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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:33

Nous relayons ici le courrier électronique d'alerte que la FCPE a adressé à ses membres face à une offensive, lancée par une association qui sert de paravent à l'alliance entre islamistes et ultra-droite,contre les "abcd de l'égalité" mis en place dans l'école publique.

Cette action lamentable a accéléré la diffusion d'une rumeur et provoqué de nombreux phénomènes d'absentéisme hier dans plusieurs zones d'éducation prioritaires. Ou quand la Réaction éloigne nos enfants de l'école.

"aux CDPE

>>> Chers toutes et tous,

Nous avons reçu plusieurs signaux d’alerte concernant une offensive importante, menée dans de nombreux départements contre le programme « abcd de l’égalité » lancé par le ministère des droits des femmes. Liées pour certaines à l’extrême-droite et aux mouvements de « la manif pour tous », ces personnes font un amalgame entre ce programme et un enseignement de la « théorie du genre » dont l’objectif serait d’apprendre l’homosexualité aux enfants dès la maternelle. Ils invitent les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école un jour par mois (voir tract joint).

Les abcd de l’égalité visent à éduquer à l’égalité garçon-fille et à travers elle à lutter contre les discriminations sexuelles. Vous trouverez en pièce jointe différents documents de présentation. Ces modules seront proposés cette année dans plus de 600 classes de la grande section de maternelle au CM2, avant d’être généralisés. L’objectif affiché du ministère des droits des femmes est d’ « amener dès le plus jeune âge les élèves à s’interroger sur leurs représentations du monde, les freins qu’ils s’imposent à eux-mêmes parce que filles, parce que garçons, le respect qu’ils se portent, etc. » et de « prévenir très tôt les phénomènes d’autocensure comme ceux de violence, donner confiance en eux, aux filles comme aux garçons, pour simplement être soi en ne se laissant pas enfermer dans des carcans et des rôles prédéterminés et inégalitaires. »

Ce programme s’inscrit dans le cadre des enseignements existants : en éducation physique et sportive, dans les cours d’éducation artistique, d’histoire, etc.

Les opposants à ce projet ne disent pas qu’ils sont contre l’égalité entre les femmes et les hommes (inscrite dans le préambule de la Constitution). Ils cherchent à faire peur aux parents d’élèves en expliquant que la « théorie du genre » vise à remettre en cause les fondements naturels biologiques de l’identité des sexes afin de nier la différence entre un homme et une femme et à imposer l’homosexualité comme nouvelle norme sociale.

Il n’existe pas une « théorie du genre » en sciences sociales (ni en sciences), mais il existe de nombreux travaux dits « sur le genre » reposant sur l’idée que les stéréotypes sexués (par exemple : un garçon ne peut pas jouer à la poupée, les filles ne sont pas faites pour être ingénieur, etc.) sont socialement construits, et que la différenciation sexuelle des places occupées dans la société par les hommes et les femmes n’est pas prescrite par la nature.

Nous considérons, nous, que ce type de projet pédagogique développe l’esprit critique et peut permettre de lutter contre tous les stéréotypes : racistes, d’âge, de classe, etc."

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:02

27 janvier 2014 - L'Humanité.fr

Jusqu'alors silencieux sur le sujet, Emmmanuel Maurel, l'un des leaders de l'aile gauche du PS, a appelé le Parti socialiste à "s'engager" et d'avancer des propositions au titre des contreparties au pacte de responsabilité proposé aux entreprises par François Hollande.

2014-01-27maurel.jpgLe membre du bureau national du PS n'est pas revenu, ce lundi sur RFI, sur le principe du Pacte de responsabbilité proposé par François Hollande visant à accorder plus de 30 milliards d'euros d'exemptions fiscales aux entreprises.  En revanche, selon lui, "l'enjeu aujourd'hui (...), c'est comment la gauche politique peut soutenir (...) les syndicats de salariés à arracher un certain nombre de contreparties et à obtenir un compromis qui soit favorable au monde du travail. C'est ça ce qui va se passer à partir d'aujourd'hui. Si la seule avancée du Pacte de responsabilité, entre guillemets, c'est une baisse massive du coût du travail sans aucune contrepartie pour les salariés, le compte n'y est pas".

