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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 16:00

NOUS SOMMES SOCIALISTES et nous aimons Bezons. Nous nous sommes engagés pour notre ville. Dès la campagne du 1er tour des élections municipales, nous avons fait le choix de soutenir Dominique Lesparre. Sa liste est arrivée en tête. Nous sommes plus que jamais convaincus que ce choix est le bon !
Depuis, les autres listes ont commis des tractations lamentables. Nous vous avions prévenus dès décembre qu'il n'y avait rien à attendre de Mme Nessrine Menhaouara ; elle vient à nouveau de le démontrer.
Motivée par ses seules ambitions personnelles, elle a fusionné avec la liste soutenue par le parti de Macron et une partie de la droite. Cette élue sortante qui a soutenu tous les projets municipaux qu'elle dénonce a ainsi vendu ses « convictions » pour tenter d'accéder au pouvoir. Elle n'a pas d'autres motivations et ce sont les Bezonnais.e.s qui en feront les frais.

Pour Bezons nous voulons :
 Une ville de gauche qui porte toujours haut ses valeurs de solidarité : cantine gratuite pour tous, plus de moyens pour le centre d’action sociale, maison des Femmes, moyens aux associations renforcés ;
 Une ville qui continue à se moderniser, où on pourra faire ses courses, se divertir, s’épanouir, faire du sport, boire un verre ou aller au restaurant entre amis ;
 Une ville qui donne sa place à chacun : logement pour tous, privé et social, de qualité, nouvelles crèches, écoles rénovées ;
 Une ville qui rayonne, attirant de nouvelles entreprises, de nouveaux emplois dont pourront bénéficier tous les Bezonnais ;
 Une ville qui poursuit sa transition écologique, avec de nouveaux espaces verts et un parc Bettencourt rénové, de nouvelles pistes cyclables, des bâtiments neufs aux dernières normes écologiques.

LE 28 JUIN 2020, PAS D'HÉSITATION, PAS DE DISPERSION, POUR UNE VILLE SOLIDAIRE, DYNAMIQUE & PLUS VERTE,

VOTONS « AVEC DOMINIQUE LESPARRE, VIVONS BEZONS »

Pierre BORDAS, conseiller municipal et ancien adjoint au maire ; Philippe NGWETTE, ancien adjoint au maire et ancien secrétaire de la section PS de Bezons ; Martin LOLO, adjoint au maire ; Philippe CLOTEAUX, ancien adjoint au maire ; Marie-Christine PASQUET-GRELET, ancienne conseillère municipale ; Farid BERKANE, ancien adjoint au maire ; François MOTAY, ancien conseiller municipal ; Martine COURBEZ, ancienne conseillère municipale ; Patrick BREUNEVAL, ancien conseiller municipal et ancien secrétaire de la section PS de Bezons ; Idriss BROUKSY, ancien conseiller municipal ; Marie-Lucile FAYE, ancienne conseillère municipale ; Luabeya MUTAMBAYGaétan GUIBERT et Yves GRELET, militants socialistes ; Frédéric FARAVEL, ancien membre du conseil national du PS et coordonnateur national adjoint des pôles thématiques de la Gauche Républicaine & Socialiste...

Les instances nationales et départementales de la Gauche Républicaine & Socialiste se joignent également à cet appel.

téléchargez le tracts des socialistes de Bezons pour soutenir la liste de Dominique Lesparre (juin 2020)

Tract des socialistes bezonnais en faveur de la liste "Avec Dominique Lesparre, vivons Bezons" (juin 2020)
Tract des socialistes bezonnais en faveur de la liste "Avec Dominique Lesparre, vivons Bezons" (juin 2020)

Tract des socialistes bezonnais en faveur de la liste "Avec Dominique Lesparre, vivons Bezons" (juin 2020)

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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 15:54

Le dimanche 28 juin 2020 se tiendra le second tour des élections municipales. Après deux mois et demi d'écart, et de lutte contre la pandémie de COVID-19 pendant laquelle le Maire de Bezons et son équipe n'ont pas ménagé leur énergie pour soutenir et accompagner les Bezonnais, nous voulons réaffirmer avec force que nous soutenons la liste Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons qu'il conduit.

Nous sommes engagés aux côtés de Dominique Lesparre, Florelle Prio qui mènent une équipe de rassemblement au service de la solidarité, de la justice sociale, du renouveau de la ville et de l'environnement. Une équipe de gauche qui répond aux besoins concrets des Bezonnais.e.s dans laquelle sont engagés nos camarades Frédéric Faravel et Martin Lolo.

