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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 16:10

La stratégie libérale de la baisse du « coût » du travail et des dépenses publiques est économiquement  inefficace et socialement dangereuse.

2013-04-22lienemann1- Ce n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme sur l’impossibilité de réduire le chômage en suivant la marche forcée vers une prétendue réduction  des déficits publics et les méthodes de «réformes» structurelles édictées par l’Union Européenne.

Ce qui n’a marché nulle part, et dont les conséquences sont terribles tant pour chacun des peuples que pour l’ensemble de l’Europe, ne doit en aucune façon être poursuivi.

C’est d’ailleurs ce que le PS n’a cessé de dire pendant des années et singulièrement lors des campagnes présidentielles et législatives de 2012 : nous ne sortirons pas de la crise sans une réorientation majeure et profonde de la construction européenne.

- Le vote du TSCG non renégocié, l’acceptation – fusse avec un délai de grâce de la logique du pacte de stabilité, la réduction des déficits publics au moins affichés – plutôt  qu’une stratégie de croissance effective en France et en Europe rendait plus qu’hypothétique la possibilité d’atteindre l’objectif que le président de la République avait fixé quant à l’inversion de la courbe du chômage.

- La création du CICE qui donnait raison à l’une des thématiques favorites de la droite à savoir l’indispensable baisse du «coût du travail», sans ciblage ni contreparties, la transposition législative de l’ANI et du «donnant-donnant» en guise de faux-semblant n’allaient en rien assurer le redressement industriel et économique du pays, mais bel et bien fragiliser les salariés et les chômeurs.

- La création des emplois d’avenir pour intéressants et utiles qu’ils soient ne pouvaient en aucune façon contrecarrer la dynamique de freinage de la croissance induit par les politiques macro-économiques poursuivies.

Hélas, les paroles, les promesses et la méthode Coué atteignent vite leurs limites pour se faire rattraper par le réel.  Ces politiques sont un échec. Il faut en changer, maintenant.

2- L’échec était prévisible. C’est pourquoi dès février 2013, le courant «Maintenant la gauche» appelait à un tournant de la relance et quelques jours plus tard, publiait un plan de relance sociale et écologique pour la France et pour l’Europe.

« Aussi nous proposons un tournant de la relance fondé sur 3 piliers :

- La relance de la consommation populaire: des mesures immédiates pour une reprise à court terme,

- La relance par des investissements publics et des grands projets mobilisateurs soutenant la réindustrialisation, pour un redressement à moyen terme

- Une réforme fiscale fondatrice, garante d’une croissance à long terme ;

Choisir cette voie constituerait évidemment un acte politique majeur en Europe.

Prendre le tournant de la relance, c’est lancer un mouvement qui permettra à l’Europe de ne plus être l’ « homme malade », regardé avec commisération par les autres continents, de la croissance mondiale.

Dans cette perspective, nous nous proposons d’examiner ici un plan de relance de 43 Mds d’euros, dont seulement 28 Mds d’euros financés sur fonds publics, qui constituerait le pendant du pacte pour la compétitivité adopté fin 2012.

3- Errare humanum est, perseverare diabolicum : plutôt que d’engager l’indispensable changement de cap que nous défendions avec de plus en plus de force et d’audience à gauche depuis l’université de Maintenant la Gauche à la rentrée 2013 et jusqu’à quelques jours avant les vœux, le président de la République a fait un choix totalement contraire.

Il a fait siennes les thèses libérales les plus classiques sur les politiques de l’offre, lancé le pacte de «responsabilité» inspiré par le Medef et l’a présenté comme un nouveau compromis social sans l’accord des syndicats.

De surcroit, le financement des 35 Milliards d’allègement de cotisations – et qu’il vaut mieux ne pas qualifier comme la droite de charges – n’est en rien assuré et l’annonce des 50 milliards de  réduction de la dépense publique en 3 ans va constituer une véritable hémorragie qui inéluctablement dégradera la qualité de nos services publics, notre modèle social et pénalisera les collectivités locales. Cela va avoir un effet récessif grave sur la croissance et l’emploi en particulier dans les entreprises et pour les artisans très liés à la consommation intérieure et à l’investissement local.

Il est donc à craindre que la situation du chômage ne s’améliore pas en 2014 et que les fuites en avant verbales sur la volonté de s’attaquer au chômage ne convaincront pas. La seule stratégie développée réside manifestement dans l’attente d’une hypothétique croissance mondiale ou européenne et la bienveillante compréhension  des marchés et agences de notation quant à la dette française au regard des «efforts faits» pour imposer aux français les fameuses «réformes structurelles» qu’ils refusent.

Et pour cause, ils ont bien raison de les refuser car, même le fameux  sommet de Davos se met à verser des larmes de crocodiles sur l’explosion des inégalités dans tous les pays, au point qu’aux USA, 95% de la croissance retrouvée depuis 2009 a été captée par l’extrême minorité des 1% les plus riches quand les 90% des américains les moins riches se sont appauvris.

Laisser entre les mains d’une conjoncture mondiale incertaine le sort de notre pays est extrêmement dangereux et anxiogène. Nos concitoyens le ressentent à raison comme tel. C’est de surcroit voué à l’échec.

Car la seule chose qui vaille dans la période est de consolider l’économie réelle du pays, donc l’emploi, en prenant d’abord appui sur ce que nous maitrisons ou sur ce que l’on peut influer (la consommation intérieure, l’intervention publique, la mise en place de filière industrielle d’avenir, la défense et la mutation de notre industrie et des secteurs exportateurs). C’est ce qui sera de nature à redonner en premier lieu confiance aux français.

La seule chose qui vaille est de sortir notre peuple de la dépression du le fatalisme  dans laquelle les libéraux de tous poils l’enfonce en promouvant des politiques non seulement contraires à l’intérêt du plus grand nombre mais aussi attaquant de front les valeurs auxquelles tiennent nos concitoyens (le modèle républicain, le modèle social issu du CNR, les grandes avancées portées par la gauche) et qui font la singularité et le rayonnement de la France dans le monde.

La seule chose qui vaille c’est de reprendre la voie de la réorientation de l’UE en tirant les leçons de l’échec absolu de la stratégie des petits pas, des compromis où auraient été négociées des contreparties dont personne ne voit in fine la couleur. Aussi faut-il assumer un rapport de force majeur sur les questions décisives :

- pour passer de la concurrence entre les peuples de l’UE à des convergences sociales ;

- pour une relance globale sur notre continent par une amélioration des salaires et une redistribution des revenus ;

- pour de grands programmes d’investissements publics portant un nouveau mode de développement ;

- pour une lutte concertée contre la fraude et la concurrence fiscale, l’échange automatique des informations entre les Etats.

