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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:19

nouveau-logo-pslogo MLG 2Le premier secrétaire du Parti socialiste élu par les militants lors du congrès de Toulouse, Harlem Désir, vient de rejoindre l’équipe gouvernementale de Manuel Valls. La presse annonçait avant même sa nomination le nom de son remplaçant à la tête du PS : Jean-Christophe Cambadélis, choix qui n’aurait plus qu’à être ratifié par le Conseil national du 15 avril.

Cette méthode est inacceptable pour tous les militants attachés au fonctionnement démocratique du PS. Le CN devait permettre de faire un bilan lucide de la défaite et mettre en mouvement le Parti pour des élections européennes cruciales pour l’avenir de notre pays. Au lieu de cela, convoqué en semaine, il risque de se résumer à un chamboule-tout interne autour d’une pré-désignation alors que le choix d’un premier secrétaire relève d’un vote de l’ensemble des adhérents du PS.

Nous proposons une autre méthode : la mise en place immédiate d’une direction collégiale temporaire chargée d’organiser la campagne européenne. A l’issue de celle-ci, la direction collégiale redonnera rapidement la parole aux militants en les appelant à élire leur nouveau premier secrétaire. En effet, seuls les adhérents du Parti sont légitimes pour désigner leurs représentants dans les instances nationales et choisir l’orientation politique de notre mouvement.

Après avoir entamé l’analyse de la défaite des municipales, il reviendra au CN du PS de définir mardi prochain une méthode et un calendrier pour le faire

Le PS appartient à ses militants qui ne sauraient être pris en otage dans des jeux d'appareils qui finissent par les décourager et nous affaiblir collectivement. La gravité de la situation politique appelle un premier secrétaire de plein exercice. Les socialistes ont besoin d’un parti fort et autonome, un parti qui reprenne toute sa place dans le débat public, pilier de la majorité pour faire réussir la gauche au pouvoir.

Pour Maintenant la Gauche
Emmanuel Maurel
Marie-Noëlle Lienemann
Jérôme Guedj
et les membres des instances nationales du Parti Socialiste pour la motion 3*

* dans le Val-d'Oise : Emmanuel Maurel, Adélaïde Piazzi, Frédéric Faravel

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 22:02

Faisant suite à l'adresse au Président de la République, publiée par Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj et Marie-Noëlle Lienemann le dimanche 30 mars 2014 (après la confirmation de la déroute du Parti Socialiste aux élections municipales), près d'une centaine de parlementaires et responsables socialistes ont adressé au nouveau Premier Ministre un "contrat de majorité" qui fixait clairement "les conditions de la confiance".

bandeau logos gauches PsEn effet, au regard de la sanction électorale et abstentionniste infligée par les électeurs socialistes au gouvernement, cette confiance ne peut plus être automatique et doit se fonder sur une réorientation de la politique du gouvernement. Il était évident que les députés socialistes signataires du "contrat de majorité" ne prendraient pas le risque de forcer l'exécutif à la dissolution de l'Assemblée Nationale (prélude au retour de l'UMP dans les conditions actuelles). C'est donc de manière concertée que certains ont choisi de voter l'investiture au gouvernement Valls et d'autre de s'abstenir : nous saluons ces onze camarades exigeants (et tout particulièrement l'avant-dernier de la liste qui fait honneur au Val-d'Oise) : Pouria Amirshahi, Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, Pascal Cherki, Jean-Pierre Dufau, Henri Emmanuelli, Jérôme Guedj, Philippe Noguès, Barbara Romagnan, Gérard Sebaoun et Suzanne Tallard.

Il est important de noter que les signataires du texte "les conditions de la confiance" restent solidaires entre eux et soutiennent le choix d'abstention de nos 11 socialistes courageux. Désormais, à chaque fois qu'un texte présenté au Parlement par l'exécutif sera considéré comme mauvais - c'est-à-dire en contradiction avec ces "conditions de la confiance" - il ne faudra plus compter sur son adoption par discipline aveugle ; certains textes sociaux-libéraux pourraient donc être rejetés : il est donc temps que le Gouvernement prenne la mesure de la situation économique, sociale et politique du pays.