Pour Bezons, la liste que nous soutenons propose :

👐🏻 Une ville de gauche qui porte toujours haut ses valeurs de solidarité : cantine gratuite pour tous, plus de moyens pour le centre d’action sociale, maison des Femmes, moyens aux associations renforcés ;

🍻 Une ville qui continue à se moderniser, où on pourra faire ses courses, se divertir, s’épanouir, faire du sport, boire un verre ou aller au restaurant entre amis ;

👨‍👩‍👧‍👦 Une ville qui donne sa place à chacun : logement pour tous, privé et social, de qualité, nouvelles crèches, écoles rénovées ;

🛠🧰 Une ville qui rayonne, attirant de nouvelles entreprises, de nouveaux emplois dont pourront bénéficier tous les Bezonnais ;

🌳 Une ville qui poursuit sa transition écologique, avec de nouveaux espaces verts et un parc Bettencourt rénové, des berges de Seine toujours mieux aménagées, de nouvelles pistes cyclables, des bâtiments neufs aux dernières normes écologiques.

Nous appelons les électeurs du premier tour et tous les abstentionnistes à se mobiliser pour apporter leur voix quel que soit leur vote du premier tour sur la liste Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons. Personne ne doit se laisser abuser par celles et ceux qui se prétendent de gauche mais menacent de faire basculer la ville de Bezons à droite par leur maintien ou en fusionnant avec elle : nous appelons EELV et le Parti Socialiste a désavoué la liste conduite par Nessrine Menhaouara qui a fusionné avec LREM et le centre droit. La preuve est faite, après qu'elle a mené campagne avant le premier tour sur des modes clientéliste et communautariste et dénonçant les réalisations qu'elle a pourtant soutenu durant tout le mandat précédent, que cette candidate n'a aucune conviction, que l'intérêt des Bezonnais.e.s ne l'intéresse pas et qu'elle n'est motivée que par sa seule ambition personnelle. Elle ne mérite pas de représenter la gauche. C'est un danger pour Bezons et ses habitants.

🔴 LE 28 JUIN, PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER !

VOTEZ ET FAITES VOTER POUR

Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons !

La Gauche Républicaine & Socialiste soutient Dominique Lesparre à #Bezons pour le dimanche 28 juin 2020La Gauche Républicaine & Socialiste soutient Dominique Lesparre à #Bezons pour le dimanche 28 juin 2020
La Gauche Républicaine & Socialiste soutient Dominique Lesparre à #Bezons pour le dimanche 28 juin 2020La Gauche Républicaine & Socialiste soutient Dominique Lesparre à #Bezons pour le dimanche 28 juin 2020La Gauche Républicaine & Socialiste soutient Dominique Lesparre à #Bezons pour le dimanche 28 juin 2020
La Gauche Républicaine & Socialiste soutient Dominique Lesparre à #Bezons pour le dimanche 28 juin 2020La Gauche Républicaine & Socialiste soutient Dominique Lesparre à #Bezons pour le dimanche 28 juin 2020La Gauche Républicaine & Socialiste soutient Dominique Lesparre à #Bezons pour le dimanche 28 juin 2020
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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 16:52
Il n’y a plus de véritable politique de l’emploi en France.

Celle-ci se confond depuis maintenant de nombreuses années avec l’idée simpliste qu’il suffirait de baisser les coûts de production pour que le taux de chômage diminue. On assiste ébahi à un empilement de mesures visant à réduire le « coût » du travail (CICE, Pacte de responsabilité etc.) sans que cela ait le moindre effet pérenne sur le marché de l’emploi.

Cette non-politique a en revanche des conséquences directes et franchement absurdes sur notre appareil productif : multiplication des plans de réductions des effectifs, recours excessifs à la sous-traitance, développement d’emplois atypiques favorisant la précarité (CDD, interim, etc.).

Plutôt que de continuer dans cette voie la crise actuelle nous fournit l’opportunité d’entamer une bifurcation digne de ce nom, de rompre avec l’idée malsaine et faussée selon laquelle le travail est un coût qu’il faut baisser.

Rappelons-le, le travail n’est ni un coût ni une marchandise comme les autres.

Il est un investissement et constitue, au même titre que la monnaie, l’une des conditions indispensables de l’échange économique. Parler du coût du travail a donc aussi peu de sens que de parler du coût de la monnaie et est révélateur du renversement sémantique à l’œuvre depuis 30 ans qui vise à culpabiliser les travailleurs.

Leur précarisation croissante n’a par ailleurs jamais été une solution au chômage de masse. Au lieu de favoriser l’émergence d’un cercle vertueux dans lequel l’efficacité économique serait directement corrélée à la stabilité de l’emploi et à une revalorisation des salaires, les partisans de la « flexisécurité » pratiquent la dynamique inverse et créent de véritables trappes à pauvreté desquelles il sera particulièrement complexe d’extraire les travailleurs précarisés.