La seule chose qui vaille est, à défaut ou en attendant une réorientation de l’UE, d’oser s’affranchir de contraintes européennes paralysantes (suspension pacte de stabilité, refus du carcan actuel sur les aides publiques à l’industrie, restaurer agreement préalable des entreprises pour stopper le dumping social avec les travailleurs détachés).

4- Nous ne saurions jouer la politique du tout ou rien. Ni soumission à la Vème République, ni protestation ravageuse.

Le tout, c’est l’attitude suiviste qu’insuffle la logique de la Vème République dans le fonctionnement politique du pays. Le président a parlé, le gouvernement doit s’exécuter, le parlement s’aligner et le parti majoritaire commenter.

Même si les institutions poussent à ces dérives et si le président de la République croit pouvoir sans risques se couler dans ce moule (vote bloqué, 49-3, ordonnances), aucun pouvoir ne peut durablement tenir sans le soutien d’une large partie de l’opinion et tout au moins celui de la majorité sociale qu’il représente et qu’il a fait élire.

Ne soyons pas les complices silencieux d’une dilution de la gauche dans les pièges de la Vème République : portons sans relâche le combat pour une république parlementaire.

Le rien, c’est estimer symétriquement  qu’une fois le président de la République élu, le débat politique à gauche n’est plus possible et que les partis comme les citoyens ne peuvent plus influer sur les choix et la politique suivie. Il ne reste plus qu’à dénoncer la trahison de ceux qui gouvernent, de reporter à la fin du mandat présidentiel l’éventualité de porter une alternative tout en poussant à  l’excès la division entre deux gauches qui deviendraient irréconciliables avec une conséquence bien connue : la défaite et la victoire de la droite quand ce n’est pas celle l’extrême droite.  Le rien, c’est en fait la politique du pire.

Nous ne nous résignons pas à cet effet miroir qui nous entraîne dans des impasses.

Nous n’avons pas la certitude de réussir quant au changement de cap pour lequel nous militons et donc à répondre aux attentes des français relatives aux changements pour lesquels nous avons été élus.

Mais si nous ne menons pas ce combat pour le rassemblement de la gauche et pour une réorientation politique, avec à chaque étape des propositions concrètes capables de l’incarner, nous ne sommes que des spectateurs impuissants devant le scénario désespérant qui se déroule sous nos yeux. Cette posture n’est pas pour nous imaginable.

5- Le pacte de responsabilité est un mauvais choix.

- La focalisation du la baisse du coût du travail est une erreur

- Le compromis social annoncé n’est pas possible dans le cadre des annonces actuelles avec le calendrier tel qu’il est proposé : suppression de cotisations certaines et datées d’un côté, contreparties non identifiées et hypothétiques de l’autre. Pour nous ce n’est pas le Medef d’abord mais les syndicats d’abord.

- Les contreparties ne sauraient être vagues et fumeuses ; il faut du sonnant et trébuchant et clairement des sanctions (remboursement des avantages, possibles pénalités) en cas de non-respect. Le Medef est prompt à faire des annonces mirobolantes –un million d’emplois- avant d’obtenir des aides des pouvoirs publics pour mieux se défausser quand il s’agit de les concrétiser.

Le principe de la suppression des cotisations sociales de la branche famille ne peut répondre à cette double exigence de conditionnalité et de remboursement.

- La réduction brutale des dépenses publiques et sociales vont plomber la croissance et l’emploi. Le financement de la mesure (Plus de 30 Mds d’euros) par la dépense publique et la réduction de 50 Mds sur 3 ans dans les budgets publics et la protection sociale sont plus qu’aléatoires Mais surtout ils sont économiquement (cela va fortement réduire la croissance déjà très faible) et socialement dangereuses (menace sur la protection sociale, sur la qualité des services publics, etc.)  avec un effet très négatif sur l‘emploi.

- Lancé sans cohérence avec la réforme fiscale, il bloque une vision globale permettant  de redistribuer les richesses entre riches et pauvres, entre capital et travail, entre rente et l’investissement, entre petites et grandes entreprises et de repenser des systèmes de recettes pérennes et suffisantes pour la sécu, les retraites et la politique familiale. Or c’est  la seule façon de sortir de la logique libérale de la baisse généralisée des impôts et prélèvements, qui in fine profitent aux plus riches (cf. toutes les études actuelles sur le redoutable creusement des inégalités même dans les pays les plus développés) ou depuis quelques temps de la hausse de la fiscalité pour tous avec un accroissement de l’injustice fiscale (c.f hausse TVA et taxes indirectes).

6- Nos propositions pour l’emploi: Une autre politique est possible.

A- La croissance en priorité et non la réduction des déficits et de la dette publique qui viendra ensuite.

La croissance doit être sociale et écologique et porter un nouveau mode de développement, favoriser la relocalisation des productions répondant aux besoins des citoyens.

Il faut conjuguer une politique de la demande pour répondre à l’urgence sociale, valoriser les travailleurs et soutenir rapidement l’activité avec une politique de l’offre renforçant nos capacités exportatrices  sur d’autres bases que la réduction du coût du travail et dont chacun sait que l’effet sera à moyen ou long terme.

Nous avons établi en Mars 2013 un plan chiffré de relance pour une croissance écologique et sociale qui est d’une totale actualité mobilisant 28 Mds (http://www.mnlienemann.fr/2013/04/retrouvez-le-plan-de-relance-ecologique-et-social/). C’est moins que les 35 Mds du pacte de responsabilité.

B- La politique industrielle doit être plus soutenue par une stratégie offensive (nouveaux secteurs, iconométrie, transition écologique, etc.) et une stratégie défensive (sauver les entreprises pour assurer leurs mutations et ne pas perdre des champs entiers de production).

Le pays et la puissance publique doivent y mettre des moyens considérables. Il faut réinventer une économie mixte qui allie autour de filières, de grands travaux, la puissance publique (Etat, collectivités locales), les grandes et petites entreprises, les centres de recherches etc. Il faut créer un MITI à la française sur la transition écologique, réinventer la planification qui n’est pas la prospective car il s’agit d’insuffler une volonté collective et de veiller au succès des objectifs décidés.

C- Les nationalisations, le capital public doivent être mobilisés pour ce redressement productif.

