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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:04


Emmanuel Maurel sur LCI jeudi 16/01/2014 par MntlaGauche

"L'idée selon laquelle tout le problème viendrait du coût du travail, et qu'il faudrait baisser massivement les cotisations sociales, ça faut 30 ans qu'on l'essaye et les résultats n'ont quand même pas été très brillants. La seule fois où la gauche a réussi à créer massivement des emplois, ce n'est pas en baissant le coût du travail mais en réduisant le temps de travail. [...] J'ai une deuxième inquiétude, c'est que François Hollande dit qu'il faut baisser massivement la dépense publique ; on est dans une situation de croissance atone et je ne suis pas sûr que ce soit très opportun de le faire aujourdhui."

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 16:43

VOnews.fr - 17 janvier 2014

A Saint-Gratien, le socialiste Philippe Rolland espère, avec le soutien du front de gauche, l’emporter face à l’UMP Jacqueline Eustache-Brinio qui avait été élue dès le 1er tour en 2008 avec 66% des suffrages.



Le candidat PS de St-Gratien en campagne par vonews95

Philippe Rolland et ses amis ont également reçu le soutien d'Emmanuel Maurel, vice président de la Région Île-de-France, et de Gérard Sébaoun, député.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:19

Politis.fr - Par Philippe Marlière - 15 janvier 2014

TRIBUNE. Le néolibéralisme «de gauche» du chef de l’Etat n’a rien à voir avec la tradition sociale-démocrate, explique Philippe Marlière, professeur de science politique à University College London.

arton25278-551d2.jpgL’éditocratie en a frétillé d’aise au terme de la conférence de presse de François Hollande à l’Élysée : le président assumerait son «tournant social-démocrate». L’usage des mots pour qualifier un personnage politique ou son action pose un enjeu symbolique de premier ordre. Ici, si Hollande est "social-démocrate", c’est qu’il est encore de gauche. S’il n’est pas cela, qu’est-il devenu alors ?

Dans le cas présent, l’offensive éditocratique redouble d’ardeur car ses soutiens, à gauche et à droite, entendent suggérer le point suivant : Hollande a abandonné la "vieille" gauche égalitaire de transformation sociale, pour une gauche "moderne" et "réaliste". En sous-texte, nos bons propagandistes préparent leurs lecteurs au grand saut inévitable : la gauche - incarnée par François Hollande - doit être compatible avec un capitalisme financier prédateur et conquérant. Peine perdue, empaqueter le fuite néolibérale du président dans une jolie boîte sociale-démocrate est abusif. Un rappel historique s’avère nécessaire pour déconstruire cet acte de piratage idéologique.

Anticapitalisme

L’idée sociale-démocrate s’est développée à partir du dernier quart du XIXème siècle. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, elle est enrichie aussi bien par les partisans d’un socialisme réformiste que par ceux qui préconisent une rupture radicale avec le capitalisme. Au-delà des divergences doctrinaires repérables dans l’ensemble des partis ouvriers européens, il est possible de dresser le cadre idéal type de la pensée sociale-démocrate de cette première période.

À l’origine, les différents courants de la social-démocratie se querellent avant tout sur les modalités du combat contre l’État bourgeois : convient-il de le réformer ou faut-il, tout simplement, le détruire ? Tous s’accordent, cependant, sur la finalité de leur action : faire reculer, voire terrasser le capitalisme. Selon des approches diverses, ils estiment tous que la socialisation des moyens de production et d’échange doit se substituer au système capitaliste.

Après la dissolution de la Ire Internationale (1864-1876), le terme social-démocrate est couramment associé à celui de marxisme. À partir des années 1880, le marxisme devient le courant dominant au sein de la social-démocratie, en particulier en Europe centrale. Après 1896, il devient la doctrine officielle de la IIe Internationale. Il existe cependant plusieurs interprétations du marxisme, qui renvoient à l’opposition majeure entre réformistes et révolutionnaires. La véritable ligne de fracture est liée à la question de la démocratie politique. Certains acceptent de mener leur action dans le cadre de la démocratie parlementaire des régimes capitalistes. D’autres, au contraire, pensent que le libéralisme politique est étranger au mouvement ouvrier et doit être rejeté. Dans les années 1875-1914, on observe parmi les dirigeants du SPD allemand un large éventail d’orientations idéologiques : Ferdinand Lassalle, un ex-libéral devenu socialiste, mais non marxiste ; le marxiste August Bebel ; Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, les fondateurs de la Ligue spartakiste qui se transformera en Parti communiste en 1918 [note du blog : mais non bolchévique jusqu'à l'assassinat des deux fondateurs]. Les spartakistes combattent le «révisionnisme réformiste» d’Eduard Bernstein qui, à leurs yeux, remet en cause la nature révolutionnaire du SPD.

