Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 11:19

L'Echo Régional - mercredi 5 février 2014 - Fabrice Cahen

Militant socialiste depuis trente-cinq ans, il est le candidat du PS. Fort de son expérience en Bretagne, le candidat socialiste se lance dans sa première campagne.

ph.Rolland-PS-gratien-630x0.JPGPhilippe Rolland, 55 ans, n’engage pas sa première campagne électorale. Militant socialiste depuis trente-cinq ans, il a déjà œuvré sur le terrain, dans le Finistère nord, où il a contribué à faire élire Marie Jacq, la première femme députée socialiste après le congrès d’Épinay en 1971. La parlementaire avait alors comme attachée, Marilyse Lebranchu, actuelle ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, avec qui le candidat socialiste de Saint-Gratien a milité et se souvient avoir «partagé une campagne d’affichage en Bretagne». Arrivé en région parisienne pour des raisons professionnelles, Philippe Rolland a d’abord «séjourné» à Enghien-les-Bains avant de s’installer à Saint-Gratien, en février dernier. Il s’est déjà fait remarquer en conduisant l’action d’invalidation de la campagne des législatives de François Scellier, soulignant le fait que la ville d’Enghien «rémunérait des assesseurs UMP».

«Pour la première fois, je suis candidat désigné pour conduire une campagne», se félicite le socialiste qui n’en est qu’à la constitution de sa liste, en se lançant à la rencontre d’habitants susceptibles de le rejoindre. «Je ressens un bon accueil de la population et il y aura de belles surprises, y compris dans le comité de soutien», confie-t-il. Il appuie aussi ses espérances de victoires «sur un rassemblement de l’ensemble des forces de la gauche. Je vais faire une campagne participative, à laquelle les habitants pourront échanger», revendique-t-il, bien conscient des Municipales qui l’attendent face à la maire UMP sortante Jacqueline Eustache-Brinio, à qui il reproche une gestion «de main de fer».

Il amorce sa campagne en appuyant sur le «manque de concertation de l’actuelle municipalité», en pointant les sujets qui ont déjà fait débat, comme : l’application de la réforme des rythmes scolaires, les logements sociaux, les emplois d’avenir et les diverses affaires qui ont conduit la ville devant la justice.

Partager cet article

Repost0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:48

Maurel_3e_bilan_mandat.jpgMobilisation générale pour l’emploi

En 2013, la majorité régionale, aux côtés de Jean-Paul Huchon, a une fois de plus mis ses moyens au service de cet objectif : la lutte contre le chômage.

La conjugaison des politiques publiques nationales, régionales et locales permet d’intervenir auprès de celles et ceux qui veulent entamer une nouvelle étape de leur parcours : se préparer à un emploi, suivre une formation, obtenir une certification reconnue sur le marché du travail.

La majorité de gauche au Conseil régional a fait le choix d’accompagner le Gouvernement dans ses politiques de l’emploi afin de permettre aux Franciliens touchés par la crise d’accéder au travail qualifié. Alors que le chômage, persistant dans notre région, se cumule avec les inégalités sociales dans nos quartiers populaires, périurbains ou semi-ruraux, notre priorité est de soutenir l’activité économique et le développement de la formation professionnelle pour ceux qui en ont le plus besoin : les demandeurs d’emplois et les jeunes pas ou peu qualifiés.

La Région, actrice de premier plan pour l’emploi et la formation !

Les actions que nous menons contribuent à la mobilisation générale pour l’emploi, objectif partagé du gouvernement et de l’exécutif régional. C’est donc en concertation avec l’Etat, mais aussi avec les partenaires sociaux et les autres collectivités locales que nous travaillons. Cela a été le cas en 2013 avec notamment le développement des emplois d’avenir. Notre mobilisation a ainsi permis à près de 10 000 jeunes franciliens de trouver un emploi avec une qualification à la clé.

En 2014 la sécurisation des parcours professionnels, la simplification des démarches et l’accompagnement personnalisé seront au coeur de nos interventions parce que notre majorité considère la formation tout au long de la vie comme un droit pour tous les Franciliens, mais également un levier stratégique pour le devenir économique de notre région.

Après l’accord national interprofessionnel du 14 janvier 2013, la réforme de la formation professionnelle devrait être votée en 2014 avec notamment la création d’un Compte Personnel de Formation, le Service Public de l’Orientation et une série de compétences nouvelles pour la Région. Cette loi va donc renforcer l’action du Conseil régional et son utilité.