L’enjeu est donc de taille : il ne s’agit rien de moins que de construire une nouvelle stratégie économique orientée vers une véritable transition sociale et écologique dont les deux piliers seraient l’investissement dans des emplois de qualité et la réduction du temps de travail.

Contrairement donc à l’idéologie libérale, la baisse d’un prétendu « coût » du travail ne constitue pas un levier d’action adéquat. Une politique de l’emploi digne de ce nom ne pourra jamais se contenter d’une telle chimère ; elle doit se construire sur une série d’instruments allant de la politique industrielle au marché du travail en passant par l’éducation et la formation professionnelle. Et tous ces instruments doivent être animés par un objectif partagé : celui d’un appareil productif qui valorise des emplois plus qualifiés et de meilleure qualité.

L’urgence sociale et écologique nous force à tourner la page d’un hyperproductivisme low-cost qui ne survit que par la compression des coûts et la précarisation des travailleurs. La crise sanitaire du Covid-19 a d’ailleurs fait rejaillir le problème fondamental de l’utilité sociale des emplois :

Comment ne pas s’insurger devant le traitement réservé à celles et ceux qui ont fait tourner le pays pendant ces deux derniers mois (personnels hospitaliers, ouvriers du bâtiment, travailleurs des services publics, conducteurs de métros et de bus etc…) ?

La question de la répartition du travail se pose également avec une intensité croissante.

Révolution numérique et persistance du chômage nous mettent face au défi de trouver une configuration du marché de l’emploi qui ne soit excluante pour personne. Le risque d’une société à deux vitesses où cohabiteraient des citoyens intégrés par le travail et d’autres vivant à sa marge existe bel et bien et montre l’impérieuse nécessité de relancer une dynamique d’aménagement et de réduction du temps de travail.

Faire le pari de l’emploi c’est également viser sa juste répartition :

Le passage au 39h a entraîné la création de 145 000 emplois sur trois ans, avec les 35h il s’agit de 350 000 sur quatre ans. Certes la réduction du temps de travail n’est pas une fin en soi, elle doit s’accompagner d’une réflexion plus large sur la place du travail dans notre société, il n’en reste pas moins qu’elle constitue une politique de l’emploi redoutablement efficace quand elle est bien menée.

Face à la faillite sociale, économique et écologique du néolibéralisme il est encore temps d’engager nos politiques de l’emploi vers un futur plus souhaitable et soutenable, vers une vision qualitative de la production économique qui soit respectueuse des travailleurs et de l’environnement.

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 11:48

Ça y est, Ils ont tout compris !

Après 3 mois de résistance face au virus, au bout d’un engagement et d’un épuisement total, les soignants sont entendus et récompensés.
Le gouvernement autorise le don d’une journée de congé pour les soignants.
Si on ajoute les médailles et les primes inégalement distribuées, on ne voit vraiment pas ce qu’ils leurs faut de plus !
Voici en quelques mots l’intégralité de la vision politique de la santé du gouvernement.

Et pourquoi pas un tirage spécial du LOTO, ou alors la vente de timbres à l’effigie de l’hôpital ou l’édition d’un guide pratique pour ne pas tomber malade et ne pas surcharger les lits hospitaliers et ainsi permettre la rentabilité de la santé. « soyez responsables, ne vous soignez pas ! »

Parce que pour ce gouvernement, la santé n’est qu’un problème de rentabilité !

L’appel à manifester le 16 juin est légitime, démocratique et responsable.

Légitime, parce que porté par un combat qui dure depuis de nombreux mois, suivi par une majorité de professionnels de la santé, en détresse et en situation de maltraitance institutionnelle et soutenu par la population.

Démocratique, parce que dans une période où les lois d’urgence confinent la représentation nationale, seule la voix de la rue peut se faire entendre.

Responsable, parce que la crise sanitaire que nous traversons n’a été gérée que par le dévouement et l’inventivité des soignants et de tous ceux qui sont désormais connus sous l’appellation des premiers de corvée pendant que le gouvernement continuait ses mensonges au sujet des masques et des tests.

La réponse du gouvernement à cet appel à manifester est portée par ses préfets : Interdiction de manifester !

Il n’y a rien de plus anticonstitutionnel que cette réponse autoritaire et nous ne pouvons nous y résoudre. 

Parce que la santé ne peut se jouer à la loterie, parce que les soignants ne veulent pas la charité mais la solidarité de tous, parce que nos vies valent mieux que leurs profits, la Gauche Républicaine et Socialiste propose aux Français, plutôt que de donner un jour de congé aux soignants, de poser une RTT le 16 juin et de venir manifester aux côtés des professionnels de la santé pour enfin acter que la santé est un bien commun et que l’hôpital public en est son instrument.

