous de 10%. En France, il faut que le pouvoir comprenne qu’on a déjà touché l’os en matière de réduction de dépenses, surtout avec des députés très marqués par le vote du dernier budget», estime aussi le député breton Gwenegan Bui, proche de Marylise Lebranchu. «Il faut faire pression sur l’Europe. Sinon on attend un Berlusconi dans chaque État», insiste Olivier Faure, l’ancien conseiller à Matignon.

D’ici là, François Hollande réfléchit depuis plusieurs semaines à se prêter à un entretien télévisé – «sans doute, mais plus tard», confirme un conseiller – et le gouvernement va lancer une campagne de communication pour vanter les mérites de ses mesures.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:42

Quiles_Lab_Bezons.png

paul quiles1C’est le 28 février que sortira en librairie « Arrêtez la bombe ! », écrit par Paul Quilès avec Bernard Norlain et Jean Marie Collin (Editions du Cherche Midi).

Le Lab' - Laboratoire d'Actions pour Bezons (LAB'), association locale de réflexion et d’action pour une ville toujours dynamique, solidaire et ouverte sur le monde- a souhaité inviter à cette occasion aux côtés de Michel Cibot, militant pacifiste, Paul Quilès, ancien ministre de la défense de François Mitterrand et l'un des responsables du courant de gauche du PS "Maintenant la Gauche". La soirée sera présidée par Dominique Lesparre, maire et conseiller général (PCF) de Bezons.

arretez_la_bombe.jpg5 bonnes raisons pour lire « Arrêtez la bombe ! »

  • si vous voulez comprendre pourquoi et comment on vous raconte des histoires sur la bombe atomique.
  • si vous voulez savoir pourquoi l’arme nucléaire n’est pas« l’ultime garantie de notre sécurité », « garante de l’indépendance nationale ».
  • si vous cherchez des réponses aux contre-vérités* assénées comme autant de fondements de la doctrine et du catéchisme nucléaires.
  • si vous vous demandez comment il est possible d’aller vers un monde sans arme nucléaire.
  • si vous voulez savoir ce que la France pourrait faire concrètement pour participer à l’effort mondial de désarmement.

 Le saviez-vous ?

La bombe atomique, présentée comme une « arme de non-emploi », a failli servir à plusieurs reprises depuis 60 ans. Si vous en doutez, lisez dans le livre les pages 57 à 69.

Regardez aussi le film saisissant et passionnant racontant comment une catastrophe a été évitée de justesse le 25 septembre 1983 «  1983 : au bord de l’apocalypse nucléaire »

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 14:54

hessel-copie-1.jpgToutes les vieillesses ne sont pas des naufrages. Celle de Stéphane Hessel, l’infatigable pèlerin de la résistance, est venue contredire la maxime du Général.

Il était reparti à l’abordage des idéaux au couchant flamboyant de sa vie, s’invitant une dernière fois dans l’époque pour transmettre le souffle brûlant qui l’animait toujours. Ultime témoignage du courage sublime des femmes et des hommes qui permirent à la civilisation européenne de renaître dans le combat alors que la nuit totalitaire s’abattait sur les frêles épaules d’un continent à genoux.

Grand père moqueur, c’est la jeunesse de toute l’Europe qu’il enflamma dans sa belle et rebelle révérence au monde. Indignés, indignados, la prise d’arme fut continentale. Les cariatides de l’Europe s’effritent à mesure que le mythe européen s’effiloche comme un rêve au petit matin, mais toute une génération mobilisée a montré, à la suite de la publication d’Indignez-vous, que les cœurs généreux savent toujours s’assembler pour porter haut les idéaux qui ont conduit hier nos aînés à résister.

Sa vie fut le roman du siècle, l’encre avec laquelle elle fut écrite était trempée dans l’Universel.

Son plus bel héritage restera la transmission de cette conviction profonde : tous les rêves sont à portée de main, et quelles que soient les incertitudes du temps présent, il faut conserver une confiance inébranlable en l’avenir. Soyons à la hauteur de cet héritage.

Maintenant la Gauche

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:50

UnionEuropeenneFace à la récession annoncée en Europe, Marie-Noëlle Lienemann appelle à l’indispensable réorientation de l’Union Européenne en faveur d’une politique de croissance et à sortir du piège de la marche forcée vers les 3% de déficit.