Démocratie et pluralisme

Les équilibres doctrinaux d’avant guerre vont se défaire à la suite de deux événements historiques : la Première Guerre mondiale, qui sape l’internationalisme prolétarien, en soulignant l’attachement des partis sociaux-démocrates au cadre national ; la révolution bolchevique, qui marque une rupture irréconciliable entre les socialistes réformistes et ceux qui prennent pour modèle le jeune régime soviétique. Entre 1919 et 1921, la rupture est définitivement consommée entre socialistes et communistes ; les seconds rejoignant l’Internationale communiste créée par Lénine. La tendance sociale-démocrate réformiste réfléchit à une nouvelle synthèse théorique entre le libéralisme des partis bourgeois et le communisme. La démocratie et le pluralisme politique deviennent deux notions phares dans la pensée sociale-démocrate. Se démarquant peu à peu du marxisme, la social-démocratie est taxée de «doctrine libérale bourgeoise» par ses détracteurs communistes (Lénine, La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, 1918). Dans son discours au congrès de Tours, en 1920, Léon Blum voit dans le communisme une entreprise dictatoriale érigée en système permanent de gouvernement. Il estime que ce mode de gouvernement est étranger à l’héritage des Lumières, à la source du socialisme français.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’heure est à la reconstruction des économies sous la direction d’États dirigistes. L’ensemble des partis sociaux-démocrates opte pour des politiques de nationalisation. Ces politiques permettent de renouer en pratique avec l’objectif ancien de socialisation des moyens de production et de transformation de l’intérieur du capitalisme. Dès l’entre-deux-guerres, le parti suédois avait établi une nette distinction entre socialisme et socialisation des moyens de production, dont s’inspirera la social-démocratie à partir de 1945. L’approche suédoise repose sur une procédure de négociation permanente entre le patronat et les syndicats, destinée à limiter les conflits. Le "compromis social-démocrate" apparaît ici : d’une part, les syndicats obtiennent la sécurité de l’emploi et l’extension de l’État social. De l’autre, le patronat se voit assurer la paix sociale et la modération salariale.

L’économiste John Maynard Keynes fournit à la social-démocratie un cadre théorique important (Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936). Les politiques dites "keynésiennes" reposent sur la relance de la consommation des ménages par le biais du financement public des investissements et de politiques budgétaires nourrissant la demande. La guerre froide et les succès de l’économie mixte incitent nombre de partis à rompre avec un radicalisme politique qui n’existe souvent plus qu’en paroles. Anthony Crosland, un travailliste britannique, redéfinit l’idéal socialiste, en insistant sur la coexistence harmonieuse entre secteurs privé et public (The Future of Socialism, 1956). Cet ouvrage relance le débat sur la réécriture de la clause IV des statuts du Parti travailliste, qui, depuis 1918, établit comme finalité du socialisme la «propriété commune des moyens de production». Ce révisionnisme doctrinaire échoue. En Allemagne, une tentative similaire est couronnée de succès. Lors de son congrès à Bad-Godesberg en 1959, le SPD cesse de se référer principalement au marxisme et cite parmi ses autres «influences philosophiques», «l’éthique chrétienne» ou «l’humanisme de la philosophie classique». L’économie privée est, dans certains cas, encouragée, l’économie mixte est louée.

