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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 13:58

air-france-avion-1280x640-reuters.jpgCe projet Transavia Europe ne menaçait pas seulement les pilotes mais bel et bien l’ensemble des personnels, hôtesses stewards et personnels au sol.

Ne laissons pas accréditer l’idée que les menaces du projet «Transavia Europe» toucheraient les seuls pilotes. Non les choix d’Air France où l’État est actionnaire faisaient peser des risques très importants pour l’ensemble des personnels et par ailleurs pour les ressources fiscales de la France.

Ce qui était en cause, était en fait une délocalisation fondée sur le dumping social et fiscal, organisée par une entreprise où l’État est actionnaire.

Le nouveau projet d’Air France comportait plusieurs volets. D’une part, la majorité de l’activité court et moyen-courrier d’Air France devrait basculer vers Transavia France et HOP. En complément, devait être créé Transavia Europe qui devait ouvrir trois bases, à Porto, Lisbonne et Munich, avec à la clé des contrats de travail de droit local. Non seulement c’est inacceptable pour les salaries mais aussi pour l’emploi en France, les recettes fiscales et le financement de notre protection sociale.

Les comptes de la compagnie Air-France se sont essentiellement rétablis par une ponction draconienne sur la masse salariale (5000 emplois supprimés) et aujourd’hui l’entreprise peut avec ces marges dégagées investir 1 Milliard d’Euro dans cette réorganisation. Il serait quand même extravagant que les efforts consentis par les salariés soient utilisés pour détruire encore davantage des emplois et réduire leurs conditions de travail, leur rémunération.

Le secrétaire d’État Alain Vidalies a eu raison de stopper cette délocalisation de pans entiers de l’activité d’Air France.

Désormais, le débat change de nature est se concentre sur l’organisation et la complémentarité entre les activités low-cost (Transavia France/ Hop et Air France). Là la négociation sociale avec l’ensemble des salariés s’impose.

Aujourd’hui, les feux de l’actualité se braquent vers la situation des pilotes, mais il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour deviner que le basculement des vols Air France vers HOP et Transavia va gérer dans toutes les escales et les deux aéroports parisiens des doublons et sureffectifs et le moment venu (la direction d’Air France se garde bien de chiffrer ces réductions d’emplois). Il en va de même, au niveau des stewards et hôtesses avec diminution du nombre de rotations Air-France.

Le PDG d’Air France parle de 1000 emplois crées à Transavia. Il ne dit mot des conséquences au sein de la compagnie mère.

Les salariés ne peuvent être la seule variable d’ajustement des plans de modernisation et de développement des entreprises, le recul social la seule voie de la performance. Les efforts doivent être justement partagés et les gains aussi. Ce n’a pas été le cas dans la période récente, il faut que ça change.

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