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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 20:22

nouvelobs.com - Publié le 16-10-2013 à 13h13 par 

Emmanuel Maurel, membre du bureau national du PS, s'indigne de l'expulsion de la jeune collégienne Kosovare lors d'une sortie scolaire. Interview.

Le parti socialiste fait savoir sa colère, mercredi 16 octobre, au lendemain de l'annonce de l'expulsion controversée d'une collégienne kosovare de 15 ans, Leonarda Dibrani, remise à la police dans le Doubs alors qu'elle participait à une sortie scolaire. Après avoir annoncé une "enquête administrative"sur les "conditions d'éloignement" de la jeune fille, Manuel Valls appelle chacun à "garder son sang-froid", tandis que la solidarité gouvernementale est malmenée. "Je demande qu'on sanctuarise l'école", a fait savoir Vincent Peillon, tandis qu'Harlem désir demande le retour de Leonarda dans sa classe. Emmanuel Maurel, membre du bureau national du PS, dit lui aussi son indignation. Interview.

974853-1155290Quel est votre sentiment à l'annonce de cette expulsion ?

- De l'indignation, de la colère aussi face à l'emploi de méthodes très contestables. Une décision aveugle a été prise, qui ne tient compte des conditions de vie de cette famille, ni de la situation de cette élève en particulier.

Claude Bartolone pointe une remise en cause des valeurs de gauche...

- Je suis totalement d'accord avec lui. Pendant dix ans, nous avons condamné la politique aveugle menée par la droite en termes d'immigration et de traitement des sans-papiers et expliqué que nous devions mener une bataille culturelle différente. Un important travail a été mené aux côtés des associations, notamment RESF [Réseau éducation sans frontières NDLR], pour dénoncer le caractère brutal des expulsions auquel nous avions promis de mettre un terme.

Qui est responsable ?

- D'abord le préfet. La façon dont a été appliquée la circulaire est totalement disproportionnée. Je m'associe à la colère des enseignants, des parents d'élèves et des amis de Leonarda, légitimement choqués. Au-delà de ça, ce qu'il s'est passé est l'occasion d'un débat plus large. Il est temps pour la gauche de revoir les critères de régularisation des sans-papiers et de réfléchir à une autre manière d'appliquer la loi.

Que dire de Manuel Valls ?

- C'est bien qu'il y ait une enquête, c'est absolument nécessaire. Mais il faudra selon moi examiner le retour de cette collégienne et de sa famille sur le territoire et envisager l'obtention d'un titre de séjour. Elle pouvait d'ailleurs y prétendre à la fin de l'année. Leonarda était scolarisée en France depuis quatre ans, parle notre langue, sa famille est insérée. Cet effort d'intégration doit être pris en compte. Manuel Valls a dit à juste titre vouloir rompre avec la politique du chiffre, ce qui est le cas. Mais cet exemple démontre que l'on est encore loin de ce qu'on peut attendre d'un gouvernement de gauche, qui se doit d'être en rupture nette avec le précédent.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 20:13
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 13:09

La sensibilité de l’aile gauche du PS a convié des responsables écologistes et du Front de gauche à son séminaire de rentrée, pour un constat partagé quant au gouvernement.

Maurel_tribune_13-10-2013.jpgL’union est un combat : la formule, éprouvée à gauche, se décline désormais en l’union est un contenu. C’est ce qu’ont tranché les responsables de gauche, invités au séminaire de rentrée du courant de l’aile gauche du PS Maintenant la gauche. Du Front de gauche à EELV, c’est d’abord un constat partagé. Évoquant Brignoles et les autres élections partielles qui ont vu l’élimination de la gauche, Jean-Vincent Placé (EELV) souligne que «la défaite porte un seul nom : le renoncement». «Quarante-trois ans années de cotisation pour les retraites, c’est inacceptable. (...) Pourquoi ne sortez-vous pas du gouvernement, me ­demandera-t-on. Pour la même raison que vous restez au PS», lance-t-il aux militants. «Ceux qui regardent depuis l’extérieur, dit-il dans une allusion à Jean-Luc Mélenchon, ne servent à rien, sinon à geler des forces dont nous aurions besoin