Parler du capital

Le PS, a souligné Emmanuel Maurel, "doit s'engager résolument dans cette bataille et faire des propositions en termes de rémunérations, en termes d'embauches, en termes de conditions de travail, pour faire en sorte que ce soit un pacte de responsabilité digne de ce nom et qu'il y ait une sorte de donnant-donnant".

François Hollande, a-t-il déploré, "a été assez clair sur les avantages, il a été plutôt flou sur les contreparties". "On se focalise sur le coût du travail comme si c'était aujourd'hui le problème économique principal du pays", a-t-il développé.

"On aurait dû parler aussi un peu plus du capital. Il y a quelques décennies, les investissements des entreprises représentaient deux fois plus que les dividendes versés aux actionnaires. Aujourd'hui, c'est l'inverse (...) Le capital est sur-rémunéré. Il y a une pression de l'actionnariat sur les entreprises pour avoir des dividendes toujours plus importants", a-t-il accusé. "Cela aurait du être à l'ordre du jour."

Les syndicats à Solférino

Les réponses de Harlem Désir ne satisferont sans doute pas les attentes de son collègue socialiste. Evoquant sur RTL le pacte de responsabilité proposé par le président François Hollande aux entreprises, il a martelé: "Il faut un pacte patriotique et social pour l'emploi". Le premier secrétaire du PS a nnonce qu'il rencontrera "l'ensemble des organisations syndicales et nous ferons des propositions sur ce que doivent être les contreparties". Sans plus de détail.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 12:04

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 14:29

Jeudi 23 janvier 2014

Pour Maintenant La Gauche :

Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice de Paris et ancienne Vice-Présidente du Parlement Européen

Emmanuel Maurel, Candidat aux élections européennes et Vice-Président de la Région Île-de-France

Jérôme Guedj, Député et Président du Conseil Général de l’Essonne

1390661 10201999010448869 1924398699 nNous nous félicitons du rapport de force qu’a engagé publiquement Arnaud Montebourg avec le commissaire européen à la concurrence Joaquin Almunia au sujet du système des aides d’Etat.

Nous nous retrouvons pleinement dans son affirmation selon laquelle «les interprétations de la Commission Européenne ont instauré en Europe le système le plus rigide et contrôlé du monde».

Oui, la notification systématisée de toutes les aides d’Etat dès lors qu’elles dépassent 200 000 euros à la commission, seuil inchangé depuis 2006 et ne tenant pas compte de l’inflation, réduit à peau de chagrin la marge de manœuvre des pays européens pour aider leur économie. A force de rigidité idéologique poussée à l’extrême, le système actuel a provoqué plusieurs sinistres industriels et le recul des exportations de l’Union Européenne en produits manufacturés.

Force est de constater que cette question aurait dû faire l’objet d’un rapport de force global engagé par la France au moment de la renégociation du TSCG et ce au lendemain de l’élection de François Hollande. Il en va de la croissance, de l’emploi et de l’indispensable de la réorientation de l’UE.

Nous demandons au gouvernement français de mettre à l’agenda une feuille de route offensive qui doit constituer un mandat impératif pour la prochaine commission européenne. Cette feuille de route devra comporter un volet précis sur l’élargissement des capacités d’interventions publiques dans les entreprises européennes.

logo MLG 2-copie-2Avant même cette échéance, l’UE doit prendre toutes les initiatives pour compenser le retard pris avec les autres puissances mondiales dans le différentiel de production et stopper les négociations transatlantiques tant que n’en seront pas exclu les investissements et donc les aides publiques aux entreprises. On ne peut pas cibler d’un côté l’attitude de la commission sans refuser de l’autre de se lier les mains par ces négociations.