Hélas, c’était prévisible : la  zone Euro entre en récession, et avec elle la spirale austéritaire est engagée.

Or poursuivre la politique menée ne va qu’accentuer les difficultés. Les choix opérés depuis des dizaines d’années, fondés sur le libre-échange généralisé, des politiques monétaristes malthusiennes et un pacte de stabilité censé faire objet de politique économique éternelle ont des conséquences désastreuses: croissance européenne atone, désindustrialisation progressive et accélérée, démantèlement des modèles sociaux, hausse des inégalités entre Etats et au sein de chaque pays.

lienemann-toulouseCe n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme, proposant depuis longtemps une alternative pour la construction Européenne ; mais le débat n’a jamais été accepté au fond et lorsque les peuples refusaient ces orientations, le système poursuivait inexorablement sa route par un mécanisme pervers. Vers le précipice.

L’élection de François Hollande faisait de la relance de la croissance et d’une croissance durable l’élément principal de la réorientation annoncée de l’UE. En refusant d’engager l’indispensable rapport de force qu’en d’autres temps De Gaulle et Thatcher ont su imposer, il n’a pu provoquer des changements majeurs pourtant indispensables. Les faits sont têtus : la croissance est quasi nulle, les déficits perdurent. Ce qui n’a pas été fait au moment du traité TSCG doit être engagé maintenant, sinon les mêmes causes provoqueront les mêmes effets.

Nous devons explicitement proposer à l’UE une alternative de sortie de crise, fondée sur  la croissance et qui étale la restauration de déficits publics soutenables. Cela passe par des investissements d’avenir, des convergences sociales vers le haut,  une politique de change favorable à l’exportation et la  défense du juste échange. Le gouvernement doit dire clairement à la commission que nous demandons une renégociation complète de l’agenda et du cadre macro-économique de la zone euro car partout la preuve est faite que la politique européenne est inefficace et socialement  intolérable.

En tout état de cause, le temps est venu de refuser de poursuivre dans cette impasse et la France doit pour sa part engager une stratégie propre de relance, un véritable tournant de la relance avec un message simple: la croissance d’abord. Il est essentiel de résister aux injonctions d’austérité et de reculs sociaux distillés en permanence par les tenants en Europe d’une ligne économique qui a fait la preuve de son échec.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 13:51

Emmanuel Maurel sur RFI ce matin pour aborder la stratégie économique du gouvernement et l'actualité : sortir du dogme des 3% et entamer le tournant de la relance !


Emmanuel Maurel par rfi

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 13:46
LES IMPASSES DU VERBALISME

Quatre-vingt ans nous séparent du Congrès de la Mutualité de la SFIO. La Vieille Maison vit alors une de ses plus terribles batailles doctrinales depuis le schisme de 1920. La situation n’est pas exactement la même aujourd’hui et pourtant… En 1933, il s’agit pour les « néo-socialistes » de Déat, Marquet et Montagnon d’adapter la stratégie de la gauche à la crise des classes moyennes dans l’Europe occidentale de l’après-1929 et d’engager une dérive autoritaire et « réformiste ». On venait, il faut le dire, de voir les classes moyennes italiennes et allemandes basculer dans le fascisme et les « néos » faisaient profession de nouveaux stratèges du socialisme. De la salle, alors que Marquet parle à la tribune et décline son triptyque « Ordre, autorité, nation », Blum de la salle s’emporte : « Je suis épouvanté »...

Epouvanté, qui, en 2013, ne le serait pas par certaines déclarations, par certaines dérives ?

La Gauche est, on le sait, confrontée à de terribles difficultés. La mondialisation, la globalisation financière, la crise que nous connaissons sous sa forme paroxystique depuis 2008 imposent à la gauche de redéfinir son message, de batailler pour imposer un autre imaginaire que celui porté par l’idéologie dominante, fait de peur du déclin et d’occidentalisme… Pendant ce temps, les difficultés concrètes, immédiates, existent : désindustrialisation, hausse de la facture énergétique, précarisation, fractures spatiales etc…

Il faut à la fois ouvrir un horizon et gérer le quotidien…

Aujourd’hui, ce sont les classes populaires qui focalisent l’attention. Légitimement. Mais, derrière la vulgate qui pointe sur les « classes moyennes et populaires » se fait jour une autre réalité : celle d’une dérive, lente mais certaine, vers la droite d’une partie de la gauche.