Vous trouverez dans ce troisième compte-rendu de mandat une synthèse de notre action au service des habitants et des territoires d’Île-de-France.

Emmanuel Maurel

Télécharger le 3ème Bilan de mandat d'Emmanuel Maurel

Retrouvez toute l'actualité politique d'Emmanuel Maurel sur www.emmanuelmaurel.fr

Partager cet article

Repost0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 10:55

Le_Parisien_Plessis_Bouchard_03-02-2014.jpg

Fanny Boyer, psychologue et conseillère municipale (PS) depuis 2008, a rassemblé toute la gauche derrière sa candidature. Elle veut donner un nouveau dynamisme à cette ville que les conservateurs gèrent sans ambition et sans tenir compte des jeunes générations depuis trop longtemps.

Partager cet article

Repost0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:25
Pour la sénatrice socialiste, le président de la République n’est pas social-démocrate. Invitée de Parlement Hebdo cette semaine, Marie-Noëlle Lienemann le dit "tout net" : François Hollande "est néo-libéral" et non pas social-démocrate. Pour elle "la social-démocratie c’est un accord entre le parti de gauche au pouvoir et les syndicats pour trouver un compromis social avec le Medef, ce n’est pas l’inverse !".


Marie-Noëlle Lienemann : "François Hollande est... par LCP

Partager cet article

Repost0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:02

siteon0-e5814.pngLes notables socialistes en ordre de bataille

Métropolitiques.eu - par Rémi Lefebvre, le 31/01/2014
Plus que jamais, le Parti socialiste est devenu un parti d’ «élus locaux». Rémi Lefebvre décrit comment, face à la menace d’un vote sanction, le PS essaie de réduire le scrutin municipal à sa dimension «locale», dépolitisant encore un peu plus les enjeux et le sens des élections à venir.

C’est dire si les prochaines élections municipales constituent un enjeu politique essentiel pour les socialistes et s’ils redoutent cette échéance, dans un contexte politique marqué par la très forte impopularité de l’exécutif national. Depuis 2012, le PS a perdu toutes les élections partielles législatives ou cantonales, n’accédant parfois même pas au second tour. Le scrutin de mars prochain ouvre un cycle d’un an d’élections intermédiaires (municipales, européennes, régionales et départementales) qui vont, à l’évidence, mettre à l’épreuve son ancrage local [4]. C’est en s’appuyant sur ses notables et un discours localiste que le PS cherche à atténuer ce que les médias présentent depuis des mois comme un «vote sanction» annoncé.

La production partisane du notabilisme

Pour préparer au mieux cette élection à risques, le PS a été le premier parti à désigner ses têtes de liste. Dans cette première étape du processus électoral, il a fortement mis en avant les primaires ouvertes, qui ont été expérimentées dans quelques villes. Traditionnellement, ce sont les militants qui président à la sélection des candidats. Or, pour la première fois, les socialistes ont mis en place dans six villes des primaires ouvertes aux sympathisants pour sélectionner leur tête de liste (Aix-en-Provence, Béziers, Boulogne-Billancourt, Le Havre, Marseille et La Rochelle) [5]. Il s’agit pour le PS de prolonger la dynamique «démocratique» engagée avec la primaire présidentielle de 2011 et d’afficher l’image d’un parti «en rénovation», sans pour autant bouleverser les modes de sélection qui ont localement cours [6] et la règle de la reconduction des élus en place. L’organisation de primaires à Marseille – qui ont donné lieu à une forte médiatisation – a permis un effet d’affichage démocratique.

Celui-ci ne doit cependant pas tromper. La diffusion de ce nouveau mode de désignation au niveau municipal se révèle limitée et non systématique. Strictement encadrée par la direction du parti, elle ménage les intérêts des élus en place. La consultation n’est ouverte aux sympathisants qu’en fonction de contextes locaux bien déterminés : les partis et les notables locaux en place ont gardé, dans une très large mesure, la maîtrise des investitures. Le PS a organisé des primaires ouvertes là où ils n’y avait pas de sortants et dans des villes où la victoire était jugée envisageable. Une seule ville échappe à ce schéma des «primaires de conquête», La Rochelle [7]. L’appréciation «au cas par cas» des situations locales a prévalu, comme en témoignent ces propos de Christophe Borgel, secrétaire national du PS en charge des élections : «On ne passe pas mécaniquement de la primaire nationale de 2011 à des primaires locales en 2014. La seule question qui vaille est la suivante : quel est le meilleur chemin au cas par cas pour faire gagner la gauche ? Celui de la primaire ou celui de la désignation du candidat socialiste par la fédération locale ?» [8]. Le pragmatisme électoral est donc de mise.