Le 16 juin, en responsabilité, et en respectant les gestes barrières, nous devons faire corps solidaire pour sauver l’hôpital et lutter contre le virus de la financiarisation de la santé. 

La Gauche Républicaine et Socialiste appelle toutes celles et tous ceux qui ont applaudi les soignants le soir à leur fenêtre pendant le confinement à rejoindre les manifestations dans la rue le 16 juin aux côtés des soignants.

Le 16 juin, manifestons avec les Soignants !
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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 07:00
Technocratie et théorie du ruissellement en mode sanitaire!

La crise Covid19 a d’une certaine façon remis les pendules à l’heure et a permis de mettre sur le devant de la scène les difficultés de moyens du système de santé.

Portée depuis de longs mois par les professionnels de santé et soutenue par une large partie de la population, la lutte pour stopper l’hémorragie de l’hôpital public, et avec lui l’ensemble du système de soins pourra-t-elle trouver une issue à l’occasion de ce SEGUR ?

A observer la composition des différentes commissions, on peut raisonnablement en douter !

Le collectif inter urgence, fer de lance des revendications durant la longue grève de la majorité des services d’urgence n’est pas invité aux débats, sous prétexte de ne pas avoir de représentation catégorielle.

De même, des pans entiers de la représentation de l’offre de soins ne sont pas présents. C’est aussi le cas de la représentation des associations de malades.

Cette sous représentation en dit long sur les méthodes d’Olivier VERAN et d’Emmanuel Macron et sur leur application d’une politique de classes

C’est le retour des premiers de cordée.

«  laissez nous discuter entre nous, le reste ruissellera »

Cette incapacité à instaurer une horizontalité constructive est symptomatique d’un pouvoir qui ne souhaite pas changer l’ordre des choses.

Comment imaginer remettre à plat un secteur aussi déterminant pour l’avenir de la nation si on n’écoute pas tous ses acteurs ? Qu’en est il du secteur médico-social ? De nos EHPAD ? De la médecine de ville ? Un médecin hospitalier peut il bien faire s’il n’est pas accompagné du corps infirmier et de celui des aides soignants ?,

Pourtant, l’intitulé des commissions, «Transformer les métiers et revaloriser ceux qui soignent», «Définir une nouvelle politique d’investissement et de financement au service des soins», «Simplifier radicalement les organisations et le quotidien des équipes» et «Fédérer les acteurs de la santé dans les territoires au service des usagers» n’appelait il pas à une concertation large ?

Sur la méthode, on se rapproche de l’organisation du grand débat, à la suite du mouvement des gilets jaunes, avec l’instauration d’un cirque médiatique sur 7 semaines sans rien savoir du processus de construction des décisions .

Pour trouver un consensus large avec une représentation étriquée, le choix de nommer Nicole Notat, ancienne représentante de la CFDT, indique plutôt des positions tièdes et bienveillantes à l’égard du gouvernement qu’un véritable plan d’investissement pour la santé.

Il n’est pas trop tard pour changer de méthodes et c’est pourquoi la Gauche Républicaine et Socialiste invite le gouvernement à appeler tout le monde autour de la table et ainsi permettre de dégager un plan d’investissement massif pour l’hôpital et plus généralement pour le système de soins. Celui ci devra passer par une politique de recrutement sans précédent et de revalorisation des salaires, pour tous les acteurs de la santé. Nous ne pouvons ignorer les 29000 morts dus au Covid19 malgré le dévouement sans faille de tout le personnel soignant et continuer d’ignorer la tension du système et la fatigue de ses acteurs.

Pour reprendre le discours guerrier présidentiel, nous ne pouvons pas avoir de héros sans lendemain, il faut donc libérer l’hôpital de son carcan austéritaire.

SEGUR de la santé: Attention à l’arnaque !
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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 13:50
Une bonne nouvelle mais sous quelles conditions ?

Nul ne l’ignore : le « secteur culturel » a été particulièrement fragilisé par la période de confinement. Ses structures seront durablement affaiblies et ses artistes et professionnelles risquent d’être durablement précarisés.

Les réouvertures de tous les musées et monuments (le 2 juin), des salles de spectacles (le 2 juin sauf pour l’Île-de-France, le 22 juin) et des salles de cinéma (le 22 juin), qui s’ajoutent aux réouvertures de toutes les librairies semble le signe d’un imminent retour à la normale du secteur culturel.

En réalité, il n’en est rien.