Une idée en déshérence

À partir des années 1970, le compromis social-démocrate est bousculé par la forte progression du néolibéralisme aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Subissant le contrecoup du choc pétrolier, de la crise économique et de l’apparition de nouvelles thématiques dans le champ des idées de gauche, la social-démocratie enregistre un net déclin. Elle doit répondre à de nouveaux défis politiques selon un triple axe programmatique : un axe social-démocrate classique se préoccupe de croissance économique, de justice sociale et d’emploi. Un deuxième axe tente de se réapproprier les thèmes postmatérialistes et anti-autoritaires les plus populaires dans l’opinion (défense de l’environnement, égalité entre les sexes). Le troisième axe est d’inspiration néolibérale et accepte dorénavant la stabilité monétaire, la compression des dépenses publiques, les privatisations, la baisse des impôts, un État social "actif" mais restreint.

20070826_Giddens-e98d9.jpgAnthony Giddens, concepteur de la «troisième voie»

Cette nouvelle synthèse sociale-démocrate est activement prônée par Tony Blair au Royaume-Uni à la fin des années 1990 sous le nom de "troisième voie". Anthony Giddens, son concepteur, la positionne à équidistance entre le néo-libéralisme et la "vieille" social-démocratie keynésienne (The Third Way, 1998). En réalité, ce nouveau compromis se démarque bien de l’ultralibéralisme hayékien, mais il rejette avant tout l’interventionnisme d’État et les politiques redistributives de la social-démocratie des années 1960-1970.

Comme force politique, la social-démocratie a progressivement abandonné ses politiques traditionnelles de redistribution des richesses et son ambition de réforme radicale du capitalisme. Elle a même adopté des pans entiers du néolibéralisme, longtemps combattu. Au début du XXIème siècle, l’idée sociale-démocrate apparaît largement affadie ; elle est devenue quasiment impossible à définir, car elle ne se distingue pratiquement plus de ses concurrentes libérale et conservatrice.

En France, aujourd’hui, le néolibéralisme "de gauche" de François Hollande n’a clairement rien à voir avec la tradition sociale-démocrate. Ironie de l’histoire : il se positionne même à droite du révisionisme blairiste. Comme Hollande, Tony Blair a engagé son pays dans des aventures militaires impérialistes et a fait de multiples cadeaux aux patrons. La ressemblance s’arrête là : Blair, bon gré, mal gré, a investi dans les services publics et a fait quelques réformes sociales. François Hollande, à ce jour, ne peut se prévaloir de la moindre réforme sociale et économique de gauche.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:11

L'Echo Régional - 15 janvier 2014

Front de gauche et PS se lancent dans une bataille commune de reconquête de la mairie de droite.

Municipales-2014-8515-630x0.JPGIsabelle Volat et Philippe Rolland forment désormais une seule liste à gauche

C’est sans doute une exception d’avant second tour. À Saint-Gratien, la gauche partira unie pour les élections municipales. En partie seulement puisqu’un élu du conseil municipal a décidé d’entrer en dissidence.

En attendant Philippe Rolland, le candidat investi du PS, a réussi à rallier l’élue Front de gauche, Isabelle Volat pour mener une campagne commune. «Ce rapprochement a fait l’objet d’un vif débat au sein du Front de gauche, révèle Isabelle Volat. Notre rôle est d’être utile en se rassemblant face à une droite aux commandes depuis trente ans. Nous nous sommes rapprochés du PS pour élaborer un programme construit. Ce n’est pas un simple accord de circonstance. Rappelons qu’à Saint-Gratien la droite a toujours été minoritaire lors des derniers scrutins sauf les municipales», ne manque pas de souligner la voix de l’opposition à la mairie de Saint-Gratien.

Un comité de soutien s’est constitué autour de cette union libre et sera présidé par Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile, qui est venu assister au lancement de la campagne de la gauche à Saint-Gratien, mardi soir.

Également présent, Emmanuel Maurel, conseiller régional et candidat à l’élection Européenne, s’est exclamé : «Bravo ! l’union est faite. C’est une belle chose de voir une gauche réunie et clairement inscrite sur des valeurs de mouvement social», n’a pas manqué de souligner le membre du bureau national.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 14:48

Politis - Par Pauline Graulle - 15 janvier 2014

Après la conférence de presse du chef de l’Etat, des socialistes s’insurgent contre le pacte de responsabilité.

arton25268-d6fdc.jpgFrançois Hollande n’avait pas encore fini sa conférence de presse que Jean-Luc Mélenchon appelait déjà, sur Twitter, les élus PS et EELV à «rompre les rangs», demandant à ce que se crée «vite, une large opposition de gauche au Parlement et dans la rue contre ce programme de droite !»