Dans notre ouvrage publié en 2011, nous émettions l’hypothèse que les primaires présidentielles étaient une manière pour ce parti d’élus qu’est le PS de «donner le change sans changer la donne», c’est-à-dire de donner une image d’ouverture sans fondamentalement changer la nature du Parti socialiste (Lefebvre 2011). Cette hypothèse est ici vérifiée. Le principe de la reconduction des sortants est toujours jugé intangible au PS, ce qui explique en grande partie l’âge relativement élevé des maires à la veille des élections municipales. En 2013, la moyenne d’âge des 226 maires socialistes des communes de plus de 15 000 habitants s’élève à 59,4 ans (Bivès 2013) et 56 maires socialistes de villes de plus de 20 000 habitants sont candidats à au moins un troisième mandat [9]. Les primaires organisées à l’occasion des élections municipales ont été fermées dans la quasi-totalité des villes. Le 10 octobre 2013, les militants se sont prononcés sur les têtes de listes aux élections municipales. Dans les 520 villes de plus de 20 000 habitants, 203 sections socialistes n’ont eu à se prononcer que sur un seul candidat (on dénombre 140 duels).

Un nouveau profil de candidats

La désignation des candidats fait néanmoins apparaître un certain renouvellement générationnel. Déjà amorcé en 2008, l’effacement de la génération d’élus promus en 1977, souvent d’origine enseignante et passés par le militantisme syndical et associatif, s’accentue. L’examen des nouveaux candidats confirme un phénomène de professionnalisation à l’œuvre au PS depuis quelques années [10], qui se traduit par la promotion d’un nouveau profil d’élus, issus des cabinets des collectivités territoriales ou de la fonction publique locale et formés à la science politique [11].

Les candidats désignés à Nantes, Rennes et Grenoble – dont la probabilité de victoire est forte – sont emblématiques de cette nouvelle trajectoire modale d’entrée en politique. À Nantes, Johanna Rolland, 34 ans, première adjointe au maire sortant, a été désignée pour succéder à Jean-Marc Ayrault dont elle a été l’assistante parlementaire en 2004, puis la directrice de campagne lors des deux dernières élections législatives. Diplômée de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille, titulaire d’un master en politiques de la ville et de la démocratie locale, elle a travaillé quelques années dans une mairie après avoir obtenu le concours d’attaché territorial. Jérome Safar, qui entend succéder à Michel Destot à Grenoble, a un parcours proche. Diplômé de l’IEP de Grenoble, il commence sa carrière politique comme assistant parlementaire de celui-ci, puis devient directeur de cabinet de Jean-Paul Huchon, alors président du conseil régional d’Île-de-France. Après quelques années dans le privé [12], alors qu’il est devenu conseiller régional en Rhône-Alpes, il accède à la fonction de premier adjoint au maire de Grenoble, en charge des finances. À Rennes, c’est Nathalie Appéré, députée d’Ille-et-Vilaine, qui est chargée de succéder à Daniel Delaveau. Diplômée de l’Institut d’études politiques de Rennes, titulaire d’un master 2 en action publique locale, elle a aussi fait ses armes dans les collectivités territoriales. Ces nouvelles élites locales, converties au management public et dépourvues de l’ethos militant de la génération des années 1970, participent de la technicisation croissante et de la dépolitisation du discours municipal que l’on observe au Parti socialiste [13].

« Dénationaliser » les élections municipales

C’est en s’appuyant sur ces notables implantés et ces nouveaux profils managériaux que le PS cherche à localiser au maximum le scrutin municipal et à le dépouiller de toute dimension «nationale» [14]. Christophe Borgel déclarait le 15 février 2013 au Figaro, non sans ironie : «Évidemment, quand on est au pouvoir, on dit que les municipales sont un scrutin local, et quand on est dans l’opposition, on dit l’inverse». Le 13 décembre 2007, François Hollande, alors premier secrétaire du PS, déclarait, en effet, vouloir faire des élections municipales «un grand rendez-vous national sur la question du pouvoir d’achat». Six ans plus tard, face à l’UMP qui cherche à faire du scrutin un «vote sanction», Harlem Désir déclare, lors de la convention nationale du 7 décembre 2013 : «L’élection municipale va d’abord être une élection locale et les électeurs répondront à la question “quelle femme, quel homme, pour diriger notre commune, pour porter les projets de développement de notre commune ?”». Cette stratégie localiste prend appui sur l’apolitisme gestionnaire que les maires socialistes revendiquent de manière de plus en plus décomplexée [15]. Le PS a produit pour les élections municipales un slogan peu «clivant» («la ville qu’on aime pour vivre ensemble») et une «charte» (à défaut d’un programme) de cinq pages [16] portant les «valeurs communes» des élus et candidats socialistes qui déclinent des mots d’ordres consensuels (la ville socialiste doit être «créative», «douce à vivre», «écologique», «attractive», «engagée», «citoyenne», «solidaire», «sûre», «bien gérée»…).

