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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 20:00
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 14:08

Mandela_liberation.jpgNelson Mandela nous a quittés le 5 décembre dernier ; il a été enterré ce dimanche 15 décembre à Qunu, le village de son enfance.

Cet homme, que tous s'accordent désormais à reconnaître comme universel et exceptionnel, a énormément compté dans notre imaginaire collectif politique.

Nous publions pour lui rendre hommage la tribune que lui a consacrée Frédéric Faravel, notre mandataire fédéral sur son blog.

Bonne lecture et Bonne fêtes de fin d'année !

Ce que nous avons appris de Mandela et que nous devons à l'avenir

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 13:52

mnlienemann.pngD’abord parce que l’on voit bien comment les réactionnaires reprennent du poil de la bête partout en Europe et dans le monde et qu’ils grignotent les acquis des luttes et des lois émancipatrices.

On sait en Europe que l’offensive contre le droit à l’IVG est présente dans de nombreux pays et a fait l’objet de tentative de votes de motion au Parlement Européen qui n’a pas eu une audience marginale. Aux USA, certains Etats ont considérablement restreint les capacités de procéder à des IVG et les cliniques et médecins les pratiquants y sont soumis à une pression et des menaces incessantes. Peu à peu, nos pays sont touchés par cette révolution conservatrice.

N’attendons pas que le fléau se propage encore davantage. Il faut une mobilisation citoyenne européenne permanente d’abord pour tenter d’influencer les parlementaires espagnols, d’autre part pour mettre ce pays en accusation permanente, avec une campagne d’opinion soutenue. L’Espagne doit mesurer le discrédit durable qui la touchera si elle  persiste dans cette législation hyper restrictive. Nous devons pouvoir, avec tous les progressistes, les faire reculer.

Cette question doit aussi être un des enjeux des futures élections européennes et obtenir des engagements précis de tous les candidats.

Je souhaite que le PSE prenne rapidement, avec les mouvements féministes, les associations, la société civile, une grande initiative militante européenne pour lancer cette campagne, qui pour être efficace doit être massive.

Chacune et chacun de nous est concerné, il en va de nos libertés !

Marie-Noëlle Lienemann

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:45

A la veille des congés de fin d'année, les militants socialistes valdoisiens de Maintenant la Gauche souhaitent aux militants de gauche d'y prendre l'énergie nécessaire pour les combats qui les attendent en 2014 dans un contexte qui ne sera pas évident.

AG_maintenant_la_gauche_95_18-12-2013.jpgNous n'avons pas ménagé nos efforts pour favoriser le rassemblement de la gauche en perspective des prochaines élections municipales, qui seul peut nous permettre de conserver des communes progressistes et de conquérir des municipalités conservatrices. Nous avons fait quelques propositions pour vous aider dans l'élaboration de vos programmes sur la culture.

Nous espérons que la direction du PS saura s'appuyer sur les positions portées par Maintenant la Gauche et qui ont reçu le soutien largement majoritaire des militants socialistes lors de la convention Europe pour faire campagne et qui figure de la manière suivante dans le texte final qui définit la positions des socialistes :

  • banniere convention Europe PS 2013“augmenter le budget européen par sa renégociation, en exigeant du Conseil Européen un cadre financier pluriannuel plus ambitieux permettant d’accroître les ressources en faveur de la croissance et de l’investissement” ;
  • ”réviser le pacte de stabilité pour donner la priorité au soutien à la croissance dans chaque pays. L’Europe a besoin de croissance, pas d’austérité. Nous demandons un calendrier étendu, crédible et réaliste de réduction des déficits publics. Nous poursuivrons conjointement le soutien aux dépenses d’avenir indispensables.” ;
  • “agir en faveur d’une parité plus équilibrée de l’euro, aujourd’hui surévalué par rapport au dollar américain, au yuan chinois et au yen japonais, en confiant la politique de change aux autorités politiques de l’union. Comme le prévoit le traité le conseil Europeen doit utiliser pleinement sa compétence en la matière. Nous demandons son inscription à l’ordre du jour du conseil européen” ;
  • “les socialistes français sont extrêmement réservés sur l’opportunité des négociations commerciales USA-UE. En aucune façon, les socialistes ne pourront accepter de ratifier un traité qui mettrait en cause les intérets économiques, stratégiques et le modèle social de la France et de l’Europe”.

