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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 08:13

Pervenche Bérès, député européenne socialiste, 2e sur la liste du PS en Ile-de-France / DRJ’ai 52 ans, je suis élue au Parlement européen depuis 1994. J’y ai été vice-présidente du groupe socialiste, ai participé à l’élaboration de la Charte des droits fondamentaux de l’UE et à la rédaction de la Constitution européenne, avant de présider la commission des affaires économiques et monétaires. Je figure en 2e position sur la liste du Parti socialiste en Ile-de-France.

L’action de députée européenne dont vous êtes la plus fière ?

Je suis fière de la manière dont, devant l’absence de réactivité, de prise d’initiative et de coordination de la Commission européenne face à la crise, nous avons pu, au sein de la commission que je préside, faire un vrai travail de veille et réagir rapidement lorsqu’il s’agissait de se prononcer sur les textes qui ont fini par être mis sur la table. Nous l’avons fait avec l’expertise acquise durant toutes ces années où nous avions multiplié les appels pour une réglementation des agences de notation par exemple. Je suis particulièrement fière du travail entrepris par le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen - et auquel j’ai contribué -, via un rapport et de multiples appels à José Manuel Barroso, pour qu’un projet sur l’encadrement des gestionnaires de fonds spéculatifs soit finalement présenté.

La ténacité du Parlement européen dans les négociations a également souvent permis de poser les jalons de futures révisions plus ambitieuses de la législation en discussion et d’élargir celle-ci à d’autres domaines. Lors de la révision de la directive bancaire, nous avons ainsi obtenu qu’il soit fait référence à la nécessité d’encadrer les produits financiers dérivés. C’est donc un nouveau chantier que nous avons ainsi ouvert.

Un bon et un mauvais moment de la campagne en cours ?

Le meeting des socialistes réunis autour de Martine Aubry au Cirque d’hiver, à Paris, ainsi que toutes les rencontres avec des électeurs que je ne qualifierais pas du tout de désintéressés, mais au contraire d’exigeants envers l’Union européenne, figurent parmi les bons souvenirs. En revanche, je regrette l’absence de débat direct avec l’UMP et particulièrement l’absence de Rachida Dati de cette campagne.

Votre priorité pour le nouveau mandat ?

Les chantiers sont nombreux ! Nous aurons à faire le bilan de la stratégie de Lisbonne et à élaborer celle qui en sera le prolongement, tout en intégrant les nouveaux objectifs que nous nous sommes fixés en termes de lutte contre le changement climatique. Cela devra se faire en pleine synergie et cohérence avec l’élaboration des nouvelles perspectives financières. En ce qui concerne les leçons à tirer de la crise, nous devrons façonner un nouveau système de supervision et poursuivre la lutte contre les paradis fiscaux, nous pencher sur la gouvernance des entreprises et enfin attaquer des chantiers prioritaires pour les socialistes : l’harmonisation fiscale, l’établissement de normes sociales minimum et l’adoption d’une directive cadre sur les services publics. Il faudra aussi que nous infléchissions la seule logique de la concurrence pour pouvoir faire émerger une réelle politique industrielle européenne.

 

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