Plutôt que laisser croire qu’on pourrait céder aux exigences souvent antisociales (cf. demande d’abaisser les seuils pour représentation des travailleurs par exemple) des investisseurs étrangers, il vaudrait mieux rapidement orienter l’abondante épargne des français vers l’investissement industriel ou en faveur de la transition énergétique.  La BPI est sous-dotée et un grand fond souverain pour du capital public est indispensable. Ne laissons pas des occasions manquées comme Florange ou Pétroplus se reproduire.

D- Une réforme fiscale et des prélèvements ambitieuse  est plus que jamais urgente.

Il faut redistribuer et produire d’un seul et même mouvement et arrêter cette fable de la redistribution à posteriori. Restaurer une fiscalité progressive doit donner du pouvoir d’achat aux catégories populaires (ex: progressivité de la CSG et fusions avec IR par exemple) et une nouvelle base de calculs de la protection sociale (en partie sur la valeur ajoutée produite dans l’entreprise) comme la lutte contre «l’optimisation fiscale» doit assurer une meilleur répartition des contributions entre grandes entreprises et PME.

Celle le projet de réforme fiscale que nous avons établi (http://www.mnlienemann.fr/2013/12/presentation-de-nos-propositions-pour-une-reforme-fiscale-de-gauche-possible-et-necessaire/)

E- De nouveaux droits pour les travailleurs pour défendre l’emploi, l’activité en France et lutter contre les délocalisations.

Les meilleurs défenseurs de l’entreprise sont souvent ses salariés qui eux ont tout intérêt à la poursuite de l’activité et à son développement. Leur emploi en dépend et ils ne sont pas au contraire de certains actionnaires focalisés sur le cash à court terme. Ils sont souvent, et singulièrement les cadres et les représentants syndicaux, les premiers à voir comment s’organise une fermeture ou une délocalisation. Ils sont souvent les premiers à observer l’absence d’investissements d’avenir ou de recherche de diversification quand le marché se rétracte.

Il faut en revenir aux engagements pris pour :

- encadrer réellement les licenciements économiques, pour obliger à la recherche effective d’un repreneur avec l’intervention du tribunal de commerce garant de la cession lorsqu’une offre pertinente est refusée

- assurer la priorité à la reprise, en particulier sous forme de coopérative, par les salariés en cas d’offre comparables

- assurer dans la plupart des entreprises une vraie représentation des salariés au conseil d’administration ainsi que de développe un droit de véto du CE sur certaines politiques clefs de l’entreprise. Ce qui a été entrepris en la matière est souvent marginal, limité aux très grands groupes et ne répond pas à l’indispensable mutation de l’équilibre capital-travail.

F – La fiche de paye n’est pas l’ennemie de l’emploi.

Elle doit assurer aux travailleurs les moyens de vivre correctement de leur travail et ainsi soutenir l’économie intérieure. Car contrairement à la propagande distillée sur ce point c’est en moyenne 14 % seulement de la consommation des français fait appel à des importations et c’est encore moins vrai pour les plus modestes.

On pourra noter l’importance de l’importation d’énergie fossile dans notre balance commerciale qui légitime un grand plan de réduction de notre dépendance  à ces dernières.

Il faut donc revaloriser le SMIC et engager des négociations sociales sur les grilles salariales car les inégalités au sein même des salariés se sont injustement accrues.

G- Il faut reposer la question de la réduction du temps de travail.

Même si nous plaidons en faveur d’une politique de croissance, nous ne retrouverons pas un niveau très élevé capable de restaurer le plein emploi dans notre pays sur le long terme sans engager une nouvelle étape de la réduction du temps de travail. Il faut regarder lucidement le dynamisme démographique de notre pays. Sans doute convient-il de la concevoir différemment de ce qui a été engagé jusqu’alors. Encore faut-il rappeler que c’est la mise en œuvre des 35h qui a permis de créer, en période de croissance plus d’emploi que tous nos voisins. Pour l’heure, il faudrait pour le moins revenir sur l’allongement de la durée de cotisation afin de restaurer non seulement un meilleur niveau de retraites mais aussi de garantir un droit réel de la retraite à 60 ans.

H-Les emplois d’avenir doivent être poursuivi.

Si les collectivités locales et les associations n’en recrutent pas davantage, ce n’est pas parce que l’activité manque mais parce que la réduction de dotations et des subventions ne leur permettent plus de  financer les compléments.

I- Créer des emplois dans la fonction publique dans les secteurs prioritaires au-delà de l’Education nationale, revaloriser les salaires.

Lancer des Etatschomage généraux de la fonction publique pour permettre aux fonctionnaires de s’exprimer sur leurs missions prioritaires, l’organisation de l’Etat, la revalorisation et la modernisation de leur métier.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 13:59

La Gazette du Val-d'Oise - 04/02/2014 à 17:34

La décision a été prise au niveau national, pour le plus grand bonheur de Jérôme Haine, premier secrétaire de la section mérysienne et de ses membres.

Jerome-Haine-Ps-Mery-630x0.JPGC’était voulu par la section PS de Méry, c’est désormais officiel : le PS soutiendra la liste de Guillaume Vuilletet (EELV). «C’est un accord validé au niveau national. Nous sommes ravis car nous voulions vraiment travailler avec Guillaume. C’est un choix du cœur.» Déjà ensemble pour les législatives, le premier secrétaire de la section mérysienne voit «une cohérence.» Cinq membres PS seront sur la liste, tous en position éligible.

Et une union de la gauche, avec Norbert-Olivier Tembo (MRC) est-elle encore envisagée ? «Au vu du contexte national et l’incertitude quant à la présence du FN, nous devons être responsables pour garder Méry à gauche. Norbert-Olivier Tembo à sa place sur notre liste.»

Contacté, ce dernier n’est pas de cet avis : «Cela ne change rien à ma candidature. Le PS a fait le choix d’un Vert et d’un Front de gauche – ce qui est paradoxal car Jean-Luc Mélenchon (FdG) est loin d’être en accord avec le PS – plutôt que d’un homme de terrain et alors que la ville a toujours été MRC [uniquement depuis 2002, avant elle était PS - note du blog]. Je continue ma route et je reste confiant avec une équipe motivée. Je n’ai pas peur, j’ai un métier, je ne suis pas un cumulard comme les autres. Ils préfèrent associer les étiquettes plutôt que des hommes.»