Nous espérons également que la remise à plat de la fiscalité annoncée par le Premier Ministre sera le premier pas pour prendre le tournant de la relance absolument nécessaire pour réussir le quinquennat de François Hollande. Dans cette perspectives nous avons fait voici plusieurs mois des propositions pour le tournant de la relance et nous venons d'apporter notre contribution à la réforme fiscale très attendue - vous pourrez évidemment la trouver ici.

Bonne année à toutes et à tous !

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:30

Vous pouvez retrouver cette tribune de David Cayla (économiste, mandataire Maintenant la Gauche Maine-et-Loire) pour le blog des Économistes atterrés sur le site de Marianne - Rédigé par David Cayla le Vendredi 20 Décembre 2013 à 09:27

Il y a un an, François Hollande annonçait une nouvelle politique économique : "le socialisme de l'offre". Derrière cette formule creuse se cache en réalité une stratégie suicidaire pour la France. Car la politique de l'offre menée dans un contexte européen de croissance "poussive", n'a aucune chance d'améliorer la situation de l'emploi et des entreprises.

977202-1158170.jpgLe « socialisme de l'offre », ou la politique de la déflation

Le « socialisme de l'offre » c'est la formule trouvée par François Hollande pour expliquer sa stratégie économique lors de sa conférence de presse de novembre 2012 : «Il y a toujours eu deux conceptions, une conception productive – on a même pu parler du socialisme de l’offre – et une conception plus traditionnelle où on parlait de socialisme de la demande. Aujourd’hui, nous avons à faire un effort pour que notre offre soit consolidée, plus compétitive.» La formule est reprise par Pierre Moscovici qui explique ainsi le retournement stratégique opéré par gouvernement : «Dans l’opposition, nous avons rejeté toute idée que la France souffrait d’un problème de compétitivité liée au coût du travail. C’est l’honneur de ce gouvernement, suite au rapport Gallois, d’avoir laissé de côté une position partiellement idéologique et très datée, et d’avoir pris la mesure d’un enjeu national.»1

C'est donc au nom du pragmatisme, de l'efficacité et, en somme, de « l'honneur », que le gouvernement a choisi de tourner le dos aux politiques qu'il préconisait dans l'opposition. Sans remettre en cause la sincérité des propos du ministre, notons qu'il est bien délicat de devoir justifier, auprès des électeurs, un tel écart entre la politique menée au pouvoir et celle qu'on proclamait dans l'opposition. Il n'aura en effet pas fallu plus de six mois pour que la gauche, élue au nom du social et du retour à la retraite à 60 ans, pourfendeuse de la TVA et de la «règle d'or», se transforme en commis d'une politique au service des entreprises.

Une nouvelle donne politique

Depuis novembre 2012, depuis un an, le retournement est indéniable. Le programme des «60 propositions» est mis en sourdine pour laisser place à l'orchestre triomphant de la Nouvelle politique. Toute l'énergie du gouvernement se concentre sur des mesures de compétitivité. Il y eut d'abord le CICE (crédit impôt compétitivité emploi), un allègement d'impôt de 12 à 15 milliards d'euros accordé sans contrepartie aux entreprises et financé par la hausse de la TVA. Il y eut ensuite la loi sur la sécurisation de l'emploi qui permet aux entreprises de baisser les salaires et de modifier le contrat de travail sans avoir à recourir à des licenciements. Il y eut enfin l'économie des dépenses publiques et une réforme des retraites qui enterre de fait le départ à taux plein à 60 ans. Comme le souligne l'économiste Bruno Amable2, le bilan de cette politique est que les cadeaux aux entreprises sont payés par les ménages et les salariés. Hausse des impôts, stagnation salariale et accentuation de la flexibilité du travail constituent les modalités du paiement.