C'est notamment ce qu'ont voulu signifier dans le communiqué suivant les députés initiateurs du "contrat de majorité" :

"Le 5 avril, au lendemain d’une défaite historique de la gauche, nous avons rendu public un appel baptisé «Les conditions de la confiance. Pour un nouveau contrat de majorité», immédiatement approuvé par une centaine de parlementaires.

Cet acte inédit, précédant une déclaration de politique générale, témoigne de notre ferme volonté de redonner de la vitalité au Parlement. La défiance populaire des derniers mois réclame des réponses nouvelles. Nous avons présenté des propositions précises, pour nous rassembler et retrouver la fierté et le sens de l’action collective.

En conscience, beaucoup d’entre nous ont choisi de participer à l’investiture du nouveau Gouvernement. D’autres ont choisi l’abstention. Nous restons solidaires dans une démarche collective. Ni chèque en blanc, ni agitation stérile, notre objectif est bien de construire confiance et vigilance.

Nous confirmons qu’après ce vote d’investiture, nous ne saurions  adopter le pacte de responsabilité en l’état.

Nous ferons des contre-propositions et des amendements pour concentrer les marges de manœuvre de la France en priorité sur celles des entreprises qui embauchent, investissent, forment leurs salariés ou se battent dans la compétition mondiale et pour que la gestion sérieuse des comptes publics soit fondée sur une meilleure organisation du pays et pas sur un recul des protections sociales et des services publics.

À l’avenir, cette démarche collective va se poursuivre et s’amplifier, avec la même détermination et les mêmes buts. Chaque semaine, nos votes en témoigneront.

Christian PAUL, Laurence DUMONT, Laurent BAUMEL, Pouria AMIRSHAHI, Fanélie CARREY-CONTE, Jean-Marc GERMAIN, Jérôme GUEDJ, Nathalie CHABANNE, Arnaud LEROY, Daniel GOLDBERG"

100_PS_frondeurs.jpeg

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 09:33

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 07:55

Près de 100 députés socialistes ont signé ce "contrat de majorité" qui entend peser sérieusement sur l’orientation politique du nouveau gouvernement, avant le discours de politique générale de Valls et le vote de confiance. Ils réclament un changement de cap complet : de réelles mesures en faveur du pouvoir d'achat, des investissements pour relancer l’économie et l’emploi, une réorientation européenne mettant fin aux politiques d'austérité, ou encore de vrais efforts pour réguler la finance.

bandeau logos gauches Ps"Agir et ne pas subir. La défaite d’ampleur historique que nous venons d’encaisser nous donne une responsabilité sans précédent. Bien plus qu’une protestation de circonstance, les Français ont exprimé des positions très politiques et, dans leur diversité, des demandes de justice, d’efficacité économique et d’égalité républicaine.

Depuis de longs mois, les élus locaux et les députés avaient alerté sur le fossé qui se creusait entre la gauche au pouvoir et son électorat. Cette défaite électorale ne doit pas se transformer en renoncement démocratique. Au contraire, le temps du Parlement est venu. L’affirmation de la volonté politique est encore plus à l’ordre du jour. Le dialogue avec le nouveau Gouvernement s’engage dès maintenant. La représentation nationale doit être digne de sa mission et à la hauteur de ce moment de notre histoire. Il lui revient de participer aux nouvelles orientations qu’exige cette nouvelle étape.

Dans ce but, il faut aller plus loin que les habitudes et les certitudes. Pour répondre vigoureusement à l’épuisement institutionnel, nous proposons un contrat de majorité dans la durée. En effet, pour restaurer la confiance avec les Français, il faut recréer aussi la confiance avec le Parlement. Celui-ci doit apporter sa légitimité en soutien des choix que les citoyens de tous horizons attendent de la gauche au pouvoir.