Mais du côté des socialistes, on est restés plutôt sages. Du moins pendant l’intervention télé. Rares ont été ceux qui ont osé donner leur opinion en live. Un silence général qui a laissé le champ libre à Luc Carvounas, sénateur-maire d’Alfortville et proche de Manuel Valls, qui s’est réjoui sur Twitter de l’orientation prise par François Hollande :

twitt_Carvounas.jpgUne petite demi-heure après la fin de l’intervention de Hollande, Claude Bartolone, le patron des députés, a donné le coup d’envoi (et le ton), se félicitant sur son blog du «message d’autorité, de stabilité et de confiance» du président qui, «plus que jamais, tient son cap, connaît les escales et se fait une idée précise de la destination : une France solidaire et compétitive». Sur I-Télé, Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a lui aussi trouvé le président «déterminé, combatif». «Je salue et j’appuie le grand compromis social et le pacte de responsabilité présentés par le président de la République, a-t-il déclaré au nom de la Rue de Solférino. C’est un geste de courage qui répond à l’exigence historique de redressement de notre pays et de sa force économique».

Tout autre son de cloche du côté à l’aile gauche du PS. Certes, Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel, ou Pouria Amirshahi, pourtant parmi les plus "turbulents" du parti, se sont prudemment abstenus de tweeter pendant l’intervention. Pris à parti sur Twitter, Jérôme Guedj, député de l’Essonne et membre fondateur du courant Maintenant la gauche, a préféré répondre sur les fautes d’orthographe de son interlocuteur...

C’était le calme avant la tempête. Car les critiques visant le pacte de responsabilité ont ensuite été vives. «Cette fois-ci, pas question que le parlement ne soit une simple chambre d’enregistrement [le pacte de responsabilité passera en juin devant l’Assemblée national, NDLR], comme cela a été le cas pour la loi sur la sécurisation de l’emploi», a averti Guillaume Balas, secrétaire général d’Un Monde d’Avance, le mouvement de Benoît Hamon. Avant de se radoucir quelque peu sur le site de Libération : «Qu’on ne nous refasse pas le coup de l’accord national interprofessionnel (ANI) ! On ne peut pas dire aux parlementaires qu’ils n’ont le droit de toucher au texte qu’à la marge…». «Hollande continue sur une voie qui a fait la preuve de ses échecs et met sa politique entre les mains du cupide MEDEF», a déploré sans ambages son camarade Pouria Amirshahi.

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui avait annoncé un peu plus tôt que «les vrais socialistes ne rester[aie]nt pas silencieux», a mis du temps à prendre la parole. «Je ne reste pas convaincue de cette stratégie macro-économique qui ressemble un peu trop aux politiques d’austérité , a-t-elle expliqué à Politis.fr. C’est une politique qui va dans le mur, et qui risque d’avoir un coût énorme en terme de services publics, de services sociaux, et en matière de croissance».

Quant au pacte de responsabilité, elle a jugé, comme bien d’autres, que François Hollande a été «hyperflou» sur la nature des contreparties : «Les aides seront-elles remboursées si les objectifs ne sont pas tenus ?», a-t-elle fait mine de se demander, comme si on ne connaissait pas déjà la réponse... Estimant, à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, que les déclarations de ce soir n’ont rien d’un tournant, Marie-Noëlle Lienemann a toutefois réaffirmé qu’« on ne va pas quitter le PS pour autant. De tout façon, on ne peut pas gouverner longtemps contre la majorité syndicale et politique qui vous a élu». Gageons que François Hollande entendra ce conseil avisé...