Injuste, cette politique l'est sans conteste. Est-elle au moins nécessaire ou efficace ? L'économie française souffre-t-elle d'un coût du travail trop élevé ? Pour appuyer son analyse, le gouvernement souligne deux chiffres : le déséquilibre de la balance commerciale, en constante dégradation depuis 2002, et la chute, depuis 2007-2008, du taux de marge des entreprises3.

Si ces chiffres sont incontestables, l'interprétation qu'on leur donne mérite débat. La hausse des salaires est-elle responsable de la baisse de compétitivité de l'économie française ? L'affirmer reviendrait à porter au crédit de l'UMP, au pouvoir à cette époque, d'avoir massivement augmenté les salaires. Bien sûr, il n'en est rien. D'après l'INSEE, entre 2002 et 2011, le pouvoir d'achat du salaire net moyen a augmenté de moins de 6% tandis que le PIB a augmenté de 12%. Les actifs ont à peine bénéficié de la moitié des gains de productivité qu'ils ont créés par leur travail. On peut tourner le problème dans tous les sens, la baisse de compétitivité des entreprises françaises n'est pas due à une hausse du coût du travail.

Les entreprises victimes de l'austérité

Pour comprendre ce problème il faut s'interroger sur la chronologie. Que s'est-il passé en 2007-2008 pour que le taux de marge des entreprises s'effondre ? Une crise du système financier international, la chute du commerce mondial, une récession sans précédent depuis 1945 dans les économies développées. C'est d'abord la brutalité avec laquelle la demande mondiale s'est contractée qui explique la baisse du taux de marge des entreprises. Il en est résulté une sous-exploitation des capacités productives, une baisse de la production et une hausse du chômage.

Dans un tel cas de figure, les recettes des entreprises diminuent forcément plus vite que leurs charges, car elles doivent continuer de payer un appareil productif sous-utilisé. Elles attendent une reprise qui ne vient pas. Et pour cause. Après de timides plans de relance engagés ici ou là en 2009, les États européens se sont tous engouffrés dans des politiques de «rétablissement des finances publiques», envoyant leurs populations dans une marche forcée vers l'austérité. Au final, la demande intérieure stagne, prise en ciseau par les hausses d'impôts et les baisses de dépenses publiques.

Dans les pays d'Europe du sud où l'austérité est la plus forte, la demande s'effondre. Pour compenser, les gouvernements, avec le soutien actif de la Troïka, se sont tournés vers une hypothétique demande extérieure, en espérant que les entreprises trouveront à l'étranger les parts de marché qui leur manquent. Cette politique nécessite une stratégie de type néo-mercantiliste : baisse du coût du travail, aides aux entreprises, accentuation de l'austérité. C'est une politique de l'offre classique, qui n'a rien de «socialiste». Mais un problème se pose : si un pays individuel peut momentanément compenser une faiblesse de sa demande intérieure par une hausse de ses parts de marché à l'étranger, cette stratégie ne peut fonctionner à l'échelle mondiale. Toutes les balances commerciales ne peuvent être en excédent, car les déficits des uns font les excédents des autres. Il en résulte une guerre absurde4 où chacun se bat pour augmenter sa part d'un gâteau que les politiques d'austérité généralisées s'acharnent à faire diminuer.

Résultat, les marges des entreprises baissent à mesure que la guerre commerciale s'intensifie. Certains pays, comme l'Allemagne, s'en sortent bien. Avec une population vieillissante et peu portée sur la consommation et l'investissement, l'économie allemande gagne plus à l'étranger que ce qu'elle perd en interne. Pour d'autres pays, comme la France, une telle stratégie est suicidaire. Un pays qui possède, avec l'Irlande, le plus haut taux de fécondité de l'Union européenne, a besoin de consommer et d'investir. L'austérité généralisée ne fait qu'affaiblir ses capacités de croissance future tandis que les potentialités extérieures sont clairement moins avantageuses que le gaspillage de ses ressources internes, sous-exploitées.