  • ps_an.jpegNotre première contribution au contrat de majorité privilégie les orientations ainsi rappelées :

    1-Obtenir une réorientation européenne mettant fin aux politiques d’austérité qui ont enfoncé l’Europe dans la récession. Pour cela, il faut mettre en oeuvre des trajectoires budgétaires soutenables, compatibles avec le retour de la croissance et la baisse du chômage. Les trajectoires budgétaires imposées aux Etats et à l’Union, sans distinguer selon la nature des dépenses, ne sont pas des tabous. Il y a urgence à les rediscuter. La Commission doit enfin changer de cap. L’élection européenne, le 25 mai, sera aussi l’occasion de mener ce combat. Il n’y aura pas d’échappatoire au déclin si les consolidations budgétaires ne sont pas accompagnées d’investissements massifs publics et privés, soutenus par l’Union, dans les énergies renouvelables, les transports, le numérique, la construction de logements et la recherche.

    2 - Concentrer les moyens publics sur la création réelle d’emplois et, ainsi, intensifier le redressement productif. Pour cela, substituer un pacte national d’investissement, négocié jusqu’au niveau des entreprises, aux mesures les plus coûteuses et sans conditions actuellement envisagées dans le pacte de responsabilité. Concentrer les marges de manœuvre de la France sur l’emploi, l’investissement, la formation, c’est la condition de la protection des salariés contre le chômage de masse.

    3-Défendre des décisions de justice et de pouvoir d’achat : des mesures en faveur des bas salaires, la réforme fiscale et la CSG progressive, l’effort en faveur des retraites les plus modestes, que nous avons demandés depuis des mois. Ces améliorations de pouvoir d’achat, combinées au développement des emplois aidés non marchands pour les jeunes et les chômeurs de longue durée et aux investissements publics, contribueront à soutenir la demande, indispensable à la reprise économique. C’est, par ailleurs, la seule façon de rendre efficaces les politiques d’offre déjà mises en oeuvre.

    4-Réaffirmer et amplifier les choix et les engagements de 2012 :

    -Muscler les efforts de régulation des activités financières et bancaires, et leur mobilisation pour l’investissement et les territoires. Promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des multinationales et leur "devoir de vigilance".
    -Rendre populaire la transition écologique : financement et avances pour les travaux de rénovations énergétiques, co-investissements citoyens dans les énergies renouvelables, plan de remplacement des véhicules et équipements anti-écologiques.
    - Engager un mouvement de transformation de l’Etat et des collectivités locales, avec les citoyens et les agents publics. Nous soutiendrons les économies efficaces, pas les régressions sociales : non aux économies de dépense qui conduisent à des reculs pour la Sécurité sociale ou à la panne de l’investissement public!
    -Défendre l’égalité des territoires par un socle de droits (le "bouclier"), une relance des économies locales, un remaillage des services publics sur deux piliers : l’éducation et la santé.

    5- Pour une revitalisation exigeante de la démocratie française. Un sentiment d’abandon exaspère aujourd’hui de nombreux Français. Ils se sentent oubliés, incompris, pas écoutés. Pour écouter les citoyens et mobiliser la société, nous devons inventer des formes participatives nouvelles.
    Le pays ne se sent pas représenté, encore plus quand le Parlement n’est pas entendu. La nouvelle étape doit retrouver les droits et les devoirs du Parlement. Notre majorité sera plus soudée, si elle inaugure des manières modernes de préparer les grandes décisions et de délibérer.
    Si nous ne laisserons pas s’installer de faux clivages entre les « cigales » et les « fourmis », nous savons aussi que jamais la France ne se redressera dans l’austérité et en laissant exploser le chômage et les inégalités.
    Nous faisons le choix d’une politique qui marche. Nous recherchons l’équilibre entre les salariés et les entreprises et entre les efforts et la justice, pour toutes les composantes de la société.
    Refusant la fuite en avant façon Sarkozy, nous choisissons l’efficacité pour mener les politiques d’investissement, la transformation de l’Etat, l’innovation publique.
    Les Français n’ont pas changé depuis le 6 mai 2012, ils sont déçus. Ils ne sont pas versatiles, ni ralliés à l’UMP qui n’a rien d’autre à proposer que la dérégulation et l’austérité. Il est impératif d’exprimer une vision claire et offensive du futur de la France et de son rôle en Europe. Les Français ont le sentiment que la politique qu’ils avaient choisie n’est pas assumée. Ils nous l’ont dit dans les urnes. Il faut maintenant passer des urnes aux choix et, pour nous, des mots aux actes. Les temps qui viennent sont pour tous, et pour chacun d’entre nous, une épreuve de vérité.