Ne nous laissons pas paralyser par les refus de la commission, ce sont les actes qui obligent au rapport de force et qui font bouger les lignes. Mieux vaut une condamnation hypothétique dans plusieurs années que la mort immédiate de nos entreprises.

Nous porterons ce sujet au cœur des élections européennes.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:24

calvin_job.jpgPremier message de Calvin Job :

"Le bilan de l’équipe sortante, personne ne le connait mieux que les beaumontois et les beaumontoises. Aménagement urbain sans ambition, services publics sous-dimensionnés, animation commerciale, culturelle et sportive insuffisamment soutenues, politique d’accueil de la petite enfance mal adaptée…

Depuis des mois, je vais à votre rencontre, et j’ai pu mesurer vos attentes et vos espoirs.

J’ai eu la confiance de mes camarades qui m’ont désigné comme tête de liste du Parti Socialiste pour ces élections.

Je vous annonce par ailleurs que la gauche présentera une liste rassemblée PS/PCF-membre du Front de Gauche, avec de nombreux citoyens beaumontois, qui souhaitent plus que tout un renouveau pour notre ville et faire de Beaumont une ville toujours plus attractive, où le « bien-vivre ensemble » reste au coeur de nos préoccupations où la solidarité demeure le moteur de notre action.

J’ai l’ambition de proposer une politique de logement ambitieuse et conforme à l’évolution démographique de notre ville, avec une volonté réaffirmée de disposer d’une offre de logements accessible à tous.

De la même façon je soutiendrai la définition d’un vrai projet de centre-ville avec l’élaboration d’un PLU réellement concerté et je réaffirmerai ma volonté de soutenir l’avenir du commerce de proximité, tout en garantissant la sécurité et l’écoute des habitants. [...]"

calvin_job_2014_1er_tract.jpg

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:11

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 17:02

lesinrocks.com - 22 janvier 2014 - David Doucet et Pierre Siankowski

1383669 10201997110921382 257294654 nLe virage social-démocrate du président Hollande a jeté le trouble au sein d’une aile gauche du PS en proie à d’importantes dissensions. Pendant que Benoît Hamon rêve de reprendre la main en succédant à Harlem Désir à la tête du parti, son réseau est récupéré par Emmanuel Maurel, le nouvel homme fort à la gauche de la gauche…

A ceux qui l’attendaient au tournant sur ses histoires de scooter, François Hollande aura montré qu’il savait “accélérer” et négocier ses propres virages – ou dérapages, c’est selon. Le 14 janvier, devant un parterre de journalistes venus sans doute aussi chercher la vérité de ses présumées romances, le président de la République aura réalisé la plus surprenante volte-face de son jeune mandat. Un an et demi après son élection, c’est sur le terrain du social et de l’économie que François Hollande s’est offert un joli frein à main – dont les traces au sein de la majorité sont d’ores et déjà palpables.

En présentant les grands axes de son fameux pacte de responsabilité, Hollande s’est approprié quelques mots-clés de la novlangue sociale-démocrate qui ont dû faire froid dans le dos de certains à gauche. “Fin des cotisations familiales sur les entreprises”, “politique de l’offre”, “crédit d’impôt aux entreprises”, “hausse de la TVA”. Au final, ce sont 30 à 35 milliards d’euros de baisse de “charges” qui profiteront aux entreprises entre 2015 et 2017. Le président de la République – reprenant ici les grandes lignes des vingt-deux mesures proposées par le rapport Gallois – a énoncé des directions que certains trouveront forcément éloignées des intentions affichées lors du discours du Bourget (“Mon véritable adversaire, c’est la finance”, avait alors déclaré le candidat à l’élection présidentielle en janvier 2012). Hollande se veut rassurant : “Le discours du Bourget reste ma référence”, affirme-t-il. Si le centre salue quelquesunes de ses propositions, si la droite est un peu paniquée et si la grande majorité des socialistes valide silencieusement ce changement de cap, sur l’aile gauche du parti, on ne feint pas la consternation.

