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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 09:47
Premier bilan du congrès


- La motion C est la seule à avoir fait, depuis le dépôt des motions, preuve de constance et de cohérence. Cohérence sur des orientations qui ont été pleinement validées par le cours des événements et dont la pertinence a obligé d’autres motions à reprendre les arguments au fur et à mesure que s’approchait le vote des militants. Constance dans la volonté d’incarner ces choix, dont certains sont devenus largement majoritaires, dans la candidature de Benoît Hamon au poste de premier secrétaire de notre parti.


- Cette candidature est nécessaire parce qu’elle incarne le renouvellement. Renouvellement indispensable pour que le parti soit à l’image de la société de 2008. Renouvellement indispensable aussi parce que nous entrons durablement dans un nouveau cycle politique et que pour l’aborder sereinement nous avons besoin de nouveaux visages, de nouvelles dynamiques.
- Cette candidature est aussi nécessaire pour éviter la présidentialisation de notre parti qui aboutit à le transformer en un club de supporters. L’urgence politique, écologique et sociale nécessite que le Parti Socialiste redevienne un parti de militants qui débattent, réfléchissent collectivement pour porter un projet. Un parti soudé autour d’idées et non plus un parti divisé à cause de sa cartellisation autour de personnalités. La campagne que nous avons faite, mais aussi la configuration de sortie du congrès, montre que Benoit Hamon est le meilleur candidat pour arriver à cet objectif de rassemblement.
- A la veille de l’ouverture du congrès, Ségolène Royale a décidé de sortir sa candidature du « frigidaire » où elle l’avait mise durant la période du vote des militants. Outre que cela ne dénote pas d’un grand souci de transparence, cette candidature pose un certain nombre de problèmes de fond. D’abord parce qu’elle s’identifie à un projet politique dangereux, notamment sur les questions économiques et sociales. Pour le dire simplement, Ségolène Royale souhaite faire du Parti Socialiste ce que Tony Blair a fait du Labour Party. Non seulement cela est totalement contradictoire aux valeurs qui nous rassemblent, mais, au moment où s’effondre le vieux système ultralibéral cela est aussi parfaitement anachronique. L’ambigüité volontairement entretenue, et confirmée par l’intervention faite à la tribune du congrès, suer la question stratégique de l’alliance avec le MODEM en est la parfaite illustration. De surcroit, Ségolène Royale nous propose un parti totalement caporalisé au service des ses ambitions présidentielles. Enfin, il est évidemment difficile de prétendre qu’elle puisse incarner le renouvellement.
- C’est conscient de cette situation que nous sommes entrés dans le congrès en cherchant la constitution d’une nouvelle majorité avec les motions A et D. Cette volonté nous l’avons manifestée à tous les instants et jusqu’à la dernière minute de la commission des résolutions. Jusqu’au bout nous avons cherché à constituer cette majorité autour d’une orientation, d’une équipe et d’un nouveau premier secrétaire. Cet accord n’a malheureusement pas pu être trouvé nous le regrettons. Encore une fois, quant à nous, nous avons toujours été constants dans nos choix. Nous n’avons pas ressorti notre candidature du frigidaire après que les militants aient voté, nous ne l’avons pas non plus décidé, après avoir fait durer le suspens, dix minutes avant la clôture du dépôt de candidatures. La commission des résolutions à clairement montré que Ségolène Royale, non seulement ne possède pas d’une majorité dans le parti, mais qu’il existe aussi une large majorité pour s’opposer au projet qu’elle veut incarner.
- Dans cette situation, la candidature de Benoit Hamon est le meilleur choix. D’abord par ce que c’est la seule qui incarne l’indispensable renouvellement. Benoit Hamon premier secrétaire, c’est un message qui est envoyé au pays, le message d’un parti qui se renouvelle et propose des réponses de gauche à la France qui souffre des conséquences de la crise et de l’irresponsabilité des marchés. Ces éléments prouvent la force de cette candidature. Martine Aubry qui a déclaré, lors de la commission des résolutions qu’elle était prête à soutenir Benoit et les responsables de la motion A l’ont clairement indiqué.

Benoit Hamon Premier secrétaire, c’est un message envoyé au pays : celui d’un parti renouvelé et clairement recentré à gauche. C’est aussi un message envoyé aux militants socialistes, celui de la volonté de faire vivre un parti de militants, un parti rassemblé qui refuse sa présidentialisation et sa caporalisation.

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