Laurent_tribune_13-10-2013.jpgRefusant d’entrer dans cette dialectique quant au Front de gauche, Pierre ­Laurent (PCF), qui a eu droit à une standing ovation des 250 délégués du courant présents, insiste : «Nous devons révéler le cancer financier qui tuera le pays, l’Europe, la croissance. J’ai proposé une campagne, durable, sur le coût du capital. La politique actuelle, entre coût du travail et réduction des déficits, est profondément inefficace. Faire croire qu’il s’agirait d’une parenthèse alors qu’elle déqualifie le travail est une grave faute politique.»

«Une campagne sur le coût du capital ? On répond présent», dira Emmanuel Maurel (PS, Maintenant la gauche), pour qui l’objectif est de «faire coïncider la victoire idéologique avec la victoire électorale». La théorisation de deux gauches qui seraient irréconciliables, vision prêtée à Jean-Luc Mélenchon, est vigoureusement contestée. «Ceux-là, dénonce le député Jérôme Guedj, nous emmènent dans le mur. » «Les bases existent d’une convergence programmatique», a insisté ­Christian Picquet (Gauche unitaire, Front de gauche).

Maurel_canal-_13-10-2013.jpgLe conseiller régional de Midi-Pyrénées a rappelé que le «socialisme de l’offre» incarné par ­Hollande est «un renversement de la tradition de la gauche, la redistribution des richesses», et que «l’échec économique programmé» d’une politique qui a la réduction des déficits et la baisse du coût du travail pour seul horizon «gonfle les voiles du FN». «N’attendons pas un cataclysme lors des élections municipales ou des européennes pour changer de cap, la gauche ne remontera pas après une défaite politique», prévient la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann.

Lionel Venturini

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 08:18

communiqué de presse / dimanche 13 octobre 2013

Le séminaire de rentrée de Maintenant la Gauche, réunissant 300 cadres du courant, se termine sur un appel à un changement de cap et à un rassemblement rouge-rose-vert

UR_MLG_13-10-2013.jpg

Marianne Louis, Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Laurent, Emmanuel Maurel, Jean-Vincent Placé, Gérard Filoche, Laure Pascarel, Jérôme Guedj lors de la clôture des universités de rentrée de Maintenant la Gauche à Bierville

Un an après le Congrès de Toulouse et la fondation du courant « Maintenant la Gauche », 300 cadres de ce mouvement du Parti socialiste, venus de toute la France (plus de 80 départements) se sont réunis de vendredi à dimanche à Bierville en Essonne.

Un week-end où participèrent des membres du MRC, de la Gauche Unitaire (Front de Gauche), du PCF (Front de Gauche) et d’EELV. Il fut place sous le signe de l’unité des forces de gauche. Il s’est conclu par une rencontre où prirent la parole Jean-Vincent Placé pour EELV et Pierre Laurent pour le PCF. La tonalité commune et les convergences se manifestèrent très nettement autour de l’exigence d’une réorientation profonde de l’action gouvernementale, un changement de cap et la restauration d’un dialogue entre l’ensemble des forces de gauche et écologistes.

Un week-end sous le signe de la bataille culturelle, de la re-politisation du Parti Socialiste. Un week-end de ré-affirmation des engagements pris devant les Français. Un week-end contre le renoncement et le défaitisme qui prépare des défaites assurées. Un week-end où nous avons sonné l’an II de la victoire, pour que la victoire politique de mai se transforme en victoire idéologique, en victoire sociale. Tout est encore possible, la réorientation de la politique du gouvernement est une nécessité immédiate.