Aubry : “François sait ce que j’en pense”

” Surpris par les annonces de François Hollande ? Le mot est un peu faible”, note Paul Quilès, ancien ministre de l’Intérieur et animateur du club Gauche Avenir. “Je ne ferai pas de déclarations mais François sait ce que j’en pense”, confie pour sa part, embarrassée, Martine Aubry. Pour Henri Emmanuelli, figure de l’aile gauche du PS, “la démocratie est un moteur qui fonctionne à deux pistons et pas avec un piston bloqué à droite comme c’est le cas actuellement”.

Emmanuel Maurel, chef de file de la motion Maintenant la gauche, s’interroge sur la méthode :

“Entre le vote bloqué et le mode de gouvernement par ordonnances, ce n’est pas exactement ce qu’on avait prévu. On n’est censé suivre le petit doigt sur la couture ? Je pense qu’il faut faire une cure de détox par rapport aux institutions de la Ve République. Le côté ‘le chef décide et nous on suit’, ce n’est pas comme ça que je conçois la délibération collective…C’est bien beau de parler de politique de l’offre, mais même le prix Nobel d’économie Paul Krugman s’en amuse (dans une tribune intitulée “Scandal in France”, dans le NY Times du 16 janvier, Krugman a fustigé le récent virage libéral de Hollande – ndlr).”

La méthode aura donc choqué autant que le fond. “Le côté idéologique est très important, mais je pense que c’est surtout un tournant dans le quinquennat dans le sens où c’est une reprise en main politique de Président sur le dispositif. C’est ça qui est très marquant”, explique le député socialiste Malek Boutih. “Jamais Lionel Jospin n’aurait usé de ce genre de mesures monarchiques”, s’alarme la députée socialiste Barbara Romagnan. Pour justifier son passage en force et ce que certains considèrent comme un cadeau aux entreprises, le président de la République aura néanmoins offert un os à ronger à la gauche de la gauche : ça s’appelle “l’observatoire des contreparties”.

Un laboratoire des contreparties pour consoler la gauche de la gauche 

Une sorte de comité Théodule associé au Parlement et chargé de définir par branches professionnelles, les compensations exigées aux entreprises. “On va chercher à obtenir es contreparties, promet Julien Dray. Mais on ne peut pas se contenter d’être des observateurs, nous souhaitons rapidement des avancées en termes d’emploi, d’investissement et de redistribution des gains de productivité”. De son côté, le parlementaire Pouria Amirshahi estime qu’” avant de créer un observatoire des contreparties, il faut créer un observatoire des engagements(…) Car pour l’instant, François Hollande met en place une politique d’assistanat généralisée au patronat le plus cupide d’Europe.”

Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre et aujourd’hui sénatrice, regrette le manque de dialogue : “Depuis sa prise de fonction, François Hollande ne cherche aucun compromis avec notre courant, il préfère écouter les conseils de Louis Gallois (l’ancien président d’EADS, auteur d’un rapport sur la compétitivité – ndlr).” Cette tête de file de l’aile gauche du PS estime que les attaques de ses camarades sont la seule issue pour sauver la gauche d’un désastre électoral en 2017 : “Nous ne souhaitons pas rééditer ce qui s’est passé avec Lionel Jospin, expliquet-elle. De 1997 à 2002, tout le monde a dit ‘amen’ à la politique sociale-démocrate de Lionel Jospin et au final, nous nous sommes retrouvés avec le 21 avril 2002.”

