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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 10:27

Par LEXPRESS.fr, publié le 13/01/2014 à  18:09

La gauche du PS s'inquiète du pacte de responsabilité évoqué par François Hollande lors de ses voeux. Entre interrogations et mise en garde, "Maintenant la Gauche" interpelle le président de la République.

capture-d-ecran-de-france-2-des-voeux-de-francois-hollande-.jpgLe pacte de responsabilité, mesure phare évoquée par François Hollande lors de ses voeux, n'a pas encore été détaillé qu'il inquiète déjà. Notamment l'aile gauche du PS. "On attend des précisions" et les voeux ont été marqués par "une petite musique, un vocabulaire" qui "nous a un peu inquiétés", a déclaré Emmanuel Maurel lors d'une conférence de presse de "Maintenant la Gauche", représentant l'aile gauche du PS.

Une inquiétude partagée par Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste. "Nous allons être vigilants sur le pacte de responsabilité", qui permettrait une baisse des charges pour les entreprises en échange d'embauches et d'un dialogue social accru. La sénatrice s'interroge sur le niveau de la discussion: "Quel échelon, les branches ou les entreprises". Et de demander, circonspecte, à ce que le pacte ne soit pas "un jeu de dupes".

Un projet qui "ne va pas dans la bonne direction"

"Qu'est-ce qu'on met dans la discussion sur les contreparties ?", notamment en termes d'emplois, salaires, précarité, innovation, poursuit la sénatrice. Quelles sont les sanctions qui pourraient être appliquées si les entreprises ne jouent pas le jeu? "S'il y a des aides publiques, elles doivent être remboursées si les engagements ne sont pas tenus", souligne la sénatrice. Autant d'interrogations auxquelles François Hollande devrait répondre lors de sa conférence de presse mardi.

Et Maintenant La Gauche entend bien se faire entendre. "L'autorité présidentielle ne passe pas de manière directe par la présidentialisation de tous les sujets. Voter le budget, définir le système de protection sociale, la dépense sociale (...) Ce n'est pas un choix unilatéral et univoque du président de la République", a lancé Jérome Guedj, député PS de l'Essonne. "Notre efficacité passe aussi par pouvoir alerter et amender quand on considère que ça ne va pas dans la bonne direction".

"Le social libéralisme a très peu d'adeptes"

François Hollande aurait-il entamé un tournant idéologique ? C'est l'une des questions suscitées par l'évocation de ce pacte. Emmanuel Maurel, conseiller régional PS d'Ile-de-France, s'autorise une mise en garde, rappelant que les électeurs de François Hollande en 2012 n'avaient pas voté pour "une politique sociale libérale. En France, le social libéralisme a très peu d'adeptes".

Et d'en appeler directement au principal intéressé. "Ce que j'attends du président, a-t-il ajouté, c'est qu'il ne tourne pas le dos à cette voie singulière du socialisme français (...) qui fait que, nous, Parti Socialiste français, on ne saurait s'aventurer dans une voie à la Gerhard Schröder ou à la Tony Blair..."
Avec AFP

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