La tentation est grande, devant les difficultés des gauches occidentales, de coller à « l’opinion des classes populaire ». On redécouvre tardivement qu’il y a des « ouvriers » et des « employés », on s’aperçoit qu’ils habitent des « zones périurbaines » sans constater que les espaces ouvriers sont d’abord des espaces ruraux et inversement et que les espaces périurbains ne sont pas homogènes. La course s’engage sur un terrain propice à l’adversaire, parce qu’on refuse de mener le combat culturel, parce qu’on se soumet à l’imaginaire de la droite plutôt que d’essayer d’imposer le sien. Désormais, la religion du buzz induit des phénomènes morbides : invocation de la « déchéance de la nationalité », essentialisation des classes populaires comme un ensemble de « petits Blancs », défiance aussi confuse que peu laïque envers « l’islam » au nom de cette même laïcité (« islam », objet de reportages farfelus et de représentations fantasmées notamment), vagues puritaines se faisant face dans une concurrence des normativités préoccupante... On trouvera toujours des mesures de bon sens pour accompagner pareille dérive. On tente, d’ailleurs, de trouver LA mesure qui pourrait séduire les « classes populaires », tout impressionné que l’on est des miracles opérés par la campagne « Travailler plus pour gagner plus » du Sarkozy de 2007. On invoque le « patriotisme » pour faire croire qu’on lèvera tous obstacles économiques sans vouloir s’avouer ou avouer que le sentiment patriotique ne peut pas tout.

Ces différentes formes régressives sont liées à la difficulté stratégique qui est celle de la gauche. Sans doute ne parvient-elle pas à mesurer que dans la défaite de Sarkozy en 2012, il y a du Goldwater, il y a les ferments, si elle ne combat pas, d’un réalignement électoral durable qui prendrait appui sur un électorat de droite et de droite extrême fusionné.

Le risque c’est tout à la fois la dérive régressive et le verbalisme républicain.

La chance à saisir c’est la guerre culturelle.

Le verbalisme, c’est l’invocation permanente de la « République », des « classes populaires », du « vivre ensemble », du « patriotisme », dans une danse des mots qui leur fait perdre leur sens en même temps qu’elle dénature l’action politique.

Le profond clivage à gauche est celui-ci : il s’agit de savoir si l’on se fond dans une forme de spontanéisme droitier ou si l’on mène le combat culturel frontal contre une « droitisation » née avant tout de la confusion et contre l’exploitation que la « ligne Buisson » en fait.

Sans doute somme nous nombreux désormais à lire la même carte, mais à coup sûr n’avons-nous pas la même philosophie, pas le même horizon.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 18:15
Chers Amis, Chers Camarades,

L'actualité politique est bien chargée ces dernières semaines, il est grand temps que nous nous retrouvions en Assemblée Générale (la dernière ayant eu lieu avant les congés de fin d'année).

C'est pourquoi nous vous proposons de nous réunir
MARDI 26 FÉVRIER 2013
à 20h30
dans les locaux de la fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste
29, rue Francis-Combe à Cergy

Nous aurons un ordre du jour chargé :

  1. situation politique nationale (Mali, Europe, débat sur la politique économique...) ;
  2. retour sur le rassemblement national de "Maintenant la Gauche" du samedi 9 février ;
  3. activités fédérales et départementales ;
  4. questions diverses...

Je vous remercie de venir nombreux au regard des nombreux enjeux auxquels nous sommes confrontés.

Amitiés socialistes,

pour "Maintenant la Gauche Val-d'Oise"
Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 14:54

Gauche du PS - « Le rôle du gouvernement est d’aider les salariés à construire un rapport de force »

Bastamag - Entretien réalisé par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy (14 février 2013)

Réforme bancaire minimaliste, future loi pour l’emploi très défavorable aux salariés, justice fiscale retardée… L’aile gauche du Parti socialiste commence à s’impatienter. «Le gouvernement n’assume pas le rapport de force avec ceux qui n’ont pas intérêt au changement», critique Emmanuel Maurel, tête de file de la gauche du parti, qui compte 22 députés.

Il appelle les parlementaires à largement améliorer les projets de loi. Et invite écologistes et Front de gauche à «élaborer ensemble les réformes de la seconde partie du quinquennat». Entretien.

Maurel_Bastamag.jpgBasta ! : L’Assemblée nationale discute actuellement de la réforme bancaire, visant à contrôler les dérives de la finance (lire notre article). Pourquoi le gouvernement propose-t-il un projet aussi peu ambitieux et aussi indolore pour les banques ?

