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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:28

Le Monde.fr | 28.03.2012 Par Sylvia Zappi
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François Hollande en meeting à Nice le 28 mars


Taper sur Mélenchon ou lui tendre la main ? La question qui a agité mardi 27 mars le bureau national du PS après la sortie de Laurent Fabius enjoignant François Hollande de riposter aux propositions du candidat du Front de gauche, rebondit. On a vu tout au long de la journée de mercredi plusieurs figures de la gauche du PS ou acteurs de l'ancienne "gauche plurielle" de 1997 monter au créneau avec un credo : il faut positiver la percée du challenger du Front de gauche dans les intentions de vote.

Jean-Christophe Cambadelis s'est lancé le premier. Dans un entretien sur Francesoir.fr, le député de Paris a jugé "plutôt positive" la progression du député européen. "Il ramène dans l'espace d'une gauche de gouvernement des électeurs qui s'en étaient peut être éloignés." Donc, ajoute-t-il, "c'est plutôt positif, d'autant qu'ils se reporteront certainement sur Hollande au second tour", assure-t-il. Selon lui, ce report est d'autant plus certain que ces électeurs de Mélenchon "ne peuvent concevoir 5 ans de plus avec Sarkozy" et d'autre part, continue-t-il, "les idées radicales de confrontation frontale avec le capitalisme trouvent un écho dans notre programme".

"PRENDRE EN COMPTE MÉLENCHON"
Montrer l'écho à cette radicalité dans la campagne de Hollande, c'est aussi ce à quoi veut pousser Marie-Noëlle Lienneman. La sénatrice de Paris a demandé, dans une interview pour le site de Public Sénat, à son parti de "prendre en compte Jean-Luc Mélenchon (...) et ce que les Français expriment dans cette campagne".

L'animatrice du courant Gauche avenir avec Paul Quilès, s'est montrée très attentive à l'égard de son ancien camarade, tout en l'enjoignant de ne pas taper sur la gauche : "Si Jean-Luc Mélenchon augmente son crédit, c'est un bien. Mais qu'il le fasse pour apporter aux forces de gauche un plus. Le total de gauche augmente". Et d'avertir le PS et son candidat contre tout sectarisme : "Il faudra bien travailler à des convergences avec nos alliés. Ne fermons pas la porte", insiste-t-elle en citant notamment de nécessaires "convergences législatives".

MONTEBOURG  EN INVITÉ À NICE
L'équipe du candidat socialiste a, semble-t-il, entendu. Et décidé de "prendre en compte" Mélenchon en mettant en avant son joker Montebourg. Le député de Saone-et-Loire a  accompagné mercredi François Holande lors d'un déplacement à Nice, reprendant son antienne contre les financiers prédateurs qui avait fait de lui le troisième homme de la primaire socialiste.

Il a ainsi appelé à "réarmer la République" face aux "forces de la finance" : "Partout le système financier a imposé sa loi injuste sur l'économie", a lancé le représentant spécial du candidat socialiste en rappelant que le PS voulait "remettre la finance au pas". Une manière de gauchir le discours de M. Hollande tout en continuant à appeler à voter "efficace".

Le candidat, lui, fait mine de rester de marbre, disant préférer "garder le même rythme" au lieu du "nouveau souffle", réclame par Mme Lienemann, comme il le déclare au journaliste du Monde qui le suit.

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