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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 10:49

propositions_rinaldelli.jpg

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 09:55

bandeauGADans le but de parvenir à un nouveau pacte majoritaire à gauche, Gauche Avenir cherche à dégager les convergences au sein de la gauche politique, syndicale et intellectuelle par l’audition d’un certain nombre de personnalités.

Notre prochain invité est :

remi lefebvre Rémi LEFEBVRE, professeur de sciences politiques à l’université Lille 2,chercheur au    CERAPS (Lille 2),

président de la section de science politique de Lille 2,

responsable de la spécialité du master action publique locale Communication et concertation,

membre du conseil d’administration de l’Institut d’Etudes politiques de Lille.

Ses domaines de spécialisation sont les partis politiques, et plus précisément le parti socialiste, ainsi que le métier politique et l’action publique, les campagnes électorales, la démocratie participative, la démocratie de proximité.

Ses derniers ouvrages sont :

▪ Lefebvre (R.), dir., Les transformations du militantisme socialiste, Recherche socialiste, 46‐47, OURS, 2009.
▪ Lefebvre (R.), Leçons d’introduction à la science politique, Paris, Ellipses, 2010.
▪ Lefebvre (R.), Les primaires socialistes, la fin du parti militant, Paris, Raisons d’agir, 2011.
▪ Lefebvre (R.), Leçons d’introduction à la science politique, 2ème édition revue et augmentée, Paris, Ellipses, 2013.

Son site : http://ceraps.univ-lille2.fr/fr/chercheurs/remi-lefebvre.html

mercredi 19 février 2014 de 17h à 19h

Salle Vaugirard, au Sénat

26 rue de Vaugirard, 75006 Paris

inscription préalable (gratuite) obligatoire à contact@gaucheavenir.org

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 13:43

Lancé à l'initiative de Maintenant la Gauche, rejoint par Un Monde d'Avance et plusieurs responsables de la motion 4 l'appel "il n'y a pas qu'une seule politique possible" a depuis reçu le soutien d'autres secrétaires nationaux et membres des instances nationales. La Gauche, le Parti Socialiste et leurs parlementaires ne peuvent plus désormais s'éxonérer d'un nécessaire débat sur la remise à plat de la politique économique du pays.

SIGNATAIRES

Guillaume Balas, Frédéric Lutaud, Emmanuel Maurel

Membres du Bureau National du Parti socialiste

Henri Emmanuelli, député, ancien Ministre, ancien Premier Secrétaire du Parti socialiste

Marie-Noëlle Lienemann, ancienne Ministre, sénatrice

Paul Quilès, ancien Ministre

5 debats divisent PSEt les membres du Bureau National et du Secrétariat National suivants :

Paul Alliès, Pouria Amirshahi, Tania Assouline, Marie Bidaud, Sandrine Charnoz, Pascal Cherki, Laurianne Deniaud, Stéphane Delpeyrat, Antoine Détourné, Julien Dray, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Olivier Girardin, Jérôme Guedj, Monique Herment, Liêm Hoang-Ngoc, Frédéric Hocquard, Régis Juanico, Marianne Louis, Delphine Mayrargue, Jonathan Munoz, Nadia Pellefigue,  Roberto Romero, Jean-François Thomas, Isabelle Thomas 

Les membres suivants du Conseil national et des instances nationales du PS s’associent également à cet appel :

Gérard Berthiot, Annick Boët, Dylan Boutiflat, Jean-Claude Branchereau, François Cassany, Johann Cesa, Martine Chantecaille, Véronique Chassate, Marc Colombani, Frédéric Faravel, Sybille Fasso, Dominique Fleurat, Géraldine Gay, Anne Gérard, Brice Giacalone, Virginie Houadec, Ugo Lanternier, Rémi Lefebvre, Thierry Le Pesant, Joëlle Losson, Nora Makhlouf, Laurent Miermont, Nicolas Pagnier, Laure Pascarel, Adélaïde Piazzi, Élodie Schwander, Christine Tabouret, Éric Thouzeau, Bertrand Vasnier, Geneviève Wortham

Nous vous invitons également à consulter notre plan de relance écologique et social, notre projet européen et nos propositions pour la réforme fiscale ; en effet certains cherchent à caricaturer notre démarche en la présentant comme une protestation incantatoire. En fait, elle n'est pas dissociable des propositions politiques concrètes que nous faisons depuis un an pour mener une politique de gauche en France et en Europe.