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 11:19

L'Echo Régional - mercredi 5 février 2014 - Fabrice Cahen

Militant socialiste depuis trente-cinq ans, il est le candidat du PS. Fort de son expérience en Bretagne, le candidat socialiste se lance dans sa première campagne.

ph.Rolland-PS-gratien-630x0.JPGPhilippe Rolland, 55 ans, n’engage pas sa première campagne électorale. Militant socialiste depuis trente-cinq ans, il a déjà œuvré sur le terrain, dans le Finistère nord, où il a contribué à faire élire Marie Jacq, la première femme députée socialiste après le congrès d’Épinay en 1971. La parlementaire avait alors comme attachée, Marilyse Lebranchu, actuelle ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, avec qui le candidat socialiste de Saint-Gratien a milité et se souvient avoir «partagé une campagne d’affichage en Bretagne». Arrivé en région parisienne pour des raisons professionnelles, Philippe Rolland a d’abord «séjourné» à Enghien-les-Bains avant de s’installer à Saint-Gratien, en février dernier. Il s’est déjà fait remarquer en conduisant l’action d’invalidation de la campagne des législatives de François Scellier, soulignant le fait que la ville d’Enghien «rémunérait des assesseurs UMP».

«Pour la première fois, je suis candidat désigné pour conduire une campagne», se félicite le socialiste qui n’en est qu’à la constitution de sa liste, en se lançant à la rencontre d’habitants susceptibles de le rejoindre. «Je ressens un bon accueil de la population et il y aura de belles surprises, y compris dans le comité de soutien», confie-t-il. Il appuie aussi ses espérances de victoires «sur un rassemblement de l’ensemble des forces de la gauche. Je vais faire une campagne participative, à laquelle les habitants pourront échanger», revendique-t-il, bien conscient des Municipales qui l’attendent face à la maire UMP sortante Jacqueline Eustache-Brinio, à qui il reproche une gestion «de main de fer».

Il amorce sa campagne en appuyant sur le «manque de concertation de l’actuelle municipalité», en pointant les sujets qui ont déjà fait débat, comme : l’application de la réforme des rythmes scolaires, les logements sociaux, les emplois d’avenir et les diverses affaires qui ont conduit la ville devant la justice.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:48

Maurel_3e_bilan_mandat.jpgMobilisation générale pour l’emploi

En 2013, la majorité régionale, aux côtés de Jean-Paul Huchon, a une fois de plus mis ses moyens au service de cet objectif : la lutte contre le chômage.

La conjugaison des politiques publiques nationales, régionales et locales permet d’intervenir auprès de celles et ceux qui veulent entamer une nouvelle étape de leur parcours : se préparer à un emploi, suivre une formation, obtenir une certification reconnue sur le marché du travail.

La majorité de gauche au Conseil régional a fait le choix d’accompagner le Gouvernement dans ses politiques de l’emploi afin de permettre aux Franciliens touchés par la crise d’accéder au travail qualifié. Alors que le chômage, persistant dans notre région, se cumule avec les inégalités sociales dans nos quartiers populaires, périurbains ou semi-ruraux, notre priorité est de soutenir l’activité économique et le développement de la formation professionnelle pour ceux qui en ont le plus besoin : les demandeurs d’emplois et les jeunes pas ou peu qualifiés.

La Région, actrice de premier plan pour l’emploi et la formation !

Les actions que nous menons contribuent à la mobilisation générale pour l’emploi, objectif partagé du gouvernement et de l’exécutif régional. C’est donc en concertation avec l’Etat, mais aussi avec les partenaires sociaux et les autres collectivités locales que nous travaillons. Cela a été le cas en 2013 avec notamment le développement des emplois d’avenir. Notre mobilisation a ainsi permis à près de 10 000 jeunes franciliens de trouver un emploi avec une qualification à la clé.

En 2014 la sécurisation des parcours professionnels, la simplification des démarches et l’accompagnement personnalisé seront au coeur de nos interventions parce que notre majorité considère la formation tout au long de la vie comme un droit pour tous les Franciliens, mais également un levier stratégique pour le devenir économique de notre région.

Après l’accord national interprofessionnel du 14 janvier 2013, la réforme de la formation professionnelle devrait être votée en 2014 avec notamment la création d’un Compte Personnel de Formation, le Service Public de l’Orientation et une série de compétences nouvelles pour la Région. Cette loi va donc renforcer l’action du Conseil régional et son utilité.

Vous trouverez dans ce troisième compte-rendu de mandat une synthèse de notre action au service des habitants et des territoires d’Île-de-France.

Emmanuel Maurel

Télécharger le 3ème Bilan de mandat d'Emmanuel Maurel

Retrouvez toute l'actualité politique d'Emmanuel Maurel sur www.emmanuelmaurel.fr

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 10:55

Le_Parisien_Plessis_Bouchard_03-02-2014.jpg

Fanny Boyer, psychologue et conseillère municipale (PS) depuis 2008, a rassemblé toute la gauche derrière sa candidature. Elle veut donner un nouveau dynamisme à cette ville que les conservateurs gèrent sans ambition et sans tenir compte des jeunes générations depuis trop longtemps.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:25
Pour la sénatrice socialiste, le président de la République n’est pas social-démocrate. Invitée de Parlement Hebdo cette semaine, Marie-Noëlle Lienemann le dit "tout net" : François Hollande "est néo-libéral" et non pas social-démocrate. Pour elle "la social-démocratie c’est un accord entre le parti de gauche au pouvoir et les syndicats pour trouver un compromis social avec le Medef, ce n’est pas l’inverse !".


Marie-Noëlle Lienemann : "François Hollande est... par LCP

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:02

siteon0-e5814.pngLes notables socialistes en ordre de bataille

Métropolitiques.eu - par Rémi Lefebvre, le 31/01/2014
Plus que jamais, le Parti socialiste est devenu un parti d’ «élus locaux». Rémi Lefebvre décrit comment, face à la menace d’un vote sanction, le PS essaie de réduire le scrutin municipal à sa dimension «locale», dépolitisant encore un peu plus les enjeux et le sens des élections à venir.

C’est dire si les prochaines élections municipales constituent un enjeu politique essentiel pour les socialistes et s’ils redoutent cette échéance, dans un contexte politique marqué par la très forte impopularité de l’exécutif national. Depuis 2012, le PS a perdu toutes les élections partielles législatives ou cantonales, n’accédant parfois même pas au second tour. Le scrutin de mars prochain ouvre un cycle d’un an d’élections intermédiaires (municipales, européennes, régionales et départementales) qui vont, à l’évidence, mettre à l’épreuve son ancrage local [4]. C’est en s’appuyant sur ses notables et un discours localiste que le PS cherche à atténuer ce que les médias présentent depuis des mois comme un «vote sanction» annoncé.