D’abord, parce que la situation personnelle et générale des artistes, des techniciens et de tous les professionnels faisant vivre ce secteur reste dans une grande incertitude. Les inciter à « enfourcher le tigre » ne peut faire oublier l’indigence des réponses de moyen et long terme.

L’annonce des réouvertures ne signifie en aucun cas le retour à une activité normale. Les conditions sanitaires de reprises, précisées dans des vade mecum parfois abscons communiqués par le gouvernement, ne permettront qu’une reprise partielle des activités et imposeront des jauges très réduites et des contraintes fortes pour les publics présents, nécessairement limités. Aux dernières nouvelles, tous les grands festivals de l’été restent annulés, ce qui a des conséquences très lourdes pour les nombreux saisonniers qui en dépendent.

Pour les artistes et techniciens relevant du régime de l’intermittence, la prétendue « année blanche » n’est qu’une réponse partielle car leurs indemnités chômage sont pensées comme un complément de leurs activités ponctuelles rémunérées et ne sont donc pas d’un montant comparable à celles du régime général. Cette réponse n’empêchera donc pas une grande détresse sociale à très court terme, sans oublier tous les professionnels qui n’y sont pas éligibles.

Pour les structures, les contraintes sanitaires vont peser lourd sur l’activité (et nul ne se plaindra d’apporter sa contribution à la lutte contre la pandémie) et la reprise annoncée semble être plus justifiée par une fin du chômage partiel indemnisé par l’Etat que pas une prise de conscience de l’importance de ces lieux et de ce qu’ils y font pour le vivre ensemble.

Car ce gouvernement ne comprend pas ce que sont les arts et la culture et leur importance dans la construction d’un imaginaire qui nous lie. Dès le début du confinement, la principale réponse du ministère de la culture fut de créer un site internet d’agrégation de « contenus culturels » baptisé « culture chez nous », sans que cet oxymore ne frappe les esprits. Non, la culture chez soi, seul, ce n’est déjà plus de la culture, c’est de la consommation … et peu importe pour les marchands de « biens culturels » que cette consommation soit individuelle ou collective.

A contrario, cela nous importe. Durant ces semaines, pour la première fois dans l’histoire de notre civilisation, nous n’avons pu nous retrouver ensemble face à des œuvres, singulièrement celles du spectacle. Aucune pandémie n’avait jamais eu cette conséquence.

L’heure est à l’action pour que la reprise partielle permette à un secteur dévasté de retrouver l’espoir d’une renaissance.

Celle-ci passera nécessairement par un renouveau et un renforcement des politiques culturelles alors que l’on ne peut que craindre que ce gouvernement les abandonne au secteur marchand.

Ce doit être une des feuilles de route pour le monde d’après que nous voulons construire. Sans tarder !

Réouverture des lieux culturels
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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 07:00

Voici quelques jours, George Floyd est mort d’asphyxie suite à une interpellation particulièrement musclée de la part de policiers. Ce n’est pas une première aux États-Unis où les violences policières causent de manière bien plus fréquente que dans d’autres démocraties des décès nombreux.

Cette fois encore, cette interpellation musclée et mortelle se double d’un contexte raciste, puisque le policier causant la mort était blanc, le citoyen interpellé et décédé étant noir. Les très nombreux cas similaires nous rappellent à quel point le racisme est profondément inscrit dans la société américaine, héritage de l’esclavage puis de la ségrégation officiellement qui ne prit fin qu’un siècle plus tard.

Aujourd’hui encore, la politique sécuritaire et pénitentiaire américaine font des personnes de couleur noire les premières « cibles » d’un appareil judiciaire connu pour être un miroir déformant des inégalités sociales. Cinquante années d’affirmative action n’auront pas permis – au-delà de la constitution d’une bourgeoisie et d’une petite classe moyenne supérieure noire – de rétablir un peu de justice sociale en direction de cette partie de la population américaine, qui souffre d’une somme de handicaps sociaux et économiques sans véritable commune mesure avec son poids réel au sein du peuple américain. La structuration profondément communautariste de la société américaine a fait l’objet d’études nombreuses, sur lesquelles nous ne reviendrons pas ici. Rappelons cependant qu’une partie de la violence et des crimes dont est victime la communauté noire est le fait de certains de ses membres.

La mort violente de George Floyd aura été une nouvelle étincelle jetée une fois de plus sur la poudrière raciste des Etats-Unis d’Amérique. Plus encore que précédemment – on se souvient du mouvement #BlackLivesMatter voici quelques années sur fond de meurtres racistes et de violences policières – cet événement dramatique aura libéré une colère et une frustration toujours présentes, souvent contenues, mais jamais absentes et jamais guéries, au sein de la population noire des Etats-Unis d’Amérique. Les mobilisations pour demander justice et la fin des violences policières racistes dépassent largement la seule « communauté noire » comme le démontre les très nombreuses manifestations pacifiques (respectant ainsi la volonté de la famille de la victime) dans de très nombreuses villes américaines ; que quelques unes d’entre elles aient été suivies d’émeutes localisées ne sauraient effacer cette réalité sociale et politique.

