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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 10:46
C'est devant plus de 25 personnes, venant des quatre coins du département du Val d'Oise que s'est tenu le premier café poltique de "Réinventer la Gauche Val d'Oise", mercredi 23 janvier 2008, à Sannois. On remerciera particulièrement le patron du café Le Must qui a mis à notre disposition gratuitement son Lounge et nous a sympathiquement accueilli.
undefinedundefinedLes débats étaient animés par Frédéric FARAVEL et notre remarquable intervenant était Liem HOANG NGOC, économiste, chercheur au CNRS, Professeur à Paris, membre du conseil national du PS et délégué national à la fiscalité.

Les débats de qualité vous sont restitués ci-dessous, avec une petite marge d'erreur toute naturelle.

F. Faravel : Je vous remercie d'être venus nombreux, ce soir à Sannois, pour participer au premier café politique de réinventer la gauche Val d'Oise, qui traitera de ce que nous avons appelé «les véritables freins de la croissance». Votre présence est d'autant plus appréciable, que nous vous savons tous impliqués dans vos communes dans la campagnes des élections municipales, mais nous espérons vous offrir ce soir un espace de respiration intellectuelle, qui tranche peut-être avec les préoccupations très terre à terre de ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui des «élections de proximité».

 

Un mot de la démarche de notre groupe... Notre parti a essuyé deux graves défaites au printemps dernier, absent du pouvoir depuis 6 ans maintenant, il peine à retrouver un souffle, il peine à retrouver une cohérence dans ses propositions et dans sa vision de la société et du monde, tant il est vrai que la campagne présidentielle a jeté un certain trouble intellectuel et idéologique à gauche et au Parti socialiste.

 

La doctrine du Parti socialiste est à réinventer... Il nous est apparu nécessaire de ne pas attendre les débats de congrès pour discuter publiquement du fond, hors des positionnements de campagne électorale et des positionnements de personnes.

 

Notre analyse c'est que c'est aujourd'hui sur la question sociale, c'est-à-dire dans sa doctrine économique, dans le cadre d'une économie mondialisé, avec des outils nationaux souvent dépassés que la gauche doit prioritairement travailler. Le néo-libéralisme est dans l'air du temps et la faiblesse ou la paresse intellectuelle et politique pousse la majorité des responsables politiques, y compris et notamment au Parti socialiste, à ne pas chercher plus loin leur pensée économique. Nous considérons qu'il y a urgence à construire une pensée alternative et que c'est dans le cadre d'une véritable bataille culturelle, d'un nouveau rapport de force à gauche que nous pourrons ensuite déterminer des propositions fortes d'où la question sociale ne serait pas absente, bref que les sociaux-démocrates puissent emmener sur leur terrain les libéraux de gauche et créer une dynamique politique portant à nouveau la gauche au pouvoir pour permettre la transformation sociale.

 

D'autres débats vous seront proposés, sur l'éducation, le rapport du politique à la culture...

 

C'est Liem Hoang-Ngoc, économiste, chercheur au CNRS et professeur à Paris-I, qui nous fait le plaisir d'intervenir ce soir, et je le remercie encore d'avoir accepté de se déplacer dans le Val d'Oise, la veille de son intervention avec La Forge sur le Rapport Attali. Liem est par ailleurs membre du conseil national du PS et délégué national du PS à la fiscalité.

 

On remerciera aussi Jacques Attali, qui a permis que notre calendrier politique tombe aussi bien ce soir, et qui vont nous permettre ce soir en avant-première d'y apporter une réponse.

 

À toi, Liem...

 
Liem Hoang-Ngoc : Attali reprend la lignée des précédents rapports publiés sur le même sujet des freins à la croissance et d'inspiration libérale : Boissonnat, Vierville, Camdessus... Ils ont un dénominateur commun : les freins à la croissance proviennent tous d'un excès de dépenses publiques. Ils développent un discours anxiogène sur la dette, promeuvent le détricottage de l'État social, les réductions massives de personnels, décrient un système éducatif et universitaire inadapté («vive la loi Pécresse !», autonomie et financements privés) et la rigidité du marché du travail, du contrat de travail et la lourdeur du coût du travail. Ils défendent des baisses massives de prélèvements directs contre une hausse de la TVA, le transfert des cotisations sociales vers la TVA (+1,2 points) et la CGS (+0,3 points), sans jamais relégitimer la progressivité de l'impôt. Les quelques lignes sur le pouvoir d'achat sont édifiantes : la hausse des salaires serait impossible, il faudrait donc faire baisser les prix en favorisant la grande distribution.
[...]

pour télécharger l'intégralité des débats, cliquez ici.

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