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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 22:02

Faisant suite à l'adresse au Président de la République, publiée par Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj et Marie-Noëlle Lienemann le dimanche 30 mars 2014 (après la confirmation de la déroute du Parti Socialiste aux élections municipales), près d'une centaine de parlementaires et responsables socialistes ont adressé au nouveau Premier Ministre un "contrat de majorité" qui fixait clairement "les conditions de la confiance".

bandeau logos gauches PsEn effet, au regard de la sanction électorale et abstentionniste infligée par les électeurs socialistes au gouvernement, cette confiance ne peut plus être automatique et doit se fonder sur une réorientation de la politique du gouvernement. Il était évident que les députés socialistes signataires du "contrat de majorité" ne prendraient pas le risque de forcer l'exécutif à la dissolution de l'Assemblée Nationale (prélude au retour de l'UMP dans les conditions actuelles). C'est donc de manière concertée que certains ont choisi de voter l'investiture au gouvernement Valls et d'autre de s'abstenir : nous saluons ces onze camarades exigeants (et tout particulièrement l'avant-dernier de la liste qui fait honneur au Val-d'Oise) : Pouria Amirshahi, Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, Pascal Cherki, Jean-Pierre Dufau, Henri Emmanuelli, Jérôme Guedj, Philippe Noguès, Barbara Romagnan, Gérard Sebaoun et Suzanne Tallard.

Il est important de noter que les signataires du texte "les conditions de la confiance" restent solidaires entre eux et soutiennent le choix d'abstention de nos 11 socialistes courageux. Désormais, à chaque fois qu'un texte présenté au Parlement par l'exécutif sera considéré comme mauvais - c'est-à-dire en contradiction avec ces "conditions de la confiance" - il ne faudra plus compter sur son adoption par discipline aveugle ; certains textes sociaux-libéraux pourraient donc être rejetés : il est donc temps que le Gouvernement prenne la mesure de la situation économique, sociale et politique du pays.

C'est notamment ce qu'ont voulu signifier dans le communiqué suivant les députés initiateurs du "contrat de majorité" :

"Le 5 avril, au lendemain d’une défaite historique de la gauche, nous avons rendu public un appel baptisé «Les conditions de la confiance. Pour un nouveau contrat de majorité», immédiatement approuvé par une centaine de parlementaires.

Cet acte inédit, précédant une déclaration de politique générale, témoigne de notre ferme volonté de redonner de la vitalité au Parlement. La défiance populaire des derniers mois réclame des réponses nouvelles. Nous avons présenté des propositions précises, pour nous rassembler et retrouver la fierté et le sens de l’action collective.

En conscience, beaucoup d’entre nous ont choisi de participer à l’investiture du nouveau Gouvernement. D’autres ont choisi l’abstention. Nous restons solidaires dans une démarche collective. Ni chèque en blanc, ni agitation stérile, notre objectif est bien de construire confiance et vigilance.

Nous confirmons qu’après ce vote d’investiture, nous ne saurions  adopter le pacte de responsabilité en l’état.

Nous ferons des contre-propositions et des amendements pour concentrer les marges de manœuvre de la France en priorité sur celles des entreprises qui embauchent, investissent, forment leurs salariés ou se battent dans la compétition mondiale et pour que la gestion sérieuse des comptes publics soit fondée sur une meilleure organisation du pays et pas sur un recul des protections sociales et des services publics.

À l’avenir, cette démarche collective va se poursuivre et s’amplifier, avec la même détermination et les mêmes buts. Chaque semaine, nos votes en témoigneront.

Christian PAUL, Laurence DUMONT, Laurent BAUMEL, Pouria AMIRSHAHI, Fanélie CARREY-CONTE, Jean-Marc GERMAIN, Jérôme GUEDJ, Nathalie CHABANNE, Arnaud LEROY, Daniel GOLDBERG"

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