 

***

Télécharger le texte en pdf

La période est instable. De l’extrême droite qui se rassemble derrière des slogans racistes et antisémites à la droite radicalisée qui remet en cause la légitimité du Président de la République à gouverner, un front des conservatismes se constitue. Cette situation appelle une réaction forte. Une réaction essentielle pour reprendre la main, faire reculer le chômage et engager pleinement la transition écologique. Et ne pas donner l’impression que, malgré l’arrivée de la gauche au pouvoir, les droites et leurs « valeurs » sont en dynamique.

De toutes nos forces nous voulons que la gauche réussisse. Dix ans de politique de droite ont profondément abimé notre pays. La crise a dévasté nombre de territoires, plongé des millions de familles dans l’angoisse de la précarité ou du chômage.

A l’occasion de la campagne présidentielle, François Hollande a, à juste titre, pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Il avait porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Pour sortir le pays du chômage de masse, il avait proposé une feuille de route qui n’oppose pas la production à la redistribution, l’offre à la demande, l’efficacité économique à la justice sociale.

Cette feuille de route, c’est toujours la nôtre.

Cinq ans après la chute de Lehman Brothers, l’Union européenne subit toujours la crise et ses conséquences. Trois pays se trouvent encore sous assistance financière, le chômage atteint 12% dans la zone euro et la croissance est en berne.

C’est pourquoi nous continuons de penser qu’il est nécessaire de faire vivre la promesse de réorientation de la politique Européenne. Plus que jamais, la France doit créer les conditions d’un rapport de force favorable aux politiques de sortie de crise. La situation impose de nous dégager de la logique trop restrictive liée aux normes budgétaires et monétaires européennes.

La réduction des déficits préconisée par la Commission européenne a provoqué des coupes sombres dans des dépenses publiques et sociales essentielles. Surtout, ces « efforts » imposés aux populations n’ont pas permis de réduction de la dette publique. Elle est passée pour l’Union européenne à 27 de 62% du PIB en 2008 à 85% quatre ans plus tard. Loin de réduire la dette, l’austérité contribue à l’augmenter davantage.

Aujourd’hui, les critiques convergent pour remettre en cause des politiques socialement dangereuses et économiquement inefficaces. Les citoyens, mais aussi de grandes institutions comme le FMI, l’OCDE,  le BIT, pointent l’urgence d’une relance coordonnée en Europe.

Dans ce contexte, les élections européennes revêtent une importance particulière. Refonte de la politique commerciale, instauration d’une taxe sur les transactions financières, lutte contre les paradis fiscaux, politique monétaire au service de l’économie réelle, harmonisation sociale et fiscale, relance de l’investissement par la transition énergétique notamment, meilleure répartition du travail, smic européen : les socialistes porteront ces exigences en mai prochain.

Mais nous serons d’autant plus crédibles pour le faire si nous avons administré la preuve, en France, qu’il n’y a pas qu’une seule politique possible.

Or en dépit de la salutaire rupture avec l’ère Sarkozy, l’orientation en matière de politique économique suscite des désaccords et des inquiétudes dans nos rangs.

Nous ne nous reconnaissons pas dans le discours qui tend à faire de la baisse des « charges » et du « coût du travail » la condition d’un retour de la croissance. Il n’y a pas de « charges » mais des cotisations sociales qui sont en réalité du salaire différé.