884335 734962913186272 1859926810 oQui gagnera les prochaines élections municipales ? Le soir du deuxième tour, il sera difficile de le déterminer, tant les «possibles interprétatifs» sont multiples dans un scrutin se jouant dans 36 000 communes de taille très variable (Lehingue 2005). S’ils cherchent à ramener les élections municipales à des enjeux exclusivement locaux, les dirigeants socialistes anticipent néanmoins la production par les médias, le soir des résultats, d’un «verdict» national. Traditionnellement, en effet, les considérations locales s’effacent largement alors dans les commentaires journalistiques, où domine un schème national ou «gouvernementalisé» d’appréciation des résultats.

Les médias, qui assigneront un sens national aux scrutins municipaux, ont tendance également à privilégier les grandes villes construites comme des sites «test». Dans cette perspective, une victoire (plausible) du PS à Marseille – ville qui fait l’objet de toutes les attentions de la direction – pourrait éclipser la perte d’un nombre important de villes moyennes (Angers, Amiens, Auxerre, Metz, Poissy, Saint-Étienne ou Valence pourraient basculer à droite).

La bataille municipale se joue aussi sur ce terrain symbolique de l’interprétation électorale. Pour le parti au pouvoir, il s’agit en somme de «gérer» la prophétie d’une défaite annoncée.

Rémi Lefebvre

Bibliographie

  • Bivès, Anthony. 2013. Profession : homme politique. Portrait sociologique des maires des villes de plus de 15 000 habitants, mémoire de recherche, master 2 « Études politiques », université de Picardie.
  • Desage, Fabien et Guéranger, David. 2014. « Rendez-vous manqué de la gauche et de la politique locale », Le Monde diplomatique, janvier.
  • Lefebvre, Rémi. 2004, « Le socialisme français soluble dans l’institution municipale ? Forme partisane et emprise institutionnelle. L’exemple de Roubaix (1892‑1983) », Revue française de science politique, n° 54, p. 237‑260.
  • Lefebvre, Rémi. 2009. « Les partis politiques dans la compétition électorale locale. Dépolitisation et nationalisation des élections municipales », in Bidégaray, Christian, Cadiou, Stéphane et Pina, Christine (dir.), L’Élu local : changement ou continuité ?, Grenoble : Presses universitaires de Grenoble.
  • Lefebvre, Rémi. 2011. Les Primaires socialistes. La fin du parti militant, Paris : Raisons d’Agir.
  • Lefebvre, Rémi. 2014 (à paraître). « La diffusion des primaires. Un processus domestiqué à l’échelle locale », Revue politique et parlementaire.
  • Lefebvre, Rémi et Sawicki, Frédéric. 2006. La Société des socialistes, Bellecombe-en-Bauges : Éditions du Croquant.
  • Lehingue, Patrick. 2005. « Mais qui a gagné ? Les mécanismes de production des verdicts électoraux (le cas des scrutins municipaux) », in Lagroye, Jacques, Lehingue, Patrick et Sawicki, Frédéric (dir.), La Mobilisation électorale municipale, Paris : Presses universitaires de France – Centre universitaire de recherches administratives et politiques de Picardie (CURAPP).
  • Rouban, Luc. 2014. « L’élite urbaine : les maires des villes de plus de 30 000 habitants de 1983 à 2008 », Notes du CEVIPOF, n° 3, janvier.

Notes

[1] En tout, 45 % des villes de plus de 30 000 habitants sont dirigées par un élu socialiste (29,6 % en 1983). La gauche, plus globalement, s’est imposée en 2008 dans 54,5 % des villes de plus de 9 000 habitants (1 081 communes). La droite a, lors de ce scrutin, perdu 29 villes de plus de 30 000 habitants (Rouban 2014).

[2] Politiques sociales, cantines, colonies de vacances durant l’entre-deux-guerres, soutien à la culture et démocratie participative dans les années 1970... (Lefebvre 2004).