Souvent qualifiée de “mauvaise conscience de François Hollande” par les observateurs, l’aile gauche du PS n’a pas attendu l’annonce du “pacte de responsabilité” pour hausser le ton en cette année d’élection électorale. Le mardi 7 janvier, une violente passe d’armes éclate au bureau national du PS entre le Premier secrétaire, Harlem Désir, et Emmanuel Maurel. Pour critiquer l’absence de réactions du Parti socialiste face au tournant libéral opéré par François Hollande, Emmanuel Maurel lit des passages du discours d’Harlem Désir lors du congrès de Toulouse, afin de montrer l’écart avec la politique menée par François Hollande. Rapidement irrité, Harlem Désir rétorque : “Où-veux tu aller avec tes critiques incessantes ?” Sans répondre directement, Emmanuel Maurel a poursuivi sa lecture déclenchant le courroux d’Harlem Désir : “Emmanuel, tu ne peux pas être en seconde position pour la circonscription Grand-Ouest lors des élections européennes et critiquer le parti en permanence !”

Minoritaire au sein de l’Assemblée nationale, l’aile gauche peine plus que jamais à infléchir la ligne du gouvernement. “Les membres de ce courant ont des réflexes pavloviens dès qu’ils entendent parler de ‘politique de l’offre’ ; ils crient avant d’avoir mal, se désole un membre du bureau national. Ils peuvent manifester toutes les prudences oratoires du monde, ils ne pèsent rien politiquement. Ils ont une vingtaine de députés (sur les 292 qui composent le groupe socialiste – ndlr), leur puissance n’est que verbale.” Une analyse que partage le député de l’Essonne Malek Boutih : “Aujourd’hui, la gauche de la gauche, c’est plus une addition de “monsieur plus” qu’une véritable alternative politique. Elle était déjà affaiblie avant la victoire de François Hollande.”

“J’ai vu tout ça arriver, confie Jean-Luc Mélenchon. Quand j’ai quitté le PS, mes camarades m’ont dit qu’on était plus efficace à l’intérieur du parti qu’à l’extérieur. Aujourd’hui, avec cette rupture totale avec le socialisme historique actée par Hollande, leur monde s’effondre !”

ps-2003-20083.jpg


Le lent affaiblissement de l’aile gauche du PS

hamonhollande-tt-width-600-height-400.jpgPourtant, ce courant, auquel a appartenu Jean-Luc Mélenchon et longtemps incarné par Benoît Hamon, fut l’un de ceux qui a le moins souffert de l’épreuve du temps. Pendant que les autres motions se sont progressivement effritées ou vendues à la découpe, du congrès de Dijon en 2003 à celui de Toulouse en 2012, l’aile gauche est restée très structurée et a toujours représenté approximativement 20% du parti.

En 2008, Benoît Hamon avait même réussi l’exploit de rassembler l’ensemble des chapelles de la gauche (mélenchonistes, poperénistes, partisans d’Henri Emmanuelli, de Marie-Noëlle Lienemann ou encore de Gérard Filoche…) au sein du courant Un monde d’avance.

Le tournant est intervenu en mai 2012. En appelant au gouvernement Benoît Hamon, François Hollande a circonscrit l’influence de l’aile gauche du parti. “C’est habile, en le nommant ministre de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, François Hollande a privé l’aile gauche de son meilleur porte-voix, commente un cadre socialiste. Tous les proches d’Hamon sont aujourd’hui emmerdés pour critiquer l’action gouvernementale.”

Surtout que six mois plus tard, lors du congrès de Toulouse en octobre 2012, Benoît Hamon s’est senti obligé – en tant que membre du gouvernement – de soutenir la motion d’Harlem Désir (et donc de se constituer en sensibilité de la majorité).

1395993 10201999383898205 710647171 n“Benoît Hamon est désormais coincé, commente un proche. Pendant qu’il est au gouvernement, Emmanuel Maurel siphonne son courant et agrège à lui ses anciens militants.” Seul adversaire d’Harlem Désir au congrès de Toulouse, Emmanuel Maurel incarne aujourd’hui l’aile gauche du parti et a raflé de nombreuses investitures aux européennes, au détriment des proches d’Hamon.