Et nous sommes inquiets quand nous découvrons que la baisse des cotisations promise aux entreprises s’accompagne d’une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques en trois ans, sans même savoir quels sont ceux qui en supporteront les conséquences. Ce qui risque de rogner sur le modèle social français dont les grands principes ont été établis à la Libération.

La focalisation exclusive sur la baisse du « coût du travail » ne constitue pas une réponse adaptée

Comme l’ensemble de l’Union européenne, la France souffre de la crise. Les libéraux, dont le patronat se fait le porte-parole, associent cette crise à un problème global de compétitivité engendré par une explosion du « coût du travail ». Cette lecture nous semble contestable.

Depuis le début des années 90, des centaines de milliards d’aides, d’exonérations, de subventions ont été distribuées sans aucun effet sur l’emploi et la compétitivité de nos entreprises. Pire, elles ont alimenté la rente au détriment des salaires et de l’investissement. Entre 1999 et 2008, alors que les firmes allemandes ont réduit leur taux de dividendes versées de 10%, leurs homologues françaises l’ont augmenté de près de 50%. Le « coût du capital » n’a jamais été aussi élevé.

L’industrie française se délite et les politiques libérales de ces 20 dernières années n’ont fait qu’en précipiter la chute, croyant pouvoir créer une « France sans usine », renonçant à toute politique industrielle ambitieuse. Le renouveau industriel nécessite un renforcement de notre « compétitivité hors-coût » qui ne sera rendue possible que par des aides ciblées et d’une réorientation des bénéfices de la rente vers l’investissement productif.

Or, on ne peut que constater la victoire de la finance sur la production. C’est la conséquence de la concentration de la richesse entre les mains d’un nombre de plus en plus petit. Aujourd’hui, alors que 10 % de la population concentre 60 % du patrimoine, les banques imposent aux entreprises des règles qui donnent la priorité à l’accroissement systématique des marges. Dès lors, il ne faut pas s’étonner du mouvement de concentration du capital (les quatre premières banques françaises ont un bilan équivalent à 400 % du PIB) et de financiarisation de l’économie.

Enfin, ne nous voilons pas la face. La finitude des ressources naturelles, la hausse inéluctable du prix des énergies fossiles dont notre modèle de production et de consommation est dépendant, la stagnation de nos taux de croissance déconnectés du bien-être humain, nous obligent à imaginer un nouveau modèle de développement. De même, l’évolution des gains de productivité rend indispensable de réfléchir à une nouvelle répartition du travail. Mais ce nouveau modèle de développement est par définition antagoniste des logiques libérales, court-termistes, à l’œuvre de nos jours.

Pour nous, la priorité doit donc être la suivante: favoriser l’emploi et l’investissement productif aux dépens de la rente.

Les préconisations avancées jusqu’à présent sont déséquilibrées.

Les socialistes se sont toujours refusés à opposer offre et demande, production et redistribution, bonne gestion des comptes publics et relance de l’économie. Les propositions contenues dans le « pacte de responsabilité » semblent s’écarter de cette position d’équilibre.

1) L’objectif de baisse accélérée des dépenses publiques comporte des risques majeurs.

Le Président de la République s’est engagé à ne pas toucher au modèle social français. Néanmoins, la priorité accordée aux 50 milliards d’euros d’économies en trois ans, nous fait craindre une réduction du périmètre d’intervention de l’Etat, nuisible aux politiques sociales existantes et au fonctionnement des services publics.

Par ailleurs, elle réduit considérablement nos marges de manœuvres pour mener à bien des politiques ambitieuses dans le domaine de l’éducation, du logement ou de la culture. Comment continuer à soutenir l’effort de réinvestissement de l’Etat dans le domaine éducatif mené depuis le 6 mai, si les baisses de crédits y sont massives ? Comment soutenir l’exception culturelle si, pour la troisième année consécutive nous baissons le budget du ministère de la culture. Enfin, comment les collectivités territoriales pourront-elles continuer à être le premier investisseur public de notre pays, si elles doivent réaliser des coupes budgétaires massives ?