La déflation, une retour aux années 30
Le «socialisme de l'offre», ou la politique de la déflation

On connaît très bien les effets d'une politique de l'offre généralisée, où chacun cherche à diminuer ses coûts pour être plus compétitif que son voisin. La diminution des coûts entraîne la baisse des revenus qui conduit à la compression de la demande. Aussi, pour ne pas voir leur part de marché s'effondrer, les entreprises sont contraintes de baisser leurs prix, ce qui diminue leurs marges. C'est ce qu'on appelle la déflation. On y est. A force de mener des politiques de compétitivité en Europe du sud et partout ailleurs, les prix diminuent en Grèce et à Chypre, ils stagnent au Portugal, en Espagne et en Irlande.

Mais la déflation ne s'arrête pas aux pays sous perfusion de la Troïka. Elle touche l'ensemble de la zone euro. En France, si l'on ne constate pas encore de baisse des prix, on mesure tout de même un dangereux ralentissement de l'inflation depuis près de deux ans.

Or, la déflation est un poison mortel. Elle pousse les consommateurs à reporter leurs achats (dans l'attente d'une baisse des prix) ; elle pénalise les emprunteurs et favorise les rentiers (en raison de la hausse des taux d'intérêt réels) ; elle décourage les producteurs et les investissements ; elle assèche les recettes publiques et nourrit les déficits. Plus grave, elle tend à augmenter la valeur du stock de dettes en circulation, ce qui génère à terme des défauts et des faillites bancaires.

La déflation, c'est le retour de la crise des années 30. Face à une telle menace, il serait bon que le gouvernement prenne la mesure des problèmes réels de l'Europe et revoit sérieusement l'idéologie churchillienne, à base de sang et de larmes, qui l'a conduite à inventer le concept du «socialisme de l'offre».
___________________

1. Pierre Moscovici (2013) : Combats – pour que la France s'en sorte, Flammarion, Paris.

2. Bruno Amable : «Qui ressent le ras-le-bol du 'socialisme de l'offre' ?» Libération, le 14/10/2013, en ligne sur : http://www.liberation.fr/economie/2013/10/14/qui-ressent-le-ras-le-bol-du-socialisme-de-l-offre_939426

3. Le taux de marge mesure le rapport entre le profit réalisé par les sociétés non financières (mesuré par l'excédent brut d'exploitation) et leur richesse produite (mesurée par la valeur ajoutée). Depuis la fin des années 80, le taux de marge des sociétés non financières française n'était jamais descendu en dessous de 37 %. Il est tombé à 35,1% en 2012.

4. Lire mon article publié sur le site de Parti Pris : «Compétitivité : le retour de l'idéologie de la guerre économique», décembre 2012.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 00:00

Publié le 20-12-2013 à 06h59 - Mis à jour à 10h25 - Audrey Salor

Trois parlementaires socialistes ont dévoilé leurs propositions, articulées autour d'un "grand impôt progressif" issu de la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG.

photo confdepresse-592x300"On n'est pas dans l'infaillibilité pontificale. La France est encore une République parlementaire !", argue la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann. Si les plus à gauche des socialistes se sont réjouis de l'annonce, voilà plus d'un mois, d'une grande réforme fiscale à venir, ils entendent bien ne pas se contenter de paroles et peser sur son élaboration. Réputée pour son franc-parler, l'élue a présenté mardi 17 décembre ses propositions en vue de la désormais fameuse "remise à plat de la fiscalité". Le document qui les répertorie, destiné à François Hollande, Jean-Marc Ayrault et à l'ensemble des parlementaires socialistes, est co-signé par le député Jérôme Guedj et le leader de l'aile gauche du PS Emmanuel Maurel.

Défi technique

Au cœur de leurs revendications, "une fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG pour avoir enfin ce grand impôt progressif que nous souhaitons tous et que d'autres pays ont déjà". Repris par François Hollande dans ses 60 propositions, cette mesure génératrice de justice fiscale semble en effet un point incontournable d'une véritable réforme d'ampleur. Mais elle est loin d'être faite. Prélèvement à la source, suppression du quotient conjugal, nettoyage de toutes les niches qui mittent l'impôt sur le revenu... la fusion s'avère un véritable défi technique pour Bercy. Elle est aussi explosive politiquement, car elle implique de baisser les impôts de certaines catégories modestes, en prélevant à d'autres catégories modestes. De plus, la création d'un impôt unique remettrait en cause la sanctuarisation du financement de la sécurité sociale - auquel participe la CSG aujourd'hui - ce qui inquiète les syndicats. A propos de cette option, Jean-Marc Ayrault est, lui, resté évasif, précisant seulement que la question ferait "partie du débat".