La production partisane du notabilisme

Pour préparer au mieux cette élection à risques, le PS a été le premier parti à désigner ses têtes de liste. Dans cette première étape du processus électoral, il a fortement mis en avant les primaires ouvertes, qui ont été expérimentées dans quelques villes. Traditionnellement, ce sont les militants qui président à la sélection des candidats. Or, pour la première fois, les socialistes ont mis en place dans six villes des primaires ouvertes aux sympathisants pour sélectionner leur tête de liste (Aix-en-Provence, Béziers, Boulogne-Billancourt, Le Havre, Marseille et La Rochelle) [5]. Il s’agit pour le PS de prolonger la dynamique «démocratique» engagée avec la primaire présidentielle de 2011 et d’afficher l’image d’un parti «en rénovation», sans pour autant bouleverser les modes de sélection qui ont localement cours [6] et la règle de la reconduction des élus en place. L’organisation de primaires à Marseille – qui ont donné lieu à une forte médiatisation – a permis un effet d’affichage démocratique.

Celui-ci ne doit cependant pas tromper. La diffusion de ce nouveau mode de désignation au niveau municipal se révèle limitée et non systématique. Strictement encadrée par la direction du parti, elle ménage les intérêts des élus en place. La consultation n’est ouverte aux sympathisants qu’en fonction de contextes locaux bien déterminés : les partis et les notables locaux en place ont gardé, dans une très large mesure, la maîtrise des investitures. Le PS a organisé des primaires ouvertes là où ils n’y avait pas de sortants et dans des villes où la victoire était jugée envisageable. Une seule ville échappe à ce schéma des «primaires de conquête», La Rochelle [7]. L’appréciation «au cas par cas» des situations locales a prévalu, comme en témoignent ces propos de Christophe Borgel, secrétaire national du PS en charge des élections : «On ne passe pas mécaniquement de la primaire nationale de 2011 à des primaires locales en 2014. La seule question qui vaille est la suivante : quel est le meilleur chemin au cas par cas pour faire gagner la gauche ? Celui de la primaire ou celui de la désignation du candidat socialiste par la fédération locale ?» [8]. Le pragmatisme électoral est donc de mise.

Dans notre ouvrage publié en 2011, nous émettions l’hypothèse que les primaires présidentielles étaient une manière pour ce parti d’élus qu’est le PS de «donner le change sans changer la donne», c’est-à-dire de donner une image d’ouverture sans fondamentalement changer la nature du Parti socialiste (Lefebvre 2011). Cette hypothèse est ici vérifiée. Le principe de la reconduction des sortants est toujours jugé intangible au PS, ce qui explique en grande partie l’âge relativement élevé des maires à la veille des élections municipales. En 2013, la moyenne d’âge des 226 maires socialistes des communes de plus de 15 000 habitants s’élève à 59,4 ans (Bivès 2013) et 56 maires socialistes de villes de plus de 20 000 habitants sont candidats à au moins un troisième mandat [9]. Les primaires organisées à l’occasion des élections municipales ont été fermées dans la quasi-totalité des villes. Le 10 octobre 2013, les militants se sont prononcés sur les têtes de listes aux élections municipales. Dans les 520 villes de plus de 20 000 habitants, 203 sections socialistes n’ont eu à se prononcer que sur un seul candidat (on dénombre 140 duels).

Un nouveau profil de candidats

La désignation des candidats fait néanmoins apparaître un certain renouvellement générationnel. Déjà amorcé en 2008, l’effacement de la génération d’élus promus en 1977, souvent d’origine enseignante et passés par le militantisme syndical et associatif, s’accentue. L’examen des nouveaux candidats confirme un phénomène de professionnalisation à l’œuvre au PS depuis quelques années [10], qui se traduit par la promotion d’un nouveau profil d’élus, issus des cabinets des collectivités territoriales ou de la fonction publique locale et formés à la science politique [11].

Les candidats désignés à Nantes, Rennes et Grenoble – dont la probabilité de victoire est forte – sont emblématiques de cette nouvelle trajectoire modale d’entrée en politique. À Nantes, Johanna Rolland, 34 ans, première adjointe au maire sortant, a été désignée pour succéder à Jean-Marc Ayrault dont elle a été l’assistante parlementaire en 2004, puis la directrice de campagne lors des deux dernières élections législatives. Diplômée de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille, titulaire d’un master en politiques de la ville et de la démocratie locale, elle a travaillé quelques années dans une mairie après avoir obtenu le concours d’attaché territorial. Jérome Safar, qui entend succéder à Michel Destot à Grenoble, a un parcours proche. Diplômé de l’IEP de Grenoble, il commence sa carrière politique comme assistant parlementaire de celui-ci, puis devient directeur de cabinet de Jean-Paul Huchon, alors président du conseil régional d’Île-de-France. Après quelques années dans le privé [12], alors qu’il est devenu conseiller régional en Rhône-Alpes, il accède à la fonction de premier adjoint au maire de Grenoble, en charge des finances. À Rennes, c’est Nathalie Appéré, députée d’Ille-et-Vilaine, qui est chargée de succéder à Daniel Delaveau. Diplômée de l’Institut d’études politiques de Rennes, titulaire d’un master 2 en action publique locale, elle a aussi fait ses armes dans les collectivités territoriales. Ces nouvelles élites locales, converties au management public et dépourvues de l’ethos militant de la génération des années 1970, participent de la technicisation croissante et de la dépolitisation du discours municipal que l’on observe au Parti socialiste [13].

« Dénationaliser » les élections municipales

C’est en s’appuyant sur ces notables implantés et ces nouveaux profils managériaux que le PS cherche à localiser au maximum le scrutin municipal et à le dépouiller de toute dimension «nationale» [14]. Christophe Borgel déclarait le 15 février 2013 au Figaro, non sans ironie : «Évidemment, quand on est au pouvoir, on dit que les municipales sont un scrutin local, et quand on est dans l’opposition, on dit l’inverse». Le 13 décembre 2007, François Hollande, alors premier secrétaire du PS, déclarait, en effet, vouloir faire des élections municipales «un grand rendez-vous national sur la question du pouvoir d’achat». Six ans plus tard, face à l’UMP qui cherche à faire du scrutin un «vote sanction», Harlem Désir déclare, lors de la convention nationale du 7 décembre 2013 : «L’élection municipale va d’abord être une élection locale et les électeurs répondront à la question “quelle femme, quel homme, pour diriger notre commune, pour porter les projets de développement de notre commune ?”». Cette stratégie localiste prend appui sur l’apolitisme gestionnaire que les maires socialistes revendiquent de manière de plus en plus décomplexée [15]. Le PS a produit pour les élections municipales un slogan peu «clivant» («la ville qu’on aime pour vivre ensemble») et une «charte» (à défaut d’un programme) de cinq pages [16] portant les «valeurs communes» des élus et candidats socialistes qui déclinent des mots d’ordres consensuels (la ville socialiste doit être «créative», «douce à vivre», «écologique», «attractive», «engagée», «citoyenne», «solidaire», «sûre», «bien gérée»…).