    Liste des parlementaires et responsables socialistes signataires

    Amirshahi Pouria, Assaf Christian, Balas Guillaume, Bapt Gérard, Bardy Serge, Bataille Christian, Baumel Philippe, Baumel Laurent, Beres Pervenche, Blazy Jean-Pierre, Bleunven Jean-Luc, Bouillon Christophe, Bourguignon Brigitte, Bouziane Keira, Bruneau Isabelle, Bui Gwenegan, Carrey-Conte Fanélie, Chabanne Nathalie, Chauvel Dominique, Cherki Pascal, Clément Jean-Michel, Cottel Jean-Jacques, Coutelle Catherine, Crozon Pascale, Daniel Yves, Destans Jean-Louis, Doucet Philippe, Doucet Sandrine, Dufau Jean-Pierre, Dumont Laurence, Dussopt Olivier, Eckert Christian, Emmanuelli Henri, Féron Hervé, Ferrand Richard, Gaillard Geneviève, Germain Jean-Marc, Gille Jean-Patrick, Goldberg Daniel, Gourjade Linda, Guedj Jérôme, Guittet Chantal, Hammadi Razzy, Hanotin Mathieu, Hurel Sandrine, Jalton Eric, Janquin Serge, Juanico Régis, Kalfon François, Kalinowski Laurent, Kemel Philippe, Khirouni Chaynesse, Lambert Jérôme, Le Bris Gilbert, Le Dissez Viviane, Lefait Philippe, Lemorton Catherine, Leonard Christophe, Leroy Arnaud, Lesage Michel, Lesterlin Bernard, Lienemann Marie-Noëlle, Linkenheld Audrey, Lousteau Lucette, Maggi Jean-Pierre, Mallé Jean-Philippe, Marcel Marie-Lou, Marsac Jean-René, Maurel Emmanuel, Muet Pierre-Alain, Noguès Philippe, Olivier Maud, Paul Christian, Potier Dominique, Pouzol Michel, Reynaud Marie-Line, Robiliard Denys, Romagnan Barbara, Sebaoun Gérard, Sommaruga Julie, Tallard Suzanne, Travert Stéphane, Troallic Catherine, Valax Jacques, Vergnier Michel, Zanetti Paola

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    2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 15:12

    La sénatrice PS de Paris Marie-Noëlle Lienemann était ce mercredi 2 avril 2014 l'invitée du Talk Orange-Le Figaro.Elle indique qu'en l'absence d'un nécessaire changement de cap de la politique de l'exécutif, elle n'est pas certaine de pouvoir voter la confiance au nouveau gouvernement.

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    2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 14:52

    Regards.fr - Nathanaël Uhl - 1er avril 2014

    Réunies lundi, les gauches du Parti socialiste commencent à évoquer des conditions à un soutien au gouvernement à venir. Pacte de responsabilité, Europe et fiscalité figurent au menu des inflexions politiques attendues. Ce qui n’empêche pas Benoît Hamon et Arnaud Montebourg de soutenir Manuel Valls.

    5 debats divisent PS«À titre personnel, je trouve le pari de Hollande complètement dingue.» Ce collaborateur d’un parlementaire Maintenant la Gauche ne mâche pas ses mots après l’annonce du remplacement de Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls à la tête du gouvernement. Lundi, dans la journée, les différentes composantes des gauches du PS – proches de Martine Aubry, membres d’Un monde d’avance (Henri Emmanuelli et Benoît Hamon), proches d’Arnaud Montebourg et membres de Maintenant la gauche – se sont retrouvées à l’Assemblée nationale. Elles ont évoqué les conditions de soutien au gouvernement dont Manuel Valls aura la charge. «Après les municipales, on ne fera pas de chèque en blanc, martèle Razzy Hammadi, député de la Seine-Saint-Denis et proche de Benoît Hamon. En l’état, le soutien au gouvernement n’est pas acquis.»