Du côté des partenaires Verts enfin, le communiqué tombé un peu avant 20 h, a reflété l’habituel malaise. «Ai été porte-parole des Verts il y a quelques années, content de ne pas l’être aujourd’hui», a ironisé sur Twitter le député EELV Sergio Coronado. «EELV déplore l’absence de dimension environnementale du discours présidentiel», a écrit (en gras dans le texte) Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d’EELV. «Cette politique est irrationnelle pour ne pas dire irresponsable», a twitté - beaucoup plus franchement - Jérôme Gleizes, à la gauche du parti. Un parti qui, en 2014 comme en 2013 comme en 2012, se demandera s’il doit rester, ou non, au gouvernement.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 14:37

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 16:40

L'Humanité.fr - 13 janvier 2014

Le Pacte de responsabilité évoqué par François Hollande lors de ses vœux “ne doit pas être un jeu de dupes”, a déclaré lundi Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste qui, avec d’autres représentants de l’aile gauche du PS, a exprimé sa circonspection.

cfce presse MLG 13-01-2014On attend des précisions” et les vœux ont été marqués par “une petite musique, un vocabulaire” qui “nous a un peu inquiétés”, a abondé Emmanuel Maurel lors d’une conférence de presse du courant Maintenant la gauche, représentant l’aile gauche du PS. François Hollande devrait apporter des précisions sur ce Pacte lors de sa conférence de presse de ce mardi. Le Pacte, qui prévoirait une baisse des charges pour les entreprises, en échange d’embauches et d’un dialogue social accru, n’a été qu’esquissé lors des vœux présidentiels. “Nous allons être vigilants sur le Pacte de responsabilité”, a renchéri Marie-Noëlle Lienemann, en s’interrogeant notamment sur “quel échelon, les branches ou les entreprises” il sera discuté. “Qu’est-ce qu’on met dans la discussion sur les contreparties ?”, notamment en termes d’emplois, salaires, précarité, innovation, s’est interrogée aussi la sénatrice. Et enfin, quelles sont les sanctions qui pourraient être appliquées si les entreprises ne jouent pas le jeu ? “S’il y a des aides publiques, elles doivent être remboursées si les engagements ne sont pas tenus”, a souligné la sénatrice.

Interrogés sur leur détermination à faire valoir leurs vues, l’un des intervenants, le député Jérôme Guedj, a répondu : “l’autorité présidentielle ne passe pas de manière directe par la présidentialisation de tous les sujets. Voter le budget, définir le système de protection sociale, la dépense sociale (…) Ce n’est pas un choix unilatéral et univoque du président de la République”. “Nous considérons que notre efficacité passe aussi par pouvoir alerter et amender quand on considère que ça ne va pas dans la bonne direction”, a-t-il ajouté.

Quant à un éventuel tournant social-libéral du président, Emmanuel Maurel a estimé que les électeurs de François Hollande en 2012 n’avaient pas voté pour “une politique sociale-libérale. En France, le social-libéralisme a très peu d’adeptes”. “Ce que j’attends du président, a-t-il ajouté, c’est qu’il ne tourne pas le dos à cette voie singulière du socialisme français (…) qui fait que, nous, Parti socialiste français, on ne saurait s’aventurer dans une voie à la Gerhard Schröder ou à la Tony Blair”.

Dans un communiqué distinct, le collectif Gauche populaire, qui rassemble pour l’essentiel des élus socialistes, juge “que la réussite” du pacte “suppose impérativement de respecter deux conditions essentielles”.

La première est “l’imposition aux entreprises de contreparties réelles (…). L’octroi effectif des aides doit être subordonné à l’inscription dans la loi de mesures concrètes de maintien dans l’emploi des seniors et de développement de l’apprentissage des jeunes. La conclusion de ce pacte offre d’ailleurs l’occasion au gouvernement de reformater le CICE en supprimant au passage ses effets d’aubaine insupportables” , estime le mouvement animé par Laurent Baumel, Philippe Doucet et François Kalfon.

Deuxième condition : “la poursuite en parallèle de la reforme fiscale (…) Les marges de manœuvre dégagées par la baisse éventuelle des dépenses publiques ne doivent donc pas être entièrement réaffectées à la seule baisse des charges patronales. Elles doivent également faciliter une baisse à venir de la CSG ou de l’impôt sur le revenu des couches populaires et moyennes”.