Autre axe avancé par les auteurs du document : "favoriser l'investissement et l'emploi au détriment de la rente". Et en premier lieu la rente immobilière, "qui a explosé depuis 30 ans en France" et dont la fiscalité n'est "absolument pas adaptée", a déploré Marie-Noëlle Lienemann. Enfin, le petit groupe préconise de "rebâtir complètement l'impôt sur les sociétés", pour laisser place à un impôt qui pèserait sur l'excédent net d'exploitation".

"Tout ce qui a été fait depuis 2012 est sanctuarisé"

Surtout, il ne faut pas que la réforme "fasse pschitt", selon les mots de Guedj. Outre l'épineuse question de la fusion entre impôt sur le revenu et CSG, son ambition semble se réduire comme peau de chagrin à chaque sortie de l'exécutif. Vendredi dernier, en visite au Brésil, François Hollande a prévenu : pas touche aux acquis ! "Tout ce qui a été fait depuis 2012 est sanctuarisé. On ne vas pas défaire ou refaire tout ce qu'on a fait", a-t-il mis en garde, selon Le Parisien.

Le calendrier de la réforme n'est pas plus clair. Là aussi, les contradictions entre Ayrault et Hollande se multiplient. "2015", avait d’abord annoncé le Premier ministre. "Le temps du quinquennat", le contredisait le président dès le lendemain. "Il faudra deux quinquennats, dix ans" pour la réforme de la fiscalité des collectivités locales, estime aujourd'hui le Premier ministre.Une stratégie pour mieux "enterrer" la réforme, soupirait Marie-Noëlle Lienemann, quelques jours avant la présentation de ces propositions. Pour couper court aux critiques, Jean-Marc Ayrault a livré quelques précisions au Monde ce jeudi soir. "Nous ouvrons un chantier de plusieurs mois de travail, qui débouchera sur des propositions à l'été 2014. Le gouvernement fera ses premiers choix, qu'il mettra dans la loi de finances pour 2015. On ne fera pas tout d'un coup, la réforme se poursuivra jusqu'à la fin du quinquennat."

Audrey Salor et Donald Hebert - Le Nouvel Observateur

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 09:31

Retrouvez une contribution au débat ouvert par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault autour de la “remise à plat” globale de la fiscalité dans notre pays. Présentée ce matin lors d’une conférence de presse par Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj et Daniel Vasseur, elle est portée par les parlementaires de Maintenant la Gauche dans la lignée de leur travail passé et notamment des amendements au PLF défendus avec d’autres membres des groupes socialistes de l’Assemblée et du Sénat.

photo_confdepresse-592x300.jpgIl s’agit d’éléments de fond importants pour prendre part à un débat en cours que nous appelions de nos vœux pour préparer une réforme qui demeure à nos yeux fondamentale.

Retrouvez toutes nos propositions sous forme de document pdf à télécharger en bas de l'article.

Une réforme fiscale de gauche est possible et nécessaire

Il n’y a pas de «ras-le-bol» fiscal dans notre pays mais une forme de rejet d’un système fiscal injuste, inefficace et illisible, dans un contexte où les Français souffrent. Le pouvoir d’achat par habitant a diminué depuis 2007. On peut comprendre les réticences de nos concitoyens devant de nouvelles hausses d’impôt, surtout à protection sociale et services publics inchangés.