    Motion de défiance

    Déjà, les gauches du Parti socialiste s’étaient rassemblées – une première – le 10 février sous l’appel "Il n’y a pas qu’une seule politique possible". Ce texte bâti par Un monde d’avance et Maintenant la gauche avait reçu le soutien des amis d’Arnaud Montebourg, mais aussi de ceux de Stéphane Hessel (lire "Au PS, la fronde gagne les proches de Montebourg"). Leur grogne a gagné des rangs à l’occasion de la campagne municipale. Razzy Hammadi explique : «Ceux qui, comme moi, on fait beaucoup de terrain ont vécu en temps réel les soubresauts provoqués par les mesures du gouvernement». Du coup, selon Marie-Noëlle Lienneman, animatrice de Maintenant la gauche, «les actes politiques de Manuel Valls ne permettent pas de penser qu’il constitue la réponse adéquate au signal envoyé par les Français».

    À l’offensive depuis plusieurs semaines, le trio Jérôme Guedj, Marie-Noëlle Lienneman et Emmanuel Maurel a déjà publié un appel au «sursaut» à l’intention du président de la République. Il a été rejoint, et ce n’est pas rien, par Julien Dray – dont la proximité avec le président de la République est de notoriété publique.

    Au cœur de la «conditionnalité de (leur) soutien», la cinquantaine de parlementaires socialistes réunis lundi font figurer une «action offensive sur les questions européennes», notamment une remise en cause de la politique de l’euro fort. La question fiscale, aussi, ferait partie des conditions mises au soutien apporté, éventuellement, au nouveau gouvernement. Enfin, le Pacte de responsabilité cristallise encore les positions. «On ne veut pas revivre le fiasco du crédit d’impôt compétitivité emploi, sans aucune contrepartie», explique Razzy Hammadi. Un texte officiel sera rendu public ce mercredi, si tout ce petit monde parvient à se mettre d’accord.

    Sous conditions

    Nos interlocuteurs refusent, pour l’heure, de préciser quelle forme pourrait prendre leur opposition si les «conditions» n’étaient pas remplies : vote contre ou abstention. Comme d’habitude, beaucoup dépendra des rapports de force internes. «Je ne vais pas donner le résultat avant que le match ne soit joué», précise encore ce collaborateur parlementaire. Sur son site, Pouria Amirshahi, remuant député des Français de l’étranger, est plus clair : si des changements substantiels ne sont pas constatés, il «appelle les parlementaires de la majorité, mais aussi les socialistes dans leur ensemble, à assumer leurs responsabilités» et annonce son «refus de voter une confiance que les Français eux-mêmes n’ont pas voulu accorder».

    Reste que si les gauches, au sens large, du PS conditionnent leur soutien au gouvernement à venir, il ne faut pas y voir un rejet unanime de la personne Manuel Valls au motif de ce qu’elle incarnerait politiquement. Sauf du côté de Maintenant la gauche. Ainsi, l’ancien ministre de l’Intérieur a-t-il reçu le soutien d’Arnaud Montebourg, ce mardi matin sur France Inter. Mettant en avant une convergence basée «sur une vision eurocritique», le ministre du redressement productif a estimé que «le choix de Manuel Valls est celui d’un gouvernement de combat». Les deux hommes semblent s’être rapprochés depuis leurs vifs affrontements lors de la primaire des socialistes. Une «complicité» assumée côté Montebourg, mais qui ne serait pas dénuée d’arrière-pensées. «Arnaud considère que Valls n’est pas vertébré politiquement et qu’il pourra le manipuler plus facilement», explique un cadre de Maintenant la gauche, sous couvert d’anonymat.

    Benoît Hamon, lui aussi, soutient le futur Premier ministre. Il est d’ailleurs pressenti à l’Éducation nationale, à l’heure où ces lignes sont écrites. À croire que, au sein des gauches du PS aussi, il y aurait une «grille de lecture gouvernementale» et une «grille de lecture parlementaire».