2) le redressement n’est pas possible sans la justice

A trop se focaliser sur « l’offre » et la « baisse des charges », le « pacte de responsabilité » risque de comprimer l’activité économique.

Notre pays doit partir de ses atouts : qualité de la main d’œuvre, de ses services et infrastructures publics. Agir  pour notre compétitivité, c’est penser dès maintenant le monde de demain et notre modèle de développement

C’est donc d’abord agir sur nos capacités productives (montée en gamme, sobriété énergétique de notre appareil productif, investissement dans les énergies renouvelables, utilité sociale) et sur nos infrastructures. Ainsi en 2011, les importations énergétiques pesaient 88% du déficit de notre balance commerciale, entamant d’autant la création d’emplois et les capacités d’investissement de nos entreprises.

L’investissement dans l’éducation, la formation, la recherche, la transition énergétique, sont autant de leviers pour une stratégie de développement durable à moyen et long terme. L’enchainement des crises ces vingt dernières années témoigne d’un système court-termiste à bout de souffle, qui ne répond plus au double impératif d’efficacité économique et de justice sociale. Cette option volontariste d’investissement que nous proposons est un moyen d’en sortir.

Mais cet effort serait vain si, faute de consommation, bon nombre d’entreprises n’avaient pas de carnets de commande remplis, si faute de «  planification » les industriels n’avaient aucune vision de l’avenir, et si faute d’anticipation ils n’étaient pas au rendez-vous d’une reprise française et internationale.

Dès lors, nous pensons que, dans la mobilisation générale pour l’emploi décrétée par l’exécutif, la consommation populaire doit prendre toute sa place. Elle passe notamment par une réforme fiscale de grande ampleur, comme l’a d’ailleurs proposé le Premier ministre. Loin de s’opposer, redressement et justice vont de pair.

Obtenir un compromis social favorable au monde du travail

La social-démocratie suppose que le parti majoritaire à gauche soutienne les syndicats de salariés pour arracher un compromis au patronat.

Si le Président a été très clair sur les avantages accordés aux entreprises, les contreparties demandées restent floues. Il faudra plus qu’un « observatoire » pour imposer amélioration des conditions de travail, discussion sur les salaires, partage du travail ou multiplication des embauches. D’autant que le MEDEF, par la voix de son président, refuse de rentrer dans une logique de « donnant-donnant » qui serait pourtant la moindre des choses. En lien avec les déclarations présidentielles, nous insistons sur la double nécessité de ne pas alimenter la rente pour servir l’investissement productif et de faire bénéficier les salariés, par le biais de la rémunération notamment, d’une part de cette aide.

Il n’y aura pas de « compromis social » favorable aux salariés sans mobilisation du parti, des parlementaires, du mouvement social. Salaires, embauches, réduction et partage du temps de travail, droits des salariés, contrôle des licenciements abusifs, modalités de remboursement des aides en cas de non-respect des engagements, politique de redistribution des dividendes : dans tous ces domaines nous devons porter des exigences fortes.

Oui, nous devons les porter, et en toute liberté. Sachons nous désintoxiquer des institutions de la Vème République. Tout ne peut procéder d’un seul homme. Les débats  politiques ne se règlent pas en brandissant la menace de  mesures disciplinaires ou en mettant les parlementaires au pied du mur.

Le PS doit jouer pleinement son rôle. Pour la réussite de la gauche au pouvoir, il faut un Parti autonome, force de propositions, relais des aspirations mais aussi des mécontentements. C’est une des conditions de la réussite commune.