Emmanuel Maurel : C’était l’une des annonces phares du candidat François Hollande dans son discours du Bourget. « Notre adversaire, c’est la finance », rappelait-il. Cela a suscité de grandes espérances chez tous ceux qui veulent mettre au pas la finance et les banques. Il s’est engagé sur la séparation des activités des banques d’affaires et des banques de dépôt, pour maîtriser et réguler ce système fou. Ce qui est ennuyeux avec ce projet de loi, c’est que la séparation des banques n’aura pas lieu. On n’empêche pas que se reproduisent des crises comme celle de 2008. Il faudrait une loi très ambitieuse. Ce n’est pas le cas. Quand j’ai interpellé Pierre Moscovici (ministre des Finances, ndlr) au Bureau national du PS, il ne m’a pas donné de réponses satisfaisantes. Cela fait dix ans que nous demandons la mise en place de garde-fous pour que les banques ne puissent pas avoir des filiales partout dans les paradis fiscaux. Sur cela aussi le projet est insatisfaisant.

Est-il encore possible de renforcer le projet de loi en discussion ?

Il revient aux parlementaires d’améliorer cette loi. On ne peut pas se contenter de déclarations d’intention. Un rapport de force s’esquisse entre Bercy, très sensible aux arguments du monde de la banque, et des parlementaires de gauche, qui considèrent que cette loi est importante. A nous de mettre la pression. C’est le souhait unanime de toute la gauche et de tous les Français : tous sont scandalisés par les pratiques des banques. Les gens souhaitent l’encadrement du système bancaire. Ils voient bien que les banques sont à l’origine de plusieurs crises. Et qu’à la fin, ce ne sont pas elles qui trinquent, mais les États qui les renflouent. C’est l’une des réformes emblématiques du quinquennat : si elle finit en peau de chagrin, elle laissera place à la déception et à l’amertume.

Dans ce contexte, pourquoi le gouvernement ne propose-t-il pas une réforme plus solide ?

On mesure ici la puissance de feu de ceux qui n’ont pas intérêt au changement. Il existe une élite dirigeante financière et administrative qui n’a pas l’intention que cela change. Il existe toujours une porosité entre la haute fonction publique et le monde des banques d’affaires. Le conseiller économique de François Hollande, Emmanuel Macron, vient de la banque Rothschild. Et l’ancien conseiller économique de Sarkozy est reparti à la banque Rothschild ! L’actuel directeur du Trésor, évidemment consulté sur la réforme bancaire, a été nommé par Sarkozy. Nous nous heurtons à ce lobby.

Et si la réforme est adoptée en l’état ? Quitterez-vous le PS ?

Cela posera un problème politique. Mais nous ne quitterons pas le PS à cause d’un projet de loi. Ce qui m’intéresse, c’est que le PS réalise des réformes de gauche. Nous sommes actuellement dans le temps du rapport de force et du combat. Les parlementaires n’ont pas l’intention d’en rester là.

Un accord interprofessionnel a été signé le 11 janvier par le Medef et trois syndicats, dont la CFDT (lire notre article). Selon le groupe socialiste, c’est « l’accord le plus équilibré qu’aient conclu les partenaires sociaux depuis très longtemps ». Partagez-vous cette position ?

Évidemment non. Contrairement à ce qui disent les signataires, c’est un accord déséquilibré en faveur du patronat. Faire discuter les partenaires sociaux, c’est une rupture avec l’ère Sarkozy, qui faisait siffler les syndicats pendant ses meetings. Cet accord n’a cependant pas été signé par des syndicats représentant la majorité des salariés. Nous ne sommes même pas dans l’esprit de la loi sur la représentativité syndicale. Quant à son contenu, si je vois bien la flexibilité, je ne vois pas la sécurité. Les procédures de licenciement sont simplifiées. N’importe quel avocat en droit du travail vous le dira. Le problème majeur, ce sont les accords de maintien de l’emploi : en vertu d’un accord majoritaire dans l’entreprise, vous devrez baisser votre salaire ou augmenter votre temps de travail. Et si vous vous y opposez, vous dégagez, mais pas dans le cadre d’un licenciement traditionnel ! C’est un facteur de précarisation supplémentaire. La meilleure publicité contre cet accord a été faite par Renault, qui explique qu’il faut signer un accord de maintien de l’emploi sinon des usines vont fermer. Et après la signature, ils annoncent 7 500 suppressions de postes. Cela montre la logique infernale de ce système, qui s’apparente à du chantage à l’emploi.