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    2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:57

    Vonews.fr - mardi 1er avril 2014

    Manon-Comte-voeux-e1392156742905.jpgRéagissant aux résultats des municipales, les Jeunes socialistes du Val-d'Oise appellent à un changement de cap du gouvernement en réaction à la «vague bleue» qui a touché le département. «Ce sévère revers constitue un message clair à l'adresse de notre gouvernement et de sa politique», estiment-ils.

    logo_MJS_95.jpgDésormais, le MJS appelle à une réaction de François Hollande. «Le président de la République ne doit pas se tromper dans le sens du message envoyé aux soirs des 23 et 30 mars derniers», estime-t-il. Et d'ajouter : «Il faut retrouver l'esprit du Bourget qui a amené le Parti Socialiste au pouvoir en 2012. C'est un changement de cap, et non de méthode, qui est aujourd'hui réclamé par l'ensemble de l'électorat de gauche».

    Revenant sur les élections sur le Val-d'Oise, les Jeunes socialistes se félicitent cependant de voir certaines grandes villes «conserver leur rôle de bouclier social face à la crise», à l'image de Cergy, Gonesse, Saint-Ouen-l'Aumône, Sarcelles, Villiers-le-Bel, Bezons, Goussainville, Montigny-lès-Cormeilles et Vauréal.

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    30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 19:05

    article maurel

    Monsieur le Président,

    La défaite est sévère. Son ampleur, son impact sur tout le territoire en dépit du travail de qualité des élus locaux, témoigne d’une volonté des électeurs de gauche de sanctionner les choix politiques engagés depuis le début du quinquennat.

    Ce soir, c’est toute la gauche qui est pénalisée.

    Mais plus que nos partenaires écologistes ou communistes, ce sont les candidats socialistes qui subissent le plus durement le désaveu des urnes.

    L’exécutif ne peut rester sourd au message des électeurs. Rien ne serait pire que de relativiser la gravité de la défaite. Rien ne serait plus dangereux que de se tromper dans l’analyse des causes de celle-ci. Le problème n’est pas « méthodologique », il est politique. Le sujet central n’est pas la demande d’autorité, il est le refus de l’austérité. Il ne s’agit pas d’ « envoyer des signaux de gauche » à notre électorat, il faut changer de cap.

    Monsieur le Président,

    logos partisVous aviez fait du « redressement dans la justice » le mot d’ordre de votre campagne présidentielle. A juste titre, vous aviez pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Vous aviez porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Vous aviez rappelé avec force que « l’âme de la France, c’est l’égalité ».

    Deux ans après, cette analyse nous paraît toujours aussi pertinente. Force est de constater que, parfois, les actes ont démenti les paroles. Certes, des réformes salutaires ont été entreprises. Certes, personne ne méconnaît la gravité de la crise et le lourd bilan laissé par Nicolas Sarkozy. Certes, l'éradication du chômage de masse requiert du temps et de la constance. Mais, comme nous le faisons inlassablement depuis des mois, nous vous exhortons à changer de cap.

    Augmentation de la fiscalité indirecte, flexibilisation du marché du travail, réduction à marche forcée des déficits publics, baisse massive du coût du travail : nous ne contestons pas seulement ces solutions parce qu'elles risquent de fragiliser notre modèle social et nos services publics, nous les contestons parce qu'elles s'avèrent inefficaces pour relancer l'activité économique !

    Comme vous, nous pensons que les Français attendent avant tout des résultats en matière d’emploi. Comme vous, nous pensons que nous serons jugés sur notre capacité à améliorer concrètement les conditions d’existence du plus grand nombre.

    Aujourd'hui, c'est le pragmatisme qui impose d’être audacieux !

    Parce que la chance sourit aux audacieux, parce que la France n’est jamais aussi grande que dans le sursaut, il est possible de démentir les résignés, les fatalistes et les pessimistes. Il n'y a pas qu'une seule politique possible.
    Pour réussir une nouvelle étape du quinquennat, il faut remplir trois conditions.