Cette réussite passe aussi par l’implication de la gauche dans toute sa diversité. Il n’y a aujourd’hui de salut pour la gauche française que dans la construction de convergences entre les forces politiques et sociales qui la composent. Au moment où une partie de la droite radicalisée fait jonction avec une extrême droite plus menaçante que jamais, le rassemblement de la gauche est une ardente obligation.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:30

Le Monde.fr | 13.02.2014 à 17h58• Mis à jour le 14.02.2014 à 09h20| Par Diane Jeantet

Alors que le François Hollande et le premier ministre Jean-Marc Ayrault tentent de mettre en place le « pacte de responsabilité » proposé par le chef de l'Etat aux entreprises en début d'année, la colère monte au sein du Parti socialiste. Au-delà des réformes fiscales, plusieurs sujets de discordance avaient déjà mis à mal son unité.

4356793 6 ed50 de-gauche-a-droite-bernard-cazeneuve-pierreA six semaines des municipales, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis tente de mettre fin à ces querelles internes. Lors d'un entretien avec le journal Sud Ouest paru le 8 février, il demande le «silence dans les rangs» et le rassemblement autour du «pacte de responsabilité» ; un appel qui risque de ne pas parvenir à apaiser l'esprit vindicatif de certains élus.

1/ Le «pacte de responsabilité» : trop de cadeaux au patronat ?

Le «pacte de responsabilité» de François Hollande se trouve au cœur du mécontentement actuel de l'aile gauche du parti socialiste, menée par le courant Maintenant la gauche. Plutôt en faveur d'une relance par des aides ciblées aux secteurs industriels, la gauche du PS dit ne pas se reconnaître «dans le discours qui tend à faire de la baisse des charges et du coût du travail la condition d'un retour de la croissance», l'argument phare du «pacte de responsabilité».

Lire l'analyse (en édition abonnés) : Les trois lectures possibles du «pacte de responsabilité» de François Hollande

UR MLG 13-10-2013Les élus du courant Maintenant la gauche s'étaient déjà prononcés contre la mise en place du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) : «Nous appelons le gouvernement à ne pas offrir le bénéfice du CICE aux entreprises non soumises à la concurrence internationale», pour «pouvoir ainsi renoncer aux hausses de TVA prévues au 1er janvier 2014», écrivaient Emmanuel Maurel, membre du bureau national du PS, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, et Jérôme Guedj, député de l'Essonne.

Des appels restés sans réponse.

Lire l'entretien : Budget de l'Etat : «Une politique qui ne s'adresse pas aux classes populaires et moyennes»

2/ L'Accord national interprofessionnel : un texte jugé «sarkozyste»

Le «virage libéral» du gouvernement de François Hollande, tel qu'il est dénoncé par la gauche du parti, ne date pas de l'annonce du pacte de responsabilité. Un an plus tôt, l'accord national interprofessionnel (ANI), un accord sur l'emploi, offrant plus de «souplesse» aux entreprises, signé en janvier 2013 par les partenaires sociaux, fut lui aussi le sujet de vives critiques.

Emmanuel Maurel estime, au nom de ceux qu'il représente, que cet accord «n'est pas acceptable», car trop proche des «fameux accords compétitivité-emploi de Sarkozy, que François Hollande avait condamnés [en 2012] avec beaucoup de force».

Lire le décryptage : L'accord sur l'emploi est-il identique à ce que proposait Sarkozy ?

Thibault 1Encore une fois, la demande de rétropédalage de Maintenant la gauche est vouée à l'échec, le Parti socialiste s'étant engagé publiquement, s'il y avait accord, à le passer «de façon précise, fidèle, loyale, dans la loi». Par ailleurs, ces accords ne sont pas directement négociés par le gouvernement, ni par la majorité, qui n'a fait que lancer les débats, mais par les partenaires sociaux. L'ANI sera finalement signé par le Medef et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC), tandis que FO et la CGT, les jugeant trop favorables au patronat, se sont abstenus.

Ces accords, adoptés au Sénat par 168 voix contre 33, sont retranscrits en loi en mai 2013. Le Parti socialiste vote majoritairement pour, à 124 voix contre 2 (et deux abstentions) : celle de Jean-Pierre Godefroy, et de Marie-Noëlle Lienemann, animatrice de Maintenant la gauche, aux côtés de M. Maurel. 