[3] La section est l’unité de base communale du parti, tandis que le fonctionnement partisan de la droite, à l’UMP notamment, est organisé autour des circonscriptions législatives.

[4] Des dirigeants comme Daniel Percheron, président du conseil régional de Nord–Pas-de-Calais, ne cachaient pas publiquement avant 2012 que le PS avait tout intérêt à ne pas exercer le pouvoir national pour ne pas compromettre son implantation locale.

[5] Pour une analyse plus approfondie, voir Lefebvre (2014).

[6] C’est-à-dire la désignation par les militants des têtes de liste dans des sections souvent contrôlées par les élus.

[7] Le maire sortant socialiste, qui ne s’y représente pas, a ouvert la possibilité d’une « primaire de succession ».

[8] Le Monde, 31 janvier 2013. Hormis à Marseille et à La Rochelle, les primaires organisées n’ont pas rencontré la participation électorale escomptée (sans doute parce qu’elles étaient, pour la plupart, sans réel enjeu).

[9] Mediapart, 20 janvier 2014.

[10] Un tiers des nouveaux députés socialistes élus en 2012 ont été collaborateurs d’élus (cabinets, assistants parlementaires).

[11] On observe, de manière plus générale, une élévation du capital culturel des élus et une éviction des milieux populaires. Sur les 226 maires de l’étude susmentionnée, Anthony Bivès recense, en termes de CSP, 8 chefs d’entreprise, 156 cadres et professions intellectuelles supérieures, 41 professions intermédiaires, 3 employé-e-s et… 2 ouvriers.

[12] Dans les ressources humaines, chez Bouygues Construction.

[13] Sur cette question, voir l’article récent de Fabien Desage et David Guéranger (2014).

[14] Le PS a cherché aussi, non sans mal, à maintenir les alliances d’union de la gauche. Dans 210 villes de plus de 20 000 habitants, le PS fait liste commune avec le Parti communiste français (288 en 2008).

[15] Citons, parmi d’autres, François Rebsamen, maire de Dijon : « la fonction de maire oblige au dépassement permanent des frontières partisanes » (Le Monde, 21 février 2008).

[16] Le programme socialiste des élections de 1977 (Citoyen dans sa commune) faisait plus de 100 pages, alors que les marges de manœuvre des communes étaient présentées comme beaucoup plus faibles.

Partager cet article

Repost0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 10:50

Contre le chômage, l’urgence d’une politique de relance

photo confdepresse-592x300La lutte contre le chômage est une priorité absolue affirmée par l’ensemble de la gauche. Fidèles au message de la campagne présidentielle, nous pensons que l’indispensable redressement du pays n’est possible que dans la justice.

Dangereuse socialement, la «politique de l’offre» est, en situation de croissance atone, inefficace économiquement. Nous ne croyons pas que la baisse du «coût» du travail et les coupes dans les dépenses publiques permettent la relance de l’activité. Nous craignons même que cette stratégie ait l’effet inverse.

Nul ne peut se satisfaire des récents chiffres du chômage qui montrent, au mieux, une stagnation du nombre de demandeurs d’emploi en France en 2013. Le débat ne doit pas se focaliser sur «l’inversion de la courbe». Cette regrettable expression témoigne d’une vision statistique et comptable de ce qui est, avant tout, un drame humain et économique.

Notre courant a alerté de longue date sur les risques d’une politique essayant de réduire le chômage tout en continuant la marche forcée vers une prétendue réduction des déficits publics au moyen de «réformes structurelles» inspirées par les éléments les plus libéraux de la Commission Européenne.

Ces objectifs sont antinomiques et ne peuvent être atteints simultanément, ce qui impose un choix politique.

Les politiques d’austérité menées aujourd’hui dans la plupart des pays européens n’en finissent pas d’échouer mais continuent à être imposée aux peuples du continent. La nécessité d’un autre modèle a été rappelée avec force par le PS durant des années et singulièrement lors des campagnes présidentielles et législatives : nous ne sortirons pas de la crise sans une réorientation majeure de la construction européenne.

Le vote du TSCG, l’acceptation de la logique du pacte de stabilité, la réduction des déficits publics érigée en dogme ont obéré la possibilité pour François Hollande de jouer dès son élection un rôle moteur dans cette réorientation politique de l’Europe.