Maintenant la Gauche, courant se situant de fait au cœur de la gauche, est la force légitime pour en porter l’unité, pour permettre au Parti socialiste d’être intellectuellement autonome du gouvernement, pour re-positionner la politique menée par la majorité là où le peuple l’attend : sur le terrain de la transformation sociale et écologique.

Quelques tweets verbatim des interventions de clôture :

  • @emmanuelmaurel @JeromeGuedj « Le changement c’est maintenant. Et maintenant, c’est maintenant »
  • @emmanuelmaurel « on ne peut pas se contenter d’un ‘c’est mieux que si c’était pire’, non ! »
  • @emmanuelmaurel on serait minoritaire? Chiche, faisons un référendum militant sur les retraites ou la TVA et on verra »
  • @emmanuelmaurel  « c’est l’union de la gauche rose-rouge-vert qui a permis la victoire ! »
  • @emmanuelmaurel « Vous restez des militants ‘à l’aise ds leurs baskets’ de socialistes car notre force c notre constance & cohérence »
  • @emmanuelmaurel « Je suis solidaire du gouvernement quand #AbrogationCirculaireGuéant #LoiDufflot #AbrogationDélitSolidarité... »
  • @JeromeGuedj « OUI nous sommes disponibles avec toute la gauche à mener la bataille contre l’augmentation de la TVA en janvier ! »
  • @mnlienemann « Nous sommes légitimes à porter les idées qui ont été majoritaires lors de notre convention Europe ! »
  • @mnlienemann « L’union de la gauche est consubstantielle à notre courant »
  • @mnlienemann « Parfois il vaut mieux être devant le gouvernement que derrière »
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 19:00

Article paru dans Le Monde - édition du 13.10.13

Le chef de file de l'aile gauche du PS, qui réunit ce week-end son courant, rêve toujours de voir une « majorité alternative » remplacer l'équipe « sociale-libérale » aux commandes

1390661 10201999010448869 1924398699 nSi l'on en croit le dicton, Emmanuel Maurel est un imbécile. «Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis», paraît-il. M. Maurel, lui, ne s'en cache pas : il n'a «pas changé d'idées depuis l'âge de 17 ans». Et il en a bientôt 40. Une telle continuité de pensée fait de lui, surtout en ces temps de rude adaptation de la gauche au pouvoir, une sorte de gardien du temple socialiste, même s'il récuse l'expression.

Chef de file de l'aile gauche du PS, depuis ses 28% militants face à Harlem Désir au congrès de Toulouse d'octobre 2012, il incarne la fidélité à des principes que plusieurs, dans sa propre famille, jugent désormais archaïques. «Socialo-vintage» pour la presse, il défend la «redistribution des richesses», «l'Etat-stratège» ou le «rééquilibre des pouvoirs institutionnels», pestant en privé contre la triangulation politique d'un Manuel Valls ou les tendances «libérales-libertaires» de son parti en matière de moeurs.

Autant dire qu'il digère mal le «socialisme de l'offre» et l'ultra-présidentialisation de la Ve République, assumés depuis dix-huit mois par ses camarades, François Hollande en tête. «Vous imaginez ce que vit quelqu'un comme moi qui milite depuis plus de vingt ans à gauche et doit avaler, en cette rentrée, le ras-le-bol fiscal, les Roms et le travail le dimanche ?», lâche-t-il entre deux bouffées de cigarette roulée.

Du 11 au 13 octobre, M. Maurel réunit à Bierville (Essonne) les militants de son courant, Maintenant la gauche, qu'il anime avec la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann et le député Jérôme Guedj. L'écologiste Jean-Vincent Placé et le communiste Pierre Laurent sont invités à débattre de «la gauche rassemblée», autre nom de cette «majorité alternative» que le quadra rêve de voir remplacer la gauche «sociale-libérale» aux commandes.