884335 734962913186272 1859926810 oQui gagnera les prochaines élections municipales ? Le soir du deuxième tour, il sera difficile de le déterminer, tant les «possibles interprétatifs» sont multiples dans un scrutin se jouant dans 36 000 communes de taille très variable (Lehingue 2005). S’ils cherchent à ramener les élections municipales à des enjeux exclusivement locaux, les dirigeants socialistes anticipent néanmoins la production par les médias, le soir des résultats, d’un «verdict» national. Traditionnellement, en effet, les considérations locales s’effacent largement alors dans les commentaires journalistiques, où domine un schème national ou «gouvernementalisé» d’appréciation des résultats.

Les médias, qui assigneront un sens national aux scrutins municipaux, ont tendance également à privilégier les grandes villes construites comme des sites «test». Dans cette perspective, une victoire (plausible) du PS à Marseille – ville qui fait l’objet de toutes les attentions de la direction – pourrait éclipser la perte d’un nombre important de villes moyennes (Angers, Amiens, Auxerre, Metz, Poissy, Saint-Étienne ou Valence pourraient basculer à droite).

La bataille municipale se joue aussi sur ce terrain symbolique de l’interprétation électorale. Pour le parti au pouvoir, il s’agit en somme de «gérer» la prophétie d’une défaite annoncée.

Rémi Lefebvre

Bibliographie

  • Bivès, Anthony. 2013. Profession : homme politique. Portrait sociologique des maires des villes de plus de 15 000 habitants, mémoire de recherche, master 2 « Études politiques », université de Picardie.
  • Desage, Fabien et Guéranger, David. 2014. « Rendez-vous manqué de la gauche et de la politique locale », Le Monde diplomatique, janvier.
  • Lefebvre, Rémi. 2004, « Le socialisme français soluble dans l’institution municipale ? Forme partisane et emprise institutionnelle. L’exemple de Roubaix (1892‑1983) », Revue française de science politique, n° 54, p. 237‑260.
  • Lefebvre, Rémi. 2009. « Les partis politiques dans la compétition électorale locale. Dépolitisation et nationalisation des élections municipales », in Bidégaray, Christian, Cadiou, Stéphane et Pina, Christine (dir.), L’Élu local : changement ou continuité ?, Grenoble : Presses universitaires de Grenoble.
  • Lefebvre, Rémi. 2011. Les Primaires socialistes. La fin du parti militant, Paris : Raisons d’Agir.
  • Lefebvre, Rémi. 2014 (à paraître). « La diffusion des primaires. Un processus domestiqué à l’échelle locale », Revue politique et parlementaire.
  • Lefebvre, Rémi et Sawicki, Frédéric. 2006. La Société des socialistes, Bellecombe-en-Bauges : Éditions du Croquant.
  • Lehingue, Patrick. 2005. « Mais qui a gagné ? Les mécanismes de production des verdicts électoraux (le cas des scrutins municipaux) », in Lagroye, Jacques, Lehingue, Patrick et Sawicki, Frédéric (dir.), La Mobilisation électorale municipale, Paris : Presses universitaires de France – Centre universitaire de recherches administratives et politiques de Picardie (CURAPP).
  • Rouban, Luc. 2014. « L’élite urbaine : les maires des villes de plus de 30 000 habitants de 1983 à 2008 », Notes du CEVIPOF, n° 3, janvier.

Notes

[1] En tout, 45 % des villes de plus de 30 000 habitants sont dirigées par un élu socialiste (29,6 % en 1983). La gauche, plus globalement, s’est imposée en 2008 dans 54,5 % des villes de plus de 9 000 habitants (1 081 communes). La droite a, lors de ce scrutin, perdu 29 villes de plus de 30 000 habitants (Rouban 2014).

[2] Politiques sociales, cantines, colonies de vacances durant l’entre-deux-guerres, soutien à la culture et démocratie participative dans les années 1970... (Lefebvre 2004).

[3] La section est l’unité de base communale du parti, tandis que le fonctionnement partisan de la droite, à l’UMP notamment, est organisé autour des circonscriptions législatives.

[4] Des dirigeants comme Daniel Percheron, président du conseil régional de Nord–Pas-de-Calais, ne cachaient pas publiquement avant 2012 que le PS avait tout intérêt à ne pas exercer le pouvoir national pour ne pas compromettre son implantation locale.

[5] Pour une analyse plus approfondie, voir Lefebvre (2014).

[6] C’est-à-dire la désignation par les militants des têtes de liste dans des sections souvent contrôlées par les élus.

[7] Le maire sortant socialiste, qui ne s’y représente pas, a ouvert la possibilité d’une « primaire de succession ».

[8] Le Monde, 31 janvier 2013. Hormis à Marseille et à La Rochelle, les primaires organisées n’ont pas rencontré la participation électorale escomptée (sans doute parce qu’elles étaient, pour la plupart, sans réel enjeu).

[9] Mediapart, 20 janvier 2014.

[10] Un tiers des nouveaux députés socialistes élus en 2012 ont été collaborateurs d’élus (cabinets, assistants parlementaires).

[11] On observe, de manière plus générale, une élévation du capital culturel des élus et une éviction des milieux populaires. Sur les 226 maires de l’étude susmentionnée, Anthony Bivès recense, en termes de CSP, 8 chefs d’entreprise, 156 cadres et professions intellectuelles supérieures, 41 professions intermédiaires, 3 employé-e-s et… 2 ouvriers.

[12] Dans les ressources humaines, chez Bouygues Construction.

[13] Sur cette question, voir l’article récent de Fabien Desage et David Guéranger (2014).

[14] Le PS a cherché aussi, non sans mal, à maintenir les alliances d’union de la gauche. Dans 210 villes de plus de 20 000 habitants, le PS fait liste commune avec le Parti communiste français (288 en 2008).