Il faut cependant remarquer que l’une des rares bonnes nouvelles du moment, la baisse du chômage chez les jeunes plusieurs mois de suite, fait suite notamment à la montée en puissance du dispositif des emplois d’avenir. En d’autres termes, la seule véritable mesure de relance mise en oeuvre par le gouvernement est aussi la seule à démontrer incontestablement son efficacité malgré sa portée trop limitée. Nous nous battrons pour que des leçons politiques en soient tirées, non seulement en portant sur la durée du quinquennat le nombre d’emplois d’avenir à 300 000 comme le prévoyait le projet socialiste mais aussi plus globalement pour illustrer l’efficacité de la démarche de relance que nous appelons de nos voeux.

logo MLG 2-copie-2Conscients des fragilités d’une politique de lutte contre chômage qui ne se donne pas les moyens d’atteindre ses objectifs, Maintenant la Gauche a publié dès février 2013 un plan de relance économique, sociale et écologique fondé sur 3 piliers : relance de la consommation populaire, relance par l’investissement public et la ré-industrialisation, réforme fiscale redistributive.

Force est de constater que le président de la République a fait des choix différents lors de ses voeux puis de la conférence de presse du 14 janvier.

C’est une politique de l’offre assumée qu’il entend mettre en place avec l’assentiment du patronat, bien loin de la social-démocratie qui suppose un compromis à l’issue d’un rapport de force. Le financement des allègements de cotisations annoncés n’est pas assuré et la réduction prévue de 50 milliards d’euros de la dépense publique va continuer à dégrader la qualité des services publics et pénaliser les collectivités locales. Pour les entreprises et artisans dont le carnet de commandes est lié à la consommation et à l’investissement, il est donc à craindre que cette politique s’avère encore plus pénalisante.

S’attaquer véritablement au chômage suppose de ne pas se contenter d’attendre une hypothétique amélioration de la conjoncture économique mondiale ou européenne en tentant d’ici là de conserver la « confiance des marchés » et des agences de notation. Au contraire, il faut agir maintenant en utilisant les leviers que l’Etat maîtrise ou sur lesquels il peut agir directement pour consolider l’économie réelle comme la demande intérieure ou la mutation écologique de notre tissu industriel.

Nous ne saurions jouer dans ce contexte la politique du tout ou rien. Les institutions de la Vème République auxquelles nous nous opposons montrent leur logique néfaste avec un président qui apparait comme seul décisionnaire, le gouvernement n’ayant plus qu’à exécuter, le Parlement à valider et le parti majoritaire à encenser. L’utilisation du vote bloqué et des ordonnances illustrerait jusqu’à l’extrême cette dérive.

Mais la majorité de gauche sur laquelle s’appuie François Hollande à l’Assemblée ne peut durablement se maintenir sans le soutien des Français qui ont contribué à la victoire de 2012. Nous continuerons donc à être les porte-voix au sein de la gauche au pouvoir de ces électeurs sans lesquels rien n’aurait été possible, qui attendent une véritable politique de transformation sociale.

Nous continuerons à dégager des convergences à gauche autour de l’idée d’une politique de relance à la hauteur des défis exceptionnels du moment.

Maintenant la Gauche

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 15:39

communiqué de presse du 31 janvier 2014

Jamais un rapport n’enterrera une réforme juste et nécessaire :

La remise à plat fiscale passe par la fusion de l’impôt sur le revenu (IR) et de la CSG

Encore une fois, des technocrates essayent d’«enterrer» la fusion de l’IR et de la CSG, donc d’empêcher la création d’un grand impôt citoyen promise par François Hollande à l’occasion de la campagne des élections présidentielles de 2012.

Certes, elle modifierait certaines habitudes de l’administration, sans compter qu’elle remettrait en cause des intérêts puissants, mais la fin doit commander les moyens et l’administration, servir la société. A l’heure où tout le monde dénonce l’injustice et l’opacité des prélèvements sur les revenus des ménages – un système à bout de souffle – il est pour le moins étonnant qu’un «groupe de travail inter-administratif» insiste sur les risques d’une réforme devenue nécessaire. Il tend à entraîner la remise à plat de la fiscalité lancée par le Premier ministre sur la voie de quelques mesurettes, alors qu’on restructurerait en profondeur la fiscalité des entreprises et le financement de la protection sociale. Or, il ne saurait y avoir deux poids, deux mesures ; la justice fiscale et le pouvoir d’achat des Français, en particulier des plus modestes, constituent aussi des priorités fondamentales. Non, la réforme de la fiscalité des ménages ne doit pas être réduite à la «portion congrue» et devenir le parent pauvre de la modernisation de nos prélèvements obligatoires.

