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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 11:25
Nos #Urgences vont craquer : exigeons des moyens pour l'#Hôpital public !

Téléchargez notre tract d'octobre 2019 sur les Urgences et l'Hôpital public

La grève des personnels des urgence est le symbole d’un hôpital public en plein burn-out !

Les consultations aux Urgences ont doublé en 15 ans en même temps que les gouvernements aggravaient les contraintes budgétaires.
Les embauches nécessaires et les investissements indispensables n'ont pas été opérés.
Les services d’urgences s’éloignent tous les jours un peu plus de conditions de travail dignes et sereines et de la qualité des soins qui fait l’admiration de beaucoup pour le système de soins français.
Les médecins, infirmières et infirmiers, aides-soignantes et aides-soignants défendent depuis des mois de justes revendications en matière d’embauches, de sécurité, de salaires et de maintien des possibilités d’hospitalisation à rebours des fermetures de lits. En leur tournant le dos, le gouvernement est en train de décourager des générations de professionnels motivés.
Nous sommes à leurs côtés. Tous les Français sont de leur côté.
Voilà 7 mois que le conflit dure aux Urgences... au début la ministre de la santé niait que cette grève ait un rapport avec les conditions de travail dans l'hôpital.
Quelque part elle n'avait pas tort : il n'y a PAS QUE les conditions de travail qui se sont dégradées. Le nouveau plan d’Agnès Buzyn annoncé en septembre dernier ne traite pas les problèmes immédiats, ne propose pas de stratégie d’avenir ; la ministre propose de continuer la même logique gestionnaire et qui tue notre hôpital.
Pour les médecins, infirmières et infirmiers, aides-soignantes et aides-soignants, la ministre n’est plus dans le déni, mais dans le mépris.

Nos #Urgences vont craquer : exigeons des moyens pour l'#Hôpital public !

La santé et l'hôpital publics ont besoin de 4 milliards d'euros & 10.000 postes

Les 754 millions d’euros et les douze mesures du « plan Buzyn » seront en réalité étalé sur 3 ans (2019-2022), dont seulement 150 millions d'euros pour 2020. Elles viennent compléter les premières mesures prises avant l’été pour un montant ridicule de 70 millions d'euros (dont 50 M€ sont destinés à financer une prime de risque mensuelle de 100 euros net pour les paramédicaux des urgences).
Évidemment une véritable refondation prendra du temps et en attendant il est dramatique de ne pas répondre aux besoins immédiats, alors que des patients décèdent sur des brancards et que des soignants se suicident…
Pourtant la France a les moyens pour un hôpital public et une santé de qualité pour tous les Français ; si les moyens nécessaires sont importants - le collectif inter Urgences a évalué les manques accumulés à 4 milliards d'euros et à 10.000 postes de soignants - il faut commencer maintenant, pourtant le gouvernement et les députés LREM viennent encore de voter des mesures qui fragilisent l'hôpital public*.
La Gauche Républicaine et Socialiste exige du gouvernement qu'il réponde dans un premier temps à l’urgence et à la détresse des personnels hospitaliers des urgences, puis qu'il ouvre enfin de vraies négociations en se donnant les moyens de répondre à la crise, non seulement des urgences mais de l’hôpital public.

Le gouvernement a décidé de priver la sécurité sociale de ses financements, de ses recettes.
En effet, les députés LREM ont voté à sa demande que les mesures annoncées en décembre après le mouvements des Gilets Jaunes prises sur le budget de la sécurité sociale ne seraient pas compensées par l’État comme c'est pourtant la règle.
Le Gouvernement viendra ensuite nous expliquer que la sécu est en déficit, qu’il faut continuer de réduire les moyens des hôpitaux et ne pas permettre la restauration d’une qualité de soin partout et de remettre à flot les urgences qui en ont tant besoin.
Il continue à mépriser le mouvement des urgences pourtant soutenu massivement par les Français.

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