Vous pouvez retrouver cet article sur le site de L’Humanité http://www.humanite.fr/politique/marie-noelle-lienemann-nous-allons-etre-vigilants-556810

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 14:00

Le nouvel Observateur - Publié le 14-01-2014 à 07h31 - Par Audrey Salor

La conférence de presse organisée ce mardi par l'Elysée devrait être l'occasion de "clarifications" autour du pacte de responsabilité annoncé le 31 décembre.

post-twitter.pngAprès l'annonce, le temps de l'explication. A quelques heures de la conférence de presse qui doit se tenir ce mardi 14 janvier à l'Elysée, la plupart des députés de la majorité attendent du chef de l'Etat qu'il mette à profit l'exercice pour détailler le contenu du "pacte de responsabilité". Les grandes lignes du texte, que Hollande aimerait faire passer en ce début d'année, ont été évoquées par le président lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre : "moins de charges sur le travail pour les entreprises, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d'embauches et plus de dialogue social".

"Redonner du pouvoir d'achat aux classes populaires"

"Nous souhaitons des réponses claires sur la nature de ces contreparties. Ces aides seront-elles remboursables si les objectifs ne sont pas tenus ?", s'interroge la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann, animatrice du courant Maintenant la gauche, aux côtés du député Jérôme Guedj. "Nous ne sommes pas contre l'idée d'aborder le sujet du coût du travail, mais nous attendons confirmation que  la contrepartie sera réelle et les engagements vérifiables, sur le plan des embauches et de l'apprentissage des jeunes", abonde le député socialiste d'Indre-et-Loire Laurent Baumel, animateur de la gauche populaire. Une inquiétude que partage aussi la députée des Pyrénées-Atlantiques Nathalie Chabanne : "Je suis relativement dubitative. Quelles sont ces contreparties ? Quels en sont les bénéficiaires ? Je préférerais qu'elles soient destinées aux PME...". Même son de cloche du côté du chef de file des écolos à l'Assemblée François de Rugy : "Le CICE a été mis en place sans contreparties. Les entreprises ne peuvent pas, d'un côté, revendiquer une baisse du coût du travail et ne pas fournir d'efforts en retour."

Dans la liste des doléances adressées au chef de l'Etat, la confirmation de la "remise à plat de la fiscalité" annoncée par Jean-Marc Ayrault arrive également en bonne place. "Cette réforme ne doit pas être enterrée", prévient Marie-Noëlle Lienemann. Pour François de Rugy, "le sujet et son calendrier" gagneraient à être corroborés : "Les chantiers ont été définis, il est temps de passer au concret", plaide l'écologiste. Satisfait de l'initiative du Premier ministre, Laurent Baumel, qui la réclamait de longue date, l'érige en impératif : "Tant que l'on ne redonnera pas de pouvoir d'achat aux couches populaires, la majorité souffrira d'impopularité."

Une gauche "engagée dans la compétitivité"

Pour certains, tout est à revoir. "J'attends une vision, une stratégie et des moyens pour renouer avec le fil du progrès. Bref, une ambition", lâche en toute simplicité Pouria Amirshahi, député des Français établis hors de France, qui, en désaccord avec la ligne politique et économique de Hollande, espère un "renoncement au dogme de la dette et du déficit". "C'est une hérésie que de vouloir affaiblir la capacité d'action de l'Etat et des services publics", dit-il à propos de la volonté du chef de l'Etat de réduire de 15 milliards les dépenses publiques. Marie-Noëlle Lienemann lui emboîte le pas : "Globalement, on ne dépense pas énormément plus que les autres pays européens".

Moins inquiets sont ceux qui nourrissent un discours plus libéral, et souhaitent surtout que Hollande se saisisse de cette conférence de presse pour entériner le virage amorcé le 31. "Je souhaite qu'il confirme ce qu'il a laissé entendre lors de ses vœux : on peut être de gauche, social-démocrate et s'inscrire dans la mondialisation", lance le député du Nord Bernard Roman. Et d'ajouter : "Face aux cinq millions de Français qui pointent totalement ou partiellement au chômage, il faut que la gauche s'engage pour la compétitivité". Ce n'est pas le député de l'Essonne Carlos Da Silva, proche de Manuel Valls, qui dira le contraire : "Je souhaite qu'il explique comment la relance économique va créer des emplois, comment vont se dérouler les négociations pour un new deal économique et social. Je n'ai pas d'inquiétudes quant aux contreparties du pacte de responsabilité : les salariés ont tout intérêt à ce que l'économie française aille mieux".