Hamon rêve de Solférino

Benoît Hamon a d’ailleurs demandé à voir François Hollande, le jeudi 16 janvier. Officiellement, il s’agissait de discuter du virage à droite pris par le président de la République. Officieusement, le ministre de l’Economie sociale et solidaire réfléchirait à des contreparties pour ses proches. “Hamon est dans le deal permanent, commente Malek Boutih. Il réfléchit à sa place au gouvernement, au nombre d’élus qu’il peut avoir en contrepartie. Dans ce genre de situations, il y a toujours un grand couscous au cours duquel on troque son idéologie contre des postes.”

En réalité, les hamonistes lorgnent sur Solférino et ont leur scénario en tête. Ils espèrent qu’Harlem Désir sera appelé au gouvernement lors d’un prochain remaniement afin que leur chef de file récupère au passage le poste de Premier secrétaire. “C’est vrai que Benoît réfléchit à un rôle plus important au sein du parti, concède Guillaume Balas, secrétaire général d’Un monde d’avance. Le prochain congrès du Parti socialiste est en 2015 mais s’il y a un remaniement, il y aura peut-être des opportunités (…) Je souhaite que Benoît Hamon soit candidat…”

Au PS, le virage et la contrepartie seraient-ils devenus une mode ?

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 16:53
"Le socialisme n'est pas le hollandisme" Marie-Noëlle Lienemann

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:43


Emmanuel Maurel candidat aux Européennes par vonews95

Emmanuel Maurel avait évidemment vocation à être tête de liste aux élections européennes dans un mode de scrutin régionalisé et malheureusement inadapté à l'enjeu. Harlem Désir, premier secrétaire du PS, étant tête de liste en Île-de-France, le PS a jugé nécessaire que notre camarade tire la liste dans le Grand Ouest avec Isabelle Thomas. Rappelons qu'il s'agit de représenter les Français au Parlement Européen et non pas des territoires régionaux : nous avons besoin d'Emmanuel Maurel à Bruxelles et Strasbourg pour plaider en faveur de la réorientation sociale et démocratique de la construction européenne.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:08

jerome hainePour commencer, parce que je n’ai pas eu l’occasion de le faire : excellente année 2014 à tous. Qu’elle vous apporte tout le bonheur que vous méritez !

La campagne électorale à Méry-sur-Oise bat son plein. Les colleurs d’affiches se font la guerre, ce qui est bien normal au fond, et presque traditionnel.

Ce qui l’est moins, traditionnel, c’est la volonté affichée d’un auto-proclamé « Sniper » de traîner la campagne dans le caniveau.

Des affichettes anonymes collées sur des affiches électorales qui balancent sur les candidats qui y sont représentés, y compris en utilisant des éléments de vie privée, c’est nul. Je cherche un autre mot plus élégant mais je n’en trouve pas. C’est juste nul.

Quand on en est réduit à ce genre de pratique, c’est qu’on n’a pas grand chose à dire au fond.

Prenons par exemple l’affichette collée sur le candidat UMP, Pierre-Edouard Eon. « :( »

Euh oui bon ok. D’accord. À titre personnel, j’ai plein de choses à dire sur le programme (or lack thereof) et les propositions (or lack thereof) du candidat UMP. Qui ne peuvent être résumées à 2 caractères seulement. Et je le ferai, au moment opportun de la campagne. Mais « :( ». Mais encore ? Je ne partage pas ses idées, mais Pierre-Edouard Eon doit être respecté. Qu’on attaque les idées, les propositions, c’est normal, c’est le jeu, c’est Républicain. Qu’on attaque les personnes, c’est minable. (Ah tenez, j’ai trouvé un autre mot).