Le Premier ministre a clairement indiqué que la fusion de l’IR et de la CSG faisait partie de ce débat. Le groupe de travail chargé de cette remise à plat, qui se réunit pour la première fois ce vendredi 31 janvier, doit donc pleinement s’emparer de cette idée, en analysant toutes les contributions d’experts, qui ne se réduisent à ce dernier rapport, tout en gardant bien en vue les objectifs de cette remise à plat : en finir avec une fiscalité vieillotte et inéquitable. En la matière, contrairement à ce que veulent faire croire des technocrates, ce n’est pas la réforme qui souffre d’un manque d’«acceptabilité», mais bien le statu quo, comme tout le démontre depuis un an : l’imposition des revenus doit être réformée ou périr.

Peu importe que la mise en œuvre intégrale de cette grande réforme prenne du temps ; il faut que le mouvement soit lancé maintenant et qu’il se traduise dès 2014 par des gains de pouvoir d’achat pour les plus modestes. En 2013, nous avons proposé de rendre la CSG progressive pour tous les Français, comme c’est déjà en partie le cas pour les retraités, en proposant un barème dont l’application rendrait 30 euros par mois à un célibataire au SMIC et 75 euros par mois par un couple marié gagnant 2 SMIC et élevant deux enfants. 50% de Français verraient  leur CSG allégée tandis qu’elle augmenterait pour les 30% les plus favorisés.

Cette proposition, ou première étape, recoupe même, dans une certaine mesure, le scénario n°1 envisagé par ce rapport : la montée en puissance d’une CSG rendue progressive et prenant en compte les charges de famille, ce qui peut être fait de manière très simple par le biais de crédits d’impôt par personne à charge. Cet impôt se substituerait à l’IR au terme de quelques années, sans induire le moindre risque «opérationnel». Quant aux risques budgétaire et d’«acceptabilité  par le corps social», ils n’existent dans l’esprit de certains qu’à cause d’une erreur de perspective. Certes, il s’agit bien de faire payer davantage les riches et moins les classes moyennes et modestes. De fait, les classes moyennes en bénéficieront également et ce, pour une raison simple : on ne saurait envisager une telle réforme à recettes constantes. Les ménages doivent naturellement avoir leur part de la baisse des prélèvements obligatoires : comment pourrait-il en aller autrement ? Ceci contribuera à un «choc de confiance», à la relance de la croissance et à l’ «acceptabilité» de la réforme. En vérité, elle est avec impatience attendue par nombre de nos compatriotes. Cette réforme resterait un des marqueurs et un des «grands œuvres» du mandat de François Hollande.

Pour Maintenant la Gauche

Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice
Jérôme Guedj Député, Président du Conseil Général de l'Essonne

Emmanuel Maurel, Vice président du Conseil Régional d'Île-de-France

Daniel Vasseur, Economiste

Partager cet article

Repost0
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 15:39

logo MLG 95-copie-1Maintenant la Gauche Val-d'Oise, représentant la motion 3 du PS au sein de la fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste, apporte son plein et entier soutien moral et politique à la de conseils de parents d’élèves (FCPE), suite aux menaces dont a été l'objet la principale fédération de parents d'élèves du pays.

Plusieurs sections franciliennes de la FCPE ont reçu mercredi en début d’après-midi un mail de menaces leur enjoignant de «ne pas jouer à s’opposer aux programmes de la journée de retrait». «Nous avons relevé les noms des activistes FCPE qui défendent la théorie du genre école par école, collège par collège, département par département en Ile-de-. On en restera pas là (sic)», poursuit le mail anonyme intitulé «Répression FCPE».

Lundi, à l’appel de Farida Belghoul, une enseignante proche d’Alain Soral et Dieudonné, de nombreux parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école. Ils protestaient contre la volonté supposée de l’Education Nationale «d’apprendre la masturbation en maternelle» ou «déguiser les garçons en petites filles» ou encore de faire venir «des intervenants homo ou lesbienne qui viendront leur bourrer la tête d’idées monstrueuses».

Nous dénonçons les agissements de cette activiste communautariste et de son association, alliées aux pires réactionnaires d'extrême droite et antisémites.

Nous voulons rappeler en quoi consiste les ateliers "ABCD de l'égalité" lancés par le ministère de l'Education Nationale et le ministère des Droits des femmes. Les ABCD de l’égalité visent à éduquer à l’égalité garçon-fille et à travers elle à lutter contre les discriminations sexuelles. L’enseignement de l’égalité entre les femmes et les hommes est prévu par la loi depuis 1989 et les ABCD de l’égalité s’inscrivent dans le cadre des enseignements existants : en éducation physique et sportive, dans les cours d’éducation artistique, d’histoire, etc.