Pari gagnant

Comme Obélix - rien à voir avec le léger embonpoint qu'il essaie de gommer par le sport -, l'actuel vice-président de la région Ile-de-France chargé de l'emploi et de la formation professionnelle est tombé tout petit dans la marmite socialiste. Né le 10 mai - ça ne s'invente pas - 1973 à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), son état civil synthétise le jour de l'élection de Mitterrand en 1981 et la ville où, en 1971, la SFIO muta en Parti socialiste lors d'un congrès historique.

Issu d'une mère prof de maths «plutôt à gauche» et d'un père ingénieur agronome «plutôt au centre», le jeune Maurel adhère au PS à 17 ans. Il devient vite, comme un certain Jean-Marc Ayrault, disciple de Jean Poperen, n°2 du parti sous Mitterrand et figure de ce que l'on ne nommait pas encore l'aile gauche. Collaborateur au Sénat de Jean-Luc Mélenchon pendant son stage de fin d'études à Sciences Po, il cheminera ensuite pendant une décennie avec Alain Vidalies, l'actuel ministre des relations avec le Parlement, avant une rupture politique autant qu'amicale en 2008.

En 2012, quand Benoît Hamon décide de quitter le flanc gauche pour rejoindre avec ses troupes la direction du PS, M. Maurel, lui, fait le choix de «se compter». Pari gagnant puisque depuis, s'il reste inconnu dans l'opinion et minoritaire dans l'appareil socialiste, il s'est fait un nom auprès des militants. Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, ne tarit plus d'éloges à son sujet, Jean-Marc Ayrault le reçoit... mais pas François Hollande. «Nous lui sommes indifférents», constate, un brin amer, M. Maurel.

Etiqueté «intello du PS», cet amoureux de Chateaubriand et Flaubert, auteur d'une maîtrise sur «l'éloquence et le lyrisme dans la poésie de Malesherbes», a longtemps péché par «manque d'ambition». «A 10 ans, je rêvais d'être un grand chef d'orchestre. A 15, un grand cinéaste. A 20, un grand écrivain. Mais je n'ai jamais rêvé d'être président de la République», avoue-t-il sans peine, contrairement à d'autres quadras au PS.

Aujourd'hui, il a remisé violon, piano et hautbois, remplacé le 7e art par les séries américaines (The Wire, House of Cards, Game of Thrones...) qu'il regarde «jusqu'au bout de la nuit», mais part toujours en vacances avec Proust et Morand dans sa valise. Déçu du hollandisme - «il est arrivé à me faire rêver pendant une heure, au Bourget, en 2012» -, il peste contre un chef de l'Etat qui «n'a pas le sens du tragique» et préfère les rapports économiques aux romans, quand Mitterrand citait Montaigne et visitait Kundera.

Signe de son évolution, M. Maurel compte se frotter bientôt au suffrage universel. Certains l'auraient bien vu candidat aux municipales de Lille sur la liste de son «amie» Martine Aubry, mais lui préfère être député européen. Il vise l'investiture dans le Sud-Est, pour y affronter Jean-Marie Le Pen, mais devra pour cela écarter le ministre de l'éducation, Vincent Peillon, lui aussi sur les rangs. Le lecteur de Cioran et Beckett, «des perdants magnifiques», a semble-t-il décidé de devenir un gagnant. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Bastien Bonnefous

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:39

logo MLG 2La Gauche Rassemblée pour changer vraiment !

Maintenant la Gauche, courant du Parti socialiste issu du Congrès de Toulouse (octobre 2012), tient son université d’automne en Essonne, à Bierville du vendredi 11 au samedi 13 octobre 2013.

MLGvote-332x205.pngFort de ses 13% sur le vote des militants socialistes en préparation du Congrès de Toulouse, le courant Maintenant la Gauche a transformé l’essai en obtenant plus de 28% des suffrages des militants à la désignation du premier secrétaire du Parti socialiste, derrière son candidat Emmanuel Maurel.