3/ Une politique d'expulsions de Rroms jugée électoraliste

Cecile-Duflot-et-Benoit-Hamon.jpgL'immigration est un autre point de tension au sein du parti. Selon un rapport de la Ligue des droits de l'Homme et l'European Roma Rights Centre (ERRC), les évacuations forcées des Rroms étrangers durant l'année 2013 ont atteint le nombre record de 21 537, des chiffres bien supérieurs à ceux recensés les années précédentes (9 404 en 2012 et 8 455 en 2011).

Les propos du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, à ce sujet – «les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner» – avaient provoqué de vives critiques de la part de la ministre écologiste de l'égalité des territoires et du logement, Cécile Duflot, mais surtout de Benoît Hamon, qui n'avait pas hésité à exprimer ses divergences. Hollande_Leonarda.jpg«L'exploitation de la peur ne peut pas être le moteur d'une politique de gauche», avait-il lâché lors de l'université de rentrée du courant hamoniste en septembre dernier, regrettant que «certains s'égarent dans des formes de transgression qui ne me plaisent pas».

Mais François Hollande avait finalement tout à fait assumé ces évacuations : «Si vous me posez la question : est-ce que nous avons à rougir de ce que nous avons fait ? Non», avait-il déclaré, apportant ainsi son soutien au ministre de l'intérieur, jusqu'alors seule figure de la position dure au sein du gouvernement.

Lire l'analyse : François Hollande assume les évacuations de campements de Rroms

4/ Traité sur l'Europe : un vote explosif

En juin 2013, une bataille particulièrement violente éclate au sein du Parti socialiste. Lors d'un vote des militants sur la ligne politique qu'adoptera le parti sur l'Europe, l'aile gauche du parti accuse la direction d'avoir «manipulé» les résultats pour amoindrir le score de leurs amendements en faveur d'une réorientation de l'Europe.

Lire (en édition abonnés) : L'Europe relance les polémiques au PS

C'est le courant Un monde d'avance, de Benoît Hamon, ancien porte-parole du parti, qui prend les devants. Pour les «hamonistes», qui pronent la suspension du pacte budgétaire européen et un certain recul par rapport à la politique de rigueur de l'Allemagne, on touche «à la condition élémentaire du "vivre-ensemble" au sein du PS».

Si leurs revendications n'étaient pas prises en compte, le groupe de militants menaçaient même de boycotter la convention. «Nous estimerions (…) que la légitimité d'Harlem Désir à diriger le parti serait irrémédiablement en cause», avait par ailleurs écrit leur secrétaire général Guillaume Balas. Ils n'en feront finalement rien.

923246 10200866643682452 1406494041 n[note du blog : a contrario, Maintenant la gauche a toujours refusé la menace du boycott et a maintenu la pression interne et médiatique pour obtenir finalement que les résolutions finales de la convention Europe du PS reprennent le contenu des amendements présentés par l'aile gauche du PS et votés très majoritairement par les militants socialistes (près de 76%).]

5/ Le recul sur la PMA : une preuve de faiblesse

 Le recul du gouvernement sur la procréation médicalement assistée (PMA) n'a pas plu à Benoît Hamon. Lors de la réunion des éminences socialistes à Matignon qui suit l'annonce du premier ministe, Benoît Hamon déplore le recul du gouvernement. Puis, sur le plateau de France 2, invité de l'émission «On est pas couché», le ministre délégué à l'économie sociale et solidaire et à la consommation fait part de sa déception : «Je n'ai pas aimé qu'on prenne une décision dans ces conditions-là», et sans avoir été «consulté» avant. 

Le_Roux_Desir.jpgJusqu'alors, les critiques du gouvernement sur la PMA, réservée aux couples hétérosexuels qui ne peuvent pas avoir d'enfants pour des raisons médicales, étaient concentrées autout du chef des socialistes à l'Assemblée, Bruno Le Roux. Il est l'un des premiers à avoir demandé l'ajout d'un amendement sur la PMA, au moment de l'examen du projet de loi sur le mariage homosexuel à l'automne 2012, et s'était exprimé avec beaucoup de conviction sur son compte Twitter : «L'extension de la PMA sera votée en 2013. Je m'y engage.»