Les fanfaronnades du président des Etats-Unis, Donald Trump n’étonnent malheureusement plus personne avec leur avalanche de démagogie, mépris, de provocations, de discours violents et d’appel à la religion, visant à flatter un électorat pour partie raciste et intégriste. Elles sont plus irresponsables que jamais et donnent l’impression qu’un pompier pyromane siège à la Maison Blanche, qui secouerait un gros baril de fuel au-dessus de la poudrière. Si malheureusement, le caractère pacifique des démonstrations actuelles devaient céder le pas à la violence, il en serait grandement responsable.

Les Etats-Unis d’Amérique ont plus jamais besoin d’une Révolution civique, pacifique et sociale.

D’une certaine manière, c’était ce que proposait aux Américains Bernie Sanders. Ironie de l’histoire, alors qu’il était le seul à proposer les changements concrets qui répondaient aux difficultés profondes des USA et de la population noire, c’est l’électorat démocrate noir âgé (à l’instigation de sa bourgeoisie et sa classe moyenne supérieure qui partage peu sa réalité quotidienne) qui a donné au centriste Joe Biden (comme il l’avait donné à Hillary Clinton) les moyens de distancer définitivement le candidat socialiste dans les primaires démocrates. Il faut donc espérer que le candidat libéral prenne la mesure réelle de la situation et que son soutien aux manifestants pacifiques ne soit pas qu’un simple coup électoraliste : il faudra pour l’emporter en novembre prochain (et gagner le vote de la jeunesse qui se mobilise aujourd’hui) puis pour sortir les Etats-Unis d’Amérique de l’impasse actuelle qu’il muscle économiquement et socialement son discours, et que la lutte sur les discriminations institutionnelles se traduisent en actes concrets, afin de permettre au pays de retrouver la paix civile et sociale et à sa communauté noire de ne plus être la première victime de la pauvreté, du crime et de la violence.

Les USA étouffés par leurs démons
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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 14:00

On nous aurait menti ?

Une rentrée en trompe l’œil. Le gouvernement avait promis une deuxième phase dans la réouverture des établissements scolaires ce mardi, il avait prévu une « montée en puissance » à partir du 2 juin pour accueillir tous les élèves dont les parents le souhaiteraient. Or, cet objectif sera-t-il vraiment atteint ? Et de quelle rentrée parle-t-on ? Selon quelles modalités et dans quel but pédagogique ? Est-il toujours question de l’école pour tous, d’une école républicaine ?

Il avait été annoncé par la communication institutionnelle et par grand nombre de médias qu’à partir du 2 juin 2020 les 4èmes et les 3èmes allaient revenir progressivement, ainsi que les lycéens. Or on se rend compte que, dans une très grande partie des établissements scolaires tout d’abord, cette reprise ne sera pas possible pour des questions d’organisation dès le 2 juin mais uniquement à partir du 8 juin (Concernant le 8 juin, certaines inspections ont indiqué à des communes leur décision d’accueillir à nouveau tous les niveaux des écoles élémentaires, mais sans prendre attache avec les services municipaux pour préparer cette date).

Comment en effet arriver à s’organiser avec un arbitrage du premier ministre et une annonce le jeudi soir pour un accueil des élèves concernés dès le mardi, avec un lundi jour férié au milieu ? De plus, le protocole sanitaire ne permet toujours pas d’accueillir tous les élèves : les groupes sont limité à 15 par classe, les contraintes de désinfection restent les mêmes ; en conséquence, seuls 60% des élèves pourront être accueillis au final, 40% dans certains établissements. En effet, le respect du protocole sanitaire demande du temps (pour la gestion des flux d’élèves, pour résoudre la question de l’hygiène des mains, de la désinfection des salles, etc.), et aussi de l’espace (dans les cars scolaires seule la moitié des places peuvent être occupées, la limite de 15 élèves par classe, la limitation du nombre d’élèves qui peuvent être reçus dans les restaurants scolaires, etc.). De fait, selon les établissements scolaires, les 6èmes et 5èmes auront cours une semaine sur deux en alternance avec les 4èmes/ 3èmes, parfois ce sera un jour sur deux, d’autres fois certains jours de la semaine seulement…

Quant à la continuité pédagogique, elle ne peut pas se poursuivre dans les mêmes conditions que pendant les semaines de confinement, dès lors que les enseignants reprennent physiquement sur un emploi du temps plein et ne peuvent à la fois faire cours à distance et en présence. Mais le discours sur la continuité pédagogique et le volontariat des familles est maintenu.