Notre courant est devenu une force politique nationale reconnue, écoutée et entendue. Cette audience et cette crédibilité se sont affirmées depuis un an autour d’une ligne politique ancrée à gauche, loyale aux engagements de campagne du Président de la République et fidèle aux idées qui fondent le patrimoine commun de la gauche. Fidélité au salariat, recherche constante de l’unité de la gauche pour porter la transformation sociale, réaffirmation des services publiques comme cœur et bras armé de la République, transformation des institutions bonapartistes de la Ve République, lutte contre les idées de l’extrême droite qui s’imposent jusqu’au cœur de la droite dite "Républicaine", combat pour une Europe résolument démocratique en mesure de porter la fraternité entre les peuples, affirmation de la France comme force de concorde dans le monde.

La gauche au pouvoir n’est rien si elle n’assume pas qu’elle peut énormément.

Nous avons promis le changement aux Français et ils nous ont fait confiance. L’impatience des Français, telle qu’elle s’exprime notamment dans les élections partielles, interpelle toute la gauche. Nous sommes attendus par nos concitoyens sur une politique qui tarde à s’affirmer. La gauche au pouvoir doit imposer dans les esprits et les actes, dans ses décisions et sa vision, son ambition de faire de ce mandat celui qui redonnera au peuple confiance en ses représentants, celui qui redonnera à la France le visage que l’histoire lui a donné : celui de la justice, de l’égalité, de l’universalisme.

mntlagauche-la-rochelle-664x300.pngLa gauche doit honorer son mandat. Elle doit être à la hauteur des attentes et des espérances, qui sont grandes. Nous devons reprendre le flambeau de la transformation sociale, de l’amélioration des libertés individuelles et collectives. Nous avons assumer notre part du rêve français et reprendre l’écriture du roman de la gauche, consubstantiel à celui de la République et de l’Europe.

Séance de clôture - Dimanche 13 octobre 2013

En présence de

  • Marianne LOUIS , conseillère régionale d'Île-de-France
  • Gérard FILOCHE, membre du bureau national du PS
  • Jérôme GUE DJ, député, président du conseil général de l'Essonne
  • Marie-Noëlle LIENEMANN , sénatrice
  • Emmanuel MAUREL, vice président du conseil régional d'Île-de-France
  • Jean-Vincent PLACÉ, président du groupe écologiste du Sénat
  • Pierre LAURENT, secrétaire national du Parti communiste
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:52

La France au régime et Séphora fermé le soir (partie 1)

Au menu cette semaine : le budget français de 2014, est-il douloureux pour tous? Sephora fermé le soir : faut-il changer la loi? François Hollande à Florange, est-ce la fin du feuilleton? Enfin, comment venir à bout des Google, Amazon et autres multinationales qui paient des impôts dérisoires?

Nos invités :

  • Emmanuel Maurel, Vice-président PS du Conseil régional d'île-de-France
  • Anne-Elisabeth Moutet, Éditorialiste, "The Telegraph" et "Weekly Standard"
  • Éric Heyer, Directeur adjoint au départlement analyse et prévisions de l'OFCE
  • Nicolas Prissette, Journaliste, Journal du dimanche (JDD)


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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:49
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 14:44

Pour le pouvoir d’achat, renonçons aux hausses de TVA !

logo MLG 2Les chiffres sont tombés : le bouclage du budget de l’Etat pour 2014 reposera bien, comme annoncé, sur une hausse de 6 milliards d’euros de la TVA. Passage de 19,6% à 20% pour le taux de base, de 7% à 10% pour le taux réduit (restauration, transports publics, logement neuf, travaux) avec également – et c’est tant mieux – une baisse de 5,5% à 5% pour les produits de première nécessité et pour faciliter la transition énergétique (rénovation HLM, travaux de rénovation thermique…).

Ce sont donc 6 milliards d’euros supplémentaires qui pèseront en 2014 sur les ménages. Ce qui interroge. 6 milliards d’euros dont on peut, à bien des égards, douter de la pertinence.