"Réaffirmer les valeurs de la République"

L'élu compte par ailleurs sur "une réaffirmation du pacte républicain" après l'épisode Dieudonné. "On peut attendre du chef de l'Etat une certaine hauteur de vue, c'est son rôle de dire ce qui rassemble, de réaffirmer les valeurs de la République", avance, lui, Jean Glavany.

Enfin, si Hollande devrait à coup sûr être interrogé sur sa vie privée, après la révélation d'une relation présumée avec l'actrice Julie Gayet, l'affaire, très médiatisée, est loin d'apparaître comme un sujet pour les parlementaires de la majorité. "Il sera forcément questionné, mais il ne faudrait pas que ce soit le seul aspect que l'on retienne" de la conférence, redoute Bernard Roman. De l'avis général, - hormis sur le ton de l'humour ! -, il n'a été que très peu évoqué, ce week-end en circonscription.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 10:27

Par LEXPRESS.fr, publié le 13/01/2014 à  18:09

La gauche du PS s'inquiète du pacte de responsabilité évoqué par François Hollande lors de ses voeux. Entre interrogations et mise en garde, "Maintenant la Gauche" interpelle le président de la République.

capture-d-ecran-de-france-2-des-voeux-de-francois-hollande-.jpgLe pacte de responsabilité, mesure phare évoquée par François Hollande lors de ses voeux, n'a pas encore été détaillé qu'il inquiète déjà. Notamment l'aile gauche du PS. "On attend des précisions" et les voeux ont été marqués par "une petite musique, un vocabulaire" qui "nous a un peu inquiétés", a déclaré Emmanuel Maurel lors d'une conférence de presse de "Maintenant la Gauche", représentant l'aile gauche du PS.

Une inquiétude partagée par Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste. "Nous allons être vigilants sur le pacte de responsabilité", qui permettrait une baisse des charges pour les entreprises en échange d'embauches et d'un dialogue social accru. La sénatrice s'interroge sur le niveau de la discussion: "Quel échelon, les branches ou les entreprises". Et de demander, circonspecte, à ce que le pacte ne soit pas "un jeu de dupes".

Un projet qui "ne va pas dans la bonne direction"

"Qu'est-ce qu'on met dans la discussion sur les contreparties ?", notamment en termes d'emplois, salaires, précarité, innovation, poursuit la sénatrice. Quelles sont les sanctions qui pourraient être appliquées si les entreprises ne jouent pas le jeu? "S'il y a des aides publiques, elles doivent être remboursées si les engagements ne sont pas tenus", souligne la sénatrice. Autant d'interrogations auxquelles François Hollande devrait répondre lors de sa conférence de presse mardi.

Et Maintenant La Gauche entend bien se faire entendre. "L'autorité présidentielle ne passe pas de manière directe par la présidentialisation de tous les sujets. Voter le budget, définir le système de protection sociale, la dépense sociale (...) Ce n'est pas un choix unilatéral et univoque du président de la République", a lancé Jérome Guedj, député PS de l'Essonne. "Notre efficacité passe aussi par pouvoir alerter et amender quand on considère que ça ne va pas dans la bonne direction".

"Le social libéralisme a très peu d'adeptes"

François Hollande aurait-il entamé un tournant idéologique ? C'est l'une des questions suscitées par l'évocation de ce pacte. Emmanuel Maurel, conseiller régional PS d'Ile-de-France, s'autorise une mise en garde, rappelant que les électeurs de François Hollande en 2012 n'avaient pas voté pour "une politique sociale libérale. En France, le social libéralisme a très peu d'adeptes".

Et d'en appeler directement au principal intéressé. "Ce que j'attends du président, a-t-il ajouté, c'est qu'il ne tourne pas le dos à cette voie singulière du socialisme français (...) qui fait que, nous, Parti Socialiste français, on ne saurait s'aventurer dans une voie à la Gerhard Schröder ou à la Tony Blair..."
Avec AFP

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:07

Rédigé le 13/01/2014 - VOnews.fr
Pour elle, c’est une première en tant que tête de liste. Fanny Boyer, psychologue de 31 ans, est l’une des plus jeunes candidates du PS dans le Val d'Oise. Elle se présente au Plessis-Bouchard où elle est élue d'opposition.


Le PS en piste au Plessis-Bouchard par vonews95

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