Au-delà des difficultés d’organisation inédites, bien compréhensibles, tout cela donne l’impression d’une politique de gribouille et c’est l’égal accès de tous les élèves à l’école républicaine qui en fait les frais.

L’école est elle accessible à tous ?
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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 08:21

Le 26 mai dernier, les 20 organisations associatives et syndicales (dont la CGT, ATTAC, Greenpeace ou OXFAM France) qui avaient publié fin mars sur le site de France Info la tribune « Plus jamais ça » ont présenté leur plan de sortie de crise intitulé « Plus jamais ça : un monde à reconstruire ! ». Quelques jours plus tôt, ces 20 organisations avaient convié plusieurs mouvements et partis politiques, dont la Gauche Républicaine & Socialiste, pour discuter de leurs propositions et engager une démarche collective de long terme qui prépare « le jour d’après ».

Alors que fleurissent un peu partout tribunes et appels en tout genre, nous considérons le travail engagé par ce collectif particulièrement utile car il cherche à établir des objectifs concrets, plutôt que des déclarations de principes, l’invocation de « valeurs » qui tiennent parfois plus de la posture que de l’engagement. C’est tout l’intérêt de l’intervention directe dans le débat public d’organisations habituées à être dans l’action concrète au quotidien. Nous partageons également la volonté affichée par les membres de ce collectif de tout autant penser aux réalités du « monde avec » (le virus) et à ne pas simplement rêver du « monde d’après ».

Contrairement à ce qu’une certaine presse cherche à démontrer ce plan en 34 points ne pêche en rien par un excès de « radicalité », et quand bien même nous ne voyons pas en quoi la radicalité en matière économique, sociale et écologique constituerait un handicap, tant le cours du monde démontre la nécessité d’une grande bifurcation après des décennies de mondialisation néolibérale et productiviste.

Nous partageons avec ces organisations la conviction qu’il faut d’abord et avant tout garantir les conditions pour un déconfinement assurant la sécurité sanitaire, la démocratie et les droits fondamentaux. En effet, notre pays va devoir s’adapter à une présence durable du virus en espérant que soient identifiés des traitements efficaces et soit découvert un vaccin au plus vite. D’ici là, il faut mobiliser tous les moyens nécessaires pour remettre à niveau notre système de santé mis à mal par des années d’austérité, de protéger nos concitoyens, de reprendre une activité économique afin d’éviter des destructions encore plus fortes d’entreprises et d’emplois. De même, il n’est pas acceptable de faire perdurer des mesures régressives en termes de droit du travail et de libertés publiques, par ailleurs inefficaces pour lutter contre la pandémie ; l’état d’urgence sanitaire doit donc cesser au plus vite.

Face à la crise économique et sociale majeure qui s’annonce à l’échelle de la planète, nous partageons également en bien des points la nécessité de prendre le contre-pied de la doxa néolibérale qui a conduit nos sociétés dans le mur, sans favoriser le développement réel d’autres continents qui continuent d’être livrés au pillage et à l’exploitation. La « mondialisation heureuse » a toujours été un mirage toxique : le temps est venu de prendre des mesures concrètes au niveau national, européen et international pour mettre un terme à ce processus délétère. Il est temps de changer la hiérarchie des priorités. L’augmentation des salaires, au premier rang desquels doit se situer le nécessaire rattrapage en matière d’égalité salariale femmes-hommes, l’encadrement des licenciements, la nécessité de garantir des conditions de vie dignes pour tous, l’urgence de transformer nos modèles agricoles et systèmes d’alimentation ou encore la volonté de fonder les relations internationales avec les pays du sud sur de nouvelles bases plus saines et plus décentes : ce sont des orientations incontournables.

Nous nous situons également en phase avec les objectifs en matière de politique financière, monétaire, bancaire et fiscale. Nous nous tenons à la disposition de tous les partenaires de cette démarche pour approfondir les propositions en matière de commerce international et pour poser les bases d’une véritable économie républicaine.