D’abord parce que, si la priorité, pour souffler sur les braises des signes de relance, est de relancer la consommation, toute hausse de la TVA est contre-productive. Elle vise tous les ménages de manière proportionnelle (là où la justice appellerait au contraire plus de progressivité) et affecte le plus gravement ceux des ménages ayant la propension marginale à consommer la plus forte, c’est-à-dire les ménages modestes. Autrement dit, elle grève le pouvoir d’achat des français.

Ensuite et surtout parce que cette hausse de TVA a pour seule raison le financement du CICE. Ce fameux Crédit d’Impôt pour la compétitivité et l’emploi qui coûte 20 milliards d’euros à l’Etat et correspond à une diminution de l’impôt sur les sociétés de 6%.  Ce CICE dont la finalité affichée est de rétablir la compétitivité des entreprises françaises soumise â la concurrence internationale.

Pourtant, une grand part de ces 20 milliards de CICE va, on le sait désormais, bénéficier à des entreprises ne courant aucun risque de délocalisation et non-soumises à la concurrence internationale.

Nous pensons qu’il n’est pas juste et nécessaire d’augmenter la TVA de tous les Français pour financer via le CICE une baisse d’impôts pour la grande distribution (2 milliards environ) ou pour les entreprises du BTP (3 Mds).

Ce CICE qui aura pour premiers bénéficiaires la Poste et la SNCF pour respectivement 300 et 200 millions d’euros !

Ce CICE dont les professions réglementées comme les pharmaciens, les avocats, les médecins, les entreprises de taxis… bénéficieront à hauteur de plus d’ 1 milliard d’euros !

Alors disons-le clairement : pour la réussite de cette majorité, nous ne souhaitons pas que le CICE devienne ce que fut le “bouclier fiscal” pour Nicolas Sarkozy. La gauche aux responsabilités doit préserver le pouvoir d’achat des habitants de ce pays.

C’est la raison pour laquelle nous appelons le gouvernement à :

  • ne pas offrir le bénéfice du CICE aux entreprises non soumises à la concurrence internationale et ainsi mieux le cibler
  • et pouvoir ainsi renoncer aux hausses de TVA prévues au 1er janvier 2014

Jérome GUEDJ

Marie Noëlle LIENEMANN

Emmanuel MAUREL

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 15:35

La grogne enflait depuis des mois, mais en « off ». Cette fois, dans Marianne en vente, ce samedi, en kiosque et, dès ce vendredi après-midi, en format numérique, 26 élus sortent du bois. Ils sont maires, élus régionaux, députés ou sénateurs – de toutes tendances confondues — et disent tout haut ce que les Français pensent en masse : on ne comprend plus rien à la politique de Hollande.

974853-1155290.jpg"Il y avait une idée forte dans la campagne de Hollande : dans une période de crise violente, on ne peut se contenter de réponses fades et convenues. Pour réenchanter le « rêve français », pour faire mentir les déclinistes et les résignés, il fallait récupérer de la souveraineté : face aux marchés, face à la finance folle. La politique de la France ne se fait pas à la corbeille, elle ne se fait pas plus à la Cour des comptes. Où va-t-on ? Là où les Français ont décidé d’aller le 6 mai 2012, pas là où les autres (la commission, la droite, les relais de l’idéologie dominante) voudraient qu’on aille.

Or le débat verse aujourd’hui dans la joute entre experts comptables : j’augmente la TVA moins que toi donc c’est mieux que si c’était pire ! Si, dans un pays de lettres, on ne nourrit les Français que de chiffres, si la seule alternative à la rigueur de droite, c’est la rigueur de gauche, alors nos concitoyens désespéreront de la gauche mais aussi de la politique. Il est temps de passer des paroles aux actes : dans le discours du Bourget, le candidat socialiste voulait redresser le pays dans la justice sociale, mais il choisissait aussi clairement son camp, le monde du travail, et son adversaire, le monde de la finance. Revenons à cette feuille de route !"
 
* Emmanuel Maurel est vice-président du conseil régional d’Ile-de-France

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