C’est pourquoi le débat sur la réforme fiscale ne doit en aucun cas devenir le procès de la dépense publique. Celle-ci n’est pas responsable des déficits, puisqu’elle a au contraire ralenti depuis 2007 (passant d’un rythme annuel de 2% à 1,5%). L’effort d’économie a déjà été considérable. Programmer leur quasi-stagnation jusqu’en 2017 n’est pas raisonnable car on ne pourrait atteindre un tel objectif sans supprimer des pans entiers de nos politiques publiques, c’est-à-dire sans remettre en cause notre modèle social et républicain, qui n’a pas démérité pendant la crise - bien au contraire.

Réformer la fiscalité consiste à revenir à ce qui doit être ses principes premiers et ses objectifs en ce début du XXIème siècle :

la justice sociale, alors que les inégalités s’accroissent

Un salarié au SMIC paye près de 1 400 euros par an de CSG/CRDS et 1 500 euros de TVA, soit plus qu’un riche en proportion de ses revenus. Notre fiscalité n’est pas assez redistributive. Il faut notamment aller vers un grand impôt citoyen sur le revenu payé à la source, qui fusionnerait l’IR et la CSG actuels, conformément à l’engagement n°14 du programme présidentiel de F. Hollande et comme il en existe chez nos principaux partenaires.

Une première étape, à franchir sans tarder, consisterait à rendre la CSG progressive avec les revenus, comme c’est déjà le cas pour les retraites, tout en supprimant et/ou en réduisant drastiquement les niches fiscales qui mitent l’assiette de l’Impôt sur le Revenu. De même, il faut moderniser la fiscalité locale, en particulier la taxe d’habitation, aujourd’hui profondément inéquitable, en la faisant reposer sur les revenus ou en actualisant des valeurs foncières devenus obsolètes.

l’efficacité économique

Le financement de dépenses universelles comme les prestations familiales et le remboursement de soins médicaux ne doit plus peser sur les salaires mais sur toute la valeur ajoutée. Cette cotisation sur la valeur ajoutée, proposition ancienne du Parti socialiste, favorisera l’emploi, la compétitivité et la création d’entreprises puisqu’elles n’auront plus, comme aujourd’hui, à régler ces cotisations avant de réaliser un euro de chiffre d’affaire.

Il convient aussi de remplacer l’Impôt sur les Sociétés actuel qui avantage les grandes entreprises du CAC 40 par rapport aux PME, la spéculation et les savants montages financiers par rapport de l’investissement et l’emploi, par une taxe sur l’excédent net d’exploitation (c’est-à-dire la valeur ajoutée à laquelle on retranche les salaires et les amortissements). Sans attendre, il faut moduler l’IS en fonction des bénéfices réinvestis, conformément à l’engagement n°3 de François Hollande, en fonction de la part des profits purement financiers et ponctionner les secteurs improductifs (finance, immobilier).

la transition écologique

Notre pays reste à la traîne en matière de fiscalité écologique. Le temps n’est plus aux rapports mais à l’action. Nous proposons de substituer un impôt sur les nuisances environnementales à une partie des taxes à la consommation, qui pénalisent les moins favorisés

On ne peut pas, aujourd’hui, faire de réforme fiscale ambitieuse à recettes constantes. S’il ne faut pas craindre d’affronter la finance, les lobbys et les riches pour renforcer la redistribution des revenus et réduire les rentes, il convient de veiller à préserver les vraies «classes moyennes» (rappelons que le niveau de vie par personne est de 1 600 euros par mois), déjà fortement mises à contribution. On ne saurait les faire payer trois fois : pour la réduction des déficits, pour le CICE et donc pour les marges des entreprises, et pour une plus grande redistribution. Ensuite, réformer à recettes constantes n’est pas souhaitable parce notre économie a besoin d’un plan de relance, et le plus rapidement possible, ce qui signifie qu’il faut ranimer la consommation et donc rendre du pouvoir d’achat aux ménages. Les chefs d’entreprise, eux-mêmes, déclarent que leur principale difficulté tient actuellement à l’insuffisance de la demande et, contrairement à ce que certains disent, l’augmentation de cette consommation ne se traduira pas par une poussée des importations ; plus de 85% de ce revenu supplémentaire soutiendra la production nationale.