Il était d'ailleurs suivi par une quarantaine de députés socialistes, ainsi que la ministre de la famille, Dominique Bertinotti, et le premier secrétaire du PS Harlem Désir, toux deux en faveur d'un amendement au sein de la loi sur le mariage homosexuel. Mais rien n'y fait, les dissidents sont recadrés par Jean-Marc Ayrault, qui souhaite que la question soit traitée dans le contexte d'une loi sur la famille et non «d'ici à la fin de l'année» 2013, comme l'avait annoncé Mme Bertinotti.

Après plus d'un an de flottement, l'idée d'un amendement sur la PMA, cette fois à l'occasion du projet de loi sur la famille, est ajourné à 2015 au plus tôt, et provoque les critiques de Benoît Hamon qui, comme d'autres au sein du parti, s'inquiète de l'image de faiblesse que renvoie cet abandon.

Lire (en édition abonnés) : Le recul du gouvernement sur la loi famille suscite l'indignation à gauche

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 10:47

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 09:10

Regards.fr - Par Nathanaël Uhl| 11 février 2014
Les mots sont feutrés, les apparences respectées, la responsabilité individuelle invoquée... Il reste que deux secrétaires nationaux du Parti socialiste, proches d’Arnaud Montebourg, ont signé l’appel lancé la veille par les gauches du PS.

50e682bc-192d-11e2-9b65-00e2bf210a44-493x328.jpgLe séminaire organisé lundi 10 février entre le gouvernement et le bureau national du Parti socialiste devait harmoniser les discours autour du "pacte de responsabilité" et de la "politique de l’offre". Il a surtout réussi à unifier le camp des protestataires (lire "Les gauches du PS s’émancipent"). Même s’ils refusent de porter une quelconque «rupture de solidarité» et relativisent sur le thème «nous n’étions ni en congrès, ni en convention», les deux secrétaires nationaux issus de la sensibilité d’Arnaud Montebourg ont signé l’appel "Il n’y a pas qu’une seule politique possible". Paul Alliès et Monique Herment reconnaissent tout de même qu’«un texte de cette nature signé par autant de sensibilités différentes, c’est un événement».

La question des contreparties

Refusant d’engager Des idées et des rêves, le mouvement fondé par Arnaud Montebourg, et encore moins le ministre, Paul Alliès, joint par téléphone ce mardi, résume l’enjeu d’une signature apposée après la tenue du séminaire. «Nous avons voulu écouter les arguments de chacun, dans une réunion initiée par la direction», explique le secrétaire national adjoint du PS à la rénovation. Trois questions ont été au cœur de la réflexion des proches du ministre du Redressement productif.

Le "pacte de responsabilité" repose sur des contreparties consenties par le patronat aux cadeaux fiscaux et aux allègements de cotisations sociales qui lui sont accordés. Le séminaire a amené Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin à préciser que ces contreparties se résument au dialogue social, dont la méthode est en négociation en ce moment. «Quand on entend les déclarations quotidiennes du MEDEF sur leur refus des "contraintes", c’est un peu court», tranche Paul Alliès. La "politique de l’offre" sans politique de la demande, «nous conduit tout droit vers la déflation, avec les effets que l’exemple japonais nous enseigne», résume encore le secrétaire national, rapportant les propos du seul expert économique invité au séminaire du PS.

Des réponses « en deçà des enjeux »

allies2.jpgEnfin, le séminaire a permis aux deux membres de Des idées et des rêves de revenir sur la cherté de l’euro, au cœur de la politique austéritaire de la Banque centrale européenne. Reprenant les propos du ministre Montebourg, Paul Alliès a rappelé qu’elle «constitue un handicap organique à toute politique de relance». Et le secrétaire national de résumer : «Sur les questions posées, les réponses apportées essentiellement par Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin sont en deçà des enjeux». Voilà pour une signature "personnelle". Paul Alliès dément tout contact téléphonique sur le séminaire avec Arnaud Montebourg. Mais les deux hommes sont extrêmement proches à tous les niveaux.