Que pensez-vous des quelques mesures consenties en faveur des salariés ?

On nous vend cet accord en disant que c’est une formidable avancée pour la taxation des contrats courts. Une partie des CDD est taxée, mais on oublie les contrats d’intérim. Du coup, seuls 30 % des contrats courts sont concernés. Je ne vois pas ce qu’y gagnent les salariés, à part la généralisation de la complémentaire santé, qui est plutôt une avancée. Cet accord n’est pas bon. J’espère qu’à l’issue de la mobilisation sociale et politique, les parlementaires le transcriront différemment dans la loi.

Et si ce n’est pas le cas, vous appelleriez à voter contre ?

Nos élus voteraient contre (l’aile gauche du PS compte 22 députés, ndlr). Mais on parle d’un texte qui n’existe pas encore. Attendons déjà la rédaction du projet de loi, sachant que l’accord pose plein de problèmes juridiques. Il n’y a pas d’obligation légale de transcription d’un accord issu d’une négociation sociale. La vraie bataille politique se fera sur l’accord sur le maintien de l’emploi.

Vous étiez en faveur de la loi interdisant les licenciements boursiers, votée il y a un an par le Sénat. Souhaitez-vous qu’elle soit de nouveau présentée ?

Toute la gauche, y compris les socialistes, a voté un texte qui interdisait qu’une entreprise distribuant des dividendes à des actionnaires puisse licencier massivement l’année suivante. Je ne vois pas pourquoi ce texte ne serait plus valable aujourd’hui. Nous devons reprendre cette position.

Pourquoi le gouvernement freine-t-il sur ces propositions concrètes ?

Parce que le Medef mène une offensive sans précédent. Ils défendent leurs intérêts de classe. Cela a commencé avec l’histoire des « pigeons » (une mobilisation de dirigeants d’entreprises contre les impôts, ndlr). Quand ils ont clamé qu’ils avaient 40 000 « amis » sur Facebook, nous aurions dû leur répondre : « Et nous, nous avons 16 millions d’électeurs ». Or le gouvernement a lâché tout de suite, sous prétexte qu’ils étaient des jeunes chefs d’entreprises, connectés, modernes, sympas. Bref, tout le marketing néo-capitaliste que nous connaissons bien. Cela me gêne que nous ne soyons pas capables de dire stop. Nous avons montré que nous n’assumions pas le rapport de force avec un patronat qui n’a aucune envie que les choses bougent.

16 millions d’électeurs, ce n’est pas un rapport de force favorable ?

En période de crise, le rapport de force nous est défavorable. Les salariés ont la trouille, ils ont du mal à se mobiliser. Le rôle d’un gouvernement socialiste est justement d’aider le monde du travail à construire ce rapport de force. Je ne suis pas hostile à des compromis. Mais, pour l’instant, on ne voit pas quelles sont les contreparties pour le monde du travail. Alors qu’on voit bien ce qu’y gagne le patronat. Ce qui génère un sentiment d’inquiétude et de malaise.

Réforme bancaire minimaliste, accord interprofessionnel déséquilibré, poursuite apparente du tout nucléaire, retard de la taxation des plus riches… Quelle est la ligne jaune que le PS et le gouvernement ne doivent pas franchir ?

Je ne suis pas de ceux qui tirent à boulets rouges sur François Hollande. Nous ne sommes pas là pour poser des lignes jaunes. Nous avons une feuille de route : ses 60 engagements et le discours du Bourget. Respectons cette feuille de route, fixée collectivement ! Ce qui par ailleurs n’empêche pas d’imaginer d’autres réformes que celles annoncées pendant la campagne. Si on ne tient pas ces engagements, la question n’est pas ce que la gauche du PS fera ou pas, mais plutôt ce que diront les électeurs.

Face à Harlem Désir, vous avez recueilli 28% des suffrages lors du Congrès du PS, fin octobre 2012 à Toulouse. Comment comptez-vous peser pour que le gouvernement respecte ces engagements ?