Pour faire une grande réforme fiscale, il faut s’en donner les moyens politiques et financiers, mais, en retour, elle constitue le vecteur d’une mobilisation économique et sociale qui doit permettre à notre pays le retrouver la croissance et la confiance.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 16:16

logo MLG 95-copie-1Nous nous félicitons de la réussite de la formation organisée hier soir autour de Bernard Mathonnat sur la place de la culture dans les programmes électoraux de la gauche pour les prochaines élections municipales.

C'est une vingtaine de militants et de futurs candidats, valdoisiens et séquano-dyonisiens, qui se sont retrouvés à la Maison des Associations d'Ecouen de 19h30 à 22h30.

Au regard de la qualité des échanges et de l'attente qui nous a été remontées, c'est un exercice que nous renouvellerons.

Pour prolonger la formation nous mettons en ligne ci-dessous deux textes supplémentaires que notre camarade Bernard soumet à votre réflexion.

LETTRE OUVERTE A NOS AMIS ET PARTENAIRES POLITIQUES DEPARTEMENTAUX

QUELQUES PREMIERES REFLEXIONS NON EXHAUSTIVES SUR LA POLITIQUE CULTURELLE DEPARTEMENTALE MINI BILAN ET PREMIERES EBAUCHES DE PERSPECTIVES

fond twitter

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 15:12

bandeauGALe club Gauche Avenir lance un appel au Gouvernement français et au Conseil européen, qui se réunit les 20 et 21 décembre prochains.

L’appel demande que des décisions urgentes soient prises pour répondre à la situation intolérable créée par la directive européenne “travailleurs   détachés”.

Il est signé par des responsables politiques de toutes les sensibilités de gauche et écologistes et de différentes confédérations syndicales :

Pouria Amirshahi (PS), Emmanuelle Cosse (EELV), Eric Corbeaux (PCF), Claude Debons (syndicaliste), Joël Decaillon (ancien responsable de la Confération Européenne des Syndicats), Laurent Diaz (syndicaliste), Pierre Gendre (syndicaliste), Jérôme Guedj (PS), Patrick Le Hyaric (PCF), Didier Lereste (syndicaliste),  Marie-Noëlle Lienemann (PS), Emmanuel Maurel (PS), Francis Parny (PCF), Christian Piquet (Gauche Unitaire), Paul Quilès (PS), Jean-Claude Rech (syndicaliste), Jacques Rigaudiat (économiste, PCF), Lucile Schmid (EELV)

vous pouvez rejoindre la pétition en cliquant ici

Appel de Gauche Avenir

“Contre le dumping social en Europe”

La directive européenne “travailleurs détachés” entraine une multiplication du recours à des travailleurs employés, de façon temporaire et souvent dans des conditions de travail et d’existence précaires voire indignes.

En réalité, sous couvert de la libre circulation et du libre-échange, un dumping social et fiscal inadmissible se développe en Europe. Le recours à ses pratiques explose dans certains pays, dont la France, où le ministère du travail estime à près de 250 000 le nombre de salariés venant d’autres pays de l’UE.

Devant cette situation inacceptable, des décisions urgentes s’imposent.

1) Il faut que le Conseil européen des 20 et 21 décembre se saisisse de la question et qu’il décide :

  • des mesures conservatoires immédiates ;
  • la révision au fond de cette directive, en instaurant le principe d’obligation pour une entreprise étrangère de respecter l’ensemble des droits sociaux et fiscaux des pays où s’effectue le travail ;
  • la reconnaissance pour les Etats membres de faire appel à une clause de sauvegarde et de prendre des dispositions compensatrices des distorsions de concurrences sociales.

2) Le gouvernement français doit, de son côté :

  • suspendre immédiatement la mise en œuvre de la directive “travailleurs détachés” ;
  • restaurer les contrôles et l’autorisation préalable avant toute intervention des salariés d’une entreprise étrangère en France, en particulier dans les secteurs où les abus actuels sont manifestes.
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 14:20

Emmanuel Maurel était l'invité de la Maison des Potes ; l'occasion pour lui de revenir sur sa vision de la VIème République primo-ministérielle et parlementaire que nous appelons de nos voeux.

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