Désamorçant toute tentative de dramatisation, le secrétaire national du PS déplore : «Quel est donc ce parti où chaque opinion divergente est prise comme une rupture de solidarité ?» Il déplore tout de même la méthode employée par le président de la République et l’absence de débat préalable. «Je n’accable pas le président. Il n’a pas la science infuse. Mais nous sommes le seul pays où des choses pareilles peuvent se passer : un homme décide seul», explicite celui qui est aussi le président de la Convention pour la 6e République.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:43


Pacte de responsabilité : les inquiétudes de l... par LCP

La gauche du PS craint que le pacte de responsabilité n’aligne les cadeaux aux entreprises sans vraies contreparties.

Les membres du PS se sont réunis lundi 10 février rue de Solférino pour envisager les contreparties possibles à la baisse des charges patronales. A l’issue de ce séminaire, ils ont publié un texte très critique sur le virage politique de François Hollande. L’aile gauche est très remontée contre la politique menée et fait entendre sa voix.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:00

saint gratien page 1

saint gratien page 2

saint gratien page 3

saint gratien page 4

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 16:16

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 14:04

Alors que le PS a lancé, au cours d'un séminaire tenu hier à Paris, le débat interne sur le pacte de responsabilité, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste et présidente de Gauche Avenir, espère peser sur les choix du gouvernement. Entretien.

marie-noelle_lienemann_1.jpgVous considérez ce séminaire plus comme un show que 
comme un lieu de débats. 
Vous ferez-vous entendre ?

Marie-Noëlle Lienemann. Oui, malgré la volonté de la direction du PS d’étouffer le débat. Nous avons publié un texte, signé par différents courants socialistes représentant 30% de la direction nationale, pour montrer qu’il n’y a pas qu’une seule politique possible.

Le donnant-donnant, 30 milliards pour les 
patrons contre des emplois, ne risque-t-il pas d’être un marché de dupes ?

Nous mettons l’accent sur plusieurs aspects. Nous sommes contre la baisse de 50 milliards d’euros des dépenses publiques qui aura un effet désastreux sur les services publics et l’État social, et va plomber la croissance. Nous ne croyons pas, sauf à nous prouver le contraire, à de vraies contreparties en termes d’emplois. Il faut des aides ciblées et des objectifs clairs avec des contraintes mais aussi des sanctions pour les faire respecter.

La baisse du coût du travail n’est donc pas pour vous le nec plus ultra des politiques économiques…

Exactement. Si dans certains secteurs, comme l’industrie, il faut revoir les prélèvements pour retrouver des marges de compétitivité, ils ne peuvent se faire sur le dos des politiques familiales et sur les salaires.

Vous souhaitez un compromis favorable 
au monde du travail. Est-ce possible 
avec la politique actuelle ?

Nous prenons au mot François Hollande quand il dit vouloir un compromis équitable. Nous disons chiche. Mais cela induit un changement de politique. Soit, la croissance d’abord et les déficits ensuite, la mobilisation de l’argent public pour relancer l’économie, une réforme fiscale favorisant l’emploi dans les entreprises et donnant du pouvoir d’achat aux couches populaires comme, par exemple, une CSG progressive.

Irez-vous jusqu’à vous abstenir lors du vote 
de confiance si rien n’est changé du projet 
de pacte de responsabilité du gouvernement ?

Là n’est pas la question. Nous entendons peser sur les choix du gouvernement. Nous, mais aussi les organisations syndicales. François Hollande ne va pas pouvoir durablement dire qu’il ne veut rien entendre alors que le soutien de son électorat se dérobe sous lui.

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