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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 09:29

En France comme en Europe, une droite décomplexée, impose à marche forcée le libéralisme économique aux peuples. Alors qu’aujourd’hui, les régressions sociales sont présentées comme des réformes et justifiées par les discours déclinistes, les citoyens français et européens sont dans l’attente d’une politique alternative. Les socialistes doivent lutter contre la pensée dominante libérale pour éviter le désenchantement des citoyens qui pensent ne plus rien avoir à attendre de la politique. L’espoir ne peut venir que d’une gauche moderne et progressiste qui mette en avant le combat pour la justice sociale, l’égalité et la régulation du marché, et assume le clivage droite-gauche.


Le modèle néo-libéral imposé par la droite se révèle incapable de résoudre les crises majeures (financière, alimentaire, énergétique et écologique) qui bouleversent le monde. Il échoue autant à répondre à la demande sociale des sociétés occidentales qu’aux nécessités de développement au niveau mondial. Alors que la droite démantèle la puissance publique, les socialistes doivent au contraire proposer un État régulateur et innovateur comme réponse à l’urgence sociale, économique et écologique.


Pour cela, la gauche européenne doit se rénover et tenir compte de ses 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux. L’orientation social-libérale des années 1990, impulsée par Blair et Schröder, aboutit à une impasse : elle a détourné le vote ouvrier et populaire, réduit le poids total de la gauche, pour finalement éloigner durablement celle-ci des responsabilités. Cet échec est significatif : l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne.


Malgré les crises, des marges de manœuvre existent pour proposer une politique alternative. Les socialistes ne peuvent plus se contenter de rejoindre la droite sur le but et le contenu des grandes réformes. Au contraire, la gauche doit renouer avec le dynamisme des grands mouvements sociaux, et s’inspirer de la créativité des mobilisations d’aujourd’hui, des débats sur la régulation et les protections en Amérique du Nord, et de l’espérance levée par les peuples, notamment en Amérique du Sud.


Nos défaites répétées aux élections nationales nous imposent de changer notre offre politique et de renouveler les équipes. C’est pourquoi, lors du prochain congrès, il nous faut éviter de proposer les mêmes orientations stériles et de nous replonger dans des batailles de personnes comme celles du congrès de Rennes. Les électeurs de gauche méritent mieux qu’un PS déchiré par les ambitions présidentielles.


L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement d’une défaite culturelle de la gauche. Notre responsabilité est d’anticiper la France de l’après Sarkozy, une France où les inégalités sociales se seront creusées et où les instruments de régulation et de redistribution seront affaiblis.


Il est temps aujourd’hui pour les socialistes de forger les idées et les outils qui nous permettront de conduire demain des politiques à la hauteur de nos ambitions : en un mot, d’inventer une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.


La modernité, c’est anticiper le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle.

vous propose de venir débattre de ses propositions le :

 

Samedi 28 juin, à partir de 10 heures

au Gymnase Mouchotte, 33 rue du commandant Mouchotte, 75014, Paris (métro : Montparnasse)

 

en présence de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli

Télécharger le préambule de la contribution générale

Télécharger le plan détaillé de la contribution générale

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