Je suis là pour relayer les critiques et les impatiences des militants, mais aussi les choses positives. Les militants ne veulent pas d’un parti « fermé pour cause de gouvernement », comme c’est le cas à chaque fois que les socialistes sont au pouvoir. Ils veulent un parti qui s’exprime. Sur les sujets que nous venons d’évoquer, on ferait bien de les écouter. L’immense majorité des militants socialistes ne se reconnaissent pas dans le pacte de compétitivité ou les 20 milliards d’euros de crédit d’impôt accordés aux entreprises, sans aucune contre-partie.

Travaillerez-vous avec le Front de gauche et Europe écologie - Les Verts (EELV) ?

Rien ne peut réussir dans ce pays sans unité de la gauche. Elle a parfois du plomb dans l’aile, et cela me semble grave. Il faut un dialogue soutenu avec EELV, les communistes et le Parti de gauche. L’union de la gauche ne doit pas se réduire à un cartel électoral, où l’on se met d’accord sur la répartition des postes trois mois avant les élections. Nous devons élaborer ensemble les réformes de la seconde partie du quinquennat ! Et j’espère y contribuer. Les divergences entre nous sont moins fortes que ce que l’on dit.

Martine Aubry incarne-t-elle toujours une alternative pour Matignon ?

Elle incarne toujours une capacité de rassembler la gauche, avec une tonalité sociale affirmée. J’espère que le quinquennat connaîtra une inflexion, qui permettra d’ouvrir le gouvernement aux communistes, et de mener une politique différente que celle la rigueur. Aujourd’hui même le FMI nous explique que si chaque pays mène des politiques de rigueur, ce sera l’austérité pour tous.

La défaite de Lionel Jospin en 2002 s’analyse en partie par l’abandon des questions économiques et sociales, au profit des sujets sociétaux, comme le Pacs. Le gouvernement actuel ne répète-t-il pas la même erreur en se focalisant sur le mariage pour tous ?

Nous ne devons pas opposer social et sociétal. Les droits doivent progresser. Mais la quasi-totalité des débats se focalisent aujourd’hui sur des questions qui éclipsent les vrais soucis des gens : chômage, plans sociaux, pouvoir d’achat. La question du mariage pour tous aurait dû être résolue plus vite ! C’est devenu le clivage majeur entre la droite et la gauche, et cela m’inquiète. Parlons des autres clivages ! Quelles politiques économiques, budgétaires, sociales ? Il est temps de passer à autre chose.

Propos recueillis par Ivan du Roy et Agnès Rousseaux

@IvanduRoy et @AgnèsRousseaux sur twitter

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 14:46
Par Thibaut Pézerat -Le Lab Europe 1 | 15/02/13 - 10:02
MOUCHE DU COCHE - C'était l'engagement numéro 50 de François Hollande. Permettre aux étrangers qui vivent en France depuis cinq ans de pouvoir voter aux élections locales, comme chaque citoyen français. Pour l'adopter, une réforme constitutionnelle est nécessaire. Et qui dit réforme de la Constitution, dit majorité des deux tiers au Congrès à Versailles (députés et sénateurs réunis) nécessaire.
Problème : le compte n'y est pas. Il manque une trentaine de voix au gouvernement pour s'assurer de l'adoption du texte.Cité par Benjamin Sportouch sur Twitter, jeudi 14 février, un ministre reconnaît "en off" que le droit de vote des étrangers est abandonné.benjamin_sportouch_tweet.jpgUn abandon, annoncé depuis septembre, jugé trop facile, pour la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann. Elle était l'invitée de RFI ce mercredi 15 février, et n'a pas hésité à rappeler François Hollande à ses engagements.
Je pense que quand on promet les choses, il faut les tenir. Ceux qui ne gagnent pas une bataille sont ceux qui ne la mènent pas. Pour ma part je pense qu'il ne faut jamais renoncer à nos principes et encore moins penser qu'on ne dépend que du point de vue des autres.
Et la sénatrice, classée à la gauche du PS, de faire allusion au mariage gay, et de plaider pour "une campagne dans l'opinion":
Les lignes peuvent bouger, on le voit sur plein de dossiers de société.Je souhaite qu'on dépose ce projet de loi.
Une réforme constitutionnelle est bien prévue par Jean-Marc Ayrault, réformant notamment le statut pénal du chef de l'Etat. Elle sera présentée en conseil des ministres début mars. Mais selon toute vraisemblance et malgré les appels répétés des députés socialistes, le droit de vote des étrangers devrait être absent du texte.
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