Et en parlant de minable, je passe aux attaques qui se concentrent sur le candidat UDI/Modem, Christophe Carlier, qui utilisent des informations qui relèvent de la vie privée du candidat. Ces informations – non vérifiées au demeurant – n’ont pas à atterrir sur la place publique. Elles relèvent de la mairie et de la personne concernée. J’ajouterais que divulguer des informations pareilles posent un véritable problème d’éthique : un fonctionnaire est tenu au secret professionnel quant aux dossiers qu’il gère. Transgresser ce secret, c’est s’exposer à des poursuites judiciaires. Et cela nuit également à la relation de confiance que les concitoyens portent à leur mairie. L’idée qu’on puisse utiliser des documents ou des informations qu’on donne à la mairie dans un contexte privé contre nous, dans un contexte électoral fait froid dans le dos.

Encore une fois, c’est non seulement nul, mais éthiquement c’est carrément limite.

Enfin, passons aux attaques sur le candidat EELV Guillaume Vuilletet, qui le qualifient de parachuté.

Je n’abaisserai pas le débat à répondre à ces accusations. C’est leur donner une crédibilité qu’elles n’ont pas, quand on est bien renseigné.

Je voulais juste dire ceci.

Moi j’ai connu les péniches qui ont lentement mais sûrement coulé au bord de l’Oise. J’ai connu la Poste rue de Pontoise, juste avant le feu. J’ai connu l’époque où l’école de Vaux c’était juste les bâtiments principaux avec des collines en face. J’ai connu l’époque où Intermarché était 2 fois plus petit. J’ai connu l’époque où la rue Molière était à double sens. J’ai connu l’époque où on ne pouvait pas accéder au Château parce que ça a appartenu à Vivendi. J’ai connu l’époque où quand on roulait de nuit le soir près de la coulée verte, on voyait plein de lapins. J’ai connu l’époque où en face de l’école de Vaux, là où il y a la ferme aujourd’hui, y’avait un espèce de petit bois, où y’avait un tas de déchets`ù en train de pourrir, et avec mes copains on se faisait peur parce qu’on se disait que c’était peut-être un cadavre. J’ai connu l’époque de la maison abandonnée sur le boulevard Wresinski, où on se faisait des "cap ou pas cap" d’aller sonner à la porte pour voir s’il n’y avait pas une sorcière.

Des histoires comme ça on en a tous. Ça ne veut pas dire qu’on est plus qualifié pour diriger Méry que d’autres.

Méry, c’est aussi une terre de reconstruction. C’est la maison, peu importe où on habite. Quand on en part, on y revient, parce que c’est chez nous. Quand on est lessivé par les épreuves de la vie, on trouve dans Méry un refuge. Les familles qui éclatent, puis se reconstruisent, les amours qui s’arrêtent et les boulots qu’on perd ou qu’on quitte… Méry a cette espèce de force apaisante. L’endroit où on vient, au calme, guérir de ses blessures, de ses peines, de ses échecs.

Enfin je ne sais pas vous mais moi c’est l’idée que je me fais de ma ville. Pas une ville qui pointe le nouveau du doigt, ostracise, fait une hiérarchie entre les gens qui sont là depuis plus ou moins longtemps. Une ville qui accueille et donne sa chance à tout le monde, pas basée sur "depuis combien de temps ils sont là", mais basée sur ce qu’ils valent et ce qu’ils peuvent faire.

Vous remarquerez qu’il y a un candidat que je n’ai pas évoqué, qui a été épargné par les tirs du sniper. Bizarre, vous ne trouvez pas ?

Quoiqu’il en soit, je ferais remarquer au très courageux « sniper » qui préfère rester anonyme plutôt que d’assumer ses écrits que, ce qu’il fait peut être qualifié de diffamation. Les Mérysiens méritent mieux que cela.

Mettons fin à ces pratiques indignes de la démocratie et reprenons un débat de fond, digne et républicain, sur l’avenir de notre ville.

Jérôme Haine

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