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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 16:52

 

Lenouvelobs.fr - le 21-08-2012 à 15h01 - Mis à jour à 17h38 -Par 

 

Pour les dirigeants socialistes, l'université d'été doit permettre au PS de trouver sa place dans le débat politique. Interview de l'organisateur, Emmanuel Maurel

emmanuel_maurel_point_presse_2012.jpgEmmanuel Maurel, secrétaire national, organise pour la quatrième fois le rendez-vous annuel du parti. Après la victoire à la présidentielle et aux législatives, le PS cherche à se positionner aux côtés du gouvernement et du pouvoir en place. Un exercice pas évident à La Rochelle sur fond de mélodrame local entre Ségolène Royal et Olivier Falorni.

Est-ce différent d'organiser une université d'été quand on a gagné les élections ?

- La première grosse différence, c'est qu'on était très en retard, parce qu'on a attendu les résultats des élections pour commencer la préparation. Le souci principal, c'était que ça reste l'université d'été du parti et que ça ne soit pas un séminaire gouvernemental. On a donc fait attention avec Martine Aubry dans la programmation, à ce qu'il y ait des jeunes parlementaires, des secrétaires nationaux, des intellectuels, et pas seulement des ministres.

On ne voulait pas que ces trois jours servent à tracer une feuille de route de l'action du gouvernement. Ils doivent être le rendez-vous du PS et la rentrée politique du parti.

Quels sont les grands rendez-vous durant ces trois jours ?

- Jean-Marc Ayrault sera là pour une séance plénière le samedi. Ca sera une discussion à bâtons rompus avec les militants et les jeunes. Il ne voulait pas préparer de grand discours. Il y aura aussi la réunion avec tous les représentants des syndicats juste avant. La séance de clôture dimanche avec Martine Aubry sera l'occasion de réfléchir sur les questions idéologiques avec de nombreux intellectuels. En tout, il y aura 34 ateliers, 10 séances plénières, et du côté des jeunes socialistes, une vingtaine d'ateliers et 5 plénières.

On a aussi reconduit le festival du film. "L'Exercice de l'Etat" sera diffusé ce qui permettra d'alimenter la réflexion. Et enfin les militants pourront aussi se retrouver à la grande librairie. L'année dernière, on avait eu des ventes de livre record, ce qui montre que nos militants ne s'intéressent pas qu'à la politique, mais aussi à la littérature. 

Il n'y a pas de ministres écolos ou de représentants du Front de gauche...

- C'est un choix qu'on a fait avec la première secrétaire. On a invité des interlocuteurs des partis qui participent à la majorité gouvernementale, comme Pascal Durand pour EE-LV ou Jean-Michel Baylet pour le Parti radical de gauche, ou Jean-Pierre Chevènement pour le MRC, mais pas les ministres de ces partis. On veut que ça reste une réunion du PS.

Par ailleurs, les membres du Front de gauche ne participent pas à la majorité, nous ne les avons donc pas contactés. Mais il y aura comme chaque année un stand du journal L'Humanité bien sûr.

Y-a-t-il eu un débat sur la possibilité d'organiser l'université ailleurs après la défaite de Ségolène Royal face au dissident Olivier Falorni ?

- Le débat a duré à peine 15 minutes au Bureau national, avant qu'on décide de maintenir l'évènement à La Rochelle. Pour des raisons pratiques, c'était compliqué de changer de lieu au dernier moment et d'improviser. Et puis c'est une ville très adaptée à ce genre de manifestation et qui rappelle plein de souvenirs très sympathiques aux socialistes.

D'autre part, je pense que nous n'avons pas à bousculer nos calendriers et notre organisation pour un épisode local, certes regrettable. Le cas Olivier Falorni n'est pas quelque chose qui m'obsède.

Quelle affluence attendez-vous et quel coût cela a-t-il pour le PS ?

- Il y aura environ 4 000 socialistes comme chaque année. Parmi eux, on compte 600 jeunes socialistes qui organisent une partie de leur programme à part. Les journalistes seront 700, ce qui est un peu moins que l'année dernière où 900 journalistes étaient accrédités. Je ne sais pas quel est le coût global de tout ça. Mais ça ne représente pas une grosse dépense pour le parti parce qu'en général on est presque à l'équilibre. Les participants payent une inscription autour de 50 € et ça finance quasiment l'ensemble.

Interview d'Emmanuel Maurel, secrétaire national du PS chargé de l'organisation de l'université d'été, réalisée le 21 août 2012, par Nicolas Chapuis.

 

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