En aucun cas, l'objectif de ces ateliers serait d’apprendre l’homosexualité aux enfants dès la maternelle ni de proposer des «travaux pratiques sexuels» en classe, comme le colportent des rumeurs et une instrumentalisation politique.

Il n’existe pas de « théorie du genre » mais il existe de nombreux travaux dits « sur le genre » reposant sur l’idée que les stéréotypes sexués (par exemple : un garçon ne peut pas jouer à la poupée, les filles ne sont pas faites pour être ingénieur, etc.) sont socialement construits, et que la différenciation sexuelle des places occupées dans la société par les hommes et les femmes n’est pas prescrite par la nature.

Nous considérons que les ABCD développent l’esprit critique des enfants et peuvent permettre de lutter contre tous les stéréotypes : racistes, d’âge, de classe, etc.

Bref, ils participent pleinement au rôle d'émancipation individuelle et collective que doit prendre en charge l'école de la République, tel que le conçoivent les socialistes.

Nous demandons au Ministre de tout mettre en œuvre pour informer les familles du contenu réel des ABCD de l’égalité et pour soutenir le  travail pédagogique des enseignants au service de la réussite de leurs élèves. Enfin, face à la diffusion de fausses nouvelles, visant à provoquer des troubles à l'ordre public, il convient également d'envisager toutes les démarches et poursuites juridiques.

Partager cet article

Repost0
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:04

A quelques mois des élections européennes, les partis d’extrême droite opèrent une structuration, à l’initiative d’Andreas Mölzer, député européen du FPÖ, qui a réuni différents partis le 14 novembre 2013, à Vienne, pour lancer une Alliance européenne pour la liberté. Gaël Brustier analyse cette évolution pour l’Ovipol.

noteFJJGbrustier-212x300.jpgSynthèse :

Le défi de Mölzer lancé à la gauche européenne : le dépassement des vieilles extrêmes droites ?

Andreas Mölzer, l’un des membres les plus radicaux du FPÖ, a entrepris de rassembler les partis d’extrême droite en Europe. L’objectif consistait à adapter le discours, l’idéologie et la conception de la société qu’ils ont développés jusqu’à présent afin que la nouvelle extrême droite, composée du FPÖ autrichien, du PVV néerlandais, du FN français, du Vlaams Belang flamand, la Lega nord italienne, forme un groupe au Parlement européen. L’Alliance européenne pour la liberté en est la synthèse et se distingue de l’Alliance européenne des mouvements nationaux menée par Bruno Gollnisch, plus «archéo». En effet, l’Alliance européenne pour la liberté s’inscrit dans les cadres de l’Union européenne et entend défendre la transparence, le contrôle démocratique, la subsidiarité, la diversité mais aussi les «valeurs historiques, traditionnelles, religieuses et culturelles» des nations d’Europe.

Efficacité d’un programme ou rentabilité d’un univers d’images ?

Les partis d’extrême droite en Europe ont évolué suivant la mutation de la société tout en préservant les revendications patriotiques et nationalistes inhérentes à leur constitution. Durant l’Affaire Snowden, les partis d’extrême droite ont défendu les droits individuels de manière controversée. Concernant l’Union européenne, ils dénoncent le déficit démocratique et la gestion de la crise de l’euro pour renforcer l’échelon national et délégitimer l’action européenne. Ils empruntent, ainsi, des thématiques des autres partis pour élargir leur électorat. L’extrême droite européenne ne dispose pas d’un programme commun mais d’un ciment idéologique lié à l’hostilité envers l’islam.

Agir : un défi pour les socialistes, la social-démocratie et la gauche radicale en Europe

La refondation de l’extrême droite européenne, qui a intégré l’Union européenne dans son discours, représente une opération de conquête électorale. L’auteur plaide pour une repolitisation des questions européennes qui doivent être portées dans le débat public et se rapprocher davantage du citoyen.

vous pouvez télécharger la note en cliquant sur l'image

Partager cet article

Repost0
28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 16:28


Emmanuel Maurel : « Je vais vous dire la vérité... par rfi

"On se focalise sur la question du coût du travail comme si c'était le problème économique majeur du pays mais on devrait parler un peu plus du coût du capital, la pression de l'actionnariat pour obtenir des dividendes de plus en plus importantes pèse sur les entreprises. La rente n'est pas suffisamment pénalisée par la fiscalité actuelle".

Partager cet article

Repost0