    1) A l’échelon européen, il est temps de desserrer l’étau des contraintes du pacte de stabilité. Concrètement, il s’agit dès demain d’engager le rapport de force avec la Commission en lui notifiant non seulement l’impossibilité, mais surtout le refus respecter dans les délais les critères de déficit restrictifs qu’elle nous assigne. La réduction à marche forcée des déficits publics érigée en dogme est absurde en période de croissance atone, alors que c’est précisément l’investissement, et singulièrement l’investissement public qui soutient l’activité. L’austérité conduit l’Europe vers l’abîme tant elle réduit les protections de ses citoyens sans aboutir à un autre résultat qu’un dumping social qui ne dit pas son nom. La politique monétaire est aujourd'hui plus un handicap qu'un atout, le libre-échange généralisé nous affaiblit. Les Français se moquent d’être présentés comme les mauvais élèves de l’Europe libérale. Au contraire, ils plébisciteraient un gouvernement qui se donne comme objectif d’être l’acteur déterminé de la réorientation du projet européen. Proposer un autre chemin pour l’Europe, jeter les bases d’une coalition progressiste contre l’austérité, voilà une façon de "réenchanter le rêve français".

    2) Sur le plan intérieur, le temps est venu d'un tournant économique majeur. Plutôt qu’à la « politique de l’offre » et qu’aux coupes massives dans les dépenses publiques, la priorité doit revenir à la croissance, à l'emploi, au redressement productif. A l'évidence, la transition écologique doit en être le fil conducteur.

    Le pacte de responsabilité est mort-né. Prenons acte de la position intransigeante du MEDEF qui refuse toute contrepartie pour le monde du travail. Désormais minoritaire chez les syndicats de salariés, extrêmement coûteux pour les finances publiques, le « pacte » n’est pas aujourd’hui le « grand compromis social » que vous aviez souhaité.

    N'ayons pas peur d’abandonner cette voie. La mobilisation générale pour l’emploi passe par la relance de l'investissement public et par celle de la consommation.

    Car il est urgent d'agir pour le pouvoir d'achat. La réforme fiscale est évidemment un outil pour améliorer le quotidien des Français les plus modestes. Mais l'augmentation substantielle du SMIC lors de sa revalorisation annuelle, le dégel des salaires des fonctionnaires, la revalorisation des petites retraites nous paraissent tout aussi nécessaires

    3) De même qu’il n’y aura pas de redressement sans justice, il n’y aura pas de réussite de la gauche si elle ne parvient pas à se rassembler.

    Le changement ne peut devenir une réalité sans la prise en compte des aspirations de la majorité sociale à laquelle nous devons notre majorité politique acquise en 2012. Pour le traduire en actes, la gauche ne réussira qu’avec un nouveau pacte majoritaire qui rassemble au service de la France toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la défaite de la droite lors de la dernière campagne présidentielle.

    Mais au-delà de la gauche, c'est au profond malaise qui traverse notre pays qu'il faut aujourd’hui répondre. Comme à chaque période décisive de son histoire, la France peut retrouver le meilleur d'elle-même en s’inspirant des principes qui font la force et la singularité de son modèle républicain. Respect de la souveraineté populaire, défense de notre modèle social, promotion de l’égalité : en cette « année Jaurès », la République sociale reste un projet fédérateur. Ce projet, il vous appartient de le faire vivre.

    1545200_663017537081820_996376821_n.jpgNous espérons que vous aurez compris cette adresse comme une contribution franche et constructive, tournée vers un seul objectif : la réussite de votre quinquennat, celle de la gauche, celle de la France.

    Pour Maintenant la Gauche
    Emmanuel Maurel
    Marie-Noëlle Lienemann
    Jérôme Guedj
    Paul Quilès, ancien ministre,
    et les membres du Bureau national du PS : Julien Dray, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Marianne Louis, Jonathan Munoz, Jean-François Thomas

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    18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 09:54

    Beaumont_Job_Maurel_21_mars_2014.jpg

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    17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:36

    Persan_Maurel_Rinaldelli_17-03-2014.jpg

    Venez nombreux salle Marcel-Cachin à 20h30, Place Salvador-Allende

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