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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 09:53

Vonews.frPAR  LE 

Gérard Sébaoun interviendra l’occasion des Journée Européenne de la Dépression, organisées au palais du Luxembourg de Paris le 9 octobre prochain. Le député PS de la 4e circonscription du Val d’Oise, membre de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale et président du groupe d’étude «Pénibilité du travail, santé au travail et maladies professionnelles» évoquera la question du «burn-out». Entretien avec l’élu.

Sebaoun 2014Qu’est-ce que le burn-out ?

Il s’agit d’un épuisement lié aux conditions de travail. Le burn-out peut trouver sa source dans l’accélérations du rythme de travail, les nouveaux modes de management ou dans la précarité actuelle des contrats.

 

Aujourd’hui on ne peut plus se voiler la face. Toutes les études montrent une accélération du phénomène. Celui-ci touche d’ailleurs tous les pays européens. Cependant, nous sommes encore incapables de le quantifier en France.

 

Comment l’Etat s’organise-t-il pour répondre à cette problématique ?

La question du burn-out pose un problème. Il est très difficile techniquement de le faire reconnaître comme maladie professionnelle dans la loi. Actuellement, une commission décide si vous êtes éligible. Cependant, le nombre de personnes pour lesquelles la maladie professionnelle est reconnue n’est pas représentatif du nombre de cas de burn-out.

 

Nous travaillons à améliorer la reconnaissance des salariés concernée afin qu’à terme, le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle.

 

Quelles sont les conséquences économiques ?

Aujourd’hui, on sait que l’ensemble des risques psycho-sociaux a un coût humain comme financier pour les entreprises. Celles-ci doivent d’ailleurs légalement négocier avec les partenaires sociaux dans le cadre des plans de prévention des risques.

 

Par ailleurs, en cas de reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle, les cotisations des entreprises pourraient être utilisées. Actuellement, c’est la Sécurité Sociale qui doit assumer le coût de ce phénomène. Bien entendue, celles-ci sont hostiles à cette idée.

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