[15] Citons, parmi d’autres, François Rebsamen, maire de Dijon : « la fonction de maire oblige au dépassement permanent des frontières partisanes » (Le Monde, 21 février 2008).

[16] Le programme socialiste des élections de 1977 (Citoyen dans sa commune) faisait plus de 100 pages, alors que les marges de manœuvre des communes étaient présentées comme beaucoup plus faibles.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 10:50

Contre le chômage, l’urgence d’une politique de relance

photo confdepresse-592x300La lutte contre le chômage est une priorité absolue affirmée par l’ensemble de la gauche. Fidèles au message de la campagne présidentielle, nous pensons que l’indispensable redressement du pays n’est possible que dans la justice.

Dangereuse socialement, la «politique de l’offre» est, en situation de croissance atone, inefficace économiquement. Nous ne croyons pas que la baisse du «coût» du travail et les coupes dans les dépenses publiques permettent la relance de l’activité. Nous craignons même que cette stratégie ait l’effet inverse.

Nul ne peut se satisfaire des récents chiffres du chômage qui montrent, au mieux, une stagnation du nombre de demandeurs d’emploi en France en 2013. Le débat ne doit pas se focaliser sur «l’inversion de la courbe». Cette regrettable expression témoigne d’une vision statistique et comptable de ce qui est, avant tout, un drame humain et économique.

Notre courant a alerté de longue date sur les risques d’une politique essayant de réduire le chômage tout en continuant la marche forcée vers une prétendue réduction des déficits publics au moyen de «réformes structurelles» inspirées par les éléments les plus libéraux de la Commission Européenne.

Ces objectifs sont antinomiques et ne peuvent être atteints simultanément, ce qui impose un choix politique.

Les politiques d’austérité menées aujourd’hui dans la plupart des pays européens n’en finissent pas d’échouer mais continuent à être imposée aux peuples du continent. La nécessité d’un autre modèle a été rappelée avec force par le PS durant des années et singulièrement lors des campagnes présidentielles et législatives : nous ne sortirons pas de la crise sans une réorientation majeure de la construction européenne.

Le vote du TSCG, l’acceptation de la logique du pacte de stabilité, la réduction des déficits publics érigée en dogme ont obéré la possibilité pour François Hollande de jouer dès son élection un rôle moteur dans cette réorientation politique de l’Europe.

Il faut cependant remarquer que l’une des rares bonnes nouvelles du moment, la baisse du chômage chez les jeunes plusieurs mois de suite, fait suite notamment à la montée en puissance du dispositif des emplois d’avenir. En d’autres termes, la seule véritable mesure de relance mise en oeuvre par le gouvernement est aussi la seule à démontrer incontestablement son efficacité malgré sa portée trop limitée. Nous nous battrons pour que des leçons politiques en soient tirées, non seulement en portant sur la durée du quinquennat le nombre d’emplois d’avenir à 300 000 comme le prévoyait le projet socialiste mais aussi plus globalement pour illustrer l’efficacité de la démarche de relance que nous appelons de nos voeux.

logo MLG 2-copie-2Conscients des fragilités d’une politique de lutte contre chômage qui ne se donne pas les moyens d’atteindre ses objectifs, Maintenant la Gauche a publié dès février 2013 un plan de relance économique, sociale et écologique fondé sur 3 piliers : relance de la consommation populaire, relance par l’investissement public et la ré-industrialisation, réforme fiscale redistributive.

Force est de constater que le président de la République a fait des choix différents lors de ses voeux puis de la conférence de presse du 14 janvier.

C’est une politique de l’offre assumée qu’il entend mettre en place avec l’assentiment du patronat, bien loin de la social-démocratie qui suppose un compromis à l’issue d’un rapport de force. Le financement des allègements de cotisations annoncés n’est pas assuré et la réduction prévue de 50 milliards d’euros de la dépense publique va continuer à dégrader la qualité des services publics et pénaliser les collectivités locales. Pour les entreprises et artisans dont le carnet de commandes est lié à la consommation et à l’investissement, il est donc à craindre que cette politique s’avère encore plus pénalisante.

S’attaquer véritablement au chômage suppose de ne pas se contenter d’attendre une hypothétique amélioration de la conjoncture économique mondiale ou européenne en tentant d’ici là de conserver la « confiance des marchés » et des agences de notation. Au contraire, il faut agir maintenant en utilisant les leviers que l’Etat maîtrise ou sur lesquels il peut agir directement pour consolider l’économie réelle comme la demande intérieure ou la mutation écologique de notre tissu industriel.

Nous ne saurions jouer dans ce contexte la politique du tout ou rien. Les institutions de la Vème République auxquelles nous nous opposons montrent leur logique néfaste avec un président qui apparait comme seul décisionnaire, le gouvernement n’ayant plus qu’à exécuter, le Parlement à valider et le parti majoritaire à encenser. L’utilisation du vote bloqué et des ordonnances illustrerait jusqu’à l’extrême cette dérive.

Mais la majorité de gauche sur laquelle s’appuie François Hollande à l’Assemblée ne peut durablement se maintenir sans le soutien des Français qui ont contribué à la victoire de 2012. Nous continuerons donc à être les porte-voix au sein de la gauche au pouvoir de ces électeurs sans lesquels rien n’aurait été possible, qui attendent une véritable politique de transformation sociale.

Nous continuerons à dégager des convergences à gauche autour de l’idée d’une politique de relance à la hauteur des défis exceptionnels du moment.

Maintenant la Gauche

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 15:39

communiqué de presse du 31 janvier 2014

Jamais un rapport n’enterrera une réforme juste et nécessaire :

La remise à plat fiscale passe par la fusion de l’impôt sur le revenu (IR) et de la CSG

Encore une fois, des technocrates essayent d’«enterrer» la fusion de l’IR et de la CSG, donc d’empêcher la création d’un grand impôt citoyen promise par François Hollande à l’occasion de la campagne des élections présidentielles de 2012.

Certes, elle modifierait certaines habitudes de l’administration, sans compter qu’elle remettrait en cause des intérêts puissants, mais la fin doit commander les moyens et l’administration, servir la société. A l’heure où tout le monde dénonce l’injustice et l’opacité des prélèvements sur les revenus des ménages – un système à bout de souffle – il est pour le moins étonnant qu’un «groupe de travail inter-administratif» insiste sur les risques d’une réforme devenue nécessaire. Il tend à entraîner la remise à plat de la fiscalité lancée par le Premier ministre sur la voie de quelques mesurettes, alors qu’on restructurerait en profondeur la fiscalité des entreprises et le financement de la protection sociale. Or, il ne saurait y avoir deux poids, deux mesures ; la justice fiscale et le pouvoir d’achat des Français, en particulier des plus modestes, constituent aussi des priorités fondamentales. Non, la réforme de la fiscalité des ménages ne doit pas être réduite à la «portion congrue» et devenir le parent pauvre de la modernisation de nos prélèvements obligatoires.