Enfin, dans la même perspective, nous considérons que nous ne pouvons plus remettre à plus tard la question de l’urgence écologique ; trop souvent jusqu’ici les mesures annoncées de manière multilatérale ou nationale se sont avérées être des vœux pieux. Les dirigeants du pays continuent de vanter l’excellence de notre action en rappelant la conclusion sous l’égide de la France de l’Accord de Paris en 2015 : la vérité est toute autre, car notre pays ne cesse de reculer devant les objectifs qu’il s’est fixé tout en faisant reposer le poids des efforts sur les plus fragiles. Il est temps de conduire des politiques d’écologie populaire. La transition écologique est complémentaire avec la création de centaines de milliers d’emplois ; elle doit organiser à une vaste échelle une reconversion professionnelle qui permette de maintenir les emplois actuels, d’en créer de nouveaux, et de qualité ! Le plan présenté le 26 mai suppose, justement, une planification écologique pour ne pas relancer un modèle insoutenable et pour rendre complémentaires ces exigences sociales et écologiques.

Ce plan en 34 points est une première étape prometteuse. Nous souhaitons donc durablement nous inscrire dans cette démarche car nous considérons qu’elle est en cohérence avec deux convictions pratiques et stratégiques qui nous animent : la nécessité de construire un véritable programme commun de gouvernement pour la transformation concrète du pays ; la nécessité de construire, pour le porter au pouvoir et en accompagner la mise en œuvre, d’un nouveau Front populaire, qui mobilise au-delà des seuls partis politiques.

Nous sommes également convaincus qu’il ne suffit pas de rêver du « monde d’après ». Les forces qui nous ont conduits dans l’impasse actuelle ne vont pas gentiment s’écarter pour laisser émerger un monde et une société plus fraternels parce qu’une partie des Français aura été confinée pendant deux mois et que des centaines de milliers d’êtres humains dans le monde auront été victimes du CoVid-19. Au contraire, à bien des égards, dans notre pays et dans le reste du monde, les exemples sont légions indiquant que le choix du libéralisme autoritaire ou même la dérive fasciste pourraient être l’issue du processus. Nous ne pouvons rester les bras ballants. Nous nous tenons donc prêts à poursuivre le travail, pour compléter les 34 mesures déjà proposées et aussi pour réfléchir aux voies et moyens concrets de leur mise en œuvre.

Demain commence aujourd’hui !

La France et un monde à reconstruire
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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 08:16
Après un premier tour sans électeurs, un deuxième tour sans campagne !

Le Premier Ministre l’a annoncé, le deuxième tour des municipales se tiendra donc le 28 Juin. Sauf si...

En effet, la confirmation de ce deuxième tour est conditionnée à un avis scientifique sensé être donné le 10 juin.

Comment faire dans ces conditions, pour proposer un projet aux 16,3 millions d’électeurs qui doivent se prononcer pour ce deuxième tour, soit plus de 37 % du corps électoral.

Outre le fait qu’il restera tout juste 2 semaines de campagne sans contact pour les candidats , situation inédite du fait de la crise Covid19 et qu’on peut s’attendre dans ces conditions à un taux de participation extrêmement faible.

Cela engendrera une délégitimation des résultats pour les 6 ans qui suivront et une remise en cause des conseils municipaux ainsi élus.

De plus, il est évident que les projets proposés par les candidats avant la crise Covid19 ne peuvent, pour la plupart, être reconduits sans prendre en compte les fragilités sociales, environnementales, économiques et budgétaires révélées par la période.

Décidément, les libéraux n’ont que ça en tête. Se débarrasser au plus vite des obstacles (et l’expression souveraine d’un peuple via l’élection est un obstacle à la logique financière de nos actuels gouvernants) et remettre en route le monde d’avant sans en tirer les leçons.

Dans ce contexte, que faire ?

Il n’y a pas de bonne solution de date sur la tenue de ces élections municipales, et la démocratie doit être déconfinée, mais le gouvernement a la responsabilité de prévoir toutes les mesures pour permettre cet exercice. Hors, au vu de la gestion catastrophique des masques et de la communication mensongère associée, qui relève plus du scandale d’État que de la seule incompétence, on peut s’interroger sur sa capacité à gouverner.

Aussi, pour rompre avec la méthode des textes flous ne précisant que des interdictions à l’instar du document de 62 pages pour la réouverture des écoles, le gouvernement doit précisément indiquer quelles sont les actions permises pendant la campagne au risque de voir exploser le nombre de recours.

Et surtout, si le gouvernement veut pouvoir tenir ces élections municipales, il doit fournir des masques.

La Gauche Républicaine et Socialiste exige du gouvernement que celui ci mette à la disposition de tous les Français des masques et les prenne financièrement en charge et particulièrement à l’occasion de ce deuxième tour des élections municipales, nous demandons la fourniture d’un masque par enveloppe et par électeur, ainsi que la mise a disposition dans les bureaux de vote des moyens sanitaires de protection.

la Gauche Républicaine et Socialiste a écrit ce jour en ce sens au Premier Ministre, au ministre de l’intérieur et au ministre des solidarités et de la santé.

Élections municipales: Un bulletin, un Masque !
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