Le Premier ministre a clairement indiqué que la fusion de l’IR et de la CSG faisait partie de ce débat. Le groupe de travail chargé de cette remise à plat, qui se réunit pour la première fois ce vendredi 31 janvier, doit donc pleinement s’emparer de cette idée, en analysant toutes les contributions d’experts, qui ne se réduisent à ce dernier rapport, tout en gardant bien en vue les objectifs de cette remise à plat : en finir avec une fiscalité vieillotte et inéquitable. En la matière, contrairement à ce que veulent faire croire des technocrates, ce n’est pas la réforme qui souffre d’un manque d’«acceptabilité», mais bien le statu quo, comme tout le démontre depuis un an : l’imposition des revenus doit être réformée ou périr.

Peu importe que la mise en œuvre intégrale de cette grande réforme prenne du temps ; il faut que le mouvement soit lancé maintenant et qu’il se traduise dès 2014 par des gains de pouvoir d’achat pour les plus modestes. En 2013, nous avons proposé de rendre la CSG progressive pour tous les Français, comme c’est déjà en partie le cas pour les retraités, en proposant un barème dont l’application rendrait 30 euros par mois à un célibataire au SMIC et 75 euros par mois par un couple marié gagnant 2 SMIC et élevant deux enfants. 50% de Français verraient  leur CSG allégée tandis qu’elle augmenterait pour les 30% les plus favorisés.

Cette proposition, ou première étape, recoupe même, dans une certaine mesure, le scénario n°1 envisagé par ce rapport : la montée en puissance d’une CSG rendue progressive et prenant en compte les charges de famille, ce qui peut être fait de manière très simple par le biais de crédits d’impôt par personne à charge. Cet impôt se substituerait à l’IR au terme de quelques années, sans induire le moindre risque «opérationnel». Quant aux risques budgétaire et d’«acceptabilité  par le corps social», ils n’existent dans l’esprit de certains qu’à cause d’une erreur de perspective. Certes, il s’agit bien de faire payer davantage les riches et moins les classes moyennes et modestes. De fait, les classes moyennes en bénéficieront également et ce, pour une raison simple : on ne saurait envisager une telle réforme à recettes constantes. Les ménages doivent naturellement avoir leur part de la baisse des prélèvements obligatoires : comment pourrait-il en aller autrement ? Ceci contribuera à un «choc de confiance», à la relance de la croissance et à l’ «acceptabilité» de la réforme. En vérité, elle est avec impatience attendue par nombre de nos compatriotes. Cette réforme resterait un des marqueurs et un des «grands œuvres» du mandat de François Hollande.

Pour Maintenant la Gauche

Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice
Jérôme Guedj Député, Président du Conseil Général de l'Essonne

Emmanuel Maurel, Vice président du Conseil Régional d'Île-de-France

Daniel Vasseur, Economiste

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 15:39

logo MLG 95-copie-1Maintenant la Gauche Val-d'Oise, représentant la motion 3 du PS au sein de la fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste, apporte son plein et entier soutien moral et politique à la de conseils de parents d’élèves (FCPE), suite aux menaces dont a été l'objet la principale fédération de parents d'élèves du pays.

Plusieurs sections franciliennes de la FCPE ont reçu mercredi en début d’après-midi un mail de menaces leur enjoignant de «ne pas jouer à s’opposer aux programmes de la journée de retrait». «Nous avons relevé les noms des activistes FCPE qui défendent la théorie du genre école par école, collège par collège, département par département en Ile-de-. On en restera pas là (sic)», poursuit le mail anonyme intitulé «Répression FCPE».

Lundi, à l’appel de Farida Belghoul, une enseignante proche d’Alain Soral et Dieudonné, de nombreux parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école. Ils protestaient contre la volonté supposée de l’Education Nationale «d’apprendre la masturbation en maternelle» ou «déguiser les garçons en petites filles» ou encore de faire venir «des intervenants homo ou lesbienne qui viendront leur bourrer la tête d’idées monstrueuses».

Nous dénonçons les agissements de cette activiste communautariste et de son association, alliées aux pires réactionnaires d'extrême droite et antisémites.

Nous voulons rappeler en quoi consiste les ateliers "ABCD de l'égalité" lancés par le ministère de l'Education Nationale et le ministère des Droits des femmes. Les ABCD de l’égalité visent à éduquer à l’égalité garçon-fille et à travers elle à lutter contre les discriminations sexuelles. L’enseignement de l’égalité entre les femmes et les hommes est prévu par la loi depuis 1989 et les ABCD de l’égalité s’inscrivent dans le cadre des enseignements existants : en éducation physique et sportive, dans les cours d’éducation artistique, d’histoire, etc.

En aucun cas, l'objectif de ces ateliers serait d’apprendre l’homosexualité aux enfants dès la maternelle ni de proposer des «travaux pratiques sexuels» en classe, comme le colportent des rumeurs et une instrumentalisation politique.

Il n’existe pas de « théorie du genre » mais il existe de nombreux travaux dits « sur le genre » reposant sur l’idée que les stéréotypes sexués (par exemple : un garçon ne peut pas jouer à la poupée, les filles ne sont pas faites pour être ingénieur, etc.) sont socialement construits, et que la différenciation sexuelle des places occupées dans la société par les hommes et les femmes n’est pas prescrite par la nature.

Nous considérons que les ABCD développent l’esprit critique des enfants et peuvent permettre de lutter contre tous les stéréotypes : racistes, d’âge, de classe, etc.

Bref, ils participent pleinement au rôle d'émancipation individuelle et collective que doit prendre en charge l'école de la République, tel que le conçoivent les socialistes.

Nous demandons au Ministre de tout mettre en œuvre pour informer les familles du contenu réel des ABCD de l’égalité et pour soutenir le  travail pédagogique des enseignants au service de la réussite de leurs élèves. Enfin, face à la diffusion de fausses nouvelles, visant à provoquer des troubles à l'ordre public, il convient également d'envisager toutes les démarches et poursuites juridiques.

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